Mon dernier article traitait de la responsabilisation et de l’importance de prendre des décisions afin d’avancer. Beaucoup de motifs différents peuvent influencer nos décisions. Souvent, les aspects suivants de la thérapie humaniste existentielle interviennent plus ou moins:
Le paraître
La personne valorise l’image qu’elle projette chez les autres. Ici, une importance spéciale est accordée à l’apparence physique et au statut social. L’individu veut se conformer à ce que son environnement lui demande.
L’avoir
La personne se valorise à travers ses possessions, que ce soit des biens matériels ou de l’argent. La vie devient un jeu ou le but est soit d’accumuler le plus possible d’argent ou d’avoir la plus belle maison possible.
Le faire
La personne se valorise à travers de ce qu’elle fait. Ici, beaucoup investiront à outrance leur vie professionnelle et auront des agendas surchargés. Plus la personne est dans l’action, plus elle se sent vivante. L’inaction et le lâcher-prise deviennent menaçants. Souvent, la personne qui a toujours besoin d’être occupée évolue dans la sphère du verbe faire.
L’être
La personne se valorise à travers ce qu’elle est, c’est-à-dire ses qualités et ses forces. Juste le fait d’être humain justifie le sentiment de valorisation. Ici, seul le fait d’exister est nécessaire pour se valoriser. Beaucoup de bouddhistes et de sages ont appris à évoluer dans la sphère du verbe être.
Voilà, quel verbe est le meilleur ? À mon avis, il y en a pas (de façon absolue) vu que chaque personne est différente. Toutefois, certains verbes sont plus adaptés que d’autres quand vient le temps de se forger une identité solide, d’être indépendant par rapport aux normes sociales et d’avoir une réelle estime personnelle. Le paraître et l’avoir sont les sphère qui, à mon avis, sont les plus problématiques. En vieillissant, il peut être dangereux pour une femme de se valoriser uniquement par rapport à ses attraits physiques. Il peut également s’avérer dangereux pour un homme de se valoriser uniquement selon la grosseur de son compte de banque, si par malheur, un crash boursier vient tout anéantir sa fortune accumulée avec efforts et acharnement. Vous voyez, les individus dans le paraître et l’avoir ont ce que j’appelle un amour conditionnel pour eux-mêmes:
J’ai de la valeur si je suis très beau et que je plais aux autres.
J’ai de valeur uniquement si je suis suffisamment riche.
Même dans la sphère du verbe faire, l’amour pour soi est souvent conditionnel:
J’ai de la valeur si je suis compétent dans mon travail.
Hors, il est possible pour tout athlète olympique de subir un accident l’empêchant de poursuivre son sport.
Dans l’être, l’amour devient inconditionnel
Je m’aime car je suis un être humain.
Plus facile à dire qu’à réellement intégrer en thérapie…
Mon prochain article parlera de comment vivre pleinement ses relations sexuelles.