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Dans mon précédent article, j’ai abordé la question du développement personnel. Pour approfondir ce thème, je crois qu’il est essentiel de présenter la notion d’équilibre dans notre développement.

                L’une des étapes cruciales du développement personnel est de définir ce que l’on veut  faire, avoir ou ce que l’on souhaite devenir. Il peut s’avérer tentant de focaliser sur de grands objectifs ambitieux. Cela est tout à fait correct en principe mais attention….Il ne faut pas que l’atteinte d’un objectif dans une sphère de vie donnée vienne hypothéquer les autres sphères de vie. Par exemple, si vous voulez gravir les échelons de votre entreprise, il est possible que vous acceptiez de travailler plus de 60 heures par semaine. Cela pourrait toutefois mettre votre santé à risque tout comme votre vie relationnelle. Je vais donc vous présenter les deux piliers d’un bon plan de développement personnel

La santé

                Peut-on vraiment être heureux si nous sommes en mauvaise santé ? Peut-on vraiment profiter pleinement de nos relations si nous nous sentons affaiblis ? À mon avis, la réponse à ces questions est assez simple. Sans la santé, il s’avère difficile de profiter de la vie. Ainsi, tout plan de développement personnel devrait favoriser les aspects suivants : avoir suffisamment de sommeil, prendre le temps de bien manger, avoir le temps de se ressourcer, tenir une bonne forme physique (sans aller dans les excès), s’assurer que notre corps fonctionne de manière adéquate.

Les relations ou la famille

                Quels sont les plus beaux souvenirs dans votre vie ? Étiez-vous accompagné de vos proches ou seul ? Il est  probable que vous étiez accompagnés dans la plupart des plus beaux moments de votre vie. Nous pouvons vivre de très beaux moments en solitaire mais on dit souvent qu’un plaisir est plus puissant lorsqu’il est partagé. Les relations sont très importantes dans notre vie. Avant de mourir, lorsque les gens réévaluent leur vie, beaucoup expriment des regrets d’avoir négligé leurs relations significatives. Notre besoin relationnel évoluera aussi tout le long de notre vie. À l’adolescence, on cherchera surtout un groupe de pairs. À l’âge adulte, beaucoup investiront davantage une vie familiale…L’important est que l’on puisse se nourrir d’un point de vue relationnel. Par rapport à la famille, celle-ci peut représenter une source de sécurité et de support importante qui viendra même vous aider au niveau de la santé et du développement personnel comme tel. Ici, 1+1 = 3. Donc, quand vous dressez vos objectifs de vie, assurez-vous que cela permette suffisamment d’espace pour avoir une vie relationnelle que ce soit à travers des amitiés, une relation de couple, une famille ou encore un groupe communautaire.

La synergie entre le développement personnel et ses 2 piliers

 Ici, l’idée est que le « Je » sera renforcé par une bonne santé et une vie relationnelle satisfaisante. Notre corps représente le véhicule dans lequel nous parcourons l’autoroute de la vie. Il s’avère très important d’en prendre soin pour apprécier le voyage. Il sera aussi plus agréable d’avoir quelques autres voyageurs dans notre voiture qui pourront nous aider en cas d’imprévu ou nous faire découvrir de nouvelles merveilles ! Pour recevoir, il est aussi important de donner et ce, dans les 2 piliers que je vous ai présenté aujourd’hui. J’espère que vous avez apprécié la lecture de cet article.

On entend souvent parler des concepts de croissance personnelle, coaching ou encore de développement personnel. Dans cet article, j’essaierai de vous faire voir comment j’utilise concrètement des exercices de développement personnel dans le cadre de mes démarches avec mes clients.

Beaucoup de facteurs influencent le déroulement d’une thérapie

                Lorsque nous entamons une thérapie, c’est que souvent nous cherchons à changer certains aspects de notre vie, que ce soit dans notre façon de penser ou encore de se comporter. Lors de mes entrevues initiales, il n’est pas rare que l’individu me demande : « Monsieur Kirouac, ça va prendre combien de rencontres pour que mon problème soit réglé ? » La vaste majorité du temps, je n’ai pas de réponse précise à cette question car trop de facteurs différents viennent influencer le déroulement d’une thérapie. Par exemple, dans ce contexte de pandémie, j’ai vu que davantage de clients atteignent leurs objectifs thérapeutiques. Cela peut paraître étonnant à prime à bord mais cette réalité est causée par le fait que les gens consacrent davantage de temps à leur développement personnel et à l’introspection dans une période où la vie a ralenti et dans laquelle nous sommes dorénavant exposés à moins de distractions ou de sources de surmenage. Et je dois avouer que l’aspect du développement personnel joue un rôle majeur dans une thérapie.

 

Qu’est-ce que le développement personnel ?

                Qu’est-ce que j’entends exactement par développement personnel ? C’est la notion d’un individu qui développe la capacité de s’évaluer humblement, qui est conscient de ce qu’il cherche à améliorer et qui est dans un processus de prise d’action pour atteindre les résultats qu’il désire. En thérapie, le but à atteindre peut sembler lointain pour certains clients mais j’encourage les gens à voir chacun de leurs petits succès, chacun des petits pas qu’ils font dans la bonne direction. En thérapie, il est fréquent que je pose la question suivante : « Considérant ce que vous venez de me dire, sentez-vous que cela s’approche ou s’éloigne de votre objectif initial ? ». 

Soyez surtout orienté vers le processus et pas tant sur le résultat

                Voici une philosophie que j’essaie d’inculquer aux gens que je côtoie. Ce n’est pas tant le résultat qui importe mais plutôt toutes les améliorations que nous faisons dans ce processus (ce voyage) qui nous fait tendre vers cet objectif thérapeutique (la destination). Comme exercice de développement personnel, je recommande régulièrement la tenue d’un journal de bord dans lequel j’invite mes clients à noter les progrès qu’ils ont fait ou encore à noter sur une base régulière des pensées positives. Vue ainsi, la thérapie devient donc un voyage dans lequel nous nous améliorons et nous nous développons. C’est super d’être ambitieux et de chercher à devenir la meilleure version de soi-même mais il faut savoir s’apprécier à chaque moment dans ce processus !

                J’espère que cet article a pu apporter une influence positive dans votre vie !

The Importance of Self-Improvement and Personal Growth | Top Practices

Nos vies ont changé drastiquement dans les derniers mois. Comme vous le savez, une pandémie de coronavirus a entraîné une série de mesures et de contraintes sans précédent. Pour la plupart des gens, c’était la première fois de notre vivant que nous assistions à telle situation (hormis ceux ayant vécu la grippe espagnole autour de 1919, il y a un peu plus de cent ans). D’un point de vue psychologique, cela a amené des nouvelles problématiques auxquelles je fais face dans ma pratique. Ici,  nous allons davantage explorer comment cela a changé et affecté la vie de couple

 

 

Trop de proximité = déséquilibre

                Si vous avez besoin d’être seul, c’est tout à fait normal car être confiné 24 heures sur 24 avec quelqu’un dans un espace restreint amène un déséquilibre. Bien que certains vont mieux tolérer cette proximité que d’autres, il faudra envisager certains ajustements pour le couple, surtout s’il y a un solitaire introverti dans la dyade. Comme recommandation, je dirais de prendre régulièrement des moments pour vous retrouver et être dans votre bulle. Chaque personne du couple a le droit d’être seule une fois de temps en temps et il s’avère important de ne pas le prendre personnel si notre partenaire a besoin de prendre du temps pour soi. Dans ce contexte où les activités extérieures sont restreintes, nous devons faire preuve d’une certaine créativité pour créer notre bulle à l’intérieur de notre chez-soi, surtout si celui-ci est petit. Sinon, aller prendre une marche peut toujours nous faire du bien !

L’importance de faire une bonne équipe

Dans un tel contexte, certains couples pourront même en ressortir plus fort une fois que la pandémie sera derrière nous. Comment ? En faisant preuve d’une grande solidarité et de voir son partenaire comme un allié précieux. Ici, une communication ouverte, transparente et respectueuse sera la clef. Lorsque nous passons beaucoup de temps avec quelqu’un et que la vie quotidienne prend encore davantage de place, il y aura davantage d’événements susceptibles d’entraîner des conflits. Chacun devra alors nommer les choses, faire face aux conflits et être à l’écoute de l’autre. Peut-être cette période de confinement vous aidera aussi à mieux connaître votre partenaire, tant au niveau de ses qualités que de ses défauts. Pour résumer, je dirais qu’il faut privilégier des discussions orientées vers des solutions gagnant-gagnant que des confrontations où chacun cherche à montrer à l’autre qu’il a raison.

 

Le bon vieux renforcement positif

Finalement, n’oubliez pas aussi de dire à votre partenaire tout ce que vous appréciez dans ces gestes au quotidien. Souvent, nous sommes trop dans la critique et pas suffisamment dans l’expression de gratitude. Je dois aussi ajouter que la pandémie représente un stress chronique pour tous, donc cette légèreté dans la vie de couple devient ici encore plus importante !

Voilà, j’espère que ces différents conseils aideront votre couple à sortir encore plus forts de cette épreuve.

couple confinement

Parfois, je simplifie ce qu’est l’anxiété en le formulant comme suit : « Si vous êtes anxieux, c’est que vous pensez à ce que vous ne voulez pas ». Dans la plupart des cas, cet énoncé s’avère vrai. Si vous avez peur avant de faire une présentation devant public, c’est que vous imaginez probablement un scénario où votre prestation ne sera pas à la hauteur de vos attentes. Si on pense à la personne qui est anxieuse à l’idée de conduire une voiture, c’est que celle-ci considère la possibilité d’un accident important.

 

 

L’anxiété est parfois utile

                Avant d’aller plus loin, je tiens à ajouter que l’anxiété peut aussi nous être utile dans la mesure où il y a un danger réel. Par exemple, dans notre contexte actuel de pandémie, l’anxiété de beaucoup de gens est tout à fait justifiée même si elle implique des comportements d’hypervigilance. Si un lion vous court après, votre peur sera aussi utile car une réaction d’indifférence mettrait votre survie en danger.  Le problème est surtout présent lorsque le niveau d’anxiété est disproportionné par rapport au niveau de danger d’une situation donnée (cela s’applique pour beaucoup beaucoup de cas !)

 

Se poser des questions différentes

                L’anxiété provient souvent de questions que nous nous posons pour évaluer une situation : Comment cela pourrait-il mal tourner ? Qu’est-ce que je vais faire si je perds mon emploi ? Est-ce que mon partenaire va m’abandonner ? Si oui, comment ? Qu’est-ce qui est imparfait dans mon environnement ? Vais-je avoir un blanc de mémoire lors de ma présentation ?

                Pour renverser cette situation, je vous proposerais d’évaluer votre vie en vous posant des questions différentes. Cela changera votre perspective pour le mieux. Voici des exemples de questions apportant des réponses plus intéressantes : Qu’est-ce que je peux contrôler dans cette situation ? Comment ai-je réussi dans le passé à surmonter des épreuves difficiles ? Quel est l’aspect positif de cette situation ? Comment pourrais-je tourner cet imprévu à mon avantage ? (Pensez par exemple aux entrepreneurs qui se sont réinventés dans la crise du COVID-19). Qu’est-ce que je veux ? Comment puis-je créer cette journée pour qu’elle soit formidable ?

Mot de la fin

                Voilà, j’avoue que cette approche pour traiter l’anxiété est assez simple mais n’oubliez pas ce point primordial : Nous avons la liberté de percevoir le monde comme nous le voulons. En se posant des questions différentes, nous choisissons de changer l’endroit où nous portons notre attention et nous nous donnons la chance de se sentir vraiment mieux.

 

anxiety

Bonjour, dans cet article, je vais vous présenter comment la consommation de pornographie peut venir influencer la dynamique du couple ainsi que les modes de communication entre partenaires.  Voici la situation classique : Un homme vient me consulter car sa conjointe a découvert dans l’historique de recherche qu’il consultait régulièrement des sites pornographiques. Elle lui demande de travailler là-dessus. Souvent, l’individu en question admet qu’il a un problème de dépendance et reconnaît que cette pratique nuit à sa vie. Au fil des rencontres, un dilemme revient souvent : « Que dois-je dévoiler à ma partenaire ? J’ai peur qu’elle soit blessée si je lui avoue que j’ai rechuté. Dois-je lui cacher ? Ou bien lui dire que j’y retourne (vers la pornographie) une fois de temps en temps sans aller dans les détails ? »

 

 

Consommation de pornographie : cause ou symptôme ?

                Comment composer avec ce type de difficultés ? Tout d’abord, la présence d’une dépendance à la pornographie amène souvent un éloignement relationnel. Dans certains cas, par contre, il est possible que la consommation de pornographie soit un symptôme d’un manque d’intimité qui était déjà là à la base. Comme sexologue clinicien, je procède pour évaluer avec rigueur si la dépendance à la pornographie est surtout une cause ou un symptôme.  Peu importe la nature du rapport de cause à effet, le trop grand éloignement dans un couple n’est jamais bon. Donc, si vous cachez à votre partenaire votre consommation de pornographie, cela constitue une forme d’éloignement et il est possible que celle-ci se montre suspecte vis-à-vis de votre comportement. J’ajoute aussi qu’une dépendance à la pornographie amène régulièrement une baisse de désir sexuel envers le ou la partenaire, ce qui renforce encore plus l’éloignement.

Comment favoriser une bonne alliance dans le couple dans un tel contexte

                À titre de solution possible, je dirais que chaque couple doit se doter de règles claires quant au type de communication qui est souhaité par rapport à la dépendance à la pornographie chez l’un des membres. Cette communication devra être faite dans un climat d’ouverture, de non-jugement, d’écoute, d’empathie et de compréhension. Il est normal de se sentir choqué(e) si son conjoint avoue avoir encore succombé à la tentation mais si vous répondez de manière agressive, ça n’aidera pas votre partenaire à s’ouvrir davantage. Au contraire, celui-ci pourrait même se fermer davantage à l’avenir. Pour le patient affecté par la consommation compulsive de pornographie, il sera important de faire preuve d’humilité, de transparence et d’ouverture face aux questionnements du partenaire. Il faudra donc que chaque membre du couple puisse tolérer l’anxiété qui peut découler de ce type d’échanges et garder une image positive de l’autre. J’ajouterais également que c’est au couple de décider la quantité de détails qui doit être partagée parmi les aspects suivants : fréquence de consommation, durée des épisodes de consommation, contenu des vidéos, contextes dans lesquels il y a eu rechute, solutions tentées, etc…

                Voilà, j’espère que mon article ait pu vous éclairer sur cette situation qui donne des casse-têtes à beaucoup de couples !

 

conflit couple

Bonjour, vous pourrez davantage me connaître grâce à cette vidéo. J’y traite de mon parcours, des différents motifs de consultation, de mon approche thérapeutique ainsi que de télépratique afin de rester accessible pour ma clientèle en ces temps difficiles. Bon visionnement !

À chaque année, selon l’Association québécoise de prévention du suicide, il y a environ 1100 suicides au Québec. Je crois que la meilleure attitude à adopter s’avère surtout celle de la prévention. Agissons là où nous avons encore du contrôle.

                Je crois que la stratégie de prévention la plus importante est celle de briser le tabou du suicide, c’est-à-dire de s’autoriser à en parler ouvertement. Par exemple, si vous vous inquiétez de l’état d’un proche, mieux vaut lui demander directement s’il pense au suicide. Nous ne sommes jamais trop prudents. Voici quelques signes qui pourraient laisser présager un risque suicidaire :

Messages verbaux directs et indirects :

« Je veux me suicider »

« Je veux mourir »

« Je souhaiterais ne plus jamais me réveiller »

« J’ai fait mon testament »

« Je ne m’en sortirai jamais »

Autres indices :

Don d’objets significatifs, retrait et isolement, désintérêt pour la vie, absence d’émotions, état dépressif, brusques changements d’humeur et comportements dangereux

                J’ajouterais qu’il ne faut pas se limiter à ces signes mais aussi se fier à son instinct si vous sentez quelque chose d’inhabituel dans le comportement d’un proche. Dans tous les cas, comme je l’ai mentionné auparavant, mieux vaut aborder la question du suicide directement et le faire sans préjugés. Par exemple, il est faux de penser qu’il est lâche de se suicider ou encore que les gens se suicidant sont courageux. De plus, l’individu suicidaire ne souhaite pas vraiment mourir. Il désire plutôt arrêter de souffrir. Ainsi, le suicide devient une solution définitive à un problème temporaire.

                Comme autre stratégie importante de prévention, j’ajouterais qu’il ne faut pas rester seul. Ici, j’inclus tant les gens ayant des idées suicidaires que les proches d’individus suicidaires. Beaucoup de ressources ayant comme mission la prévention du suicide sont disponibles au Québec. Ne restez pas seul avec ce type de secret. Il s’avère essentiel de constituer un réseau pour diminuer le risque suicidaire d’un proche.

                Il peut être aussi ardu de savoir quoi dire à un proche qui ne va pas bien. Je vous dirais que le plus important est d’écouter et de rester authentique. Ne minimisez pas la souffrance de votre interlocuteur. Nous ne sommes pas obligés d’être intervenants ou psychothérapeutes pour contribuer à la prévention du suicide. Pour aider, voici quelques questions pertinentes :

  • Comment est-ce que tu t’en es sorti quand tu n’allais pas bien dans le passé ?
  • Qu’est-ce qui te retient pour rester en vie ?
  • Parle-moi des moments où c’est moins pire pour toi.

De plus, afin d’évaluer rapidement s’il y a urgence suicidaires, posez les questions suivantes :

  • Comment penses-tu te suicider ?
  • Où penses-tu te suicider ?
  • Quand envisages-tu de te suicider ?

N’hésitez pas à contacter le 911 si le risque est trop grand. Pour conclure, je dirais que si chacun contribue à sa façon à la prévention du suicide, nous pouvons ensemble changer les choses.

Je reçois régulièrement à mon bureau des gens ayant des préoccupations au niveau de leur sexualité. Comme sexologue clinicien et psychothérapeute, j’exerce principalement de la psychothérapie qui est aussi couramment utilisée chez les psychologues. Ici, je voudrais vous faire part d’une croyance erronée assez répandue…

                Cette croyance consiste au fait que nous serions conçus en pièces détachées…Et oui, en pièces détachées tel un meuble IKEA ! Blague à part, je suppose plutôt que beaucoup de gens s’imaginent qu’ils doivent SEULEMENT parler de sexualité avec un sexologue, de rien d’autre. Certains clients vont arriver avec une attitude de type : « Je viens ici régler un problème très spécifique…je ne souhaite pas aborder le reste de ma vie ». Hélas, ce n’est pas comme ça qu’une bonne psychothérapie puisse fonctionner ! La sexualité fait partie de notre être et toutes nos parties ou nos systèmes sont interconnectés entre eux. De plus, je réaffirme qu’une problème sexuel constitue souvent le symptôme d’un problème psychique un peu plus profond (anxiété par exemple).

                Voilà, tout ça pour dire qu’il s’avère très correct et même souhaitable que vous vous permettiez des discussions plus générales avec votre sexologue, que vous parliez aussi des autres sphères de votre vie. Évidemment, du temps devra être consacré pour bien évaluer le trouble sexuel s’il y a lieu mais il faudra aussi prendre le temps de bien vous connaître dans la totalité de votre être !

                Pour conclure, voici une définition de la psychothérapie : « La démarche de psychothérapie consiste essentiellement à accompagner les couples ou les individus dans le cadre des ajustements qu’ils sont appelés à faire à l’intérieur de leurs parcours de vie ou en fonction de divers choix d’orientation qui se présentent à eux »

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Souvent, en thérapie de couple, j’explique à mes clients les différences entre un couple différencié et un couple fusionnel. Dans ce bref article, j’essaierai de vous illustrer le plus simplement possible ce qui distingue ces deux types de couples.

Couple fusionnel

Regardons d’abord la dynamique de couple la plus répandue, c’est-à-dire celle du couple qui est plutôt fusionnel. Ici, il y a de part et d’autre des difficultés au niveau de l’affirmation de soi car il y a une peur de blesser l’autre ou d’abîmer la relation. Chacun a tellement peur de la séparation que l’individualité est étouffée. L’individu fusionnel aura surtout tendance à accumuler du ressentiment et à finir par exploser, ce qui sera encore plus dommageable pour la relation. Au niveau de la sexualité, on pourra voir un certain conservatisme s’installer. Dans ce type de couple, il est perçu comme risqué de remettre la sexualité en question ou encore d’instaurer de nouvelles pratiques. Le couple fusionnel est malheureusement davantage guidé par des peurs et non de véritables désirs. Dans une fusion davantage intense, la différence peut être perçue comme une menace. Par exemple, il y aura malaise si notre opinion diverge de celle de notre conjoint ou conjointe. Finalement, j’ajouterais que le couple fusionnel a une faible tolérance à l’anxiété ainsi qu’une grande réactivité émotionnelle. Par exemple, les conflits seront très difficiles à tolérer et il y aura un besoin d’être rassuré rapidement en cas de tension. Ici, l’anxiété découlant d’un conflit est difficilement tolérable et il y a réactivité émotionnelle dans le sens que cette anxiété est très facilement déclenchée. Il s’avère malheureusement difficile pour le couple trop fusionnel d’évoluer et de grandir.

 

Couple différencié

Je tiens à préciser que le couple différencié représente un idéal et qu’il est bien de chercher à tendre vers celui-ci (le concept de fusion/différenciation se situe sur un continuum). Dans cette dynamique, chacun a une définition claire de lui-même ou elle-même. Il y a maîtrise de la notion de « Être soi-même tout en étant avec l’autre ». L’individu différencié dans son couple est authentique et spontané. Il sait exprimer clairement ses besoins et ce, sans peur de la réaction de l’autre. Le couple différencié va savoir affronter les problèmes de la vie de front plutôt que de vouloir les éviter (dans un couple fusionnel, il y a de nombreux non-dits). Les individus différenciés savent aussi gérer des conflits et des échanges difficiles avec un minimum de réactivité émotionnel. Il y a moyen de discuter sans réagir tout de suite. Le processus de pensée est clair même s’il y a conflit. Ici, le conflit ne sera pas perçu aussi négativement que dans le couple fusionnel. Au niveau de la sexualité, il y aura une ouverture à en parler et à soulever les insatisfactions s’il y a lieu. Le contexte est plus favorable pour que le couple puisse atteindre son plein potentiel à ce niveau-là.

Voilà, j’espère que cette chronique a pu vous aider à comprendre quelques différences entre les couples différenciés et les couples fusionnels.

 

couple cute

Dans nos vies, nous connaissons tous des périodes plus difficiles dans lesquelles nous pouvons subir différentes conditions: symptômes dépressifs, anxiété ou encore maladie physique. Cela est inévitable et je dois ici rappeler différents éléments que nous pouvons parfois oublier:

  • Que ce soit en thérapie ou dans un processus de croissance personnale, il est insensé de s’attendre à une perpétuelle croissance. Nous faisons tous face à certaines périodes de creux et c’est là qu’il devient important de savoir rebondir et éventuellement aller plus haut qu’avant. Sur le long terme, par contre, il est tout à fait justifié de s’attendre à une croissance mais celle-ci s’avèrera plus probablement cyclique.

  • L’être humain est confronté à la finitude (nous ne sommes pas des êtres infinis). Ainsi, nous sommes tous confrontés au vieillissement et à l’acceptation de nos limites. Avec l’âge, il est normal aussi de parfois être confronté à la maladie ou d’un point de vue plus sexologique, à certaines pertes au niveau de nos capacités sexuelles.

                Considérant le tout, je crois qu’il est important de se rappeler dans ces périodes de creux que la santé (tant physique que mentale) reste ce qui est le plus important. Si vous êtes en bonne santé, il sera plus aisé par exemple de faire face à des événements de vie plus difficiles. Il vous sera aussi plus facile de profiter des bons moments que la vie peut vous apporter. Et d’un point de vue plus relationnel ou sexuel, vous aurez de meilleures conditions pour savourer une sexuelaité plus épanouissante.

                Voilà pourquoi je crois beaucoup à l’implantation de plans d’intervention qui intègrent à la fois des éléments favorisant une bonne santé physique et mentale. De mon côté, je suis surtout spécialisé pour aider au niveau de la santé mentale en offrant un service de psychothérapie mais je peux encourager quand même certains clients à prendre soin de leur santé physique. Si, par exemple, je rencontre un client présentant une dysfonction érectile mais qui souffre aussi d’obésité, je pourrai lui recommander de consulter un médecin pour tenter de perdre du poids. D’un autre point de vue, je crois aussi qu’une psychothérapie peut être utile à quelqu’un souffrant d’une maladie chronique afin que chez cette personne, une meilleure santé mentale puisse permettre une meilleure adaptation à un problème de santé physique.

                Pour conclure, je dirais que dans une société idéale, chacun devrait avoir un médecin de famille mais aussi un psy de famille !

 

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