La gestalt en action, la fin de la trilogie !

Publié: 8 janvier 2014 dans Être mieux avec soi-même, Sexologue Montréal, Techniques de développement personnel
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-Parler de soi, c’est résister, c’est s’empêcher de faire l’expérience de soi (Perls)

 

Le thérapeute pratiquant la gestalt doit faire preuve de présence et de créativité. Le but est de créer un « plein contact » thérapeutique avec le client. La relation thérapeutique devient le principal vecteur de changement. Afin de clarifier ce que représente la gestalt, je vais vous en présenter deux techniques :

La chaise vide

Ici, le thérapeute demande au client d’imaginer qu’une personne importante se trouve sur la chaise vide. Ensuite, le but est que le client s’exprime directement à cette personne. Cette technique est pratique pour les clients qui ont des « gestalts inachevées » en lien avec des relations passées ou actuelles. Ça peut être par exemple le jeune homme qui n’a pas encore eu l’opportunité d’exprimer sa colère à sa mère. Perls, le créateur de la gestalt, précise que le but n’est pas de faire revivre le traumatisme tel qu’il s’est déroulé mais de le revivre dans l’ici et maintenant.

L’avantage de cette technique constitue le fait qu’elle est plus fluide. Pourquoi ? En parlant directement à la personne imaginée sur la chaise vide, une expérience relationnelle est vécue. Il y a à la fois prise de conscience, énergétisation et action. Le cycle de contact peut s’achever ainsi. À l’inverse, un client qui « raconte » son expérience en parlant de lui comme s’il était maintenant spectateur résiste en utilisant un mécanisme de projection. Il évite l’awareness en repoussant l’émotion vers l’extérieur.

 

Psychodrame

Ici, le but est de s’exprimer librement à travers le jeu de rôle. Cette technique a énormément de potentiel dans le sens qu’elle peut permettre de désinhiber le client, faire sortir le contenu qui était refoulé. Présenté sous forme de jeu, cette technique peut être utilisée en thérapie de groupe ou en thérapie individuelle dans la mesure où le thérapeute ait un côté artiste ! Ici, encore une fois, il y a expérience vécue et non expérience racontée. Le psychodrame peut également servir au client qui a peur d’aller en entrevue d’embauche en permettant au client une immersion dans des conditions sécuritaires. Le thérapeute jouerait ici le rôle du recruteur par exemple.

De plus, le psychodrame peut permettre de changer des scénarios répétitifs dans la vie du client en jouant une scène complètement différente ! C’est en vivant qu’on change, pas en intellectualisant.

 

Pour clore ma série sur la gestalt, je vais présenter des pistes d’intervention pour quelques résistances énumérées dans le texte précédent.

Introjection : Ici, on doit amener le client vers une plus grande subjectivité. Cela se fait par un travail identitaire et un regard critique sur les normes sociales en place. Souvent, le client vit une peur d’être marginalisé s’il se différencie soit de sa famille d’origine, soit de la société. De fil en aiguille, moins le client introjectera, plus il deviendra lui-même et plus il sera authentique.

Projection : Ici, un travail doit être effectué sur la donnée existentielle de la responsabilisation. Pour que le client puisse devenir un être libre, il doit assumer la responsabilité de qui il est et de devoir tolérer une culpabilité s’il agit contre ses normes (veuillez noter que si le client introjecte et projette, il faut d’abord le remettre en contact avec ses propres normes). Le client doit cesser de blâmer l’extérieur et assumer la responsabilité de sa vie.

Rétroflexion : Ici, un travail doit être fait sur les inhibitions du client. La technique de la chaise vide pourra être utile tout comme l’immersion dans un psychodrame.

Déflexion : Ici, le mécanisme de défense a souvent des bénéfices secondaires. Il sera bien de les explorer pour voir s’ils sont supérieurs aux désavantages découlant de l’utilisation de la résistance. Je pense à l’artiste qui se sert de son énergie sexuelle pour stimuler sa créativité…Parfois, l’être humain choisit consciemment la déflexion. Un autre exemple, c’est l’employé qui se défoule sur un « punching bag » plutôt que frapper son propre patron qui l’a mis en colère

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Voilà, j’aimerais que les prochaines années soient accompagnées d’innovation dans le domaine de la psychothérapie et la santé mentale. Je crois qu’un courant comme la gestalt représente une source importante d’inspiration et je m’engage personnellement à tenter de faire preuve d’audace et de voir comment je peux contribuer à des nouveaux courants. Il ne faut pas se lier les mains et se contraindre seulement aux vieilles recettes !

Au plaisir de répondre à vos questions ou de lire vos commentaires. Je l’apprécie toujours.

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