Archives de la catégorie ‘Être mieux avec soi-même’

Dans ce court article, je vais vous amener à réfléchir à la question de liberté. Nous pouvons comprendre ce concept de différentes manières. Ici, je vais le lier au fait d’être présent dans sa vie, d’être totalement « là » et engagé dans le moment. Souvent, l’être humain n’est pas vraiment libre car il est trop attaché à certaines pensées. Nous avons la liberté de choisir à quelles pensées nous allons nous attacher et celles envers lesquelles nous allons adopter une posture de lâcher-prise.

                Par exemple, lors d’un voyage, beaucoup arriveront difficilement à profiter du moment car ils se poseront trop de questions ou encore se concentreront sur des aspects qu’ils n’aiment pas. À différents niveaux, nous avons tous un « parent critique » en nous qui aime détecter les imperfections et cela nous procure un sentiment d’insatisfaction. Si, dans votre vie, vous critiquez beaucoup, il est fort possible que vous soyez souvent habités par des pensées négatives et par conséquent, une difficulté à vivre le moment présent. Quelqu’un de vraiment libre procédera plutôt comme suit: « Si je prends conscience d’une pensée négative, j’ai la possibilité de la laisser passer sans me battre contre elle. Ainsi, je libère mon champ de conscience et je peux accueillir toute l’expérience qui s’offre à moi. J’ai la liberté de pouvoir être présent dans ma vie ».

                Voilà, tout ça pour dire que la vraie liberté commence avant tout par un sentiment de liberté intérieure. D’un point de vue plus pratique, je dirais que si vous avez du mal à ne pas vous laisser contaminer par des pensées négatives, il sera plus aisé de les remplacer par des pensées positives alternatives que de simplement essayer de lâcher-prise qui est un processus plus complexe. En cultivant un esprit d’appréciation et de gratitude, vous allez vous éloigner du côté « parent critque » qui nous pourrit souvent la vie. Chaque soir, prenez 5 minutes pour écrire ce qui s’est bien passé dans votre journée et ce que vous avez aimé. L’exercice peut sembler futile mais essayez-le si cet article vous a parlé.

                Pour conclure, je crois que la liberté est l’une des valeurs les plus importantes car elle nous renvoie à l’une de nos conditions existentielles (nous sommes des êtres libres). Dans mes prochains articles, je vais traiter d’autres éléments existentiels (finitude, besoin de sens et solitude).

 

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On a tous un jour ressenti de la nostalgie par rapport à des événements significatifs du passé. Alors que certains peuvent voir ce sentiment de manière positive, d’autres lui attribueront un sens plus négatif. À mon avis, ce n’est pas tout blanc ou tout noir. Selon Wikipédia, voici la définition de la nostalgie : « La nostalgie est un sentiment de regret des temps passés ou de lieux disparus ou devenus lointains, auxquels on associe des sensations agréables, souvent a posteriori. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d’un de ces éléments passés, les deux éléments les plus fréquents étant l’éloignement spatial et le vieillissement qui représente un éloignement temporel ».  Dans cet article, je vous montrerai différentes facettes du sentiment de nostalgie, qui, à mon avis, a un sens plus large que la définition précédemment citée.

                Je vais commencer par aborder la fonction de fuite qu’on peut associer à la nostalgie. Avez-vous parfois l’impression de vous réfugier dans votre passé ? De vous dire que c’était tellement mieux avant ? D’avoir le goût d’y retourner ? Si cela vous parle, c’est que fort probablement vous avez une tendance à vouloir vous échapper du moment présent…ou encore vous n’êtes pas vraiment satisfait de votre vie ou celle-ci manque actuellement de sens. Voilà, j’ai parfois l’impression que des gens vont se réfugier dans leur passé afin de fuir leur vie. Il y a ici des affects de tristesse et de mélancolie. Nous ne sommes donc pas dans une nostalgie qui est inspirante.

                Chaque médaille a deux faces et c’est la même chose au niveau de ma conception de la nostalgie. Il s’avère aussi possible que vous soyez satisfait de votre vie et que votre historique comporte plusieurs belles mémoires. Il est sain d’apprécier les différents souvenirs de notre passé tout comme le fait de reconnaître que nous avons pu profiter de belles périodes plus heureuses. Si la nostalgie est davantage associée à des émotions de gratitude et d’appréciation (plutôt que de regret et de tristesse), nous pouvons affirmer que cette nostalgie est bénéfique et vous rend davantage service. De plus, il peut être utile de replonger dans notre passé afin de voir ce qui nous rendait plus heureux ou encore quelles ressources nous avions puisées en nous pour gérer des situations plus difficiles. On peut donc tirer des apprentissages importantes en étudiant son histoire.

                Comme mot de la fin, je vous dirais qu’il n’y a aucun problème, à la base, à se replonger dans son passé. Par contre, il ne faut pas que cette nostalgie devienne un obstacle ou une fuite à votre vie actuelle. Demandez-vous si votre tendance à vivre dans le passé camoufle une difficulté à vivre le moment présent ou encore un manque d’inspiration envers l’avenir. En faisant cette introspection, vous pourrez donc constater qu’est-ce qui est derrière ce sentiment.

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J’aimerais aujourd’hui vous présenter un concept ayant énormément d’importance quand vient le temps de parler de bien-être, bonheur ou encore simplement de développement personnel.  À mon avis, ce que nous faisons jour après jour influence grandement notre vie.

                Prenons par exemple Monsieur A qui se lève chaque matin à 07h00 et se pose des questions dynamisantes du type : « En quoi suis-je reconnaissant ? Qu’est-ce qui me rend heureux maintenant ? Qu’est-ce que je veux accomplir aujourd’hui ? » . Ensuite, il sort son vélo pour aller au gym. Dans sa pause au travail, il choisit de manger avec un collègue qu’il souhaite connaître davantage. Finalement, en arrivant à la maison le soir, il prend le temps de discuter avec sa conjointe de leur relation, de ce qui fonctionne, de ce qui est à améliorer, etc…

                Maintenant, regardons plutôt le quotidien de Monsieur B. Chaque matin, lorsqu’il entend son réveille-matin sonner, il pèse sur « snooze » et reste au lit 30 minutes de plus. Il ne se sent pas motivé. Par habitude, il regarde un peu son Facebook et son Instagram sur son ordinateur…Le temps passe….Il reste encore 15 minutes avant que l’autobus passe devant l’arrêt près de chez lui. Il se sent du coup très stressé, mange rapidement une tranche de pain et s’habille en vitesse. Il part pour le travail. Il s’y sent fatigué et doit continuer de travailler sur l’heure du midi afin de rattraper son retard. Finalement, en arrivant à la maison, il cale quelques bouteilles de bière afin d’oublier tout ça

                Est-ce que votre vie ressemble davantage à Monsieur A ou Monsieur B ? En analysant leur manière de vivre, nous pouvons affirmer avec certitude que la journée est beaucoup mieux démarrée par le premier protagoniste et cela va inévitablement teinter positivement le reste de celle-ci. Au contraire, Monsieur B arrivera au travail sous-alimenté, fatigué, stressé et dans un état d’esprit négatif. Souvent, les gens ne sont pas conscients de ce qui font jour après jour. Voici un petit exercice de développement personnel assez simple. Observez-vous une journée complète et notez en détail ce que vous faites dans la journée. Cela pourra favoriser certaines prises de conscience si vous vivez significativement en-dessous de votre potentiel. Voici plusieurs mauvaises habitudes qui limitent l’actualisation de votre potentiel :

  • Temps excessif passé sur les médias sociaux
  • Consulter compulsivement ses courriels et ses textos
  • Perdre du temps dans son lit le matin (ici, je ne parle pas de grasse matinée le week-end mais de procrastination)
  • Toute dépendance (alcool, drogue, gambling, pornographie)
  • Mal s’alimenter
  • Négliger son sommeil
  • Être paralysé par un problème et ne pas passer à autre chose
  • Penser négativement (focaliser sur ce qu’on ne souhaite pas ou rester fixé sur une situation passée négative)
  • Focaliser seulement sur ce qui est urgent et pas sur ce qui est important (être réactif vs proactif)

Voilà, en espérant que cet article a pu vous être utile !

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Un jour ou l’autre, cela nous arrivera tous d’être confrontés à des événements de vie difficiles. Par exemple, je constate de plus en plus de diagnostics de cancer autour de moi ou encore je vois des gens qui, même n’ayant pas de diagnostic médical, doivent passer des tests qui pourraient mettre en évidence un cancer ou une maladie grave.

                Comment vous sentiriez-vous si on vous annonçait que vous aviez 10% de chances d’avoir une maladie grave ? Et si c’était 50 % ? Et si le diagnostic de cancer est confirmé ? Comme psychothérapeute, je dois me montrer sensible aux gens qui sont confrontés à ce type d’épreuve. La santé physique et mentale est évidemment très  importante et sans santé, il s’avère difficile de pouvoir apprécier les autres sphères de sa vie. Beaucoup de gens se sentent totalement impuissants lorsqu’ils reçoivent un diagnostic médical négatif et cela est normal. Ce type d’événement vient nous ébranler et remet en question nos projets futurs. Toutefois, il existe des stratégies pour éviter de nous laisser trop empoisonner par cette mauvaise nouvelle.

                Le premier concept que je présente aux gens s’appelle le locus de contrôle. Souvent, nous devons accepter qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous n’avons pas de contrôle. Si vous devez passer une biopsie qui vous inquiète dans deux semaines, cela ne sert à rien de vous préoccuper excessivement du résultat ou encore de faire de multiples recherches sur votre problème médical. En baignant constamment dans le problème, il sera plus difficile de voir clair, de s’en sortir et d’envisager des solutions.  Mieux vaut plutôt mettre son énergie sur un plan d’action basé sur des éléments que vous pouvez contrôler ou influencer. Par exemple, si vous avez reçu un diagnostic de maladie grave, pensez à comment vous pourriez aviser votre employeur, communiquer avec vos assurances, avertir vos proches, etc….Je tiens à préciser que vous n’avez pas à vous mettre immédiatement dans l’action car il vous faudra un certain temps pour digérer et assimiler cette mauvaise nouvelle.

                Ensuite, il sera essentiel de chercher du support auprès de vos proches. Parfois, vous aurez besoin d’une bonne oreille qui saura vous écouter, parfois vous aurez besoin de quelqu’un pour faire des commissions pour vous dans l’éventualité où vos rendez-vous médicaux vous hypothèqueraient au niveau de votre temps. N’ayez pas peur de demander de l’aide.

                Et finalement, le plus important à mon avis est de garder espoir, de continuer d’avoir des rêves et de voir qu’il y a une vie après la maladie (tout dépendamment du type de maladie évidemment). Si vous devez passer des examens médicaux stressants, il n’y a pas encore de diagnostic et mieux vaut ne pas penser au pire scénario. Et si le diagnostic de maladie grave est confirmé, mieux vaut garder en tête que souvent, les gens peuvent s’en remettre et retrouver éventuellement une belle qualité de vie (dans le cas où le pronostic de vie est positif). Je connais plusieurs personnes ayant surmonté le cancer ou d’autres maladies difficiles. L’être humain sous-estime trop souvent sa capacité d’adaptation.

                Voilà, je sais que ce n’est pas nécessairement évident d’appliquer ces conseils mais il s’avère important de prendre soin de soi dans ce type de circonstances.

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Aujourd’hui, je vais aborder certaines caractéristiques d’un trouble de personnalité assez répandu dans ma pratique clinique. Lorsqu’un enfant évolue dans un milieu familial instable, il y a de bonnes chances qu’un trouble de personnalité borderline puisse se former. À la dimension de l’instabilité, je pourrais ajouter celles du manque affectif, de l’abus ou de l’excès de critique (voire de la dénigration).

                Ce qui est assez typique des gens ayant un trouble de personnalité borderline est leurs fortes variations d’humeur. Je vais ainsi vous présenter différents visages qu’ils peuvent présenter. Ici, je tiens à nuancer que nous ne parlons pas d’un trouble de personnalité multiple mais bien de différents modes. Vous pouvez consulter cet article où je traite de nos différents états d’égo.

                Tout d’abord, il y a le mode enfant abandonné. Ici, l’individu se sent fragile, triste et mal-aimé. Il y a une obsession par rapport à l’idée de trouver quelqu’un qui va s’occuper de nous. On a peur d’être abandonné et l’expression des émotions s’avère intense. Ensuite vient aussi le mode enfant en colère. Celui-ci résulte d’une accumulation d’émotions négatives et consiste en une sorte d’explosion si vous voulez. C’est la furie ! Dans le comportement, il y a une grande impulsivité et c’est dans ce mode que les gens ayant un trouble de personnalité borderline seront plus susceptibles de menacer de se suicider.

                D’autres modes sont beaucoup plus subtiles et trompeurs…Je pense au mode protecteur détaché. C’est un mode avec des comportements de « soumission automatique ». L’affect est mécanique et il y a un évitement généralisé des émotions. La personne se détache ainsi de ses besoins. La personne a un comportement qu’on peut qualifier d’adapté et elle fait ce que son environnement lui demande. Il y a sensation de vide et ennui. Finalement, ce mode apporte aussi son lot de problèmes psychosomatiques étant donné le refoulement.

                Le dernier mode que nous cherchons à travailler en thérapie est le mode parent punitif. Ici, il y a introjection d’un parent qui s’est montré très critique et dur à notre égard. Les signes en sont le dégoût de soi, la critique de soi, le déni de soi, l’automutilation, les intentions suicidaires, et les comportements autodestructeurs. Il n’y a aucun bénéfice secondaire associé à ce mode (au moins, le protecteur détaché permet un comportement social plus adapté). À mon avis, c’est surtout ce mode qui fait en sorte que beaucoup de gens iront dans l’auto sabotage de leur vie.

                Voilà, pour conclure, je dirais que je ne crois pas au déterminisme total si vous me permettez l’expression. Nous sommes davantage que nos conditionnements et nous pouvons choisir de changer notre vie. Pour l’individu aux prises avec un trouble de personnalité borderline, une solution possible passe par le développement d’un mode adulte sain  qui est fort et bienveillant.

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La problématique de la dépendance à la pornographie est de plus en plus prévalente. Bien qu’elle ne soit pas encore reconnue comme un trouble sexuel selon le DSM-V, il n’en reste pas moins qu’elle cause beaucoup de tort sur différents plans.  En clinique, beaucoup d’hommes de tous âges me consultent pour se libérer de cette addiction. Je dois avouer que le processus de traitement n’est pas toujours facile…Pour se sortir de cette dépendance, il faut entre autres être en mesure de reconnaître les situations à risque.

                Une situation à risque constitue un contexte particulier plus susceptible de mener à un épisode de compulsion sexuelle. Il n’est pas toujours évident de savoir clairement ce qui nous pousse à consommer de la pornographie. Je recommande quand même à quiconque étant affecté par cette problématique de regarder à l’intérieur de lui et de se questionner sur les causes derrière la problématique. Ici, il est important d’être en contact avec soi, de prendre du temps pour réfléchir et d’éviter une dynamique d’ « automate » qui agit sans vraiment réfléchir et sans se poser de questions. Souvent, les gens qui s’en sortent plus facilement ont cette capacité de regarder à l’intérieur d’eux, de se poser des questions, de se confronter, etc…Au-delà de la connaissance des causes associées au problème, il s’avère judicieux de pouvoir identifier et reconnaître les contextes représentant des terrains fertiles à la consommation. Par exemple, si Monsieur X consomme de la pornographie chaque dimanche soir (pendant quelques heures), il y a fort probablement ce qu’on peut appeler un facteur de vulnérabilité ou encore une situation à risque associé au dimanche soir. Peut-être que Monsieur X vit de l’anxiété reliée à la semaine de travail qui s’en vient ou du désespoir par rapport à ça. Voici un autre exemple : Monsieur Y consomme de la pornographie chaque fois qu’il a un « temps mort » entre deux activités. Ici, le laps de temps non rempli devient donc une situation à risque pour lui. Il existe des milliers de situations à risque. En voici quelques autres (naviguer sur les médias sociaux, être affecté par un événement stressant, lorsqu’on souhaite procrastiner, le soir avant d’aller se coucher, lorsqu’on fait de l’insomnie, suite à un rejet, si on a été déclenché par une belle personne croisée dans la rue, etc…)

                Une fois que vous aurez identifié les différentes zones à risque, il deviendra plus aisé d’être vigilant lorsque les dites conditions sont présentes. Le fait d’être plus conscient vous rendra plus attentif et en contact avec vous, ce qui éloigne de la possibilité d’être pris dans des comportements automatiques dysfonctionnels. Voici, à mon avis, ce qui représente les premières étapes à suivre pour un individu affecté par une dépendance à la pornographie ou qui se préoccupe de sa consommation :

  • Avoir des motivations assez fortes pour arrêter (les motivations doivent être plus fortes que les gains secondaires)
  • Aller dans une démarche d’introspection qui vous permettra d’identifier les causes de votre problématique
  • Identifier les situations à risque tel qu’expliqué dans cet article.
  • Être davantage en contact avec soi, attentif à notre expérience interne
  • Identifier, le cas échéant, les différentes rationalisations que vous utilisez lorsque vous vous trouvez des raisons de consommer. Voir cet article au besoin :

Dans mon prochain article, je vais traiter du thème de l’ambivalence et d’explorer avec vous comment on peut renforcer la partie de nous qui souhaite s’abstenir (et affaiblir celle qui a envie de sensations fortes reliées à la pornographie)

Si vous êtes pris avec cette problématique, vous pouvez également me contacter et prendre rendez-vous.

 

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Beaucoup de gens vont comparer la nourriture à la sexualité et avec raison. Dans les deux cas, nos sens sont éveillés et nous ressentons du plaisir. Hélas, dans chaque domaine, le plaisir peut se transformer en déplaisir ! Voici pourquoi je vous partage aujourd’hui ma vision quant à la notion d’appétit sexuel.

                On entend parfois l’expression « respectez votre appétit » mais qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Ça signifie de manger tant que l’on ressent la faim et d’arrêter une fois l’état de satiété atteint. Qui mange vraiment en respectant sa faim ? J’estimerais que ce n’est pas la majorité des gens et ce, pour différentes raisons : manque de ressources, troubles alimentaires, gourmandise, « manger ses émotions », etc… La plupart d’entre nous a déjà un jour trop mangé et a pu constater que le plaisir de manger quelque chose qu’on aime pouvait se transformer en problématiques digestives et donc en déplaisir !

                Ici, je n’ai pas l’intention de parler strictement de bouffe. Comme vous le savez, je suis sexologue et pas un nutritionniste. Je voulais simplement mieux vous illustrer le parallèle qu’on peut faire entre l’appétit pour la nourriture et la libido (appétit sexuel).

                Beaucoup d’hommes vont me poser des questions par rapport à la masturbation, notamment la fréquence idéale pour le faire. Je leur réponds à chaque fois : « Respectez votre appétit sexuel ». Pour être plus précis, je dis aux gens d’écouter les signaux que leur envoie leur corps. Si vous êtes déjà en érection par exemple, ça signifie qu’il y a un besoin sexuel et donc que vous avez « faim sexuellement ». Par contre, si votre pénis est flaccide et que vous vous demandez si c’est une bonne chose de se masturber, la réalité est que fort probablement, vous n’avez pas faim (à part pour les gens ayant une dysfonction érectile de cause physique). Certaines personnes se masturbant beaucoup vont dire qu’ils le font si fréquemment car ils ont une forte libido. Dans quelques cas, c’est vrai mais dans d’autres, il y a plutôt présence de compulsion sexuelle ou d’utilisation de la sexualité à des fins défensives ou compensatoires. Comme quelqu’un qui mange ses émotions suite à une journée difficile, certains s’évaderont devant des vidéos pornographiques pour oublier leurs problèmes. Ici, nous ne faisons pas face à quelqu’un qui se comporte ainsi à cause d’une forte libido mais plutôt à quelqu’un qui est dans une dynamique de compulsion sexuelle. Demandez-vous la question : « Quelle est mon intention derrière mon initiative sexuelle ? » Est-ce dicté par un besoin corporel ou un besoin plus psychologique ? Une telle introspection vous permettra de mieux vous connaître sur le plan sexuel et plus spécifiquement par rapport à la notion d’appétit sexuel.

                À l’inverse, certains auront plutôt tendance à refouler leurs besoins sexuels. Ici, nous faisons face à un trouble du désir. Ces gens ne seront donc pas vraiment en contact avec leur corps étant donné le mécanisme de refoulement. Ici, le processus de prise de conscience s’avère plus difficile étant donné que le refoulement est très souvent un processus inconscient. L’idéal est donc de ne pas aller dans l’excès de sexualité (compulsion), ni dans la privation de sexualité (refoulement ou interdits sexuels).

En espérant que cet article ait pu vous inspirer !

obsession sexuelle