Archives de la catégorie ‘Psychothérapie Montréal’

Bonjour,

           La profession de sexologue a longtemps attiré de multiples préjugés. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de rencontrer des gens qui entretiennent des conceptions erronées  sur le champ de compétences d’un sexologue.

                Tout d’abord, je tiens à dire et redire qu’un sexologue clinicien peut intervenir à un niveau beaucoup plus large que sur la « génitalité » proprement dite. Beaucoup croient à tort que la problématique doit être strictement sexuelle pour qu’une consultation en sexologie puisse être pertinente. Je peux comprendre ces gens car la nomenclature de notre titre (sexologue clinicien) peut inspirer un champ de pratique très pointu, très spécifique. Toutefois, la sexualité représente davantage une spécialisation qu’autre chose car notre formation universitaire nous met en contact avec la pratique des différentes approches thérapeutiques (humaniste existentielle, psychanalyse/sexoanalyse, cognitivo-comportemental et interactionnel systémique) et nous avons aussi une formation pertinente pour l’intervention auprès des différents troubles de santé mentale (troubles de l’humeur, troubles de personnalité, troubles psychotiques, etc…) tout comme de bonnes bases en éthique et déontologie.

                Deuxièmement, la plupart des sexologues cliniciens détiennent également un permis de psychothérapeute leur permettant d’exercer légalement la psychothérapie qui permet d’agir sur un large spectre de problèmes. Ainsi, je peux vous avouer que je vois beaucoup de clients qui n’ont pas vraiment de problèmes sexuels mais qui peuvent présenter les difficultés suivantes :

  • Besoin de support suite à un deuil d’un être cher
  • Problème de dépendance affective
  • Difficultés d’affirmation de soi
  • Difficultés à prendre des décisions dans sa vie, dans ses relations…
  • Problématique d’anxiété sociale
  • Épuisement professionnel
  • Phobies spécifiques

Évidemment, une bonne proportion de mes clients présentent des problèmes plus spécifiques au niveau de la sexualité mais c’est très loin d’être la totalité aussi surprenant que ça puisse paraître ! En fait, à mon avis, la sexualité représente une partie importante de l’être humain qui est en constante interaction avec d’autres facteurs internes (estime de soi, confiance en soi, personnalité, niveau d’anxiété, niveau d’énergie, habiletés de communication, croyances, émotions, santé physique, inconscient, peurs existentielles…) et externes (environnement, partenaire, circonstances de vie, etc…) Un bon sexologue voudra voir plus loin de toute façon afin de détenir un bon portrait global de la situation et d’identifier tous les facteurs pouvant contribuer à la problématique.

Je crois aussi que tout individu doit tout d’abord être bien avec lui-même avant de pouvoir aspirer à se sentir bien dans ses relations et dans sa sexualité. Ainsi, ma philosophie est d’aussi amener mon client à se sentir mieux dans sa peau avant tout ! Il ne faut pas seulement intervenir sur la sexualité. Nous avons beaucoup plus de cordes à notre arc !

En guise de conclusion, j’encourage aussi les gens à partager ce texte car avant de choisir le bon thérapeute, il s’avère essentiel d’avoir une perception juste sur ce qu’il peut nous apporter ! Bonne journée à tous !

psy

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Bonjour,

Aujourd’hui, je vais traiter des premiers moments lorsque l’on devient amoureux. L’enthousiasme est alors à son plus haut niveau et nous sentons que nous flottons sur un nuage. L’autre remplit nos pensées et nous fait rêver ! Devenir amoureux représente quelque chose de très beau et rajoute évidemment des saveurs à notre vie. Oui, je crois que d’un point de vue phénoménologique, « tomber amoureux » contient une composante de rêve. Rêver, c’est très beau mais cela l’est moins quand il y a un décalage important entre ce que nous percevons et la réalité.

Le plus souvent, différents mécanismes peuvent faire que nous tombons en amour :

  • Nous projetons un idéal sur l’autre
  • Nous voyons surtout les qualités de celui-ci et faisons de l’ « aveuglement volontaire » pour les potentiels défauts
  • Nous imaginons un futur idéalisé avec l’autre. Celui-ci réalisera nos rêves romantiques et sexuels.

À mon avis, je réitère que c’est très sain de rêver et fantasmer mais le principal danger est d’entretenir beaucoup d’attentes envers l’autre et de vivre une importante désillusion. Mentionnons aussi que les êtres humains sont programmés pour se séduire dans les premiers rendez-vous, c’est-à-dire mettre davantage leurs atouts en lumière et leurs défauts à l’arrière-plan, dans l’ombre d’eux-mêmes. Cela explique pourquoi beaucoup de couples se fragilisent avec le temps. Il peut être confrontant de voir en face les points négatifs de l’autre et de les accepter.

J’ai toujours cru que nous avons avantage à vivre le plus consciemment possible, donc en contact avec la réalité. Mais rêver, c’est aussi se projeter dans un scénario futur qui peut devenir réel, c’est créer une projection de soi-même dans le futur qui peut devenir réelle.

Cet article s’avère davantage philosophique. Il n’y a pas de réponses claires à savoir s’il est mieux de rêver ou de rester neutre. Je crois toutefois qu’il est intéressant de se poser les questions suivantes quand nous réfléchissons à notre vie amoureuse :

  • Est-ce que je tombe amoureux/se trop rapidement ?
  • Ai-je tendance à idéaliser rapidement mes partenaires ?
  • Est-ce que je vis souvent une période de désillusion dans mes relations de couple ?
  • Est-ce que je prends suffisamment le temps de connaître l’autre avant de devenir plus intime et de m’engager ?

Les réponses vous permettront d’établir si vous avez tendance à vous enflammer trop rapidement. Toutefois, la prudence excessive n’est pas mieux. Est-ce que vous vous posez beaucoup des questions ci-dessous ? 

  • Quelles seraient les risques possibles à m’engager avec cette personne ?
  • Quels défauts m’agacent chez l’autre ?
  • De quoi devrais-je me méfier ?
  • Sommes-nous vraiment au même stade dans notre vie ?
  • Est-ce qu’il y aurait de meilleures options en termes de partenaire ?
  • Est-ce que je me vois vraiment à long terme avec cette personne ?

Il est sain de se poser ces questions mais si elles vous font perdre de vue tout le positif, il y a un décalage entre la perception et la réalité. Les individus anxieux et évitants auront plutôt tendance à créer des scénarios négatifs et préféreront ne pas s’engager.

À la prochaine pour d’autres articles.

Beautiful girl jumping into the blue night sky

Beautiful girl jumping into the blue night sky with white egret

 

Dans mon dernier article, je traitais de l’importance d’assumer nos différents choix. Maintenant, je vais surtout aborder la dimension que peut prendre la culpabilité dans nos vies et comment nous pouvons nous en libérer.

 

Qu’est-ce que la culpabilité ?

                La plupart du temps, nous nous sentons coupables quand nous sentons que nous avons fait quelque chose du mal, que ce soit envers quelqu’un d’autre ou envers soi-même. La culpabilité se rapproche aussi de la notion de regret. Parfois, nous voudrions tellement revenir en arrière dans notre vie et changer les choix que nous avions effectués à l’époque. Toutefois, ce type de pensée s’avère complètement inutile. Voici une croyance davantage dynamisante que vous pouvez adopter à la place : « Si je me fie aux données qui étaient à ma disposition lorsque j’ai dû faire mon choix, j’ai fait le mieux que j’ai pu pour réaliser le meilleur choix » Nous sommes humains et nous ne pouvons pas prévoir l’avenir. À quoi bon s’en vouloir si vous vous êtes engagés dans une relation de couple avec quelqu’un qui a mal évolué…Souvent, les données initiales fluctuent, à la fois pour le mieux ou pour le pire.

 

Reconnaître ce dont nous ne sommes pas responsables

                En fait, la plupart du temps, je crois que l’être humain détient de bonnes intentions. Pour se libérer de la culpabilité, j’encourage chacun à se demander : « Est-ce que mes intentions étaient bonnes et justes ? » Si la réponse est oui, pourquoi se morfondre dans des sentiments de culpabilité ? Souvent, nous nous sentons responsables des réactions émotionnelles des autres mais il faut garder en tête que ce sont les autres qui créent leur propre expérience et que celle-ci leur appartient. Parfois, ce sont eux qui ont des attentes irréalistes ou qui ont mal communiqués leurs besoins.

 

Le rôle du parent punitif

                Pour mieux comprendre notre relation avec notre culpabilité, nous devons prendre conscience du « parent punitif » que parfois nous portons. Qu’est-ce que le mode « parent punitif » ? C’est la voix critique d’un parent que nous avons introjecté durant notre enfance et qui reste en état de latence, même si celle-ci n’est plus utile pour un adulte autonome. Si vous aviez un parent très critique et sévère, il est alors possible que vous soyez également très exigeant envers vous-même et qu’ainsi, vous vous sentiez facilement coupable si vous n’atteignez pas vos standards ou ceux des autres. Pour changer les émotions qu’on ressent, il faut avant tout comprendre d’où cela provient !

 

Le mot de la fin

Finalement, je conseillerais aux gens qui se sentent souvent coupables de devenir moins exigeants envers eux-mêmes dans les différentes sphères de la vie et d’augmenter leur compassion et tolérance envers soi. Il s’avère important de se donner droit à l’imperfection et à l’erreur. Personne n’est parfait ! Vous verrez, plus vous apprendrez à être bienveillant et tolérant envers vous-même, plus vous le deviendrez avec les autres et vos relations ne s’en porteront que mieux ! À la prochaine pour un autre article.

culpa

Tout d’abord, je vous souhaite une bonne année 2016 chers lecteurs ! Pour débuter celle-ci, je vous propose un article qui traite de l’importance d’assumer. Assumer quoi ? S’assumer soi et assumer nos choix. Assumer, c’est prendre l’entière responsabilité de notre comportement et d’accepter de vivre les conséquences qui en découlent, qu’elles soient positives ou négatives. Évidemment, il s’avère plus facile d’assumer lorsque les conséquences sont joyeuses. Toutefois, il est mieux aussi d’assumer lorsque les choses ne tournent pas comme on le voudrait. Au moins, en assumant, on se considère responsable et on peut par la suite apprendre de notre erreur. Quelqu’un qui n’assume pas rejettera le blâme sur l’autre et vivra des scénarios négatifs et répétitifs dans sa vie.

 

Décision réfléchie vs décision impulsive

Comment réagir quand nous venons de réaliser que nous avons fait une importante erreur ? La première question à se poser est de voir s’il y a un conflit de valeurs. Laquelle de mes valeurs n’ai-je pas respecté ? Ai-je négligé l’un de mes principes ? Serait-ce plutôt une trop grande impulsivité de ma part ? Il y a effectivement une différence entre une décision réfléchie et une décision impulsive. Dans le cas d’un individu impulsif, il y a avant tout un manque de contrôle de soi alors qu’une décision réfléchie aura été prise en évaluant différents paramètres. Comment alors l’individu réfléchi peut-il commettre une erreur ? Je dirais qu’un manque de connaissance de soi-même, de ses valeurs, de ses principes, de ses aspirations réelles peut mener aussi à des choix qu’on ressent comme mauvais. Idéalement, nos choix et comportements doivent concorder avec nos valeurs, nos principes et nos objectifs. Plus nous vivons d’une manière consciente et connectée à soi, plus il devient facile d’assumer.

Assumer, c’est quoi concrètement ?

                Ici, je vais vous illustrer concrètement ce qu’est un geste assumé. Imaginez un homme ayant trompé sa femme lors d’une soirée bien arrosée. Voici trois scénarios possibles :

  1. Assumer totalement son choix : L’homme va avouer son infidélité à sa femme rapidement et lui exprimera qu’il a transgressé ses principes et qu’il reconnaît le préjudice qu’il peut porter à sa femme. Il lui exprime son regret et lui promettra qu’il prendra des mesures pour que cela ne se reproduise pas.
  2. Assumer partiellement son choix : L’homme n’avouera pas son infidélité à sa femme dans la mesure où elle ne le questionne pas là-dessus. Toutefois, si elle lui demande, il préférera ne pas mentir.
  3. Ne pas assumer son choix : L’homme mentira et attribuera son geste à des circonstances extérieures.

Vous voyez, assumer, c’est faire preuve d’honnêteté envers soi-même et envers l’autre. L’individu qui assume est plus serein que lui vivant dans le secret ou le mensonge.

Dans mon prochain article, je vous montrerai différents outils pour gérer le sentiment de culpabilité qui avouons-le peut être lourd à porter.

honnêteté

Bonjour,

Dernièrement, beaucoup ont pu visionner le documentaire « L’amour au temps du numérique » réalisé par Sophie Lambert sur les ondes de Télé-Québec. Vous pouvez revoir les deux parties en cliquant sur le lien suivant : http://www.telequebec.tv/documentaire/l-amour-au-temps-du-numerique/

Ce documentaire a suscité beaucoup de réactions et on pourrait même dire qu’il a créé une certaine controverse. Quoi en penser ? Ici, en tant que sexologue clinicien et psychothérapeute, je vais vous dévoiler ma vision de ce documentaire.

Contenu qui a de l’impact

J’ai écouté les deux émissions une à la suite de l’autre. Honnêtement, j’étais extrêmement intéressé par le contenu. Il est présenté de façon à susciter l’intérêt. Nous pouvons y voir plusieurs cas intéressants : une jeune fille enceinte qui ne sait pas qui est le père de son enfant (celle-ci a couché avec 104 hommes), un jeune homosexuel collectionnant les « like » sur Instagram, un jeune homme correspondant parfaitement au stéréotype du « douchebag » et qui est fier de l’être…Est-ce que le but de Sophie Lambert était de choquer les gens, de créer une bonne source de divertissement tel un émission de télé-réalité ou plutôt de peindre un portrait réaliste de la vie amoureuse des jeunes de 18-25 ans ? Je crois qu’elle avait à la fois ces trois intentions mais ce qui vient surtout à l’esprit, c’est le fait incontestable que l’échantillon de jeunes choisi dans son documentaire n’est pas représentatif de la majorité des jeunes de 18-25 ans. Donc, il faut vraiment prendre le tout avec un grain de sel. Toutefois, certains thèmes qui y sont présentés méritent sérieusement qu’on s’y penche…

Les nouveaux modèles de relation

                Nous sommes maintenant en 2015 (en 2016 dans quelques semaines) et le modèle du couple monogame traditionnel semble perdre progressivement de la place chez les jeunes. Certains parleront maintenant de « fuck friend », d’ « amis avec bénéfices », d’ « amis modernes », de couples ouverts, etc…Où se situer là-dedans ? Stef, un jeune homme figurant dans le documentaire, dit que maintenant les relations c’est comme un jeu où le premier qui s’attache à l’autre perd ! Phrase assez choquante ! Personnellement, je ne vois rien de mal aux relations de type « amis avec bénéfices ». J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet ici. N’oublions pas que le terme « amis » figure dans « amis avec bénéfices » ou « ami santé » comme diront certains. Donc, à la base, nous avons une relation d’amitié mais avec certains bénéfices sexuels accordés. On pourrait même voir ça comme un avantage car il y a un élargissement des expériences possibles avec son partenaire. Toutefois, le problème, c’est que beaucoup de jeunes ne sont pas suffisamment solides au niveau de leur identité pour bien vivre ce type de relations. Il ne faut pas non plus voir ce type de relations comme un jeu où l’un gagne et l’autre perd. Respect, maturité et transparence sont de mise ici…Cela permettra de respecter l’entente établie avec son partenaire par rapport à la nature de la relation. Dans le documentaire, nous voyons des jeunes qui expérimentent mais qui n’appliquent pas certains principes importants. Je pense entre autres au jeune homme qui n’avait pas avoué avoir couché avec une autre fille à sa partenaire avec laquelle il évolue dans un couple ouvert. Donc, au final, nous devons conscientiser un élargissement des modèles relationnels possibles dans la société, et ce, à la fois pour les plus vieux ! Le monde évolue constamment !

Être vs paraître

En visionnant le documentaire, j’ai été quelque peu choqué par toute la superficialité qui y est présentée. Nous voyons des jeunes qui se valorisent selon le nombre de « likes » qu’ils obtiennent sur Instagram ou le nombre de partenaires sexuels qu’ils ont eu…Il y a survalorisation du paraître et une sous-évaluation colossale de l’être. En fait, ce que le documentaire a oublié de mentionner, c’est que ce ne sont pas tous les jeunes qui sont comme ça ! Loin de là ! Cela représente davantage le portrait d’une sous-culture ! Pensons entre autres à Stef qui travaille comme barman ou la jeune fille qui fait de la promo pour vendre des événements. Je n’insinue pas que tous les gens travaillant dans ces milieux sont trop superficiels mais si nous sommes réalistes, nous pouvons constater l’importance du « paraître » dans ces domaines. Le problème, en vivant uniquement dans le « paraître », c’est que nous laissons énormément de pouvoir à l’opinion que les autres ont de nous. Nous devenons également super exigeants envers notre apparence physique et ce, en effectuant des sacrifices et au détriment d’activités plus plaisantes. En vivant dans le « paraître », nous n’apprenons pas non plus à nous connaître vraiment et à connaître vraiment l’autre dans toutes ces dimensions. D’ailleurs, c’est l’un des principaux problèmes sur les sites de  rencontres….Beaucoup vont juger uniquement les photos pour évaluer les candidats potentiels. Toutefois, il est possible que certains ne soient pas photogéniques mais que par contre, leur charisme et leur magnétisme peut être très fort ! Cela ne peut être perçu sur Internet…Je tiens à ajouter aussi que le fait que les gens trop axés vers le « paraître » se connaissent peu et cela les rend encore moins aptes à vivre des relations intimes, que ce soit des relations du type « amis avec bénéfices » ou des relations de couple davantage traditionnelles. À mon avis, ils sont condamnés à vivre un scénario répété d’échecs jusqu’à temps qu’émerge chez eux une prise de conscience.

Avoir 1000 amis virtuels mais être seul  

Ce qu’on constate à travers ce reportage, c’est que ces jeunes aspirent pour la plupart à trouver l’amour et fonder une famille. Il y a donc un décalage important entre ce qu’ils font et ce qu’ils veulent vraiment (je fais référence ici aux jeunes présentés dans le documentaire). Au fond d’eux-mêmes, ils se sentent seuls car leur amant est parti une fois la relation sexuelle terminée. Ils vivent ce que j’appelle de la solitude émotionnelle car ils ont pour la plupart un bon réseau social. Cette solitude émotionnelle est causée par une incapacité à se révéler aux autres tels qu’ils le sont vraiment, ceux-ci étant surtout dans le « paraître » et ayant du mal à se montrer vulnérables. Ils se déconnectent ainsi d’eux-mêmes et des autres, ce qu’ils font qu’ils se sentiront seuls d’un point de vue émotif. En regardant l’émission, certains jeunes me donnaient l’impression d’utiliser les autres pour gonfler leur égo. Il y aurait ici surcompensation pour nourrir une estime de soi fragile.

Ici et maintenant !

Finalement, je retiens la notion de gratification immédiate présentée dans le reportage. Avec les nouvelles applications de téléphones intelligents, les gens peuvent maintenant trouver un partenaire sexuel potentiel dans un rayon de X kilomètres ! Il y a donc moyen d’établir quelle est la personne la plus près de soi qui elle aussi voudrait avoir des relations sexuelles. Je fais surtout référence ici à l’application Grindr. J’admets qu’il s’avère pratique de pouvoir assouvir ses besoins avec un minimum d’efforts mais encore une fois, la conséquence est qu’on n’apprend pas vraiment à connaître l’autre. On se sert plutôt de lui pour assouvir ses besoins ou encore l’ajouter à notre tableau de chasse et se valoriser. S’il devient trop facile de rencontrer, cela peut devenir facilement un comportement compulsif qui fera en sorte que les gens en deviendront dépendants ! Dans le documentaire, Stevo utilisait justement les sites de rencontre mais il voulait simplement rencontrer quelqu’un dans le but de prendre un café. Les gars qu’il a contactés voulaient quant à eux strictement des relations sexuelles…

Mot de la fin

En guise de conclusion, je crois qu’il n’est pas mal de ne pas vouloir s’engager et de profiter de son célibat. Toutefois, l’être humain a aussi besoin d’évoluer et de se connecter aux autres. Pour y arriver, il doit se libérer de la survalorisation du « paraître », prendre le temps de se connaître soi en faisant de l’introspection et prendre le temps de connaître l’autre. L’humain doit accepter de prendre le risque de se montrer vulnérable et de s’attacher à un certain point. À la fin de votre vie, que voulez-vous avoir vécu dans votre vie relationnelle ?

Cela était mon dernier article de l’année. Je vous souhaite une joyeuse et heureuse période des fêtes. Il me fera plaisir de vous retrouver en 2016 ! D’ici là, ne vous gênez surtout pas de partager vos commentaires et réactions ! Un blog, c’est fait pour ça aussi !

two young women taking selfie with mobile phone

 

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je n’aborderai pas le sujet le plus joyeux à première vue. Comme mon titre l’indique, je vais parler du processus de deuil mais je vais tenter de vous inspirer en vous démontrant que nous pouvons en ressortir du positif.

En tant qu’être humain, nous vivons continuellement des deuils, que ce soit la mort d’un proche, la fin d’une relation amoureuse, le départ d’un ami vers l’étranger, une perte d’emploi, le départ des enfants du nid familial, etc…En fait, vivre un deuil, c’est conscientiser une perte importante dans notre vie. Évidemment, cela fait très mal. Être vivant, c’est aussi créer des liens d’attachement et plus ce lien est solide, plus le deuil en devient douloureux. Dans ce texte, je vais parler du processus de deuil de manière générale. Ça s’applique autant au décès d’un proche, qu’à un divorce ou la perte d’un animal de compagnie par exemple.

Vivre un processus de deuil nécessite quelques étapes, passant du déni, à la colère, à la tristesse et finalement à l’acceptation. Rappelons ici que ces étapes peuvent varier tout dépendamment des personnes et qu’on aperçoit parfois aussi des sentiments de culpabilité. Il est important de passer à travers ces différentes phases et surtout de ne pas refouler les émotions qui se présentent à nous. Certains deuils sont plus longs et compliqués que d’autres. Il y a même parfois des réactions à retardement….Par exemple, si vous perdez votre mère ou votre père, la période de Noël et du Nouvel An pourrait venir réactiver les émotions sous-jacentes au deuil étant donné le caractère familial de la période.

Comment vivre cela de manière davantage positive ? Je dirais qu’il est primordial de donner le plus de sens possible à cette perte et surtout savoir apprécier ce que la personne perdue nous a apporté. C’est bien de s’arrêter et de conscientiser ce que l’être humain perdu représentait pour nous. Quelles étaient ses qualités ? Quels sont les meilleurs souvenirs partagés avec cette personne ? Comment cette relation vous a impacté ? Comment cette relation vous a changé ? En fait, que ce soit la mort d’un proche ou une séparation dans un couple, il y a effectivement une perte mais l’expérience relationnelle reste vivante en nous. Les mémoires qu’on a de quelqu’un ou d’expériences de vie restent éternelles et non destructibles. Il faut savoir accepter aussi que notre quotidien ne sera plus jamais le même mais qu’éventuellement, ce sera important de savoir accueillir d’autres expériences relationnelles positives dans sa vie. Le deuil demande une adaptation à un nouvel environnement dans lequel il nous manque quelqu’un d’important.

Comme le disent les adeptes de la gestalt thérapie, nous devenons une personne différente suite à chacune de nos expériences, que ce soit une carrière, une relation amoureuse, amicale ou familiale. Il est sage de constater que la vie constitue une série d’expériences et que rien n’est permanent. Il faut toujours être prêt à tout perdre et savoir se relever d’un deuil en appréciant comment on a été transformé par l’expérience qui est maintenant malheureusement terminée. Savoir que toute chose a une fin constitue aussi une raison forte de profiter au maximum de ce qui est positif dans nos vies !

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Bonjour,

Nous entendons souvent parler de performance sexuelle mais peu de présence sexuelle. Qu’est-ce que la présence sexuelle ? Je dirais que c’est notre capacité à vivre pleinement nos relations sexuelles, à les savourer avec tous nos sens, à connecter avec son ou sa partenaire. À mon avis, une relation sexuelle satisfaisante constitue un échange où les deux sont pleinement présents. Ce n’est pas une compétition où l’on doit performer, impressionner l’autre…

Maintenant, je vais aborder la présence sexuelle en me servant de concepts propres à la gestalt thérapie. Toute relation sexuelle constitue un « cycle de contact » si l’on veut…Il y a pré-contact (émergence du désir), engagement (décision d’assouvir ce désir),contact (relation sexuelle comme telle), plein contact (orgasme), désengagement (fin de la relation sexuelle) et assimilation de l’expérience où nous devenons en quelque sorte enrichi par celle-ci. Un être bien dans sa peau entretient un bon contact avec lui-même, les autres et son environnement. Au niveau sexuel, la connexion à soi s’avère indispensable. La sexualité est tellement mieux quand on ressent toutes les caresses de notre partenaire (sens du toucher), quand on s’extasie devant sa beauté (vue), quand on se laisse bercer ou exciter par ce qu’il nous chuchote à l’oreille (ouïe), à embrasser, mordiller, lécher le corps de celui-ci (plaisir de la bouche) à s’enivrer également par son odeur. Mais la sexualité va au-delà des cinq sens. Quelqu’un de pleinement présent dans sa sexualité va vivre une communion à la fois spirituelle (esprit), émotionnelle (cœur) et sexuelle (organes génitaux) avec son ou sa partenaire :

Communion spirituelle : Expérience riche de sens difficile à définir en termes rationnels. On est dans l’ordre du transcendant.

Communion émotionnelle : C’est ressentir une intensité dans l’amour, la tendresse et l’affection. Voilà pourquoi le sexe est meilleur quand nous sommes amoureux

Communion sexuelle : Pour l’homme, c’est pleinement exprimer sa puissance phallique tandis que pour la femme, c’est s’abandonner au plaisir d’être pénétrée. La communion sexuelle s’applique aussi aux relations homosexuelles mais de façon différente.

Ainsi, la relation sexuelle devient une expérience multidimensionnelle qui implique un grand lâcher-prise. Toute perte de contact avec ses sensations ou avec l’autre viendra entraver la satisfaction sexuelle. Par exemple, si vous êtes anxieux ou que vous avez peur d’être jugé par votre partenaire, il y aura une certaine perte de présence sexuelle car vous serez dans votre tête, dans vos pensées. Les gens satisfaits sexuellement voient une large gamme de sensations occuper leur champ de perception (figure dominante selon la gestalt) et renvoient leurs préoccupations et anxiétés dans le fond (absents du champ de perception). Au contraire, les individus affectés par des blocages sexuels voient un trop grand flux de pensées prendre de la place dans leur champ de perception, ce qui limite l’expérience sensorielle (renvoie une partie des sensations dans le fond). La figure dominante constitue ainsi des pensées et des préoccupations et le corps réagira en se crispant, en étant tendu, en résistant au plaisir…Certains de ses blocages sont conscients alors que d’autres sont inconscients.

                Pour conclure, je dirais que pour apprécier pleinement votre sexualité, vous devez vous connecter à votre corps et à votre cœur tout en vous distanciant de votre « mental » comme expliqué dans le livre « Le pouvoir du moment présent » de Tolle. Deuxièmement, il peut s’avérer pertinent de connaître la source de vos blocages, de vos résistances. Finalement, tel qu’expliqué dans mon livre l’Essentiel, être bien avec soi-même et être bien avec son partenaire constituent des facteurs qu’on pourrait qualifier d’essentiels!!

                Si ce texte suscite pour vous certains questionnements, sentez-vous libres de vous exprimer sur ce blog ou de m’envoyer un courriel. Au plaisir !

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