La peur: mieux la comprendre pour mieux la combattre

Publié: 22 avril 2013 dans Être mieux avec soi-même, Jalousie, Sexologue Montréal, Techniques de développement personnel
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Parfois, avez-vous l’impression de vous sentir comme un petit enfant qui a peur ? Je parie que ça vous est déjà arrivé. Je m’inclue bien sûr dans le groupe.

Dans mes articles précédents, je me suis surtout consacré aux notions d’identité et d’estime de soi. Les articles « S’accepter » et « L’authenticité, une voie vers la félicité » peuvent vous donner des bonnes bases pour avoir une meilleure relation avec vous-même. Toutefois, pour vraiment être en bonne santé mentale et physique, il faut savoir également se libérer de la peur.

La peur, de nos jours, peut prendre plusieurs formes :

  • Avoir peur que son conjoint nous laisse (anxiété de séparation)
  • Avoir peur qu’une catastrophe arrive (schéma cognitif de vulnérabilité)
  • Avoir peur de manquer d’argent (anxiété de castration)
  • Avoir peur de perdre son identité (anxiété de morcellement)
  • Avoir un besoin excessif de contrôler son environnement (anxiété de castration)
  • Avoir un besoin excessif d’être rassuré par autrui (anxiété de séparation le plus souvent)
  • Avoir peur du rejet
  • Avoir peur de faire des erreurs ou des faux pas
  • Etc…

Les anxiétés de séparation, castration et morcellement constituent des concepts psychanalytiques.

Anxiété de séparation : Peur de perdre un être cher. Les relations précoces avec les parents auraient une influence significative selon le courant de Freud

Anxiété de castration : Peur de perdre le pouvoir, peur de perdre le contrôle. Ici, beaucoup camouflent cette anxiété par des comportements de « surcompensation » en priorisant le pouvoir et la reconnaissance sociale à tout prix.

Anxiété de morcellement : Peur de perdre son identité. Selon mes connaissances, ça touche davantage les gens psychotiques.

Ici, nous sommes sur un site de développement personnel et la peur constitue souvent un boulet à notre évolution. Le changement, ça peut faire peur non ?

La première étape pour guérir de la peur est de le reconnaître de de l’ACCEPTER plutôt que d’être dans le déni. Maintenant, je vais vous présenter différents moyens pour aider quelqu’un d’anxieux :

Restez dans votre locus de contrôle : Souvent, être préoccupé par des choses que l’on ne peut pas contrôler peut nous rendre particulièrement anxieux et nous condamner à l’impuissance. Par exemple, il s’avère inutile de ruminer suite à un examen complété. Il faut accepter que nous ne puissions revenir en arrière. Il est avantageux de lâcher prise par rapport aux événements passés tout comme aux événements futurs qui nous effraient. Mon truc est de se poser la question suivante : « Qu’est-ce que je peux faire maintenant pour améliorer ma situation ? »

 

Arrêtez d’imaginer que le pire scénario va arriver : En plus d’être un risque de créer une prophétie qui s’auto-réalise, il n’y a aucun avantage à imaginer que le pire scénario dans une situation donnée va arriver. Est-ce qu’on se sent vraiment mieux si on avait prédit qu’une situation tourne mal une fois que la catastrophe survient ? Pas vraiment d’après moi, nous sommes peut-être juste moins surpris

 

Diminuez les comportements de réassurance : Cela peut prendre plusieurs formes. Un dépendant affectif va dire sans cesse à sa copine « Tu m’aimes tu ? Tu es sûre ? ». Certaines femmes jalouses vont visiter compulsivement le compte facebook de leur conjoint pour être sûre que ce dernier ne fréquente pas d’autres filles. Quelqu’un ayant des traits obsessionnels compulsifs pourra vérifier 5 fois que sa porte est bel et bien barrée ou bien que son alarme est bien réglée. L’histrionique, de son côté, fera tout pour susciter l’attention et obtenir des compliments ou bien il se regardera compulsivement dans le miroir. Quelqu’un de paranoïaque pourra  aller jusqu’à attaquer et harceler autrui afin d’être sûr de ne pas être attaqué avant. Texter 50 fois son chum dans une journée est un comportement de réassurance tout comme le fait de regarder compulsivement ses emails afin d’être sûr de ne rien rater. Quel est le point commun de tous ces exemples ? Une difficulté à se contrôler soi-même qui est compensée par un contrôle excessif de l’environnement. Mon truc est d’identifier ses propres comportements de réassurance et de les baisser progressivement (idéalement les arrêter). Après au moins 30 jours d’abstinence, habituellement c’est réglé, du moins à court terme !

 

L’exposition : Ce truc s’applique si vous avez une phobie. Étant donné que je suis sexologue de formation, j’entends souvent des cas où approcher quelqu’un de l’autre sexe est une menace. Pour vaincre sa peur, il faut passer par un processus de désensibilisation systématique. Par exemple, l’homme timide peut commencer par faire du « small talk » avec les caissières qu’il voit (pratiquement aucune chance de rejet), ensuite demander l’heure à des inconnues pour éventuellement avoir la capacité d’inviter une fille à prendre un café. Ici, je tiens à préciser que les comportements d’évitement vont au contraire renforcer la peur.

 

Se centrer sur nos désirs : Pourquoi penser à ce que nous ne voulons pas alors que nous pouvons consacrer toute notre énergie vers les choses que nous souhaitons ! Plus jeune, j’avais la peur d’être pauvre que j’ai combattu en cultivant un désir d’abondance. Pourquoi avoir peur de la maladie alors que nous pouvons simplement se concentrer à avoir une meilleure santé ? Pourquoi avoir peur d’être congédié alors que nous pouvons mettre notre énergie vers l’objectif de grimper les échelons ? L’ambition, d’après moi, est un antidote à la peur.  

 

Se remémorer nos réussites passées : Nous avons davantage de ressources que nous le croyons ! Cela peut nous aider à assimiler le fait que nous avons ce qu’il faut pour bien gérer une situation éventuelle donnée qui serait susceptible de nous rendre anxieux.

 

Se trouver un modèle de personne confiante : Nous connaissons presque tous quelqu’un ayant une bonne confiance en soi. Souvent, se tenir avec des gens confiants peut nous permettre de se familiariser avec leur manière de penser, leurs attitudes et leurs comportements.

 

Se donner le droit à l’erreur : Tout le monde fait des erreurs et je n’aime pas beaucoup être dans un mode « d’hypervigilance ». C’est dur sur le système nerveux et mauvais pour la santé. Habituez-vous à lâcher prise suite à une erreur et à penser constructivement plutôt que de vous culpabiliser : 1) Quelle action puis-je faire dans l’immédiat pour gérer la situation ? Quelles mesures pourrais-je utiliser pour prévenir de telles erreurs dans le futur ?

 

Recourir à la thérapie cognitivo-comportementale : Souvent, nos peurs proviennent de schémas de croyance erronées par rapport à soi, aux autres et au monde extérieur. Par exemple : Les autres ont de mauvaises intentions.

 

Voilà, il est mieux de se libérer de la peur et de seulement se la réserver pour l’Halloweepeurn !

 

Pierre Kirouac M.A

Sexologue, Montréal

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