Archives de la catégorie ‘Comment améliorer sa sexualité’

Voici l’un des problèmes sexuels les plus fréquents chez les hommes: la dysfonction érectile. Celle-ci peut prendre différentes formes. Ça peut être une difficulté à obtenir ou maintenir  une érection lors des rapports sexuels. Parfois, c’est l’incapacité d’avoir une érection sans devoir recourir à du matériel pornographique. Dans d’autres cas, c’est l’absence d’érections en toutes circonstances. Dans cet article, je vais vous présenter différentes causes avec différentes pistes de solution.

 

Origine physiologique

La dysfonction érectile peut être causée par des problèmes vasculaires ou neurologiques. Dans certains cas, un déficit en testostérone peut également être à l’origine d’une dysfonction érectile. Beaucoup d’experts s’entendent pour dire que l’absence d’érection matinale peut indiquer un problème sexuel d’origine physique. Si c’est le cas, vous pouvez consulter un médecin qui pourra vous faire passer différents tests. Le diabète, une forte consommation d’alcool ou de drogue constituent d’autres facteurs associés à la dysfonction érectile.

 

Induite par la pornographie

Si vous n’arrivez pas à avoir une érection sans devoir consommer de la pornographie, vous avez certainement une dysfonction érectile induite par la pornographie. En ayant une dépendance à la pornographie, vous avez conditionné votre cerveau et votre pénis à répondre seulement à certains types de stimuli. Voici un site web si vous voulez davantage de détails : http://yourbrainonporn.com/. Ici, la solution constitue un arrêt complet de la consommation de pornographie afin que votre cerveau retrouve sa sensibilité à d’autres types de stimuli sexuels.

 

Masturbation excessive ou « death grip »

Cette cause s’applique davantage aux hommes qui connaissent seulement des difficultés sexuelles lorsqu’ils sont avec un partenaire. Si vous vous masturbez très souvent, il s’avère normal d’avoir des érections moins fortes. Certains disent « bander mou » par exemple. Si je fais une analogie avec la nourriture, que répondez-vous si je vous demande si vous avez encore faim après avoir mangé un repas très copieux ? Je pourrais parier que vous vous sentez plein et que l’appétit n’est pas vraiment là. C’est le même principe si vous vous masturbez trop souvent. Si vous avez une partenaire sexuelle, essayez de moins vous masturber et tentez de voir si cela augmente votre appétit sexuel lorsque le moment se présente….

De plus, en se masturbant, l’homme peut habituer son pénis à répondre seulement à un certain type de pression ou de sensations (tout dépend de la manière que l’homme se masturbe…).  En fait, beaucoup tiennent leur pénis très fermement en mettant beaucoup de pression. Ils font ensuite un mouvement de va-et-vient très rapide pour faciliter l’atteinte de l’orgasme. Beaucoup ont appris à se masturber ainsi … Toutefois, l’homme qui pénètre le vagin d’une femme vivra des sensations qui diffèrent de leur « poignée ferme » lorsqu’il se masturbe. C’est pourquoi je recommande aux hommes de changer la façon de se masturber. Faites-le d’une manière plus douce et lente. Ne mettez pas trop de pression. Connectez-vous avec votre ressenti corporel et la montée de l’excitation. Cela se rapprochera davantage des sensations inhérentes aux rapports sexuels hommes-femmes.  Vous pouvez aussi considérer l’idée de vous masturber avec un condom ou bien une « Fleshlight » si vous n’avez pas de partenaire.

 

L’anxiété de performance

L’anxiété de performance représente la principale cause de dysfonction érectile, notamment chez les jeunes hommes. La peur de ne pas être à la hauteur ou de décevoir sa partenaire cause un stress qui inhibe la réponse sexuelle de l’homme. C’est paradoxal car plus nous voulons performer, moins nous performons….En fait, le problème est d’associer sexualité et performance. La sexualité devrait plutôt être vue comme un moyen de se rapprocher émotionnellement de son partenaire et de vivre des expériences avec celui-ci. Si vous êtes affectés par l’anxiété de performance, je vous encourage à investir davantage les préliminaires et la sensualité avant de passer à une sexualité davantage « génitale ». Vous allez constater que l’érection devrait venir naturellement. Certains clients m’ont également rapporté que se faire masser par leur partenaire les a aidés à se détendre et à ainsi atteindre une meilleure érection. Finalement, tentez de vous préoccuper le moins possible par votre érection et vivez le moment présent ! Mettez votre attention vers ce qui vous excite !

Voilà, j’espère que cet article vous aidera à mieux comprendre ce qui peut causer vos difficultés érectiles. Si vous voulez davantage de détails ou un suivi sexologique, n’hésitez-pas à me contacter pour prendre un rendez-vous.

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Bonjour,

Abordons maintenant un autre pilier important du couple, c’est-à-dire la compatibilité sexuelle. Qu’est-ce que la compatibilité sexuelle ? C’est le niveau de fluidité que nous vivons avec notre partenaire sur le plan de la sexualité. Il est normal qu’avec certains individus, nous soyons très compatibles, d’autres plus ou moins et certains pas du tout. À mon avis, voici différents aspects à considérer lorsque nous parlons de compatibilité sexuelle :

L’érotisme privilégié : Je reçois parfois des couples où l’un apprécie davantage la tendresse et les massages alors que l’autre préfère le côté animal (mordre, embrasser fougueusement, beaucoup d’agressivité phallique, etc…) C’est toujours préférable quand les deux partenaires sont sur la même longueur d’onde par rapport à l’érotisme qui est privilégie. Comme sexologue clinicien, je recommande à chacun d’intégrer les érotismes fusionnels et antifusionnels afin justement d’être compatible avec un plus grand nombre de partenaires.

Limites et blocages sexuels : La sexualité représente aussi un acte créatif qui se joue à deux. La liberté de l’un se réduit aux limites de l’autre. Par exemple, si votre conjointe n’apprécie pas le sexe oral, il y a un comportement sexuel de moins qui peut être exercé. Si les deux membres de la dyade sont affectés par les mêmes blocages, il peut y avoir une certaine compatibilité sexuelle dans le sens qu’ils auront une sexualité confortable dans laquelle ils se sentent à l’aise. Toutefois, mieux vaudrait consulter en sexothérapie pour remédier à ces blocages et développer son plein potentiel érotique. S’il y a trop de blocages, la sexualité peut devenir complexe et manquer de fluidité. Si l’érotisme fusionnel n’est pas intégré, il y a blocage affectif (inhibition dans l’expression de sentiments et de tendresse). Si l’érotisme antifusionnel n’est pas intégré, il y a blocage sexuel (inhibition dans l’expression de l’animalité)

La chimie des corps : Il s’avère important de se sentir à l’aise physiquement avec son partenaire. Parfois, nous pouvons aimer quelqu’un profondément mais ne pas être attiré sexuellement par cette personne. Parfois, c’est une question d’odeur…parfois c’est que notre conjoint n’a pas le type de corps qui nous attire davantage. Il y a aussi tout ce qui est relié au sex-appeal…Nous avons tous des codes d’attraction sexuels qui définissent des caractéristiques chez l’autre qui nous attirent. S’il y a un grand décalage entre ces codes et les attributs de notre partenaire, il peut y avoir manque de compatibilité sexuelle.

Le timing : Certains préfèrent des relations sexuelles le matin, d’autres le soir. Il peut  s’avérer difficile de maintenir une bonne fréquence de relations sexuelles s’il est difficile de trouver un moment dans la journée où les deux ont envie de passer à l’acte.

La relation comme telle : S’il y a des problèmes relationnels entre vous et votre partenaire, votre sexualité en sera probablement affectée. Par exemple, si vous êtes trop gêné pour communiquer vos préférences, il sera plus difficile pour votre conjoint de vous faire plaisir.

En conclusion, je dirais qu’il y a un grand continuum entre la rigidité et la fluidité. À un opposé, il y a l’individu plein de blocages sexuels qui est attiré par très peu de caractéristiques et à l’autre extrême du continuum, il y a l’individu ayant intégré les érotismes fusionnels et antifusionnels qui peut être attiré par beaucoup de caractéristiques différentes.

Ainsi, je recommande aux gens de ne pas avoir peur d’expérimenter différentes choses afin de devenir plus flexible. Également, j’encourage chacun à toujours bien communiquer ses préférences et ses limites quand nous parlons de sexualité.

En espérant que cet article ait pu vous inspirer. Mon dernier article de cette série parlera justement de communication !

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Bonjour à tous ! Quand nous parlons de sexologie, il est difficile d’ignorer le concept d’érotisme. Qu’est-ce que l’érotisme ? C’est en quelque sorte un ensemble de phénomènes ou comportements qui déclenchent le désir sexuel. Aujourd’hui, je vais vous parler de trois types d’érotisme : l’érotisme fusionnel, l’érotisme antifusionnel et l’érotisme intégré. Ces concepts sont inspirés de l’approche sexoanalytique utilisée en sexologie.

Érotisme fusionnel

Ici, la démonstration d’amour et de tendresse s’avère très importante. Dans l’érotisme fusionnel, c’est surtout l’affection de l’autre que nous allons chercher. Il y a une composante rassurante dans ce type de sexualité car l’une de ses principales fonctions est de se sentir en communion avec l’autre. Le rapport sexuel se fait en douceur. Je dois spécifier que beaucoup de gens se sentent satisfaits et comblés dans ce type de sexualité. Dans ce type d’érotisme, l’autre est vu comme un être émotionnel mais plus ou moins sexué. Néanmoins, l’érotisme fusionnel ne va pas chercher tout le potentiel érotique de l’individu et du couple. Pourquoi ? Parce que chaque être humain possède aussi en lui un « animal sexuel » qui ne demande qu’à s’extérioriser.

Érotisme antifusionnel

L’érotisme antifusionnel contraste avec l’érotisme fusionnel. Ici, il y a une plus grande distance émotionnelle avec l’autre. Toutefois, il y a expression de pulsions davantage primitives et intenses. La montée de désir sexuel s’intensifie…Les deux partenaires sont davantage eux-mêmes assumant toute la composante animale et pulsionnelle de la sexualité. Dans l’érotisme antifusionnel, il peut aussi avoir expression d’agressivité et d’hostilité. Sans aucun doute, ce type d’érotisme est préconisé par plusieurs individus s’adonnant au sadomasochisme. Une sexualité antifusionnelle, c’est une sexualité très « wild » mais où il n’y a pas d’expression d’affection et d’amour. Ici, l’autre est vu comme un individu sexué mais la composante émotionnelle est négligée. L’érotisme antifusionnel va surtout combler le besoin de « décharge » sous-jacent à la sexualité mais néglige les besoins psychoaffectifs de l’être humain comme l’importance de se sentir aimé.

L’érotisme intégré et le clivage madone / antimadone

J’ai rencontré plusieurs clients ayant de la difficulté à percevoir leur conjointe comme un être très sexué et à se laisser aller avec elle dans une sexualité antifusionnelle. Pourquoi ? Selon l’approche sexoanalytique, cela serait causé entre autres par le clivage madone / antimadone. Beaucoup d’hommes auraient de la difficulté à voir leur conjointe à la fois comme une figure maternelle et douce et comme une figure sexuée /animale ayant de grands besoins sexuels. Intégrer ces deux composantes chez une même personne pourrait être très culpabilisant car inconsciemment, ça serait « rendre sale » une femme si pure. Si on pousse plus loin, on pourrait même effectuer des liens avec le Complexe d’Œdipe où l’homme ne voudrait pas (d’une perspective inconsciente) érotiser sa propre mère. Hélas, ces clients qui n’arrivaient pas à vivre une sexualité intégrée (présence des composantes fusionnelles et antifusionnelles) avec leur conjointe ne se sentaient pas totalement comblés et avaient besoin d’extérioriser une autre partie d’eux-mêmes…Pour y parvenir, l’infidélité s’avérait inévitable…Il y a eu recherche d’une maîtresse pour laisser aller leur animal en eux.

Ainsi, l’idéal est d’intégrer les deux érotismes dans sa sexualité afin que le cycle de contact soit le plus naturel et fluide possible. L’être humain étant multidimensionnel, il a à la fois des besoins physiques, émotionnels et spirituels. Donc, le fait d’être connecté à la fois avec son cœur et son « animal » nous amène vers une sexualité davantage authentique et riche. La décharge qui en suit devient davantage libératrice et cela créé une satisfaction sexuelle véritable.

À mon avis, le partenaire sexuel idéal masculin a intégré les archétypes du cowboy et du berger. Il sait les équilibrer et aller chercher la madone et l’antimadone en chaque femme. Sur ces belles paroles, je vous laisse. À la prochaine pour un autre article.

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Comme sexologue et psychothérapeute, j’encourage mes clients à faire preuve de créativité dans leur vie. Pourquoi la créativité est-elle si importante ? Parce qu’elle nous permet de vivre en pleine liberté. Les gens qui vivent dans des « routines » s’emprisonnent à mon avis. Je pense entre autres aux gens qui ont des relations sexuelles « scriptées ». Ils se privent de plusieurs expériences enrichissantes en restant dans leur zone de confort. Et c’est là la clef ! Oser sortir de sa zone de confort !

                Notre identité se forge selon les expériences que nous vivons, bonnes comme mauvaises. Après chaque événement, il y a une phase d’assimilation où il y a prise de conscience sur nous-même. Qu’ai-je apprécié de cette expérience ? En quoi cela change ma conception de moi-même ? Comment pourrais-je l’améliorer la prochaine fois ? En quoi cette expérience est intéressante ? Voilà une multitude de saines questions à se poser. Si nous répétons sans cesse les mêmes choix et les mêmes expériences, les chances sont fortes que nous nous posions les mêmes questions et que nous obtenons les mêmes réponses. Ici, la vie devient circonscrite dans des limites définies et cela ne correspond pas à la définition que je me fais d’un être libre.

                Être libre et créatif dans sa vie, c’est quoi ? C’est essayer et découvrir constamment. C’est oser prendre le risque de vivre une mauvaise expérience. C’est se laisser aller et ne pas se mettre de barrières. C’est être entièrement soi-même sans se soucier de l’opinion des autres. Plus on fait preuve de créativité, plus on se découvre et plus on se met en contact avec ce que l’on aime. Plus on assimile d’expériences différentes, plus nous devenons multidimensionnels et plus notre identité en devient solide. Les chances deviennent meilleurs aussi pour rencontrer des gens qui partagent des points communs car l’être libre et créatif a beaucoup d’expérience et de désir en lui.

                Faire preuve de créativité améliorera également votre vie relationnelle et sexuelle. Avoir des conversations créatives, c’est beaucoup plus agréable que de parler d’une manière stéréotypée et conventionnelle. Raconter des blagues, décrire des anecdotes avec émotion, inventer des scénarios constituent quelques exemples de conversations créatives. L’important est de se laisser aller. Lorsque deux êtres créatifs se rencontrent, nous assistons à une synergie intéressante. À mon avis, les gens qui n’ont rien à dire manquent simplement de créativité. Si on explore les origines d’un manque de créativité, on peut souvent constater un manque d’authenticité ou une identité plus ou moins consolidée.

                D’un point de vue sexuel, la créativité vous aidera à mieux vous découvrir ainsi que votre partenaire. Cela éloignera également la routine et l’ennui. La créativité permet d’élargir son répertoire de sensations, de fantasmes et d’expériences sexuelles. Je crois aussi que l’ouverture à l’expérience permet d’assouplir ses codes d’attraction sexuelle et d’éviter de s’emprisonner dans la rigidité, voire le fétichisme ou l’anhédonie. Les gens créatifs qui sont plus enclins à essayer de nouvelles choses finissent souvent par mieux se connaître et trouver plus facilement chez les autres ce qui correspond à leur large gamme de préférences.

                Le premier pas à franchir pour devenir plus créatif est d’oser dévier de sa trajectoire et voir ce que l’inconnu contient ! L’expérience est plus importante que la contemplation. Bonne semaine à tous !

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Beaucoup prennent l’initiative de consulter un sexologue lorsque leur situation conjugale devient très critique. Cela constitue évidemment une sage décision. Toutefois, je crois qu’il y aurait moyen de prévenir une si grande détérioration quelquefois. Cet article couvrira les facteurs reliés aux difficultés conjugales ainsi que quelques solutions possibles.

Évitement des conflits

                Une multitude de raisons peuvent venir ébranler une dyade conjugale. À mon avis, l’une des premières constitue les conflits passés non résolus. Dans beaucoup de couples, on observe un évitement des conflits. Les partenaires préfèrent refouler leurs frustrations respectives car ils perçoivent le conflit de manière trop menaçante. Il y a ainsi accumulation de sentiments négatifs envers son partenaire et notre nature fait qu’on finit par exploser ! Le ressentiment constitue un véritable poison nuisant à la santé d’une relation. Pourquoi les gens ont-ils tant peur de s’affirmer ? Selon David Schnarch, psychologue et thérapeute conjugal, ces gens sont de type fusionnel. Leur identité est facilement ébranlée étant donné des définitions de soi trop floues. Ils tolèrent très peu l’anxiété et une grande réactivité émotionnelle leur permettra justement de se débarrasser de cette anxiété qu’ils ne peuvent tolérer. Ainsi, les couples fusionnels ne peuvent régler leurs conflits au fur et à mesure. Il y a vraiment beaucoup de ménage à faire en thérapie ici ! Pour remédier à cet aspect, les gens doivent apprendre à affirmer leurs besoins tout en demeurant à l’écoute de l’autre, et ce au fur et à mesure que les difficultés se présentent. Si vous vous sentez très émotif, vous pouvez toujours dire que vous avez besoin d’une pause mais que vous avez l’intention de résoudre le conflit avec votre partenaire dans de meilleures circonstances.

Problèmes sexuels

                Parfois, la présence d’une dysfonction sexuelle (chez l’homme ou la femme) vient perturber l’équilibre d’un couple. Je vois souvent des hommes souffrir à cause de la baisse de désir de leur femme. Ainsi, afin de restaurer l’équilibre et de se rassurer, ils vont parfois même « quêter » des relations sexuelles. Un jeu de « Suis-moi, je te fuis » se créé et le désir de la femme baisse de plus en plus. Ici, il n’est pas séduisant pour la femme de se faire approcher d’une manière peu confiante et désespérée. La baisse de désir sexuelle peut aussi être occasionnée par des conflits non résolus tels que décrits plus haut. Un problème d’érection chez l’homme peut également venir perturber le couple. La femme sera frustrée sexuellement et l’homme de plus en plus insécure. Plus l’homme est insécure, plus il est susceptible de ne pas avoir d’érections. Dans d’autres cas, nous constatons plutôt un manque de satisfaction sexuelle de part et d’autre. C’est comme si, sexuellement, ça ne « cliquait » pas. Dans un cas de problèmes sexuels, étant donné la complexité de la chose, je recommande de consulter rapidement un sexologue clinicien. De mon côté, j’ai déjà intervenu auprès de ces problématiques : dysfonction érectile, éjaculation précoce, baisse de désir, absence d’éjaculation, anorgasmie, manque de satisfaction sexuelle, pensées sexuelles obsédantes, consommation problématique de pornographie.

Manque de règles ou règles non respectées

                Dans un couple, il s’avère primordial de définir un système de valeurs et de règles. Les deux « Je » deviennent un « Nous » et il faut donner une direction et un sens à ce « Nous » devenu en quelque sorte une nouvelle entité. En termes de comportements, qu’est-ce qui est autorisé ? Qu’est-ce qui n’est pas permis ? Est-ce que le couple est ouvert ou bien monogame ? Est-ce qu’une sexualité davantage conservatrice est souhaitée ou il y a désir d’élargir son répertoire d’activités sexuelles ? En termes de finances, comment le budget est-il géré ? Comment élève-t-on les enfants ? Comment les tâches ménagères sont-elles divisées ? Tous ces aspects doivent être soulevés. Lorsque les règles qui régissent notre couple sont claires, il devient plus facile de les respecter et de ne pas créer de mauvaises surprises à notre partenaire.

Manque d’engagement

                S’il veut survivre, un couple doit être entretenu. Parfois, certains prennent leur partenaire comme « acquis » et arrêtent de faire des efforts. Par exemple, certains individus arrêtent de faire de l’exercice et font moins attention à leur apparence physique après un certain temps en couple. D’autres vont surinvestir leur carrière au détriment de leur vie de couple. À mon avis, c’est une accumulation de petites attentions régulières qui va favoriser un bon engagement dans le couple. Nous devons montrer à l’autre qu’il est important pour nous. Il doit y avoir réciprocité par rapport au niveau d’énergie investi, sinon nous parlons d’une relation de pouvoir, une relation déséquilibrée.

Ce que d’autres spécialistes recommandent

                Je m’intéresse aussi à ce que d’autres psychologues ou sexologues conseillent par rapport aux couples en train de chavirer. Je n’ai pas l’arrogance de tout savoir et de me fermer aux autres idées ! Mme Serrar, directrice d’une clinique de psychothérapeutes à Montréal encourage ses clients à exprimer de l’admiration l’un envers l’autre et de continuer de découvrir un peu plus son partenaire1 . Quant au docteur Lisa Firestone, directrice de recherche et d’éducation à l’association Glendon, elle parle de l’importance d’exprimer notre amour d’une façon qui fera que notre partenaire se sente aimé. Elle aborde aussi le rôle de l’affection, du contact physique et du temps de qualité partagé avec notre autre moitié 2 .

                En guise de conclusion, je tiens à rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour régler des problèmes de couple mais que l’idéal serait de les prévenir. Ici, j’ai pu vous familiariser avec les notions d’évitement de conflits, de problèmes sexuels , de règles et de manque d’engagement. J’espère que cet article puisse vous être bénéfique si vous vivez des difficultés dans votre couple.

Références

  1. http://psychotherapeutemontreal.com/therapie-de-couple/sauver-son-couple/
  2. http://www.psychalive.org/5-things-to-do-today-to-save-your-relationship/
Trouble in paradise

Trouble in paradise

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Je reçois très souvent à mon bureau des hommes affectés par des troubles de l’érection. Cette problématique touche autant les plus jeunes que les plus vieux, quoique la cause peut différer selon le groupe d’âge. Dans cet article, je vais surtout m’attarder aux dysfonctions érectiles dont la cause est de nature psychologique.

                Le cas classique est l’homme qui a peur de perdre sa conjointe à cause de sa problématique. Ici, je vois fréquemment un cercle vicieux apparaître : plus l’individu à peur, plus il sera enclin à subir des difficultés érectiles. L’anxiété et le stress inhibent la réponse sexuelle normale de l’homme. Afin de remédier à cette situation, il est important de minimiser son stress et d’éviter d’entretenir des scénarios catastrophiques par rapport à l’avenir. Il faut transformer sa peur de perdre l’être aimé en désir de vivre et apprécier le moment présent avec celui-ci. Plus l’homme peut se détendre, plus le terrain est bon pour qu’il puisse y avoir érection.

               

Voici différentes solutions possibles si vous avez des troubles de l’érection :

  • Ne pas vous mettre de pression. Dites-vous que la sexualité est davantage une expérience ludique qu’une compétition où nous devons performer.

 

  • Assumez votre masculinité. N’ayez pas peur de pénétrer votre partenaire avec vigueur. Selon la sexoanalyse, l’homme doit démontrer une certaine agressivité phallique. Évidemment, je ne parle pas de violence mais plutôt d’affirmation de soi et d’énergie dans sa sexualité. Le fait d’être bien connecté à votre masculinité et virilité pourra faciliter l’émergence d’une érection suffisante.

 

  • Évitez de consommer de la pornographie. De plus en plus d’études établissent des liens entre la consommation de pornographie et la dysfonction érectile.

 

  • Tentez de maintenir une bonne alliance collaborative avec votre partenaire. La qualité de la relation représente un facteur important.
  • Évitez de consommer trop d’alcool

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils puissent vous être utiles. Une sexothérapie représente tout de même la solution davantage appropriée pour résoudre efficacement ce type de dysfonction sexuelle. Vous pouvez me contacter pour un rendez-vous. Je vous souhaite un bel été !

Bonjour chers fidèles lecteurs ! Aujourd’hui, je vais aborder une problématique que je rencontre de plus en plus dans ma pratique clinique : La dépendance à la pornographie. Cette dépendance touche à la fois les adolescents, les jeunes adultes et les hommes d’âge mur. Beaucoup se débattent pour s’en sortir mais y arrivent difficilement. Qu’est-ce qui explique que ça peut être si difficile d’arrêter cette habitude ? Je crois qu’il est simplement très ardu de demander à quelqu’un d’arrêter de faire ce qui lui donne un très grand niveau de plaisir avec comme bonus un état altéré de conscience. C’est comme de retirer le jouet préféré d’un jeune enfant.

Première étape pour s’en sortir : contacter sa souffrancehonte porno

                Afin d’arrêter un comportement spécifique, il faut lui associer un grand niveau de souffrance. J’encourage les gens à se demander s’ils se sentent vraiment comblés après avoir consommé de la pornographie sur le net. Qu’est-ce que vous auriez pu faire à la place ? Est-ce que cette habitude vous rapproche ou vous éloigne de vos objectifs de vie ? Quel est l’impact de votre dépendance sur votre sexualité ? Le rôle du sexologue clinicien est d’amener l’être humain à se poser les bonnes questions pour accéder à une meilleure prise de conscience. Derrière chaque dépendance se cache une grande souffrance et il arrive un moment où l’on se dit : Assez ! Il est temps de changer.

Se donner un défi de 21 jours et s’y engager fortement

                Il est souvent mentionné dans la littérature que toute nouvelle habitude peut être acquise dans une période d’environ 21 jours. Je crois qu’il est plus facile de s’engager à ne plus consommer de pornographie pour une période de 3 semaines que pour toute la vie. En se fixant un objectif mesurable et réaliste, nous nous donnons davantage de chances de réussite. J’encourage souvent mes clients à écrire leurs buts et de les revoir régulièrement. Plus nous portons régulièrement attention à nos objectifs, plus notre comportement devient enclin à être en accord avec nos aspirations. Si le défi de 21 jours est réussi, je vous encourage alors de vous récompenser pour renforcer positivement cette nouvelle habitude. Ça peut être par exemple vous offrir un voyage ou un bon repas.

Prenez garde aux choix apparemment anodins !

                Dans tout type de dépendance, l’individu a tendance à se mettre inconsciemment dans des situations à risque. Je dis bien inconsciemment car d’un point de vue conscient, l’individu effectue ce que j’appelle un choix apparemment anodin. Pour ce qui est de la dépendance à la pornographie, cela peut être naviguer sur facebook et regarder longtemps les photos sexy de l’un(e) de nos ami(e)s. Ça peut être faire exprès de se défier en visionnant des sites pornographiques « par curiosité » mais sans se masturber. Ça peut être aussi cliquer sur un lien ou une fenêtre pop-up menant vers du contenu sexuel. Ces types de liens peuvent apparaître même en faisant des recherches normales sur le web. Tous ces exemples peuvent mener au comportement de dépendance et donc la renforcer. Si vous pouvez identifier vos « choix apparemment anodins », vous augmentez déjà les chances de gagner contre votre dépendance.

 

Et non le moindre, PRENEZ VOTRE VIE EN MAIN !

                Arrangez-vous pour ne plus avoir le temps de surfer sur les sites pornographiques ! Soyez occupé en intégrant des activités dans votre horaire. Si possible, sortez et rencontrez des gens. Pour les gens dépendants à la pornographie, il est d’autant plus important d’apprendre à bien socialiser. Fixes-vous des buts dans différentes sphères de votre vie et établissez un plan d’action pour les atteindre. En agissant de la sorte, il s’avère fort probable que votre vie vous comble davantage et que vous ressentiez moins le besoin de « fuir » dans la pornographie.

Il n’est jamais trop tard pour prendre sa vie en main. Il est difficile de tout régler soi-même. Bien sûr, nous pouvons y arriver seul mais cela est nettement plus facile et efficace avec l’aide d’un professionnel qualifié. Nous avons souvent besoin d’un coup de pouce pour que les choses changent. N’hésitez-pas à me contacter pour un rendez-vous. J’ai déjà vu et aidé plusieurs personnes dans votre situation.