Articles Tagués ‘compulsion sexuelle’

La problématique de la dépendance à la pornographie est de plus en plus prévalente. Bien qu’elle ne soit pas encore reconnue comme un trouble sexuel selon le DSM-V, il n’en reste pas moins qu’elle cause beaucoup de tort sur différents plans.  En clinique, beaucoup d’hommes de tous âges me consultent pour se libérer de cette addiction. Je dois avouer que le processus de traitement n’est pas toujours facile…Pour se sortir de cette dépendance, il faut entre autres être en mesure de reconnaître les situations à risque.

                Une situation à risque constitue un contexte particulier plus susceptible de mener à un épisode de compulsion sexuelle. Il n’est pas toujours évident de savoir clairement ce qui nous pousse à consommer de la pornographie. Je recommande quand même à quiconque étant affecté par cette problématique de regarder à l’intérieur de lui et de se questionner sur les causes derrière la problématique. Ici, il est important d’être en contact avec soi, de prendre du temps pour réfléchir et d’éviter une dynamique d’ « automate » qui agit sans vraiment réfléchir et sans se poser de questions. Souvent, les gens qui s’en sortent plus facilement ont cette capacité de regarder à l’intérieur d’eux, de se poser des questions, de se confronter, etc…Au-delà de la connaissance des causes associées au problème, il s’avère judicieux de pouvoir identifier et reconnaître les contextes représentant des terrains fertiles à la consommation. Par exemple, si Monsieur X consomme de la pornographie chaque dimanche soir (pendant quelques heures), il y a fort probablement ce qu’on peut appeler un facteur de vulnérabilité ou encore une situation à risque associé au dimanche soir. Peut-être que Monsieur X vit de l’anxiété reliée à la semaine de travail qui s’en vient ou du désespoir par rapport à ça. Voici un autre exemple : Monsieur Y consomme de la pornographie chaque fois qu’il a un « temps mort » entre deux activités. Ici, le laps de temps non rempli devient donc une situation à risque pour lui. Il existe des milliers de situations à risque. En voici quelques autres (naviguer sur les médias sociaux, être affecté par un événement stressant, lorsqu’on souhaite procrastiner, le soir avant d’aller se coucher, lorsqu’on fait de l’insomnie, suite à un rejet, si on a été déclenché par une belle personne croisée dans la rue, etc…)

                Une fois que vous aurez identifié les différentes zones à risque, il deviendra plus aisé d’être vigilant lorsque les dites conditions sont présentes. Le fait d’être plus conscient vous rendra plus attentif et en contact avec vous, ce qui éloigne de la possibilité d’être pris dans des comportements automatiques dysfonctionnels. Voici, à mon avis, ce qui représente les premières étapes à suivre pour un individu affecté par une dépendance à la pornographie ou qui se préoccupe de sa consommation :

  • Avoir des motivations assez fortes pour arrêter (les motivations doivent être plus fortes que les gains secondaires)
  • Aller dans une démarche d’introspection qui vous permettra d’identifier les causes de votre problématique
  • Identifier les situations à risque tel qu’expliqué dans cet article.
  • Être davantage en contact avec soi, attentif à notre expérience interne
  • Identifier, le cas échéant, les différentes rationalisations que vous utilisez lorsque vous vous trouvez des raisons de consommer. Voir cet article au besoin :

Dans mon prochain article, je vais traiter du thème de l’ambivalence et d’explorer avec vous comment on peut renforcer la partie de nous qui souhaite s’abstenir (et affaiblir celle qui a envie de sensations fortes reliées à la pornographie)

Si vous êtes pris avec cette problématique, vous pouvez également me contacter et prendre rendez-vous.

 

3d prisoner human with chain ball in food

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Beaucoup de gens vont comparer la nourriture à la sexualité et avec raison. Dans les deux cas, nos sens sont éveillés et nous ressentons du plaisir. Hélas, dans chaque domaine, le plaisir peut se transformer en déplaisir ! Voici pourquoi je vous partage aujourd’hui ma vision quant à la notion d’appétit sexuel.

                On entend parfois l’expression « respectez votre appétit » mais qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Ça signifie de manger tant que l’on ressent la faim et d’arrêter une fois l’état de satiété atteint. Qui mange vraiment en respectant sa faim ? J’estimerais que ce n’est pas la majorité des gens et ce, pour différentes raisons : manque de ressources, troubles alimentaires, gourmandise, « manger ses émotions », etc… La plupart d’entre nous a déjà un jour trop mangé et a pu constater que le plaisir de manger quelque chose qu’on aime pouvait se transformer en problématiques digestives et donc en déplaisir !

                Ici, je n’ai pas l’intention de parler strictement de bouffe. Comme vous le savez, je suis sexologue et pas un nutritionniste. Je voulais simplement mieux vous illustrer le parallèle qu’on peut faire entre l’appétit pour la nourriture et la libido (appétit sexuel).

                Beaucoup d’hommes vont me poser des questions par rapport à la masturbation, notamment la fréquence idéale pour le faire. Je leur réponds à chaque fois : « Respectez votre appétit sexuel ». Pour être plus précis, je dis aux gens d’écouter les signaux que leur envoie leur corps. Si vous êtes déjà en érection par exemple, ça signifie qu’il y a un besoin sexuel et donc que vous avez « faim sexuellement ». Par contre, si votre pénis est flaccide et que vous vous demandez si c’est une bonne chose de se masturber, la réalité est que fort probablement, vous n’avez pas faim (à part pour les gens ayant une dysfonction érectile de cause physique). Certaines personnes se masturbant beaucoup vont dire qu’ils le font si fréquemment car ils ont une forte libido. Dans quelques cas, c’est vrai mais dans d’autres, il y a plutôt présence de compulsion sexuelle ou d’utilisation de la sexualité à des fins défensives ou compensatoires. Comme quelqu’un qui mange ses émotions suite à une journée difficile, certains s’évaderont devant des vidéos pornographiques pour oublier leurs problèmes. Ici, nous ne faisons pas face à quelqu’un qui se comporte ainsi à cause d’une forte libido mais plutôt à quelqu’un qui est dans une dynamique de compulsion sexuelle. Demandez-vous la question : « Quelle est mon intention derrière mon initiative sexuelle ? » Est-ce dicté par un besoin corporel ou un besoin plus psychologique ? Une telle introspection vous permettra de mieux vous connaître sur le plan sexuel et plus spécifiquement par rapport à la notion d’appétit sexuel.

                À l’inverse, certains auront plutôt tendance à refouler leurs besoins sexuels. Ici, nous faisons face à un trouble du désir. Ces gens ne seront donc pas vraiment en contact avec leur corps étant donné le mécanisme de refoulement. Ici, le processus de prise de conscience s’avère plus difficile étant donné que le refoulement est très souvent un processus inconscient. L’idéal est donc de ne pas aller dans l’excès de sexualité (compulsion), ni dans la privation de sexualité (refoulement ou interdits sexuels).

En espérant que cet article ait pu vous inspirer !

obsession sexuelle

Bonjour, il est maintenant venu le temps d’explorer différentes solutions à la compulsion sexuelle sur Internet. Dans un premier temps, j’observe beaucoup d’hommes tenter une panoplie de stratégies pour cesser de visionner de la pornographie. La plupart de celles-ci s’avèrent inefficaces ou ne semblent pas fonctionner à long terme. Le plus populaire des moyens est l’installation de logiciels de contrôle parental ou de « bloqueurs ». Hélas, beaucoup d’hommes vont trouver des façons de contourner leurs propres stratégies et voilà que nous revenons à la case départ…

                Comment alors envisager un plan de traitement pour remédier à ce type de dépendance ? Je dois admettre que chaque cas est unique mais que je constate de plus en plus que la simple approche comportementale comporte ses limites. Lorsque l’arrêt d’agir constitue le seul objectif thérapeutique, nous passons souvent à côté de facteurs importants. De mon côté, j’utilise l’approche humaniste existentielle et je crois qu’elle peut apporter une lumière intéressante et inspirante pour ceux qui se sentent prisonniers par leur dépendance.

                Parfois, l’individu consommera compulsivement de la pornographie dans le but de fuir une anxiété existentielle plus profonde. Voici quelques exemples d’anxiété existentielle : peur de la mort, peur de la solitude, peur d’un manque de sens et peur de prendre ses responsabilités. Ici, nous soulevons des causes plus profondes où les gens sont plus ou moins conscients d’en être affectés. Voici plusieurs raisons entourant la consommation de pornographie : désir de se déconnecter du monde (une mort intérieure), désir de vivre sa sexualité de manière sécuritaire et isolée (solitude), désir de vivre un « high » ou des sensations fortes (anxiété d’insignifiance sous-jacente) ou bien désir de procrastiner (peur de prendre ses responsabilités dans le moment présent). Chacune des raisons précédemment énumérées peuvent donc être liées à une anxiété existentielle.

                En formant une bonne alliance thérapeutique avec mon client, j’aurai ainsi davantage accès à ces anxiétés existentielles. Ainsi, il sera plus aisé d’explorer des avenues thérapeutiques pertinentes qui donneront des résultats plus solides qu’une approche simplement comportementale. Voici quelques exemples d’objectifs thérapeutiques pouvant aider la clientèle des dépendants à la pornographie :

  • S’enraciner davantage dans sa vie
  • Développer la capacité de vivre des relations intimes saines
  • Trouver un sens plus profond à sa vie
  • Se responsabiliser dans sa vie.

Comme outil thérapeutique additionnel, j’aime beaucoup expliquer aux gens comment nous prenons nos décisions. Souvent, nous prenons nos décisions en se fiant davantage à nos émotions et sensations. Nous recherchons l’alternative qui nous permettra d’atteindre l’intensité émotionnelle la plus élevée. Voilà pourquoi beaucoup d’hommes opteront continuellement pour la pornographie car c’est l’activité qui leur amène davantage de sensations fortes. Toutefois, nous pouvons aussi nous comporter en se fiant davantage à nos sentiments et valeurs. Un sentiment est davantage lié à notre cœur et à notre conscience alors qu’une émotion est davantage primitive et animale. Nos valeurs, quant à elles, représentent ce qui est important pour nous ou le système qui dicte notre manière de vivre. Est-ce que la plupart des gens souhaitent consommer quotidiennement de la pornographie et ainsi perdre plusieurs heures de leur vie ? La réponse est non. Je reçois chaque semaine des nouvelles demandes de gens qui n’en peuvent plus de se sentir prisonnier de cette problématique. L’une des solutions passera ainsi par notre manière d’être.  Suis-je surtout guidé par mes sensations ou bien mes valeurs ? Suis-je surtout à la recherche d’émotions fortes ou guidé par des sentiments plus profonds comme l’amour de soi et d’autrui ? Un homme dépendant à la pornographie accorde trop d’importance à la recherche de sensations fortes au détriment du respect de son propre code de valeurs. Il y a aussi préférence d’une pornographie qui créé une forte réponse sexuelle à une vraie partenaire que nous délaissons et qu’une partie de nous voudrait davantage aimer. Comprenons que toute énergie consacrée à la pornographie est de l’énergie en moins qui peut être investie dans son couple. Investir la consommation de pornographie entraîne un retrait du relationnel.

En guise de conclusion, je dirais que la recherche du bonheur et la dépendance à la pornographie sont difficilement compatibles. Être heureux nécessite un comportement qui va dans le même sens que nos valeurs et une capacité à l’amour propre et à l’amour d’autrui. Voilà pourquoi le développement de son système de valeurs et de sa capacité sentimentale aidera un consommateur de pornographie à devenir un humain plus équiibré, libre de sa vie et heureux ! Il me fait plaisir de vous accorder une rencontre si vous souhaitez en discuter davantage. Vous pouvez cliquer ici pour prendre un rendez-vous.

tunnel-lumiere

J’ai récemment vu au cinéma le film « Le Mirage » réalisé par Ricardo Trogi et écrit par Louis Morrisette et François Avard. Même s’il se positionnait comme une comédie dramatique, je l’ai trouvé très réaliste et pertinent.

En gros, le film décrit la vie d’un couple typique de « haute classe moyenne » habitant une prestigieuse maison en banlieue. Patrick Lupien, le personnage principal incarné par Louis Morrisette, est propriétaire franchisé d’un grand magasin de sports. Il a aussi une conjointe et deux enfants en santé. Vu de l’extérieur, il semble avoir une vie parfaite. J’irais jusqu’à dire que beaucoup l’envieraient…

Toutefois, le scénario nous met en contact avec l’envers de la médaille. Ce couple vivant beaucoup dans le « paraître » et « l’avoir » est très malade et dysfonctionnel. Voici quelques angles d’analyse décrivant aussi plusieurs couples :

 

Manque d’authenticité et responsabilité du personnage principal

Patrick Lupien souhaite dégager l’énergie du « mâle alpha » même si sa vie déraille à tous les niveaux. Il est incapable de montrer de la vulnérabilité, notamment avec sa partenaire. Celui-ci semble incapable de voir la réalité en face. Il fait preuve de déni en ignorant ses difficultés financières et en continuant d’endetter son ménage. Je le soupçonne de se comparer à son couple d’amis qui affiche une très grande réussite matérielle et qu’il voudrait paraître aussi riche qu’eux. Quelqu’un qui est incapable de reconnaître ses problèmes vit avec une conscience très limitée. Un individu inconscient, à mon avis, est très irresponsable. Cela amène chez le personnage principal une lourde anxiété existentielle qu’il tentera d’échapper…Qu’est-ce que la définition du snobisme ? Acheter des choses qu’on n’aime pas avec de l’argent qu’on n’a pas pour impressionner des gens qu’on n’aime pas ! Quel manque d’authenticité !

Compulsion sexuelle du personnage principal

Comment échapper à cette anxiété existentielle ? Par la sexualité. Patrick Lupien multiplie les séances de masturbation devant des vidéos pornographiques. Il vient un moment où sa conjointe trouve plus de 100 pages consultées de contenu pornographique dans son historique de navigation. À ce moment, nous pouvons le voir consulter une psychothérapeute / sexologue. Notons aussi qu’il regarde compulsivement le facebook d’une amie de sa conjointe alors qu’il est au travail. Il finit par tenter de séduire cette femme mais cela échoue lamentablement. Il va jusqu’aux attouchements sexuels. En fait, il a peu de pouvoir sur son désir sexuel. C’est comme si c’était plus fort que lui….Il y a donc un manque de liberté au niveau de l’agir (choisir consciemment de s’engager ou de se désengager d’une situation selon les données de notre environnement). Ce manque de liberté s’exprime à la fois dans sa manière d’être au monde générale et dans sa sexualité.

La conjointe de Patrick : faible identité et surcompensation

La conjointe Isabelle, interprétée par Julie Perreault, est affectée par un épuisement professionnel dans le scénario. Elle consomme des antidépresseurs et elle semble « surcompenser » dans les dépenses matérielles. Elle semble concevoir que la carte de crédit de son conjoint n’a pas de limites. Il lui arrive même de considérer une augmentation mammaire afin de devenir aussi « sexy » que son amie. En observant Isabelle, nous voyons le vide existentiel qu’elle traverse ainsi que son identité peu consolidée. Cette faible identité se traduit aussi par un faible désir sexuel, voire absent. Certaines scènes du film montrent aussi son incapacité à être séduisante et à apprécier la sexualité. Par exemple, alors qu’elle faisait une fellation à son partenaire, elle se préoccupait de tâches ménagères…

Une dynamique de couple dysfonctionnelle

Nous assistons donc à l’union de deux individus qui ne sont pas biens avec eux-mêmes. Cela donne un cocktail dangereux. Plus le film avance, plus nous constatons leur manque de communication. Par exemple, Patrick est incapable de dire à sa partenaire Isabelle qu’il n’est plus vraiment attiré par elle. Ils auraient pu travailler la séduction dans leur couple mais il s’avère impossible de remédier à une problématique qui n’est même pas reconnue et verbalisée par le couple. Je dois reconnaître que la prise d’antidépresseurs chez la femme vient réduire son désir sexuel mais ce n’est pas une raison pour ne pas communiquer ou au moins essayer quelque chose de nouveau. D’ailleurs, la scène dans le salon échangiste montre les insécurités et le sentiment d’infériorité de la conjointe quand Patrick fait allusion à un « trip à quatre ». Oui, la sexualité ouverte est une question de valeurs mais dans ce cas-ci, c’était plutôt l’insécurité du personnage incarné par Julie Perreault qui parlait…

Un peu d’espoir à la fin

À la fin, nous pouvons voir Patrick Lupien courir dans la nature quelques semaines suite à sa rupture. Il réussit enfin à effacer les messages vocaux qu’il avait envoyés à son ex (Isabelle) pour la récupérer. Il sort de l’étape du déni et ose prendre un nouveau départ dans sa vie. Il se rend probablement compte qu’il n’a pas besoin de cette grosse maison et de ses milliers de gadgets électroniques dont il n’a pas besoin. Il semble apprécier sa petite roulotte et sa nouvelle liberté. J’imagine qu’il se sent enfin vivant.

Mon mot de la fin

Suite au visionnement de ce film, il s’avère tout à fait normal de se sentir cynique face aux relations de couple à long terme. Nous contactons tout l’ennui et le vide parfois sous-jacent à ce type de relations. Toutefois, il faut garder en tête que cela peut être évité. Ici, nous avions deux personnages avec de sérieux problèmes…Il suffit que nous prenions deux êtres authentiques et matures et la situation pourrait drôlement s’améliorer.

Je vous recommande ce film sans hésiter !mirage

Bonjour,

Que m’inspire le thème de l’orgasme ? C’est une bonne question. Tout d’abord, pour la majorité d’entre nous, cela représente la forme la plus intense de plaisir. On peut dire aussi que c’est « l’aboutissement » de l’acte sexuel. Une petite question philosophique s’impose : Qu’est-ce qui est mieux ? Le chemin qui mène à l’orgasme ou l’orgasme lui-même ? C’est une bonne question.

Mais qu’est-ce qui motive tant les gens à atteindre l’orgasme ? Deux éléments ressortent lorsqu’on se renseigne sur le sujet : le bien-être physiologique et l’état altéré de conscience qui l’accompagne

Toutefois, orgasme et plaisir ne riment pas toujours ensemble…Pourquoi ? Certains individus souffrent de ce qu’on appelle compulsion sexuelle. La sexualité et l’atteinte de l’orgasme deviennent une dépendance. À la place de représenter l’expression de l’ultime rapprochement avec l’autre, l’orgasme devient la décharge d’une tension trop lourde à porter.

Qui sont les plus atteints par la compulsion sexuelle ? Hommes ou femmes ? Je vous laisse y penser…

Ce sont les hommes en grande majorité, ceux-ci étant plus fragiles au niveau de leur identité sexuelle.

À quoi ressemble la réalité d’un homme atteint de compulsion sexuelle ?

Le plus souvent, leurs comportements répétitifs nuisent à leur vie professionnelle et sociale. Certains deviennent accroc aux sites pornographiques alors que d’autres enchaînent les rendez-vous avec les prostituées…Ah oui, en passant, j’avais oublié les conséquences financières qui peuvent s’avérer assez lourdes. Imaginez, 200$ par jour pendant 1an pour les cas lourds…ça fait plus de 70000$.

D’après vous, parmi les choix suivants, lesquels représentent des facteurs de risque associés au développement de la compulsion sexuelle ?

a)      Un style d’attachement insécure développé dans l’enfance

b)      La présence d’un TDAH

c)       Un environnement familial pauvre

d)      Avoir été victime d’un abus sexuel

e)      Toutes ces réponses

 

La réponse est e : Toutes ces réponses !

L’individu atteint de compulsion sexuelle se sert alors de l’orgasme pour fuir sa réalité qui l’afflige. D’un point de vue physiologique, l’orgasme a alors la même fonction qu’une drogue.

Donc, quand on parle d’orgasme et de sexualité, est-ce mieux trop ou pas assez ?

Un nouveau mouvement a fait son apparition sur Internet dans les dernières années. Nous parlons d’une véritable communauté d’hommes voulant reprendre leur vie en main qui croient aux effets bénéfiques de l’absence de masturbation et d’orgasme pendant une longue période de temps ! Si vous tappez « No Fap » sur google, vous allez avoir ainsi accès à des forums de discussion où des hommes se fixent le défi de ne pas se masturber et d’éviter l’orgasme pendant 90 jours. Ils ont droit à l’orgasme en couple mais pas en utilisant la masturbation. Ces jeunes ambitieux (la plupart ont moins de 40 ans) s’entraident dans les différentes difficultés associées au défi : envies sexuelles fortes, problèmes de sommeil, symptômes dépressifs, pannes de désir (flat line) etc…Certains membres de ces forums (pas tous) ont effectivement une problématique de compulsion sexuelle qu’ils tentent de traiter en utilisant l’abstinence totale. Ils croient également que l’absence de masturbation et d’orgasme augmentera leur succès avec les filles. Qu’en pensez-vous ? Des études effectuées auprès de rats en laboratoire ont quand même prouvé qu’après 7 jours sans éjaculation, leur niveau de testostérone était légèrement plus élevé.

Au-delà de l’envers de la médaille, notons les différents effets positifs associés à l’orgasme :laddiction-sexuelle-obsession-tabou-presque-i-L-f9BK3C

On se sent bien, on gagne en espérance de vie, on dort mieux, on soulage nos maux, on renforce notre système immunitaire, on se détend et on a meilleur mine !

Pour finir, je vous invite à lire un autre article traitant de la légalisant de la masturbation en public en Suède Ai-je bien compris ? Est-ce que ça veut dire que l’éjaculation en public serait également permise ?

http://www.nouvelordremondial.cc/2013/09/19/suede-legalisation-de-la-masturbation-en-public/