Archives de la catégorie ‘Sexologue Montréal’

De plus en plus de gens consultent aujourd’hui en thérapie de couple et je crois que cela représente une très bonne nouvelle pour la société dans le sens que ces individus se questionnant sur leur couple souhaitent prendre leur situation en main. J’observe que beaucoup entretiennent encore des mythes sur comment un couple devrait évoluer avec le temps. La vérité est qu’il n’y a pas un seul parcours et que chaque couple est différent. Toutefois, beaucoup de phases se présentent dans l’évolution de plusieurs couples et celles-ci, quoique la plupart du temps successives, peuvent aussi s’entrecroiser. Voici donc les différentes escales que nous pouvons parcourir quand nous nous engageons dans le voyage que représente la vie en couple.

L’enivrante passion

                Lorsque je croise quelqu’un nouvellement en couple ou même en fréquentation, ce n’est pas rare que je remarque à quel point mon interlocuteur est enthousiaste et a les yeux brillants. Au début d’une relation de couple, nous sommes la plupart du temps sur un nuage. Nous vivons un rêve et je persiste à croire que ce sont de précieux moments dont il faut profiter. Qui dit rêve dit aussi un certain éloignement de la réalité….Nous avons tendance à idéaliser notre partenaire dans cette phase. Étant donné que la passion prend presque toute la place, les problèmes liés au quotidien ou aux divergences des attentes ne sont pas encore mis en lumière…ou presque pas. Le désir sexuel est à son apogée et il y a un plein engagement dans les moments que nous passons à 2 (dans cette phase, on voit moins 2 individus chacun assis sur leur bout de divan en train de consulter leur téléphone). Malheureusement et heureusement, cette phase passionnelle n’est pas éternelle. J’utilise aussi le mot « heureusement » car on ne pourrait pas vivre comme ça sur le long terme considérant nos autres obligations.

L’inconfort de l’exposition à la réalité

                Avec le temps, il s’avère normal que quelques petites choses chez notre partenaire commence à nous déranger. Durant cette 2e escale du couple, l’inconfort est plus ou moins bénin et c’est là que beaucoup d’individus vont commencer à reproduire certains patterns. Par exemple, j’ai plusieurs clients qui ne se sont pas affirmés pendant plusieurs années jusqu’à temps qu’ils finissent par éclater. D’autres couples commenceront à glisser tranquillement vers une routine. Certains commenceront aussi à remettre en question leur relation car ils ont l’impression que l’amour n’est plus là (alors que c’est plutôt la passion qui s’est aténuée). Au niveau de la sexualité, il y a un terrain fertile à l’émergence de problématiques sexuelles. Les individus qui sont beaucoup dans la performance voudront se sécuriser dans des pratiques routinières qu’ils maîtrisent bien. Les couples sont aussi confrontés au fait que les rapports sexuels ne commencent plus de manière aussi spontanée et naturelle qu’avant. Selon les caractéristiques des individus, cette 2e phase que je présente peut prendre plusieurs formes différentes. Elle sera plus courte pour les gens davantage différenciés qui ont un bon contact avec leurs besoins et qui maîtrisent mieux les notions d’intimité relationnelle.

Les luttes de pouvoir et la différenciation

                Ici, le couple va sérieusement être testé. Nous sommes à la croisée des chemins et un nombre significatif de couples va décider de repartir chacun de leur côté sur l’autoroute de la vie. Dans cette 3e escale, on est appelé à vraiment montrer notre vrai visage à son partenaire. Voilà qui je suis…dis-moi vraiment qui tu es. Comme je le rappelle souvent à mes clients, nous devons apprendre à tolérer des discussions difficiles et inconfortables si l’on veut continuer à faire grandir son couple. Ici, les habiletés de communication, d’ouverture et d’écoute active vont faire la différence. En thérapie de couple, j’accompagne les gens pour qu’ils naviguent mieux dans cette phase (les gens commencent souvent une thérapie de couple à ce moment). Une fois que chacun s’est bien compris et entendu, le couple commence une phase de différenciation. Ici, chacun pourra prendre une décision en connaissance de cause par rapport à l’avenir de leur relation. Est-ce que nos attentes sont compatibles ? Voulons-nous visiter les mêmes destinations ? Si vous décidez de continuer votre relation (soit parce que vos attentes respectives sont compatibles ou que vous assumiez certains compromis), bienvenue à la 4e escale qui est :

La douce tranquillité et la création d’une vision commune

                Le couple tend à se stabiliser avec le temps pour ceux qui ont bien navigué dans la troisième escale (luttes de pouvoir et différenciation). Il y aura encore quelques conflits mais normalement, étant donné que nous connaissons mieux notre partenaire, il devrait ne plus avoir beaucoup de mauvaises surprises. Ici, les couples peuvent maintenant instaurer une vision pour leur futur, bâtir des projets et s’apporter un meilleur soutien réciproque. Je crois que ça vaut la peine de se rendre ici car les bienfaits d’une relation stable et sécurisante sont nombreux. Pour être réaliste, je préfère m’éloigner un peu du cliché du long fleuve tranquille car différents évènements peuvent quand même venir bousculer le nouvel équilibre du couple comme les changements professionnels, la venue des enfants, les parents malades, des situations comme la guerre ou les pandémies, etc…Je rappelle aussi que chaque individu n’est pas statique et que les besoins peuvent changer dans le temps…ce qui aussi peut affecter les relations de couple.

Merci d’avoir pris le temps de lire mon article et partagez le si vous sentez que ça pourrait être utile à vos amis ou vos proches !

Je réalise que j’en parle de plus en plus à mes clients…..de l’importance de développer sa curiosité. Quand je réfère à la qualité de curiosité, je pense à la curiosité envers soi-même, les autres, le monde et la vie en général.

                Lorsque vous étiez enfant, rappelez-vous à quel point vous étiez curieux ! Par exemple, l’enfant peut demander à sa mère pourquoi le ciel est bleu, pourquoi il y a de la neige en hiver, etc…Je crois fondamentalement que nous avons naturellement cette curiosité mais qu’en vieillissant, nous avons tendance à la substituer par le jugement et les pensées limitantes.

                Quel est le contraire du jugement ? C’est une bonne question. À mon avis, c’est l’accueil. Quand on accueille quelque chose ou quelqu’un, nous faisons preuve d’ouverture et de curiosité bienveillante. Donc, si vous avez tendance à être trop dur envers vous-même et que vous vous critiquez sans cesse, essayez de remplacer le parent critique en vous par une curiosité bienveillante. Au lieu de vous dire à quel point vous êtes inadéquat, essayez plutôt de vous comprendre en vous posant de nouvelles questions comme : « Qu’est-ce que je peux apprendre sur moi suite à cet événement ? Qu’est-ce qui m’a mené dans cette situation ? Qu’est-ce que j’aurais à améliorer la prochaine fois ? »

                La curiosité par rapport à l’autre s’avère très importante également. En thérapie de couple, j’entends souvent l’un des membres du couple mentionner que son partenaire n’est pas assez curieux. Il est dommage qu’avec le temps, certains arrêtent de s’intéresser à leur partenaire de vie. C’est important de continuer de poser des questions à l’autre, comme on le faisait au début de notre relation. Imaginez si vous rencontrez un ami et que celui-ci ne vous pose pas du tout de questions et parlerait juste de lui. Comment réagiriez-vous ?

                J’ajouterais aussi que la curiosité par rapport au monde qui nous entoure et le sens de la vie est essentielle. Si vous manquez de curiosité, vous risquez d’avoir une vie davantage limitante moins riche d’expériences. Avez-vous tendance à commander toujours la même chose au restaurant ? Prenez-vous votre marche toujours avec le même itinéraire ? Peut-être passez-vous à côté d’expériences enrichissantes. Au niveau de la sexualité, beaucoup de couples se confortent aussi dans une routine sexuelle et gagneraient à développer davantage leur curiosité.

                Pour résumer, je dirais que la curiosité enrichit notre vie de différentes façons, c’est-à-dire qu’elle nous aide à mieux nous connaître par une introspection bienveillante, l’intégration de différentes expériences de vie et des meilleures relations avec les autres !

Etes-vous curieux ? vous avez bien raison. Découvrez dans cet article la  puissance de la curiosité ! - JV-conseil

Dans mon précédent article, j’ai abordé la question du développement personnel. Pour approfondir ce thème, je crois qu’il est essentiel de présenter la notion d’équilibre dans notre développement.

                L’une des étapes cruciales du développement personnel est de définir ce que l’on veut  faire, avoir ou ce que l’on souhaite devenir. Il peut s’avérer tentant de focaliser sur de grands objectifs ambitieux. Cela est tout à fait correct en principe mais attention….Il ne faut pas que l’atteinte d’un objectif dans une sphère de vie donnée vienne hypothéquer les autres sphères de vie. Par exemple, si vous voulez gravir les échelons de votre entreprise, il est possible que vous acceptiez de travailler plus de 60 heures par semaine. Cela pourrait toutefois mettre votre santé à risque tout comme votre vie relationnelle. Je vais donc vous présenter les deux piliers d’un bon plan de développement personnel

La santé

                Peut-on vraiment être heureux si nous sommes en mauvaise santé ? Peut-on vraiment profiter pleinement de nos relations si nous nous sentons affaiblis ? À mon avis, la réponse à ces questions est assez simple. Sans la santé, il s’avère difficile de profiter de la vie. Ainsi, tout plan de développement personnel devrait favoriser les aspects suivants : avoir suffisamment de sommeil, prendre le temps de bien manger, avoir le temps de se ressourcer, tenir une bonne forme physique (sans aller dans les excès), s’assurer que notre corps fonctionne de manière adéquate.

Les relations ou la famille

                Quels sont les plus beaux souvenirs dans votre vie ? Étiez-vous accompagné de vos proches ou seul ? Il est  probable que vous étiez accompagnés dans la plupart des plus beaux moments de votre vie. Nous pouvons vivre de très beaux moments en solitaire mais on dit souvent qu’un plaisir est plus puissant lorsqu’il est partagé. Les relations sont très importantes dans notre vie. Avant de mourir, lorsque les gens réévaluent leur vie, beaucoup expriment des regrets d’avoir négligé leurs relations significatives. Notre besoin relationnel évoluera aussi tout le long de notre vie. À l’adolescence, on cherchera surtout un groupe de pairs. À l’âge adulte, beaucoup investiront davantage une vie familiale…L’important est que l’on puisse se nourrir d’un point de vue relationnel. Par rapport à la famille, celle-ci peut représenter une source de sécurité et de support importante qui viendra même vous aider au niveau de la santé et du développement personnel comme tel. Ici, 1+1 = 3. Donc, quand vous dressez vos objectifs de vie, assurez-vous que cela permette suffisamment d’espace pour avoir une vie relationnelle que ce soit à travers des amitiés, une relation de couple, une famille ou encore un groupe communautaire.

La synergie entre le développement personnel et ses 2 piliers

 Ici, l’idée est que le « Je » sera renforcé par une bonne santé et une vie relationnelle satisfaisante. Notre corps représente le véhicule dans lequel nous parcourons l’autoroute de la vie. Il s’avère très important d’en prendre soin pour apprécier le voyage. Il sera aussi plus agréable d’avoir quelques autres voyageurs dans notre voiture qui pourront nous aider en cas d’imprévu ou nous faire découvrir de nouvelles merveilles ! Pour recevoir, il est aussi important de donner et ce, dans les 2 piliers que je vous ai présenté aujourd’hui. J’espère que vous avez apprécié la lecture de cet article.

On entend souvent parler des concepts de croissance personnelle, coaching ou encore de développement personnel. Dans cet article, j’essaierai de vous faire voir comment j’utilise concrètement des exercices de développement personnel dans le cadre de mes démarches avec mes clients.

Beaucoup de facteurs influencent le déroulement d’une thérapie

                Lorsque nous entamons une thérapie, c’est que souvent nous cherchons à changer certains aspects de notre vie, que ce soit dans notre façon de penser ou encore de se comporter. Lors de mes entrevues initiales, il n’est pas rare que l’individu me demande : « Monsieur Kirouac, ça va prendre combien de rencontres pour que mon problème soit réglé ? » La vaste majorité du temps, je n’ai pas de réponse précise à cette question car trop de facteurs différents viennent influencer le déroulement d’une thérapie. Par exemple, dans ce contexte de pandémie, j’ai vu que davantage de clients atteignent leurs objectifs thérapeutiques. Cela peut paraître étonnant à prime à bord mais cette réalité est causée par le fait que les gens consacrent davantage de temps à leur développement personnel et à l’introspection dans une période où la vie a ralenti et dans laquelle nous sommes dorénavant exposés à moins de distractions ou de sources de surmenage. Et je dois avouer que l’aspect du développement personnel joue un rôle majeur dans une thérapie.

 

Qu’est-ce que le développement personnel ?

                Qu’est-ce que j’entends exactement par développement personnel ? C’est la notion d’un individu qui développe la capacité de s’évaluer humblement, qui est conscient de ce qu’il cherche à améliorer et qui est dans un processus de prise d’action pour atteindre les résultats qu’il désire. En thérapie, le but à atteindre peut sembler lointain pour certains clients mais j’encourage les gens à voir chacun de leurs petits succès, chacun des petits pas qu’ils font dans la bonne direction. En thérapie, il est fréquent que je pose la question suivante : « Considérant ce que vous venez de me dire, sentez-vous que cela s’approche ou s’éloigne de votre objectif initial ? ». 

Soyez surtout orienté vers le processus et pas tant sur le résultat

                Voici une philosophie que j’essaie d’inculquer aux gens que je côtoie. Ce n’est pas tant le résultat qui importe mais plutôt toutes les améliorations que nous faisons dans ce processus (ce voyage) qui nous fait tendre vers cet objectif thérapeutique (la destination). Comme exercice de développement personnel, je recommande régulièrement la tenue d’un journal de bord dans lequel j’invite mes clients à noter les progrès qu’ils ont fait ou encore à noter sur une base régulière des pensées positives. Vue ainsi, la thérapie devient donc un voyage dans lequel nous nous améliorons et nous nous développons. C’est super d’être ambitieux et de chercher à devenir la meilleure version de soi-même mais il faut savoir s’apprécier à chaque moment dans ce processus !

                J’espère que cet article a pu apporter une influence positive dans votre vie !

The Importance of Self-Improvement and Personal Growth | Top Practices

Nos vies ont changé drastiquement dans les derniers mois. Comme vous le savez, une pandémie de coronavirus a entraîné une série de mesures et de contraintes sans précédent. Pour la plupart des gens, c’était la première fois de notre vivant que nous assistions à telle situation (hormis ceux ayant vécu la grippe espagnole autour de 1919, il y a un peu plus de cent ans). D’un point de vue psychologique, cela a amené des nouvelles problématiques auxquelles je fais face dans ma pratique. Ici,  nous allons davantage explorer comment cela a changé et affecté la vie de couple

 

 

Trop de proximité = déséquilibre

                Si vous avez besoin d’être seul, c’est tout à fait normal car être confiné 24 heures sur 24 avec quelqu’un dans un espace restreint amène un déséquilibre. Bien que certains vont mieux tolérer cette proximité que d’autres, il faudra envisager certains ajustements pour le couple, surtout s’il y a un solitaire introverti dans la dyade. Comme recommandation, je dirais de prendre régulièrement des moments pour vous retrouver et être dans votre bulle. Chaque personne du couple a le droit d’être seule une fois de temps en temps et il s’avère important de ne pas le prendre personnel si notre partenaire a besoin de prendre du temps pour soi. Dans ce contexte où les activités extérieures sont restreintes, nous devons faire preuve d’une certaine créativité pour créer notre bulle à l’intérieur de notre chez-soi, surtout si celui-ci est petit. Sinon, aller prendre une marche peut toujours nous faire du bien !

L’importance de faire une bonne équipe

Dans un tel contexte, certains couples pourront même en ressortir plus fort une fois que la pandémie sera derrière nous. Comment ? En faisant preuve d’une grande solidarité et de voir son partenaire comme un allié précieux. Ici, une communication ouverte, transparente et respectueuse sera la clef. Lorsque nous passons beaucoup de temps avec quelqu’un et que la vie quotidienne prend encore davantage de place, il y aura davantage d’événements susceptibles d’entraîner des conflits. Chacun devra alors nommer les choses, faire face aux conflits et être à l’écoute de l’autre. Peut-être cette période de confinement vous aidera aussi à mieux connaître votre partenaire, tant au niveau de ses qualités que de ses défauts. Pour résumer, je dirais qu’il faut privilégier des discussions orientées vers des solutions gagnant-gagnant que des confrontations où chacun cherche à montrer à l’autre qu’il a raison.

 

Le bon vieux renforcement positif

Finalement, n’oubliez pas aussi de dire à votre partenaire tout ce que vous appréciez dans ces gestes au quotidien. Souvent, nous sommes trop dans la critique et pas suffisamment dans l’expression de gratitude. Je dois aussi ajouter que la pandémie représente un stress chronique pour tous, donc cette légèreté dans la vie de couple devient ici encore plus importante !

Voilà, j’espère que ces différents conseils aideront votre couple à sortir encore plus forts de cette épreuve.

couple confinement

Parfois, je simplifie ce qu’est l’anxiété en le formulant comme suit : « Si vous êtes anxieux, c’est que vous pensez à ce que vous ne voulez pas ». Dans la plupart des cas, cet énoncé s’avère vrai. Si vous avez peur avant de faire une présentation devant public, c’est que vous imaginez probablement un scénario où votre prestation ne sera pas à la hauteur de vos attentes. Si on pense à la personne qui est anxieuse à l’idée de conduire une voiture, c’est que celle-ci considère la possibilité d’un accident important.

 

 

L’anxiété est parfois utile

                Avant d’aller plus loin, je tiens à ajouter que l’anxiété peut aussi nous être utile dans la mesure où il y a un danger réel. Par exemple, dans notre contexte actuel de pandémie, l’anxiété de beaucoup de gens est tout à fait justifiée même si elle implique des comportements d’hypervigilance. Si un lion vous court après, votre peur sera aussi utile car une réaction d’indifférence mettrait votre survie en danger.  Le problème est surtout présent lorsque le niveau d’anxiété est disproportionné par rapport au niveau de danger d’une situation donnée (cela s’applique pour beaucoup beaucoup de cas !)

 

Se poser des questions différentes

                L’anxiété provient souvent de questions que nous nous posons pour évaluer une situation : Comment cela pourrait-il mal tourner ? Qu’est-ce que je vais faire si je perds mon emploi ? Est-ce que mon partenaire va m’abandonner ? Si oui, comment ? Qu’est-ce qui est imparfait dans mon environnement ? Vais-je avoir un blanc de mémoire lors de ma présentation ?

                Pour renverser cette situation, je vous proposerais d’évaluer votre vie en vous posant des questions différentes. Cela changera votre perspective pour le mieux. Voici des exemples de questions apportant des réponses plus intéressantes : Qu’est-ce que je peux contrôler dans cette situation ? Comment ai-je réussi dans le passé à surmonter des épreuves difficiles ? Quel est l’aspect positif de cette situation ? Comment pourrais-je tourner cet imprévu à mon avantage ? (Pensez par exemple aux entrepreneurs qui se sont réinventés dans la crise du COVID-19). Qu’est-ce que je veux ? Comment puis-je créer cette journée pour qu’elle soit formidable ?

Mot de la fin

                Voilà, j’avoue que cette approche pour traiter l’anxiété est assez simple mais n’oubliez pas ce point primordial : Nous avons la liberté de percevoir le monde comme nous le voulons. En se posant des questions différentes, nous choisissons de changer l’endroit où nous portons notre attention et nous nous donnons la chance de se sentir vraiment mieux.

 

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Bonjour, dans cet article, je vais vous présenter comment la consommation de pornographie peut venir influencer la dynamique du couple ainsi que les modes de communication entre partenaires.  Voici la situation classique : Un homme vient me consulter car sa conjointe a découvert dans l’historique de recherche qu’il consultait régulièrement des sites pornographiques. Elle lui demande de travailler là-dessus. Souvent, l’individu en question admet qu’il a un problème de dépendance et reconnaît que cette pratique nuit à sa vie. Au fil des rencontres, un dilemme revient souvent : « Que dois-je dévoiler à ma partenaire ? J’ai peur qu’elle soit blessée si je lui avoue que j’ai rechuté. Dois-je lui cacher ? Ou bien lui dire que j’y retourne (vers la pornographie) une fois de temps en temps sans aller dans les détails ? »

 

 

Consommation de pornographie : cause ou symptôme ?

                Comment composer avec ce type de difficultés ? Tout d’abord, la présence d’une dépendance à la pornographie amène souvent un éloignement relationnel. Dans certains cas, par contre, il est possible que la consommation de pornographie soit un symptôme d’un manque d’intimité qui était déjà là à la base. Comme sexologue clinicien, je procède pour évaluer avec rigueur si la dépendance à la pornographie est surtout une cause ou un symptôme.  Peu importe la nature du rapport de cause à effet, le trop grand éloignement dans un couple n’est jamais bon. Donc, si vous cachez à votre partenaire votre consommation de pornographie, cela constitue une forme d’éloignement et il est possible que celle-ci se montre suspecte vis-à-vis de votre comportement. J’ajoute aussi qu’une dépendance à la pornographie amène régulièrement une baisse de désir sexuel envers le ou la partenaire, ce qui renforce encore plus l’éloignement.

Comment favoriser une bonne alliance dans le couple dans un tel contexte

                À titre de solution possible, je dirais que chaque couple doit se doter de règles claires quant au type de communication qui est souhaité par rapport à la dépendance à la pornographie chez l’un des membres. Cette communication devra être faite dans un climat d’ouverture, de non-jugement, d’écoute, d’empathie et de compréhension. Il est normal de se sentir choqué(e) si son conjoint avoue avoir encore succombé à la tentation mais si vous répondez de manière agressive, ça n’aidera pas votre partenaire à s’ouvrir davantage. Au contraire, celui-ci pourrait même se fermer davantage à l’avenir. Pour le patient affecté par la consommation compulsive de pornographie, il sera important de faire preuve d’humilité, de transparence et d’ouverture face aux questionnements du partenaire. Il faudra donc que chaque membre du couple puisse tolérer l’anxiété qui peut découler de ce type d’échanges et garder une image positive de l’autre. J’ajouterais également que c’est au couple de décider la quantité de détails qui doit être partagée parmi les aspects suivants : fréquence de consommation, durée des épisodes de consommation, contenu des vidéos, contextes dans lesquels il y a eu rechute, solutions tentées, etc…

                Voilà, j’espère que mon article ait pu vous éclairer sur cette situation qui donne des casse-têtes à beaucoup de couples !

 

conflit couple

Bonjour, vous pourrez davantage me connaître grâce à cette vidéo. J’y traite de mon parcours, des différents motifs de consultation, de mon approche thérapeutique ainsi que de télépratique afin de rester accessible pour ma clientèle en ces temps difficiles. Bon visionnement !

À chaque année, selon l’Association québécoise de prévention du suicide, il y a environ 1100 suicides au Québec. Je crois que la meilleure attitude à adopter s’avère surtout celle de la prévention. Agissons là où nous avons encore du contrôle.

                Je crois que la stratégie de prévention la plus importante est celle de briser le tabou du suicide, c’est-à-dire de s’autoriser à en parler ouvertement. Par exemple, si vous vous inquiétez de l’état d’un proche, mieux vaut lui demander directement s’il pense au suicide. Nous ne sommes jamais trop prudents. Voici quelques signes qui pourraient laisser présager un risque suicidaire :

Messages verbaux directs et indirects :

« Je veux me suicider »

« Je veux mourir »

« Je souhaiterais ne plus jamais me réveiller »

« J’ai fait mon testament »

« Je ne m’en sortirai jamais »

Autres indices :

Don d’objets significatifs, retrait et isolement, désintérêt pour la vie, absence d’émotions, état dépressif, brusques changements d’humeur et comportements dangereux

                J’ajouterais qu’il ne faut pas se limiter à ces signes mais aussi se fier à son instinct si vous sentez quelque chose d’inhabituel dans le comportement d’un proche. Dans tous les cas, comme je l’ai mentionné auparavant, mieux vaut aborder la question du suicide directement et le faire sans préjugés. Par exemple, il est faux de penser qu’il est lâche de se suicider ou encore que les gens se suicidant sont courageux. De plus, l’individu suicidaire ne souhaite pas vraiment mourir. Il désire plutôt arrêter de souffrir. Ainsi, le suicide devient une solution définitive à un problème temporaire.

                Comme autre stratégie importante de prévention, j’ajouterais qu’il ne faut pas rester seul. Ici, j’inclus tant les gens ayant des idées suicidaires que les proches d’individus suicidaires. Beaucoup de ressources ayant comme mission la prévention du suicide sont disponibles au Québec. Ne restez pas seul avec ce type de secret. Il s’avère essentiel de constituer un réseau pour diminuer le risque suicidaire d’un proche.

                Il peut être aussi ardu de savoir quoi dire à un proche qui ne va pas bien. Je vous dirais que le plus important est d’écouter et de rester authentique. Ne minimisez pas la souffrance de votre interlocuteur. Nous ne sommes pas obligés d’être intervenants ou psychothérapeutes pour contribuer à la prévention du suicide. Pour aider, voici quelques questions pertinentes :

  • Comment est-ce que tu t’en es sorti quand tu n’allais pas bien dans le passé ?
  • Qu’est-ce qui te retient pour rester en vie ?
  • Parle-moi des moments où c’est moins pire pour toi.

De plus, afin d’évaluer rapidement s’il y a urgence suicidaires, posez les questions suivantes :

  • Comment penses-tu te suicider ?
  • Où penses-tu te suicider ?
  • Quand envisages-tu de te suicider ?

N’hésitez pas à contacter le 911 si le risque est trop grand. Pour conclure, je dirais que si chacun contribue à sa façon à la prévention du suicide, nous pouvons ensemble changer les choses.

Je reçois régulièrement à mon bureau des gens ayant des préoccupations au niveau de leur sexualité. Comme sexologue clinicien et psychothérapeute, j’exerce principalement de la psychothérapie qui est aussi couramment utilisée chez les psychologues. Ici, je voudrais vous faire part d’une croyance erronée assez répandue…

                Cette croyance consiste au fait que nous serions conçus en pièces détachées…Et oui, en pièces détachées tel un meuble IKEA ! Blague à part, je suppose plutôt que beaucoup de gens s’imaginent qu’ils doivent SEULEMENT parler de sexualité avec un sexologue, de rien d’autre. Certains clients vont arriver avec une attitude de type : « Je viens ici régler un problème très spécifique…je ne souhaite pas aborder le reste de ma vie ». Hélas, ce n’est pas comme ça qu’une bonne psychothérapie puisse fonctionner ! La sexualité fait partie de notre être et toutes nos parties ou nos systèmes sont interconnectés entre eux. De plus, je réaffirme qu’une problème sexuel constitue souvent le symptôme d’un problème psychique un peu plus profond (anxiété par exemple).

                Voilà, tout ça pour dire qu’il s’avère très correct et même souhaitable que vous vous permettiez des discussions plus générales avec votre sexologue, que vous parliez aussi des autres sphères de votre vie. Évidemment, du temps devra être consacré pour bien évaluer le trouble sexuel s’il y a lieu mais il faudra aussi prendre le temps de bien vous connaître dans la totalité de votre être !

                Pour conclure, voici une définition de la psychothérapie : « La démarche de psychothérapie consiste essentiellement à accompagner les couples ou les individus dans le cadre des ajustements qu’ils sont appelés à faire à l’intérieur de leurs parcours de vie ou en fonction de divers choix d’orientation qui se présentent à eux »

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