Archives de la catégorie ‘Comment améliorer sa sexualité’

Comme sexologue et psychothérapeute, j’encourage mes clients à faire preuve de créativité dans leur vie. Pourquoi la créativité est-elle si importante ? Parce qu’elle nous permet de vivre en pleine liberté. Les gens qui vivent dans des « routines » s’emprisonnent à mon avis. Je pense entre autres aux gens qui ont des relations sexuelles « scriptées ». Ils se privent de plusieurs expériences enrichissantes en restant dans leur zone de confort. Et c’est là la clef ! Oser sortir de sa zone de confort !

                Notre identité se forge selon les expériences que nous vivons, bonnes comme mauvaises. Après chaque événement, il y a une phase d’assimilation où il y a prise de conscience sur nous-même. Qu’ai-je apprécié de cette expérience ? En quoi cela change ma conception de moi-même ? Comment pourrais-je l’améliorer la prochaine fois ? En quoi cette expérience est intéressante ? Voilà une multitude de saines questions à se poser. Si nous répétons sans cesse les mêmes choix et les mêmes expériences, les chances sont fortes que nous nous posions les mêmes questions et que nous obtenons les mêmes réponses. Ici, la vie devient circonscrite dans des limites définies et cela ne correspond pas à la définition que je me fais d’un être libre.

                Être libre et créatif dans sa vie, c’est quoi ? C’est essayer et découvrir constamment. C’est oser prendre le risque de vivre une mauvaise expérience. C’est se laisser aller et ne pas se mettre de barrières. C’est être entièrement soi-même sans se soucier de l’opinion des autres. Plus on fait preuve de créativité, plus on se découvre et plus on se met en contact avec ce que l’on aime. Plus on assimile d’expériences différentes, plus nous devenons multidimensionnels et plus notre identité en devient solide. Les chances deviennent meilleurs aussi pour rencontrer des gens qui partagent des points communs car l’être libre et créatif a beaucoup d’expérience et de désir en lui.

                Faire preuve de créativité améliorera également votre vie relationnelle et sexuelle. Avoir des conversations créatives, c’est beaucoup plus agréable que de parler d’une manière stéréotypée et conventionnelle. Raconter des blagues, décrire des anecdotes avec émotion, inventer des scénarios constituent quelques exemples de conversations créatives. L’important est de se laisser aller. Lorsque deux êtres créatifs se rencontrent, nous assistons à une synergie intéressante. À mon avis, les gens qui n’ont rien à dire manquent simplement de créativité. Si on explore les origines d’un manque de créativité, on peut souvent constater un manque d’authenticité ou une identité plus ou moins consolidée.

                D’un point de vue sexuel, la créativité vous aidera à mieux vous découvrir ainsi que votre partenaire. Cela éloignera également la routine et l’ennui. La créativité permet d’élargir son répertoire de sensations, de fantasmes et d’expériences sexuelles. Je crois aussi que l’ouverture à l’expérience permet d’assouplir ses codes d’attraction sexuelle et d’éviter de s’emprisonner dans la rigidité, voire le fétichisme ou l’anhédonie. Les gens créatifs qui sont plus enclins à essayer de nouvelles choses finissent souvent par mieux se connaître et trouver plus facilement chez les autres ce qui correspond à leur large gamme de préférences.

                Le premier pas à franchir pour devenir plus créatif est d’oser dévier de sa trajectoire et voir ce que l’inconnu contient ! L’expérience est plus importante que la contemplation. Bonne semaine à tous !

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Beaucoup prennent l’initiative de consulter un sexologue lorsque leur situation conjugale devient très critique. Cela constitue évidemment une sage décision. Toutefois, je crois qu’il y aurait moyen de prévenir une si grande détérioration quelquefois. Cet article couvrira les facteurs reliés aux difficultés conjugales ainsi que quelques solutions possibles.

Évitement des conflits

                Une multitude de raisons peuvent venir ébranler une dyade conjugale. À mon avis, l’une des premières constitue les conflits passés non résolus. Dans beaucoup de couples, on observe un évitement des conflits. Les partenaires préfèrent refouler leurs frustrations respectives car ils perçoivent le conflit de manière trop menaçante. Il y a ainsi accumulation de sentiments négatifs envers son partenaire et notre nature fait qu’on finit par exploser ! Le ressentiment constitue un véritable poison nuisant à la santé d’une relation. Pourquoi les gens ont-ils tant peur de s’affirmer ? Selon David Schnarch, psychologue et thérapeute conjugal, ces gens sont de type fusionnel. Leur identité est facilement ébranlée étant donné des définitions de soi trop floues. Ils tolèrent très peu l’anxiété et une grande réactivité émotionnelle leur permettra justement de se débarrasser de cette anxiété qu’ils ne peuvent tolérer. Ainsi, les couples fusionnels ne peuvent régler leurs conflits au fur et à mesure. Il y a vraiment beaucoup de ménage à faire en thérapie ici ! Pour remédier à cet aspect, les gens doivent apprendre à affirmer leurs besoins tout en demeurant à l’écoute de l’autre, et ce au fur et à mesure que les difficultés se présentent. Si vous vous sentez très émotif, vous pouvez toujours dire que vous avez besoin d’une pause mais que vous avez l’intention de résoudre le conflit avec votre partenaire dans de meilleures circonstances.

Problèmes sexuels

                Parfois, la présence d’une dysfonction sexuelle (chez l’homme ou la femme) vient perturber l’équilibre d’un couple. Je vois souvent des hommes souffrir à cause de la baisse de désir de leur femme. Ainsi, afin de restaurer l’équilibre et de se rassurer, ils vont parfois même « quêter » des relations sexuelles. Un jeu de « Suis-moi, je te fuis » se créé et le désir de la femme baisse de plus en plus. Ici, il n’est pas séduisant pour la femme de se faire approcher d’une manière peu confiante et désespérée. La baisse de désir sexuelle peut aussi être occasionnée par des conflits non résolus tels que décrits plus haut. Un problème d’érection chez l’homme peut également venir perturber le couple. La femme sera frustrée sexuellement et l’homme de plus en plus insécure. Plus l’homme est insécure, plus il est susceptible de ne pas avoir d’érections. Dans d’autres cas, nous constatons plutôt un manque de satisfaction sexuelle de part et d’autre. C’est comme si, sexuellement, ça ne « cliquait » pas. Dans un cas de problèmes sexuels, étant donné la complexité de la chose, je recommande de consulter rapidement un sexologue clinicien. De mon côté, j’ai déjà intervenu auprès de ces problématiques : dysfonction érectile, éjaculation précoce, baisse de désir, absence d’éjaculation, anorgasmie, manque de satisfaction sexuelle, pensées sexuelles obsédantes, consommation problématique de pornographie.

Manque de règles ou règles non respectées

                Dans un couple, il s’avère primordial de définir un système de valeurs et de règles. Les deux « Je » deviennent un « Nous » et il faut donner une direction et un sens à ce « Nous » devenu en quelque sorte une nouvelle entité. En termes de comportements, qu’est-ce qui est autorisé ? Qu’est-ce qui n’est pas permis ? Est-ce que le couple est ouvert ou bien monogame ? Est-ce qu’une sexualité davantage conservatrice est souhaitée ou il y a désir d’élargir son répertoire d’activités sexuelles ? En termes de finances, comment le budget est-il géré ? Comment élève-t-on les enfants ? Comment les tâches ménagères sont-elles divisées ? Tous ces aspects doivent être soulevés. Lorsque les règles qui régissent notre couple sont claires, il devient plus facile de les respecter et de ne pas créer de mauvaises surprises à notre partenaire.

Manque d’engagement

                S’il veut survivre, un couple doit être entretenu. Parfois, certains prennent leur partenaire comme « acquis » et arrêtent de faire des efforts. Par exemple, certains individus arrêtent de faire de l’exercice et font moins attention à leur apparence physique après un certain temps en couple. D’autres vont surinvestir leur carrière au détriment de leur vie de couple. À mon avis, c’est une accumulation de petites attentions régulières qui va favoriser un bon engagement dans le couple. Nous devons montrer à l’autre qu’il est important pour nous. Il doit y avoir réciprocité par rapport au niveau d’énergie investi, sinon nous parlons d’une relation de pouvoir, une relation déséquilibrée.

Ce que d’autres spécialistes recommandent

                Je m’intéresse aussi à ce que d’autres psychologues ou sexologues conseillent par rapport aux couples en train de chavirer. Je n’ai pas l’arrogance de tout savoir et de me fermer aux autres idées ! Mme Serrar, directrice d’une clinique de psychothérapeutes à Montréal encourage ses clients à exprimer de l’admiration l’un envers l’autre et de continuer de découvrir un peu plus son partenaire1 . Quant au docteur Lisa Firestone, directrice de recherche et d’éducation à l’association Glendon, elle parle de l’importance d’exprimer notre amour d’une façon qui fera que notre partenaire se sente aimé. Elle aborde aussi le rôle de l’affection, du contact physique et du temps de qualité partagé avec notre autre moitié 2 .

                En guise de conclusion, je tiens à rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour régler des problèmes de couple mais que l’idéal serait de les prévenir. Ici, j’ai pu vous familiariser avec les notions d’évitement de conflits, de problèmes sexuels , de règles et de manque d’engagement. J’espère que cet article puisse vous être bénéfique si vous vivez des difficultés dans votre couple.

Références

  1. http://psychotherapeutemontreal.com/therapie-de-couple/sauver-son-couple/
  2. http://www.psychalive.org/5-things-to-do-today-to-save-your-relationship/
Trouble in paradise

Trouble in paradise

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Je reçois très souvent à mon bureau des hommes affectés par des troubles de l’érection. Cette problématique touche autant les plus jeunes que les plus vieux, quoique la cause peut différer selon le groupe d’âge. Dans cet article, je vais surtout m’attarder aux dysfonctions érectiles dont la cause est de nature psychologique.

                Le cas classique est l’homme qui a peur de perdre sa conjointe à cause de sa problématique. Ici, je vois fréquemment un cercle vicieux apparaître : plus l’individu à peur, plus il sera enclin à subir des difficultés érectiles. L’anxiété et le stress inhibent la réponse sexuelle normale de l’homme. Afin de remédier à cette situation, il est important de minimiser son stress et d’éviter d’entretenir des scénarios catastrophiques par rapport à l’avenir. Il faut transformer sa peur de perdre l’être aimé en désir de vivre et apprécier le moment présent avec celui-ci. Plus l’homme peut se détendre, plus le terrain est bon pour qu’il puisse y avoir érection.

               

Voici différentes solutions possibles si vous avez des troubles de l’érection :

  • Ne pas vous mettre de pression. Dites-vous que la sexualité est davantage une expérience ludique qu’une compétition où nous devons performer.

 

  • Assumez votre masculinité. N’ayez pas peur de pénétrer votre partenaire avec vigueur. Selon la sexoanalyse, l’homme doit démontrer une certaine agressivité phallique. Évidemment, je ne parle pas de violence mais plutôt d’affirmation de soi et d’énergie dans sa sexualité. Le fait d’être bien connecté à votre masculinité et virilité pourra faciliter l’émergence d’une érection suffisante.

 

  • Évitez de consommer de la pornographie. De plus en plus d’études établissent des liens entre la consommation de pornographie et la dysfonction érectile.

 

  • Tentez de maintenir une bonne alliance collaborative avec votre partenaire. La qualité de la relation représente un facteur important.
  • Évitez de consommer trop d’alcool

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils puissent vous être utiles. Une sexothérapie représente tout de même la solution davantage appropriée pour résoudre efficacement ce type de dysfonction sexuelle. Vous pouvez me contacter pour un rendez-vous. Je vous souhaite un bel été !

Bonjour chers fidèles lecteurs ! Aujourd’hui, je vais aborder une problématique que je rencontre de plus en plus dans ma pratique clinique : La dépendance à la pornographie. Cette dépendance touche à la fois les adolescents, les jeunes adultes et les hommes d’âge mur. Beaucoup se débattent pour s’en sortir mais y arrivent difficilement. Qu’est-ce qui explique que ça peut être si difficile d’arrêter cette habitude ? Je crois qu’il est simplement très ardu de demander à quelqu’un d’arrêter de faire ce qui lui donne un très grand niveau de plaisir avec comme bonus un état altéré de conscience. C’est comme de retirer le jouet préféré d’un jeune enfant.

Première étape pour s’en sortir : contacter sa souffrancehonte porno

                Afin d’arrêter un comportement spécifique, il faut lui associer un grand niveau de souffrance. J’encourage les gens à se demander s’ils se sentent vraiment comblés après avoir consommé de la pornographie sur le net. Qu’est-ce que vous auriez pu faire à la place ? Est-ce que cette habitude vous rapproche ou vous éloigne de vos objectifs de vie ? Quel est l’impact de votre dépendance sur votre sexualité ? Le rôle du sexologue clinicien est d’amener l’être humain à se poser les bonnes questions pour accéder à une meilleure prise de conscience. Derrière chaque dépendance se cache une grande souffrance et il arrive un moment où l’on se dit : Assez ! Il est temps de changer.

Se donner un défi de 21 jours et s’y engager fortement

                Il est souvent mentionné dans la littérature que toute nouvelle habitude peut être acquise dans une période d’environ 21 jours. Je crois qu’il est plus facile de s’engager à ne plus consommer de pornographie pour une période de 3 semaines que pour toute la vie. En se fixant un objectif mesurable et réaliste, nous nous donnons davantage de chances de réussite. J’encourage souvent mes clients à écrire leurs buts et de les revoir régulièrement. Plus nous portons régulièrement attention à nos objectifs, plus notre comportement devient enclin à être en accord avec nos aspirations. Si le défi de 21 jours est réussi, je vous encourage alors de vous récompenser pour renforcer positivement cette nouvelle habitude. Ça peut être par exemple vous offrir un voyage ou un bon repas.

Prenez garde aux choix apparemment anodins !

                Dans tout type de dépendance, l’individu a tendance à se mettre inconsciemment dans des situations à risque. Je dis bien inconsciemment car d’un point de vue conscient, l’individu effectue ce que j’appelle un choix apparemment anodin. Pour ce qui est de la dépendance à la pornographie, cela peut être naviguer sur facebook et regarder longtemps les photos sexy de l’un(e) de nos ami(e)s. Ça peut être faire exprès de se défier en visionnant des sites pornographiques « par curiosité » mais sans se masturber. Ça peut être aussi cliquer sur un lien ou une fenêtre pop-up menant vers du contenu sexuel. Ces types de liens peuvent apparaître même en faisant des recherches normales sur le web. Tous ces exemples peuvent mener au comportement de dépendance et donc la renforcer. Si vous pouvez identifier vos « choix apparemment anodins », vous augmentez déjà les chances de gagner contre votre dépendance.

 

Et non le moindre, PRENEZ VOTRE VIE EN MAIN !

                Arrangez-vous pour ne plus avoir le temps de surfer sur les sites pornographiques ! Soyez occupé en intégrant des activités dans votre horaire. Si possible, sortez et rencontrez des gens. Pour les gens dépendants à la pornographie, il est d’autant plus important d’apprendre à bien socialiser. Fixes-vous des buts dans différentes sphères de votre vie et établissez un plan d’action pour les atteindre. En agissant de la sorte, il s’avère fort probable que votre vie vous comble davantage et que vous ressentiez moins le besoin de « fuir » dans la pornographie.

Il n’est jamais trop tard pour prendre sa vie en main. Il est difficile de tout régler soi-même. Bien sûr, nous pouvons y arriver seul mais cela est nettement plus facile et efficace avec l’aide d’un professionnel qualifié. Nous avons souvent besoin d’un coup de pouce pour que les choses changent. N’hésitez-pas à me contacter pour un rendez-vous. J’ai déjà vu et aidé plusieurs personnes dans votre situation.

Bonjour, voici mon dernier article de ma trilogie sur la confiance en soi. Les deux premiers donnent surtout des pistes pour être bien avec soi-même d’abord tandis que le présent article vous outillera dans vos interactions avec les autres.

                Dans une relation interpersonnelle, l’un des grands défis est de trouver un équilibre entre le « je », le « tu » et le « nous ». Ainsi, il s’avère essentiel de se donner de la place pour exister dans la relation, et ce, sans oublier l’autre avec lequel nous sommes en relation.

 

L’arrogance n’est pas de la confiance

À mon avis, confiance en soi et arrogance sont loin d’être des synonymes. Dans leurs relations, certains individus s’affirmeront beaucoup mais parfois, de manière démesurée. Il est bénéfique et sain d’affirmer ses besoins et désirs dans la relation mais nous devons le faire en étant à l’écoute de l’autre et accepter, le cas échéant, les limites de celui-ci.

 

L’importance de la communication

Selon moi, une grande confiance en soi dans ses relations se traduit par de fortes habiletés de communication alliées à une forte estime de soi. L’individu confiant saura tolérer suffisamment son anxiété pour confronter l’autre si cela s’avère nécessaire tandis que quelqu’un d’anxieux préférera éviter de confronter et continuera de subir des comportements qui le dérangent. L’individu confiant saura également communiquer de façon claire et directe sans passer par de multiples détours. L’un des grands avantages à communiquer sainement dans un couple est que ça nous permet de mieux connaître les désirs et limites de notre partenaire. Oui, communiquer sur les « vraies affaires » peut s’avérer anxiogène mais c’est la seule façon de vraiment nous exposer à notre partenaire et assurer une confiance véritable dans le couple.

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L’intention derrière la communication

Pour vous aider à communiquer, demandez-vous intérieurement : « quelle est mon intention ? » Est-ce de mieux comprendre mon partenaire ? Est-ce de lui faire part d’un désir ? Est-ce de lui exprimer un malaise ? Si votre intention est claire dans votre tête, il vous sera plus aisé de communiquer de façon claire et articulée.

 

Comment ces concepts s’appliquent à la sexualité ?

Pour bénéficier d’une sexualité épanouie, vous devez être bien d’abord avec vous-même et avec votre partenaire. Il peut parfois s’avérer ardu de communiquer nos préférences sexuelles à notre partenaire. Nous avons peur d’être jugés ou que celui-ci nous rejette. Parfois, nous ressentons également de la honte par rapport à la sexualité. Dans d’autres cas, nous avons peur de communiquer nos insatisfactions à notre partenaire car nous ne voulons pas « nuire » à la relation. Si vous évitez de parler de sexualité dans votre couple, vous serez confrontés à de l’homéostasie non productive, c’est-à-dire à une non-évolution de votre couple en termes plus simples (j’avais appris le terme homéostasie non productive dans mes cours de maîtrise à l’université et je ne l’ai pas oublié !). Je crois profondément que ça vaut la peine d’aller chercher le potentiel maximum dans son couple, et ce, à tous les niveaux ! Pour résumer, voici ce qui vous aidera à vous sentir davantage confiant sexuellement dans le cadre d’une relation de couple :

  • Avoir le courage de communiquer vos préférences sexuelles ou vos insatisfactions sexuelles
  • Être à l’écoute de l’autre et accepter ses limites
  • Chercher des solutions gagnant-gagnant
  • Se laisser aller dans sa sexualité et dépasser sa peur d’être jugé

 

Si vous sentez de l’inconfort dans vos relations et votre sexualité, vous pouvez également décider de consulter un sexologue clinicien qualifié. J’offre mes services dans la région de Montréal : Prendre un rendez-vous.

               En 2015, les relations de type “fuck friend” ou “ami avec privilèges » semblent de plus en plus répandues. Que penser de ce mode relationnel ? Est-ce pour ou contre vos valeurs ? Dans cet article, je vais présenter mon point de vue de sexologue clinicien sur la question.

                Dans ce type de relations, on a souvent deux individus consentants qui souhaitent combler leurs besoins sexuels et ce, sans engagement émotionnel. Jusqu’ici, rien de mal…L’être humain est libre après tout. Toutefois, comme vous vous en doutez, ce type de relation peut devenir dangereux si vous vous attachez trop à votre partenaire sexuel et que ce dernier ne soit pas sur la même longueur d’onde que vous. Il y aurait ainsi un décalage au niveau des attentes de chacun. Voilà une condition essentielle à ne pas briser pour qu’une amitié avec bénéfices fonctionne, c’est-à-dire l’importance d’être sur la même longueur d’onde que son partenaire au niveau du statut de la relation.

                Ce type de relations, malgré ses avantages importants, représente un défi pouvant s’avérer colossal pour quelqu’un manquant de confiance en lui. Comment réagiriez-vous en apprenant que votre amant vous quitte car il est nouvellement en couple avec quelqu’un d’autre ? Je crois qu’il faut en tout temps être prêt à accepter ce scénario si vous considérez ce type de relations sans attache. Justement, il n’y a pas d’attache ! Chaque partenaire garde sa liberté et reste ouvert aux autres options disponibles dans son environnement. Ainsi, il faut éviter de trop s’attacher ou bien de se rabaisser si notre amant met fin à la relation.

                Maintenant, je vous invite à réfléchir à la question suivante : Comment devenons-nous amoureux de quelqu’un ? Ou si vous préférez : Comment TOMBONS-nous en amour ? J’insiste sur le verbe tomber car il implique un lâcher prise, une absence de contrôle. À mon avis, nous sommes amoureux quand passion et affection sont à la fois au rendez-vous et qu’en plus, nous nous laissons aller à ces sentiments plutôt que de tenter de les contrôler. Plus on passe de temps avec quelqu’un, plus on risque de s’attacher et de développer une certaine affection pour cette personne. Ainsi, lorsque vous revoyez régulièrement la même personne dans le but d’avoir des relations sexuelles, vous vous mettez dans une situation potentiellement risquée. Mettons les choses au clair ! L’amour a principalement 3 composantes :

L’intimité relationnelle : Le fait d’avoir une relation profonde avec autrui, de bien se connaître et de s’accepter mutuellement. L’intimité relationnelle s’apparente à une forme d’amitié où du temps de qualité est partagé. Il y a confort et attachement.

Passion : Le fait de vibrer émotionnellement et sexuellement pour quelqu’un. Il y a une forte pulsion ressentie, un fort besoin de décharge. L’attirance physique ressentie et le magnétisme de l’autre peuvent déclencher cette passion.

Engagement : Ici, les deux partenaires prennent la décision de vivre quelque chose ensemble en contemplant une direction commune. La relation devient une priorité pour les deux partenaires. Dans l’engagement, la relation peut même devenir plus importante que les individus en faisant partie !

                Je recommande toujours à mes clients d’être authentiques. Ainsi, si vous ressentez de l’affection, de la passion ou un désir d’engagement, c’est toujours mieux de se l’avouer et d’agir en conséquence. Voilà pourquoi je crois que les relations « fuck friend » sont plus adaptées aux relations où c’est surtout le pôle de la passion qui est développé. Ainsi, mieux vaut éviter le romantisme, les câlins, les cadeaux, les présentations aux amis et à la famille. Sinon, vous risquez de vous retrouver dans une situation où vous allez devoir REFOULER ! Et le refoulement nuit à la fluidité de la vie et du corps tel qu’expliqué dans la gestalt thérapie. Toutefois, vous pouvez faire le choix conscient de vivre une relation de type « amis avec bénéfices » formidable avec quelqu’un en alimentant surtout le pôle de la passion et vous permettre de vous laisser aller à un « plein contact » sexuel, un lâcher prise émotionnel et sexuel. Nous avons tous un animal pulsionnel qui sommeille en nous et ce type de relations peut vraiment s’avérer bénéfique à mon avis mais en gardant en tête les différents enjeux et risques. Dans mon prochain article, je vais parler de l’amour sans sexe !Friends with Benefits

Bonne semaine de la St-Valentin !

Voici un extrait de mon ebook « L’essentiel » figurant dans le chapitre sur le mieux-être sexuel

Quand nous parlons de sexualité, nous ne pouvons pas négligelumierer la notion de plaisir qui est définit comme suit dans le dictionnaire Larousse : « État de contentement que crée chez quelqu’un la satisfaction d’une tendance, d’un besoin, d’un désir; bien-être ». Toutefois, ma conception personnelle du plaisir s’avère beaucoup plus profonde que cette définition. Selon moi, nous avons tous une capacité ou une incapacité à éprouver du plaisir. Cela serait déterminé par la manière dont nous gérons nos émotions ainsi que du rapport que nous entretenons avec notre propre corps. Tout plaisir, s’il est authentique, doit être ressenti à travers le corps.

            Hélas, si nous observons certains individus, nous pouvons constater à quel point ils se tiennent de manière rigide et comment leurs mouvements sont bizarres et peu naturels. Cela caractérise les gens qui n’habitent pas vraiment leur corps. Plusieurs tensions musculaires empêchent ainsi la libre circulation de l’énergie et du plaisir dans leur corps. Dans ce type de cas, reconnaître qu’il y a un blocage corporel ne sera pas suffisant pour changer. Idéalement, une thérapie psychocorporelle ou sexocorporelle devrait être envisagée.

            Les gens très tendus et rigides dans leur langage corporel voient leur capacité de ressentir du plaisir très limitée, ce qui, par conséquent, affecte négativement leur vie sexuelle. Pour être bien dans sa sexualité, il y a avantage à être pleinement capable de ressentir du plaisir afin d’atteindre de forts sentiments d’extase. À mes yeux, l’extase s’apparente à ce que nous ressentons lors de l’orgasme.

            D’après moi, une autre façon de restaurer son aptitude au plaisir passe par le processus de gestion des émotions, tel que mentionné précédemment. L’être humain doit apprendre à reconnaître, accepter et vivre son émotion. Beaucoup résistent face à leurs émotions :

  • Quelqu’un qui se désensibilise face aux émotions en utilisant différentes drogues ou un excès d’alcool
  • Quelqu’un qui n’accepte pas son émotion en la projetant sur quelqu’un d’autre.
  • Quelqu’un qui accepte avoir une émotion mais qui ne veut pas la vivre en la « ravalant », en « l’avalant tout rond »
  • Quelqu’un qui sublime excessivement sa vie émotive dans le travail, le sport ou de multiples activités créatives.

 

Le problème principal, c’est que l’évitement des émotions mène à de plus graves problèmes, comme des tensions corporelles ou bien des maladies. William Reich fait référence au concept de « cuirasse caractérielle ». À mon avis, il y a donc des conséquences physiques aux conflits émotionnels non vécus et non résolus. Parmi celles-ci, il y aurait également une « plus ou moins grande » incapacité à ressentir du plaisir car une partie du « circuit » corporel s’avère bloquée lorsqu’il y a résistance, que l’émotion soit positive ou négative. Pour pouvoir être apte à ressentir pleinement des émotions positives, il faut également pouvoir être apte à ressentir pleinement des émotions négatives. Cela n’est pas facile… La thérapie de type gestalt peut aider l’être humain à restaurer son « cycle de contact » et assouplir les différentes résistances dans celui-ci qui viennent bloquer l’expression des émotions.

Pensons aux animaux qui semblent si naturels dans leur manière de vivre. À mes yeux, ils sont plus prêts de leur « source », de leur « état naturel » que l’homme qui est souvent à la merci des normes sociales qui encouragent le conformisme, le succès et le pouvoir. Souvent, les individus valorisant surtout le pouvoir sont très exigeants envers eux-mêmes et se privent de plaisir afin d’accomplir leurs objectifs. Contrairement, la plupart des animaux vivent simplement et ne se posent pas « dix-mille » questions. Ils apprécient davantage le moment présent. Je trouve ça tellement inspirant de voir un chien courant librement dans la nature et se roulant dans l’herbe avec une expression si joyeuse. Les enfants aussi sont souvent plus près de leurs émotions. Remarquez la vibration qui émane d’une cour d’école quand plusieurs dizaines d’enfants jouent et rigolent… Nous devons parfois réapprendre à apprécier les plaisirs des sens, que ce soit savourer un bon repas ou bien s’abandonner à notre chanson préférée.

Les robots et les ordinateurs sont intelligents mais n’ont pas d’émotions. Est-ce qu’ils radient de vitalité ? Évidemment, la réponse est non ! Mais être vivant, à mes yeux, c’est ça, c’est pleinement vivre ses émotions. Et vivre pleinement sa sexualité, c’est tout d’abord être pleinement vivant.