Archives de la catégorie ‘Psychothérapie Montréal’

Un jour ou l’autre, cela nous arrivera tous d’être confrontés à des événements de vie difficiles. Par exemple, je constate de plus en plus de diagnostics de cancer autour de moi ou encore je vois des gens qui, même n’ayant pas de diagnostic médical, doivent passer des tests qui pourraient mettre en évidence un cancer ou une maladie grave.

                Comment vous sentiriez-vous si on vous annonçait que vous aviez 10% de chances d’avoir une maladie grave ? Et si c’était 50 % ? Et si le diagnostic de cancer est confirmé ? Comme psychothérapeute, je dois me montrer sensible aux gens qui sont confrontés à ce type d’épreuve. La santé physique et mentale est évidemment très  importante et sans santé, il s’avère difficile de pouvoir apprécier les autres sphères de sa vie. Beaucoup de gens se sentent totalement impuissants lorsqu’ils reçoivent un diagnostic médical négatif et cela est normal. Ce type d’événement vient nous ébranler et remet en question nos projets futurs. Toutefois, il existe des stratégies pour éviter de nous laisser trop empoisonner par cette mauvaise nouvelle.

                Le premier concept que je présente aux gens s’appelle le locus de contrôle. Souvent, nous devons accepter qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous n’avons pas de contrôle. Si vous devez passer une biopsie qui vous inquiète dans deux semaines, cela ne sert à rien de vous préoccuper excessivement du résultat ou encore de faire de multiples recherches sur votre problème médical. En baignant constamment dans le problème, il sera plus difficile de voir clair, de s’en sortir et d’envisager des solutions.  Mieux vaut plutôt mettre son énergie sur un plan d’action basé sur des éléments que vous pouvez contrôler ou influencer. Par exemple, si vous avez reçu un diagnostic de maladie grave, pensez à comment vous pourriez aviser votre employeur, communiquer avec vos assurances, avertir vos proches, etc….Je tiens à préciser que vous n’avez pas à vous mettre immédiatement dans l’action car il vous faudra un certain temps pour digérer et assimiler cette mauvaise nouvelle.

                Ensuite, il sera essentiel de chercher du support auprès de vos proches. Parfois, vous aurez besoin d’une bonne oreille qui saura vous écouter, parfois vous aurez besoin de quelqu’un pour faire des commissions pour vous dans l’éventualité où vos rendez-vous médicaux vous hypothèqueraient au niveau de votre temps. N’ayez pas peur de demander de l’aide.

                Et finalement, le plus important à mon avis est de garder espoir, de continuer d’avoir des rêves et de voir qu’il y a une vie après la maladie (tout dépendamment du type de maladie évidemment). Si vous devez passer des examens médicaux stressants, il n’y a pas encore de diagnostic et mieux vaut ne pas penser au pire scénario. Et si le diagnostic de maladie grave est confirmé, mieux vaut garder en tête que souvent, les gens peuvent s’en remettre et retrouver éventuellement une belle qualité de vie (dans le cas où le pronostic de vie est positif). Je connais plusieurs personnes ayant surmonté le cancer ou d’autres maladies difficiles. L’être humain sous-estime trop souvent sa capacité d’adaptation.

                Voilà, je sais que ce n’est pas nécessairement évident d’appliquer ces conseils mais il s’avère important de prendre soin de soi dans ce type de circonstances.

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On a tous une certaine conception de ce qu’est une thérapie. Nous sommes influencés par ce que nous voyons dans les films. Par exemple, beaucoup peuvent s’imaginer qu’ils doivent s’allonger sur un divan et que le thérapeute silencieux se contentera de prendre quelques notes en retrait. Ce cliché est souvent représenté. Dans ce court article, je vais vous partager ma vision d’un processus thérapeutique.

                Premièrement, j’aimerais aborder le processus interactionnel entre le thérapeute et son client. Plusieurs facteurs influenceront ces interactions : le niveau d’engagement de chacun, le niveau d’introspection du client, l’état dans lequel sont le thérapeute et le client, le niveau de responsabilisation du client par rapport à sa problématique, les résistances du thérapeute et du client, le niveau de tolérance aux silences de chacun….et j’en passe. À mon avis, les meilleures séances sont celles où l’on sent un « flow », c’est-à-dire une grande fluidité dans les échanges. En fait, il s’avère nécessaire de prendre une distance avec l’idée que le thérapeute va « régler » la problématique du client ou que tel un expert, il va tout de suite identifier la cause précise d’une problématique. Le psychothérapeute, bien qu’il porte la responsabilité du processus thérapeutique, agit davantage comme un guide ou un facilitateur et il s’avère plus qu’important que le client entretienne des attentes réalistes envers celui-ci. Voilà pourquoi il peut nous arriver comme thérapeute de parfois « travailler plus fort » que le client en rencontre et cela n’est pas souhaitable. Comment cela se manifeste-t-il en rencontre ? Je dirais qu’un mode « question-réponse » peut s’installer. Le thérapeute pose une question, le client répond…et ainsi de suite. Les réponses sont brèves sans véritable exploration. Et la notion d’exploration représente un concept clé ! Dans la rencontre avec le psychothérapeute, le client a avant tout un rendez-vous avec lui-même et le professionnel est là pour le guider, lui montrer différents chemins, différentes perspectives…l’accompagner dans son univers. Le rythme des échanges verbaux devrait être plutôt lent pour favoriser le contact avec les émotions.  

                Deuxièmement, en évoluant dans ma pratique professionnelle, je suis de plus en plus conscient de ces enjeux et je m’assure de l’engagement de mon client. Comment ? En l’amenant à s’engager dans la thérapie entre les séances. Par exemple, je peux suggérer à l’individu de réfléchir à un thème donné, de méditer sur quelque chose, etc…et c’est là que la rencontre suivante va être facilitée. Je le répète encore…le psychothérapeute est responsable du processus thérapeutique mais il n’est pas responsable du contenu des séances.  J’ai vu vraiment plusieurs personnes dans le cadre de ma pratique et celles ayant eu les meilleurs résultats sont celles qui en rencontre acceptaient l’idée de s’asseoir tranquillement et d’explorer leur situation.

                Finalement, je dirais que plus la personne aidée se dévoile et donne accès à son univers, plus le thérapeute aura de l’information précieuse pour pouvoir ensuite amener de nouvelles prises de conscience ou donner des recommandations davantage personnalisées. Si l’individu veut des résultats rapides et est plutôt centré sur les résultats, les recommandations reçues risquent d’être davantage générales. Voilà, comme mot de la fin, je dirais qu’il est essentiel que le thérapeute donne de l’espoir à son client mais qu’il doit éviter de lui donner l’illusion qu’il réglera tout à sa place.

therapie et patient

Ayant également beaucoup d’expérience dans le domaine du stress post-traumatique, j’aimerais ici vous donner quelques conseils pour gérer les suites d’événements critiques, voir traumatiques. Qu’est-ce que j’entends par « traumatiques »? Je fais ici référence à tout événement où il y a exposition à la mort, à un risque de mourir ou à une situation pouvant menacer notre intégrité physique ou psychologique (comme un abus sexuel par exemple). Le concept d’événement critique est plus large dans le sens qu’il représente une situation inattendue dont l’adaptation est particulièrement difficile, que ce soit une rupture soudaine, une perte d’emploi soudaine ou la mort d’un proche.

                Comment s’adapter à ces différentes réalités ? Tout d’abord, le processus d’adaptation variera en fonction de différents facteurs, c’est-à-dire le degré de sévérité de l’incident, le niveau de résilience de l’individu et la présence ou non d’événements similaires dans le passé de la personne affectée. Quelquefois, l’exposition à un événement traumatique peut résulter en un état de stress aigu ou un état de stress post-traumatique d’où l’importance de consulter le plus vite possible, notamment si ces symptômes persistent : difficultés de concentration, état d’hypovigilance, difficultés de sommeil, hausse ou baisse marquée d’appétit, flashbacks, cauchemars, impression de revivre l’événement, impression d’être « gelé » émotionnellement, perte d’intérêt pour les activités normales, etc…

                Pour vous aider à surmonter les symptômes précédents pouvant sérieusement affecter votre qualité de vie, j’aimerais vous partager quelques conseils ayant aidé certains de mes clients :

  1. Parler de l’événement vécu à quelqu’un de confiance, que ce soit un ami, un membre de la famille ou votre psychothérapeute
  2. Si vous avez du mal à dormir à cause de pensées obsessives ou de flashbacks en lien avec l’événement, je vous encourage à écrire ce qui vous passe par la tête
  3. Tentez de garder de saines habitudes de vie (bien manger, bien dormir) et évitez tout abus d’alcool
  4. Tentez de maintenir vos habitudes et surtout les activités qui vous font du bien, que ce soit le sport, la méditation ou des moments entre amis.
  5. Ne vous isolez pas
  6. Acceptez vos différentes émotions , autorisez-vous à les ressentir pleinement et exprimez les. Le mécanisme de refoulement bloquera votre processus de guérison
  7. Gardez en tête que cette situation est temporaire et non permanente (tel le bouddhisme qui prône la non-permanence de tout)
  8. Réduisez vos comportement d’hypovigilance ou d’évitement (par exemple, j’encouragerais un individu ayant subi un accident de voiture de tenter de revenir sur la route peu à peu afin de surmonter la peur)

Si vous vous êtes senti concernés par cet article et que vous ressentez le besoin d’en parler, je peux certainement vous aider. Je vous souhaite un bel été !

trauma

A-t-on besoin de souffrir ou d’avoir un trouble mental pour consulter en psychothérapie ? La réponse est non. En ayant recours à mes services, vous pouvez essayer mon approche de type coaching. Ici, j’explore avec vous quels aspects de votre vie vous voulez améliorer et nous établissons ensemble un plan pour atteindre vos objectifs. Chaque individu mérite d’atteindre son plein potentiel et il s’avère passionnant d’être dans un processus d’amélioration continue au courant de sa vie. À chaque rencontre, nous revoyons les stratégies que vous avez utilisées et ainsi, nous déterminons ce qui fonctionne bien, ce qui est à améliorer et comment vous vous rapprochez de votre objectif de départ. Passionné de développement personnel, je connais également énormément d’exercices de fixation de buts, de visualisation et de motivation. Chaque psychothérapeute ou sexologue est différent ! Je crois que je me démarque en ajoutant une dimension de coaching à mon service. Si vous avez besoin d’une approche très concrète, je vous suggère de me contacter pour prendre rendez-vous. Veuillez noter que j’utilise aussi les approches cognitivo-comportementale, interactionnelle systémique (pour les couples seulement) et humaniste existentielle.

Man on top of mountain.

Bonjour,

Vous pouvez maintenant vous procurer mon livre « L’essentiel » directement sur Amazon. N’hésitez pas à vous le procurer.

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l'essentiel

Bonjour, je vais maintenant traiter d’un sujet peu abordé dans les domaines de la psychologie et sexologie, c’est-à-dire les idées obsédantes. Toutefois, cela constitue une problématique que j’ai croisée à quelques reprises durant ma carrière.

Qu’est-ce qu’une idée obsédante ? C’est une pensée envahissante qui entraîne de l’anxiété. Il s’avère très difficile de la chasser de son esprit et elle a tendance à revenir nous hanter fréquemment. Les idées obsédantes ou obsessions peuvent prendre plusieurs formes : obsessions sexuelles égodystoniques, anticipation de scénarios négatifs, obsessions liées à la propreté ou au contrôle (souvent des troubles obsessionnels compulsifs), etc… Souvent, ce sont les individus ayant plusieurs traits du trouble de la personnalité obsessionnelle qui sont affectés par cette catégorie de symptômes. Pourquoi est-ce souffrant d’entretenir des obsessions ? Je dirais que ça constitue un frein important à la sérénité et ça maintient un certain niveau d’anxiété.

Comment se libérer de ces obsessions ? Il faut dans un premier temps les accueillir et les accepter. Je vois plusieurs personnes tenter de les combattre à cause de l’inconfort qu’elles suscitent mais ce n’est pas la meilleure stratégie à adopter. Quand nous sommes dans un état d’acceptation (et non de contrôle ou jugement), notre niveau d’anxiété s’abaisse et nous devenons dans une meilleure posture pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous. Ensuite, le but est de comprendre ce qui se cache derrière l’obsession. Est-ce le résultat d’insécurités ? Est-ce en réaction à des sentiments de honte ou de culpabilité ? Est-ce à cause d’un trop grand besoin de contrôle sur son environnement ou les autres ? Une fois que nous comprenons le sens derrière nos obsessions, nous avons déjà une bonne partie du problème résolue.

Dans plusieurs cas, il y a aussi de grandes difficultés à vivre le moment présent et à s’engager pleinement. Si nous sommes envahis par des pensées, cela signifie que nous ne sommes pas totalement connectés avec soi, les autres et l’environnement. Ainsi, nous ne captons pas toute l’information qui devrait l’être car les obsessions créent une interférence importante. Si vous vous sentez extrêmement préoccupé par quelque chose, serez-vous capable d’être à l’écoute de vos proches ? Risquez-vous davantage de faire un accident sur la route ? Allez-vous voir la femme inconnue qui vient de vous sourire ? Ce que je veux démontrer, c’est qu’en entretenant des idées obsessionnelles, nous perdons contact avec une bonne partie de ce qui se passe, de notre expérience de vie. Notre tête devient une sorte de prison….

Pour se reconnecter avec soi, il suffit dans un premier temps de se dire « STOP! » et de s’arrêter. L’objectif est de se recentrer et de faire de l’introspection. Quelle est la source de mon idée obsédante ? Y’a-t-il des solutions possibles ? Si oui, quel serait le premier petit pas que je pourrais franchir ? Ensuite, vous pouvez aussi appliquer des techniques de méditation pleine conscience afin de contacter davantage vos émotions et de les observer. Il est prouvé que méditer quotidiennement s’avère bénéfique pour la santé et diminue le niveau d’anxiété. De plus, dites-vous que vous pouvez choisir de ne pas vous attarder sur une pensée spécifique et simplement la laisser passer. Il y a un flux continuel de pensées dans notre tête mais à quelque part, c’est nous qui décidons de leur accorder plus d’importance ou pas.

Toutefois, beaucoup de cas impliquant des idées obsédantes nécessitent une thérapie car les causes sont souvent plus profondes et demandent un travail émotif. Si vous connaissez de telles difficultés, je peux certainement vous accompagner dans la résolution de celles-ci !

homme-obsession

Bonjour,

           La profession de sexologue a longtemps attiré de multiples préjugés. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de rencontrer des gens qui entretiennent des conceptions erronées  sur le champ de compétences d’un sexologue.

                Tout d’abord, je tiens à dire et redire qu’un sexologue clinicien peut intervenir à un niveau beaucoup plus large que sur la « génitalité » proprement dite. Beaucoup croient à tort que la problématique doit être strictement sexuelle pour qu’une consultation en sexologie puisse être pertinente. Je peux comprendre ces gens car la nomenclature de notre titre (sexologue clinicien) peut inspirer un champ de pratique très pointu, très spécifique. Toutefois, la sexualité représente davantage une spécialisation qu’autre chose car notre formation universitaire nous met en contact avec la pratique des différentes approches thérapeutiques (humaniste existentielle, psychanalyse/sexoanalyse, cognitivo-comportemental et interactionnel systémique) et nous avons aussi une formation pertinente pour l’intervention auprès des différents troubles de santé mentale (troubles de l’humeur, troubles de personnalité, troubles psychotiques, etc…) tout comme de bonnes bases en éthique et déontologie.

                Deuxièmement, la plupart des sexologues cliniciens détiennent également un permis de psychothérapeute leur permettant d’exercer légalement la psychothérapie qui permet d’agir sur un large spectre de problèmes. Ainsi, je peux vous avouer que je vois beaucoup de clients qui n’ont pas vraiment de problèmes sexuels mais qui peuvent présenter les difficultés suivantes :

  • Besoin de support suite à un deuil d’un être cher
  • Problème de dépendance affective
  • Difficultés d’affirmation de soi
  • Difficultés à prendre des décisions dans sa vie, dans ses relations…
  • Problématique d’anxiété sociale
  • Épuisement professionnel
  • Phobies spécifiques

Évidemment, une bonne proportion de mes clients présentent des problèmes plus spécifiques au niveau de la sexualité mais c’est très loin d’être la totalité aussi surprenant que ça puisse paraître ! En fait, à mon avis, la sexualité représente une partie importante de l’être humain qui est en constante interaction avec d’autres facteurs internes (estime de soi, confiance en soi, personnalité, niveau d’anxiété, niveau d’énergie, habiletés de communication, croyances, émotions, santé physique, inconscient, peurs existentielles…) et externes (environnement, partenaire, circonstances de vie, etc…) Un bon sexologue voudra voir plus loin de toute façon afin de détenir un bon portrait global de la situation et d’identifier tous les facteurs pouvant contribuer à la problématique.

Je crois aussi que tout individu doit tout d’abord être bien avec lui-même avant de pouvoir aspirer à se sentir bien dans ses relations et dans sa sexualité. Ainsi, ma philosophie est d’aussi amener mon client à se sentir mieux dans sa peau avant tout ! Il ne faut pas seulement intervenir sur la sexualité. Nous avons beaucoup plus de cordes à notre arc !

En guise de conclusion, j’encourage aussi les gens à partager ce texte car avant de choisir le bon thérapeute, il s’avère essentiel d’avoir une perception juste sur ce qu’il peut nous apporter ! Bonne journée à tous !

psy