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Je reçois régulièrement à mon bureau des gens ayant des préoccupations au niveau de leur sexualité. Comme sexologue clinicien et psychothérapeute, j’exerce principalement de la psychothérapie qui est aussi couramment utilisée chez les psychologues. Ici, je voudrais vous faire part d’une croyance erronée assez répandue…

                Cette croyance consiste au fait que nous serions conçus en pièces détachées…Et oui, en pièces détachées tel un meuble IKEA ! Blague à part, je suppose plutôt que beaucoup de gens s’imaginent qu’ils doivent SEULEMENT parler de sexualité avec un sexologue, de rien d’autre. Certains clients vont arriver avec une attitude de type : « Je viens ici régler un problème très spécifique…je ne souhaite pas aborder le reste de ma vie ». Hélas, ce n’est pas comme ça qu’une bonne psychothérapie puisse fonctionner ! La sexualité fait partie de notre être et toutes nos parties ou nos systèmes sont interconnectés entre eux. De plus, je réaffirme qu’une problème sexuel constitue souvent le symptôme d’un problème psychique un peu plus profond (anxiété par exemple).

                Voilà, tout ça pour dire qu’il s’avère très correct et même souhaitable que vous vous permettiez des discussions plus générales avec votre sexologue, que vous parliez aussi des autres sphères de votre vie. Évidemment, du temps devra être consacré pour bien évaluer le trouble sexuel s’il y a lieu mais il faudra aussi prendre le temps de bien vous connaître dans la totalité de votre être !

                Pour conclure, voici une définition de la psychothérapie : « La démarche de psychothérapie consiste essentiellement à accompagner les couples ou les individus dans le cadre des ajustements qu’ils sont appelés à faire à l’intérieur de leurs parcours de vie ou en fonction de divers choix d’orientation qui se présentent à eux »

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Souvent, en thérapie de couple, j’explique à mes clients les différences entre un couple différencié et un couple fusionnel. Dans ce bref article, j’essaierai de vous illustrer le plus simplement possible ce qui distingue ces deux types de couples.

Couple fusionnel

Regardons d’abord la dynamique de couple la plus répandue, c’est-à-dire celle du couple qui est plutôt fusionnel. Ici, il y a de part et d’autre des difficultés au niveau de l’affirmation de soi car il y a une peur de blesser l’autre ou d’abîmer la relation. Chacun a tellement peur de la séparation que l’individualité est étouffée. L’individu fusionnel aura surtout tendance à accumuler du ressentiment et à finir par exploser, ce qui sera encore plus dommageable pour la relation. Au niveau de la sexualité, on pourra voir un certain conservatisme s’installer. Dans ce type de couple, il est perçu comme risqué de remettre la sexualité en question ou encore d’instaurer de nouvelles pratiques. Le couple fusionnel est malheureusement davantage guidé par des peurs et non de véritables désirs. Dans une fusion davantage intense, la différence peut être perçue comme une menace. Par exemple, il y aura malaise si notre opinion diverge de celle de notre conjoint ou conjointe. Finalement, j’ajouterais que le couple fusionnel a une faible tolérance à l’anxiété ainsi qu’une grande réactivité émotionnelle. Par exemple, les conflits seront très difficiles à tolérer et il y aura un besoin d’être rassuré rapidement en cas de tension. Ici, l’anxiété découlant d’un conflit est difficilement tolérable et il y a réactivité émotionnelle dans le sens que cette anxiété est très facilement déclenchée. Il s’avère malheureusement difficile pour le couple trop fusionnel d’évoluer et de grandir.

 

Couple différencié

Je tiens à préciser que le couple différencié représente un idéal et qu’il est bien de chercher à tendre vers celui-ci (le concept de fusion/différenciation se situe sur un continuum). Dans cette dynamique, chacun a une définition claire de lui-même ou elle-même. Il y a maîtrise de la notion de « Être soi-même tout en étant avec l’autre ». L’individu différencié dans son couple est authentique et spontané. Il sait exprimer clairement ses besoins et ce, sans peur de la réaction de l’autre. Le couple différencié va savoir affronter les problèmes de la vie de front plutôt que de vouloir les éviter (dans un couple fusionnel, il y a de nombreux non-dits). Les individus différenciés savent aussi gérer des conflits et des échanges difficiles avec un minimum de réactivité émotionnel. Il y a moyen de discuter sans réagir tout de suite. Le processus de pensée est clair même s’il y a conflit. Ici, le conflit ne sera pas perçu aussi négativement que dans le couple fusionnel. Au niveau de la sexualité, il y aura une ouverture à en parler et à soulever les insatisfactions s’il y a lieu. Le contexte est plus favorable pour que le couple puisse atteindre son plein potentiel à ce niveau-là.

Voilà, j’espère que cette chronique a pu vous aider à comprendre quelques différences entre les couples différenciés et les couples fusionnels.

 

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Dans nos vies, nous connaissons tous des périodes plus difficiles dans lesquelles nous pouvons subir différentes conditions: symptômes dépressifs, anxiété ou encore maladie physique. Cela est inévitable et je dois ici rappeler différents éléments que nous pouvons parfois oublier:

  • Que ce soit en thérapie ou dans un processus de croissance personnale, il est insensé de s’attendre à une perpétuelle croissance. Nous faisons tous face à certaines périodes de creux et c’est là qu’il devient important de savoir rebondir et éventuellement aller plus haut qu’avant. Sur le long terme, par contre, il est tout à fait justifié de s’attendre à une croissance mais celle-ci s’avèrera plus probablement cyclique.

  • L’être humain est confronté à la finitude (nous ne sommes pas des êtres infinis). Ainsi, nous sommes tous confrontés au vieillissement et à l’acceptation de nos limites. Avec l’âge, il est normal aussi de parfois être confronté à la maladie ou d’un point de vue plus sexologique, à certaines pertes au niveau de nos capacités sexuelles.

                Considérant le tout, je crois qu’il est important de se rappeler dans ces périodes de creux que la santé (tant physique que mentale) reste ce qui est le plus important. Si vous êtes en bonne santé, il sera plus aisé par exemple de faire face à des événements de vie plus difficiles. Il vous sera aussi plus facile de profiter des bons moments que la vie peut vous apporter. Et d’un point de vue plus relationnel ou sexuel, vous aurez de meilleures conditions pour savourer une sexuelaité plus épanouissante.

                Voilà pourquoi je crois beaucoup à l’implantation de plans d’intervention qui intègrent à la fois des éléments favorisant une bonne santé physique et mentale. De mon côté, je suis surtout spécialisé pour aider au niveau de la santé mentale en offrant un service de psychothérapie mais je peux encourager quand même certains clients à prendre soin de leur santé physique. Si, par exemple, je rencontre un client présentant une dysfonction érectile mais qui souffre aussi d’obésité, je pourrai lui recommander de consulter un médecin pour tenter de perdre du poids. D’un autre point de vue, je crois aussi qu’une psychothérapie peut être utile à quelqu’un souffrant d’une maladie chronique afin que chez cette personne, une meilleure santé mentale puisse permettre une meilleure adaptation à un problème de santé physique.

                Pour conclure, je dirais que dans une société idéale, chacun devrait avoir un médecin de famille mais aussi un psy de famille !

 

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Ceci est un autre article traitant de ma vision de l’approche existentielle en thérapie. À mon avis, beaucoup de troubles psychiques ou sexuels peuvent être en partie attribuables à des sources d’anxiété plus profondes comme l’anxiété d’insignifiance.

                               On entend très souvent la notion de « trouver un sens à sa vie » mais c’est quoi véritablement ? Je dirais que ce concept s’avère difficile à expliquer en termes très concrets. Selon mon expérience, il est plus pertinent de le décrire de façon phénoménologique, dans le sens que quelqu’un ayant une vie signifiante aura une certaine expérience de vie (émotions, pensées, comportements…) que quelqu’un ayant une vie insignifiante n’aura pas.  En fait, beaucoup de gens manifestent des symptômes pouvant laisser présager une anxiété d’insignifiance. Cela peut prendre la forme d’un sentiment d’aliénation ou encore de cynisme. Ça peut même être des gens qui semblent très heureux de l’extérieur mais qui vivent une vie très vide.

                Les individus ayant un vide important dans leur vie chercheront à la fuir de différentes façons comme par des problèmes de dépendance ou encore ils surcompenseront leur sentiment d’insignifiance par un investissement du « paraître » ou de l’ « avoir ». Ici, je réfère aux gens extrêmement superficiels notamment ceux qui cherchent à impressionner les autres. Gardez en tête que ces gens sont souvent de bons « compensateurs ». Plus grand est l’excès dans le comportement de quelqu’un, plus grand souvent s’avère le vide à combler…

                Comment est l’expérience des individus qui au contraire vivent une vie riche de sens ? Ma réponse est que c’est surtout une expérience interne de sérénité, de congruence, de présence à soi qui tend davantage vers le véritable bonheur. On pourrait apparenter cela à une forme de sagesse. Mais, sincèrement, qui autour de nous a une vie si riche de sens ? C’est une bonne question…car il semblerait que la société nous encourage pas tellement à tendre vers ceci ou nous livrer une conception du bonheur où la présence à soi, le sens de la vie, la congruence et l’authenticité sont valorisées.

                Encore une fois, je réitère que la notion de sens de la vie est compliquée à décrire de façon très concrète. Même en lisant le livre « Le pouvoir du moment présent » de Eckhart Tolle, malgré la qualité de son écriture, nous avons droit à des concepts plutôt abstraits. Comme mot de la fin, je vous dirais que faire régulièrement de l’introspection vous aidera certainement. Par exemple, posez-vous simplement la question suivante : « Qu’est-ce qui me fait sentir VRAIMENT bien ? »

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En thérapie, je vois souvent mes clients faire face à différents types d’anxiété. Par exemple, certains auront peur de faire un faux pas pour une présentation orale ou l’apprenti séducteur craindra un rejet…Toutefois, dans cet article, je vais m’intéresser à une anxiété qui est plus profonde et existentielle, c’est-à-dire la peur de notre propre mort.

                Souvent, ce type d’anxiété s’avère plutôt inconscient. Beaucoup ne vont pas s’avouer à eux-mêmes qu’ils craignent la mort. Hélas, certaines conduites peuvent à mon avis susciter certains questionnements. Que pensez-vous de la personne qui n’est bien nulle part, qui n’arrive pas à se positionner tant par rapport à la carrière ou la vie de couple, qui erre sans but ? Je vois là-dedans un manque au niveau de la capacité d’enracinement, ce qui pourrait être un mécanisme de fuite. Qui dit « peur de la mort » dit également « peur de la vie ». Si vous voulez, la vie représente une série de cycles ou d’expériences. Nous nous engageons dans une expérience, nous grandissons dans le cadre de celle-ci et ensuite nous la digérons. Tout est fini dans la vie, que ce soit les relations, le travail, etc…Quelqu’un ayant peur de s’enraciner pourrait fortement à un niveau inconscient avoir peur de la vie. Rester sur place ou encore stagner sont des postures sans mouvement, sans vitalité…

                D’autres individus s’adapteront différemment face à l’anxiété de finitude. En fait, ils opteront pour une fuite davantage active. Avez-vous déjà entendu l’expression anglaise « Fear of missing out » ? La traduction littérale française signifie « peur de manquer ». Ici, il y a un mode de vie davantage hyperactif où nous ne voulons rien manquer. Nous sommes partout et nulle part en même temps.  Ce qui est bien, c’est que plusieurs expériences sont vécues mais malheureusement, l’individu hyperactif n’a pas le temps de vraiment bien les assimiler. Dans la mentalité « Fear of missing out », nous sommes comme un bateau s’arrêtant sur toutes les îles de la mer sans avoir de plan de match ou de destination claire. Il y a réactivité mais pas vraiment de proactivité et de liberté.

                Comment pourrais-je mieux me positionner face à ce type d’anxiété ? Comme conseil pratique, je dirais que le mieux est de s’enraciner dans sa vie, de vivre continuellement de nouvelles expériences et en prenant le temps de bien les assimiler, c’est-à-dire vous questionner à savoir si cela vous correspond ou pas. Une fois l’expérience « digérée », vous allez mieux vous connaître et devenir une nouvelle personne. Être en vie, c’est continuellement croître et évoluer dans des directions riches de sens.

 

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Dans ce court article, je vais vous amener à réfléchir à la question de liberté. Nous pouvons comprendre ce concept de différentes manières. Ici, je vais le lier au fait d’être présent dans sa vie, d’être totalement « là » et engagé dans le moment. Souvent, l’être humain n’est pas vraiment libre car il est trop attaché à certaines pensées. Nous avons la liberté de choisir à quelles pensées nous allons nous attacher et celles envers lesquelles nous allons adopter une posture de lâcher-prise.

                Par exemple, lors d’un voyage, beaucoup arriveront difficilement à profiter du moment car ils se poseront trop de questions ou encore se concentreront sur des aspects qu’ils n’aiment pas. À différents niveaux, nous avons tous un « parent critique » en nous qui aime détecter les imperfections et cela nous procure un sentiment d’insatisfaction. Si, dans votre vie, vous critiquez beaucoup, il est fort possible que vous soyez souvent habités par des pensées négatives et par conséquent, une difficulté à vivre le moment présent. Quelqu’un de vraiment libre procédera plutôt comme suit: « Si je prends conscience d’une pensée négative, j’ai la possibilité de la laisser passer sans me battre contre elle. Ainsi, je libère mon champ de conscience et je peux accueillir toute l’expérience qui s’offre à moi. J’ai la liberté de pouvoir être présent dans ma vie ».

                Voilà, tout ça pour dire que la vraie liberté commence avant tout par un sentiment de liberté intérieure. D’un point de vue plus pratique, je dirais que si vous avez du mal à ne pas vous laisser contaminer par des pensées négatives, il sera plus aisé de les remplacer par des pensées positives alternatives que de simplement essayer de lâcher-prise qui est un processus plus complexe. En cultivant un esprit d’appréciation et de gratitude, vous allez vous éloigner du côté « parent critque » qui nous pourrit souvent la vie. Chaque soir, prenez 5 minutes pour écrire ce qui s’est bien passé dans votre journée et ce que vous avez aimé. L’exercice peut sembler futile mais essayez-le si cet article vous a parlé.

                Pour conclure, je crois que la liberté est l’une des valeurs les plus importantes car elle nous renvoie à l’une de nos conditions existentielles (nous sommes des êtres libres). Dans mes prochains articles, je vais traiter d’autres éléments existentiels (finitude, besoin de sens et solitude).

 

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Bonjour, beaucoup de clients se montrent intéressés à des exercices ou astuces afin de retrouver une meilleure satisfaction sexuelle. Bien qu’il n’existe pas de recettes miracles, le site web du « Alexander Institute » regorge de ressources intéressantes pour les gens cherchant davantage des solutions plus pratiques.

Je tiens à mentionner que le visionnement de DVD ou la lecture de livres portant sur la sexualité ne remplacera jamais les bienfaits qu’une thérapie peut procurer mais peut tout de même vous apporter des nouvelles idées qui pourraient faire une différence dans la qualité de votre vie sexuelle.

Cliquez ici pour pouvoir accéder à ce site web.

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