Archives de la catégorie ‘Psychothérapie Montréal’

Ayant également beaucoup d’expérience dans le domaine du stress post-traumatique, j’aimerais ici vous donner quelques conseils pour gérer les suites d’événements critiques, voir traumatiques. Qu’est-ce que j’entends par « traumatiques »? Je fais ici référence à tout événement où il y a exposition à la mort, à un risque de mourir ou à une situation pouvant menacer notre intégrité physique ou psychologique (comme un abus sexuel par exemple). Le concept d’événement critique est plus large dans le sens qu’il représente une situation inattendue dont l’adaptation est particulièrement difficile, que ce soit une rupture soudaine, une perte d’emploi soudaine ou la mort d’un proche.

                Comment s’adapter à ces différentes réalités ? Tout d’abord, le processus d’adaptation variera en fonction de différents facteurs, c’est-à-dire le degré de sévérité de l’incident, le niveau de résilience de l’individu et la présence ou non d’événements similaires dans le passé de la personne affectée. Quelquefois, l’exposition à un événement traumatique peut résulter en un état de stress aigu ou un état de stress post-traumatique d’où l’importance de consulter le plus vite possible, notamment si ces symptômes persistent : difficultés de concentration, état d’hypovigilance, difficultés de sommeil, hausse ou baisse marquée d’appétit, flashbacks, cauchemars, impression de revivre l’événement, impression d’être « gelé » émotionnellement, perte d’intérêt pour les activités normales, etc…

                Pour vous aider à surmonter les symptômes précédents pouvant sérieusement affecter votre qualité de vie, j’aimerais vous partager quelques conseils ayant aidé certains de mes clients :

  1. Parler de l’événement vécu à quelqu’un de confiance, que ce soit un ami, un membre de la famille ou votre psychothérapeute
  2. Si vous avez du mal à dormir à cause de pensées obsessives ou de flashbacks en lien avec l’événement, je vous encourage à écrire ce qui vous passe par la tête
  3. Tentez de garder de saines habitudes de vie (bien manger, bien dormir) et évitez tout abus d’alcool
  4. Tentez de maintenir vos habitudes et surtout les activités qui vous font du bien, que ce soit le sport, la méditation ou des moments entre amis.
  5. Ne vous isolez pas
  6. Acceptez vos différentes émotions , autorisez-vous à les ressentir pleinement et exprimez les. Le mécanisme de refoulement bloquera votre processus de guérison
  7. Gardez en tête que cette situation est temporaire et non permanente (tel le bouddhisme qui prône la non-permanence de tout)
  8. Réduisez vos comportement d’hypovigilance ou d’évitement (par exemple, j’encouragerais un individu ayant subi un accident de voiture de tenter de revenir sur la route peu à peu afin de surmonter la peur)

Si vous vous êtes senti concernés par cet article et que vous ressentez le besoin d’en parler, je peux certainement vous aider. Je vous souhaite un bel été !

trauma

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A-t-on besoin de souffrir ou d’avoir un trouble mental pour consulter en psychothérapie ? La réponse est non. En ayant recours à mes services, vous pouvez essayer mon approche de type coaching. Ici, j’explore avec vous quels aspects de votre vie vous voulez améliorer et nous établissons ensemble un plan pour atteindre vos objectifs. Chaque individu mérite d’atteindre son plein potentiel et il s’avère passionnant d’être dans un processus d’amélioration continue au courant de sa vie. À chaque rencontre, nous revoyons les stratégies que vous avez utilisées et ainsi, nous déterminons ce qui fonctionne bien, ce qui est à améliorer et comment vous vous rapprochez de votre objectif de départ. Passionné de développement personnel, je connais également énormément d’exercices de fixation de buts, de visualisation et de motivation. Chaque psychothérapeute ou sexologue est différent ! Je crois que je me démarque en ajoutant une dimension de coaching à mon service. Si vous avez besoin d’une approche très concrète, je vous suggère de me contacter pour prendre rendez-vous. Veuillez noter que j’utilise aussi les approches cognitivo-comportementale, interactionnelle systémique (pour les couples seulement) et humaniste existentielle.

Man on top of mountain.

Bonjour,

Vous pouvez maintenant vous procurer mon livre « L’essentiel » directement sur Amazon. N’hésitez pas à vous le procurer.

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l'essentiel

Bonjour, je vais maintenant traiter d’un sujet peu abordé dans les domaines de la psychologie et sexologie, c’est-à-dire les idées obsédantes. Toutefois, cela constitue une problématique que j’ai croisée à quelques reprises durant ma carrière.

Qu’est-ce qu’une idée obsédante ? C’est une pensée envahissante qui entraîne de l’anxiété. Il s’avère très difficile de la chasser de son esprit et elle a tendance à revenir nous hanter fréquemment. Les idées obsédantes ou obsessions peuvent prendre plusieurs formes : obsessions sexuelles égodystoniques, anticipation de scénarios négatifs, obsessions liées à la propreté ou au contrôle (souvent des troubles obsessionnels compulsifs), etc… Souvent, ce sont les individus ayant plusieurs traits du trouble de la personnalité obsessionnelle qui sont affectés par cette catégorie de symptômes. Pourquoi est-ce souffrant d’entretenir des obsessions ? Je dirais que ça constitue un frein important à la sérénité et ça maintient un certain niveau d’anxiété.

Comment se libérer de ces obsessions ? Il faut dans un premier temps les accueillir et les accepter. Je vois plusieurs personnes tenter de les combattre à cause de l’inconfort qu’elles suscitent mais ce n’est pas la meilleure stratégie à adopter. Quand nous sommes dans un état d’acceptation (et non de contrôle ou jugement), notre niveau d’anxiété s’abaisse et nous devenons dans une meilleure posture pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous. Ensuite, le but est de comprendre ce qui se cache derrière l’obsession. Est-ce le résultat d’insécurités ? Est-ce en réaction à des sentiments de honte ou de culpabilité ? Est-ce à cause d’un trop grand besoin de contrôle sur son environnement ou les autres ? Une fois que nous comprenons le sens derrière nos obsessions, nous avons déjà une bonne partie du problème résolue.

Dans plusieurs cas, il y a aussi de grandes difficultés à vivre le moment présent et à s’engager pleinement. Si nous sommes envahis par des pensées, cela signifie que nous ne sommes pas totalement connectés avec soi, les autres et l’environnement. Ainsi, nous ne captons pas toute l’information qui devrait l’être car les obsessions créent une interférence importante. Si vous vous sentez extrêmement préoccupé par quelque chose, serez-vous capable d’être à l’écoute de vos proches ? Risquez-vous davantage de faire un accident sur la route ? Allez-vous voir la femme inconnue qui vient de vous sourire ? Ce que je veux démontrer, c’est qu’en entretenant des idées obsessionnelles, nous perdons contact avec une bonne partie de ce qui se passe, de notre expérience de vie. Notre tête devient une sorte de prison….

Pour se reconnecter avec soi, il suffit dans un premier temps de se dire « STOP! » et de s’arrêter. L’objectif est de se recentrer et de faire de l’introspection. Quelle est la source de mon idée obsédante ? Y’a-t-il des solutions possibles ? Si oui, quel serait le premier petit pas que je pourrais franchir ? Ensuite, vous pouvez aussi appliquer des techniques de méditation pleine conscience afin de contacter davantage vos émotions et de les observer. Il est prouvé que méditer quotidiennement s’avère bénéfique pour la santé et diminue le niveau d’anxiété. De plus, dites-vous que vous pouvez choisir de ne pas vous attarder sur une pensée spécifique et simplement la laisser passer. Il y a un flux continuel de pensées dans notre tête mais à quelque part, c’est nous qui décidons de leur accorder plus d’importance ou pas.

Toutefois, beaucoup de cas impliquant des idées obsédantes nécessitent une thérapie car les causes sont souvent plus profondes et demandent un travail émotif. Si vous connaissez de telles difficultés, je peux certainement vous accompagner dans la résolution de celles-ci !

homme-obsession

Bonjour,

           La profession de sexologue a longtemps attiré de multiples préjugés. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de rencontrer des gens qui entretiennent des conceptions erronées  sur le champ de compétences d’un sexologue.

                Tout d’abord, je tiens à dire et redire qu’un sexologue clinicien peut intervenir à un niveau beaucoup plus large que sur la « génitalité » proprement dite. Beaucoup croient à tort que la problématique doit être strictement sexuelle pour qu’une consultation en sexologie puisse être pertinente. Je peux comprendre ces gens car la nomenclature de notre titre (sexologue clinicien) peut inspirer un champ de pratique très pointu, très spécifique. Toutefois, la sexualité représente davantage une spécialisation qu’autre chose car notre formation universitaire nous met en contact avec la pratique des différentes approches thérapeutiques (humaniste existentielle, psychanalyse/sexoanalyse, cognitivo-comportemental et interactionnel systémique) et nous avons aussi une formation pertinente pour l’intervention auprès des différents troubles de santé mentale (troubles de l’humeur, troubles de personnalité, troubles psychotiques, etc…) tout comme de bonnes bases en éthique et déontologie.

                Deuxièmement, la plupart des sexologues cliniciens détiennent également un permis de psychothérapeute leur permettant d’exercer légalement la psychothérapie qui permet d’agir sur un large spectre de problèmes. Ainsi, je peux vous avouer que je vois beaucoup de clients qui n’ont pas vraiment de problèmes sexuels mais qui peuvent présenter les difficultés suivantes :

  • Besoin de support suite à un deuil d’un être cher
  • Problème de dépendance affective
  • Difficultés d’affirmation de soi
  • Difficultés à prendre des décisions dans sa vie, dans ses relations…
  • Problématique d’anxiété sociale
  • Épuisement professionnel
  • Phobies spécifiques

Évidemment, une bonne proportion de mes clients présentent des problèmes plus spécifiques au niveau de la sexualité mais c’est très loin d’être la totalité aussi surprenant que ça puisse paraître ! En fait, à mon avis, la sexualité représente une partie importante de l’être humain qui est en constante interaction avec d’autres facteurs internes (estime de soi, confiance en soi, personnalité, niveau d’anxiété, niveau d’énergie, habiletés de communication, croyances, émotions, santé physique, inconscient, peurs existentielles…) et externes (environnement, partenaire, circonstances de vie, etc…) Un bon sexologue voudra voir plus loin de toute façon afin de détenir un bon portrait global de la situation et d’identifier tous les facteurs pouvant contribuer à la problématique.

Je crois aussi que tout individu doit tout d’abord être bien avec lui-même avant de pouvoir aspirer à se sentir bien dans ses relations et dans sa sexualité. Ainsi, ma philosophie est d’aussi amener mon client à se sentir mieux dans sa peau avant tout ! Il ne faut pas seulement intervenir sur la sexualité. Nous avons beaucoup plus de cordes à notre arc !

En guise de conclusion, j’encourage aussi les gens à partager ce texte car avant de choisir le bon thérapeute, il s’avère essentiel d’avoir une perception juste sur ce qu’il peut nous apporter ! Bonne journée à tous !

psy

Bonjour,

Aujourd’hui, je vais traiter des premiers moments lorsque l’on devient amoureux. L’enthousiasme est alors à son plus haut niveau et nous sentons que nous flottons sur un nuage. L’autre remplit nos pensées et nous fait rêver ! Devenir amoureux représente quelque chose de très beau et rajoute évidemment des saveurs à notre vie. Oui, je crois que d’un point de vue phénoménologique, « tomber amoureux » contient une composante de rêve. Rêver, c’est très beau mais cela l’est moins quand il y a un décalage important entre ce que nous percevons et la réalité.

Le plus souvent, différents mécanismes peuvent faire que nous tombons en amour :

  • Nous projetons un idéal sur l’autre
  • Nous voyons surtout les qualités de celui-ci et faisons de l’ « aveuglement volontaire » pour les potentiels défauts
  • Nous imaginons un futur idéalisé avec l’autre. Celui-ci réalisera nos rêves romantiques et sexuels.

À mon avis, je réitère que c’est très sain de rêver et fantasmer mais le principal danger est d’entretenir beaucoup d’attentes envers l’autre et de vivre une importante désillusion. Mentionnons aussi que les êtres humains sont programmés pour se séduire dans les premiers rendez-vous, c’est-à-dire mettre davantage leurs atouts en lumière et leurs défauts à l’arrière-plan, dans l’ombre d’eux-mêmes. Cela explique pourquoi beaucoup de couples se fragilisent avec le temps. Il peut être confrontant de voir en face les points négatifs de l’autre et de les accepter.

J’ai toujours cru que nous avons avantage à vivre le plus consciemment possible, donc en contact avec la réalité. Mais rêver, c’est aussi se projeter dans un scénario futur qui peut devenir réel, c’est créer une projection de soi-même dans le futur qui peut devenir réelle.

Cet article s’avère davantage philosophique. Il n’y a pas de réponses claires à savoir s’il est mieux de rêver ou de rester neutre. Je crois toutefois qu’il est intéressant de se poser les questions suivantes quand nous réfléchissons à notre vie amoureuse :

  • Est-ce que je tombe amoureux/se trop rapidement ?
  • Ai-je tendance à idéaliser rapidement mes partenaires ?
  • Est-ce que je vis souvent une période de désillusion dans mes relations de couple ?
  • Est-ce que je prends suffisamment le temps de connaître l’autre avant de devenir plus intime et de m’engager ?

Les réponses vous permettront d’établir si vous avez tendance à vous enflammer trop rapidement. Toutefois, la prudence excessive n’est pas mieux. Est-ce que vous vous posez beaucoup des questions ci-dessous ? 

  • Quelles seraient les risques possibles à m’engager avec cette personne ?
  • Quels défauts m’agacent chez l’autre ?
  • De quoi devrais-je me méfier ?
  • Sommes-nous vraiment au même stade dans notre vie ?
  • Est-ce qu’il y aurait de meilleures options en termes de partenaire ?
  • Est-ce que je me vois vraiment à long terme avec cette personne ?

Il est sain de se poser ces questions mais si elles vous font perdre de vue tout le positif, il y a un décalage entre la perception et la réalité. Les individus anxieux et évitants auront plutôt tendance à créer des scénarios négatifs et préféreront ne pas s’engager.

À la prochaine pour d’autres articles.

Beautiful girl jumping into the blue night sky

Beautiful girl jumping into the blue night sky with white egret

 

Dans mon dernier article, je traitais de l’importance d’assumer nos différents choix. Maintenant, je vais surtout aborder la dimension que peut prendre la culpabilité dans nos vies et comment nous pouvons nous en libérer.

 

Qu’est-ce que la culpabilité ?

                La plupart du temps, nous nous sentons coupables quand nous sentons que nous avons fait quelque chose du mal, que ce soit envers quelqu’un d’autre ou envers soi-même. La culpabilité se rapproche aussi de la notion de regret. Parfois, nous voudrions tellement revenir en arrière dans notre vie et changer les choix que nous avions effectués à l’époque. Toutefois, ce type de pensée s’avère complètement inutile. Voici une croyance davantage dynamisante que vous pouvez adopter à la place : « Si je me fie aux données qui étaient à ma disposition lorsque j’ai dû faire mon choix, j’ai fait le mieux que j’ai pu pour réaliser le meilleur choix » Nous sommes humains et nous ne pouvons pas prévoir l’avenir. À quoi bon s’en vouloir si vous vous êtes engagés dans une relation de couple avec quelqu’un qui a mal évolué…Souvent, les données initiales fluctuent, à la fois pour le mieux ou pour le pire.

 

Reconnaître ce dont nous ne sommes pas responsables

                En fait, la plupart du temps, je crois que l’être humain détient de bonnes intentions. Pour se libérer de la culpabilité, j’encourage chacun à se demander : « Est-ce que mes intentions étaient bonnes et justes ? » Si la réponse est oui, pourquoi se morfondre dans des sentiments de culpabilité ? Souvent, nous nous sentons responsables des réactions émotionnelles des autres mais il faut garder en tête que ce sont les autres qui créent leur propre expérience et que celle-ci leur appartient. Parfois, ce sont eux qui ont des attentes irréalistes ou qui ont mal communiqués leurs besoins.

 

Le rôle du parent punitif

                Pour mieux comprendre notre relation avec notre culpabilité, nous devons prendre conscience du « parent punitif » que parfois nous portons. Qu’est-ce que le mode « parent punitif » ? C’est la voix critique d’un parent que nous avons introjecté durant notre enfance et qui reste en état de latence, même si celle-ci n’est plus utile pour un adulte autonome. Si vous aviez un parent très critique et sévère, il est alors possible que vous soyez également très exigeant envers vous-même et qu’ainsi, vous vous sentiez facilement coupable si vous n’atteignez pas vos standards ou ceux des autres. Pour changer les émotions qu’on ressent, il faut avant tout comprendre d’où cela provient !

 

Le mot de la fin

Finalement, je conseillerais aux gens qui se sentent souvent coupables de devenir moins exigeants envers eux-mêmes dans les différentes sphères de la vie et d’augmenter leur compassion et tolérance envers soi. Il s’avère important de se donner droit à l’imperfection et à l’erreur. Personne n’est parfait ! Vous verrez, plus vous apprendrez à être bienveillant et tolérant envers vous-même, plus vous le deviendrez avec les autres et vos relations ne s’en porteront que mieux ! À la prochaine pour un autre article.

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