Articles Tagués ‘orgasme’

Bonjour à tous ! Quand nous parlons de sexologie, il est difficile d’ignorer le concept d’érotisme. Qu’est-ce que l’érotisme ? C’est en quelque sorte un ensemble de phénomènes ou comportements qui déclenchent le désir sexuel. Aujourd’hui, je vais vous parler de trois types d’érotisme : l’érotisme fusionnel, l’érotisme antifusionnel et l’érotisme intégré. Ces concepts sont inspirés de l’approche sexoanalytique utilisée en sexologie.

Érotisme fusionnel

Ici, la démonstration d’amour et de tendresse s’avère très importante. Dans l’érotisme fusionnel, c’est surtout l’affection de l’autre que nous allons chercher. Il y a une composante rassurante dans ce type de sexualité car l’une de ses principales fonctions est de se sentir en communion avec l’autre. Le rapport sexuel se fait en douceur. Je dois spécifier que beaucoup de gens se sentent satisfaits et comblés dans ce type de sexualité. Dans ce type d’érotisme, l’autre est vu comme un être émotionnel mais plus ou moins sexué. Néanmoins, l’érotisme fusionnel ne va pas chercher tout le potentiel érotique de l’individu et du couple. Pourquoi ? Parce que chaque être humain possède aussi en lui un « animal sexuel » qui ne demande qu’à s’extérioriser.

Érotisme antifusionnel

L’érotisme antifusionnel contraste avec l’érotisme fusionnel. Ici, il y a une plus grande distance émotionnelle avec l’autre. Toutefois, il y a expression de pulsions davantage primitives et intenses. La montée de désir sexuel s’intensifie…Les deux partenaires sont davantage eux-mêmes assumant toute la composante animale et pulsionnelle de la sexualité. Dans l’érotisme antifusionnel, il peut aussi avoir expression d’agressivité et d’hostilité. Sans aucun doute, ce type d’érotisme est préconisé par plusieurs individus s’adonnant au sadomasochisme. Une sexualité antifusionnelle, c’est une sexualité très « wild » mais où il n’y a pas d’expression d’affection et d’amour. Ici, l’autre est vu comme un individu sexué mais la composante émotionnelle est négligée. L’érotisme antifusionnel va surtout combler le besoin de « décharge » sous-jacent à la sexualité mais néglige les besoins psychoaffectifs de l’être humain comme l’importance de se sentir aimé.

L’érotisme intégré et le clivage madone / antimadone

J’ai rencontré plusieurs clients ayant de la difficulté à percevoir leur conjointe comme un être très sexué et à se laisser aller avec elle dans une sexualité antifusionnelle. Pourquoi ? Selon l’approche sexoanalytique, cela serait causé entre autres par le clivage madone / antimadone. Beaucoup d’hommes auraient de la difficulté à voir leur conjointe à la fois comme une figure maternelle et douce et comme une figure sexuée /animale ayant de grands besoins sexuels. Intégrer ces deux composantes chez une même personne pourrait être très culpabilisant car inconsciemment, ça serait « rendre sale » une femme si pure. Si on pousse plus loin, on pourrait même effectuer des liens avec le Complexe d’Œdipe où l’homme ne voudrait pas (d’une perspective inconsciente) érotiser sa propre mère. Hélas, ces clients qui n’arrivaient pas à vivre une sexualité intégrée (présence des composantes fusionnelles et antifusionnelles) avec leur conjointe ne se sentaient pas totalement comblés et avaient besoin d’extérioriser une autre partie d’eux-mêmes…Pour y parvenir, l’infidélité s’avérait inévitable…Il y a eu recherche d’une maîtresse pour laisser aller leur animal en eux.

Ainsi, l’idéal est d’intégrer les deux érotismes dans sa sexualité afin que le cycle de contact soit le plus naturel et fluide possible. L’être humain étant multidimensionnel, il a à la fois des besoins physiques, émotionnels et spirituels. Donc, le fait d’être connecté à la fois avec son cœur et son « animal » nous amène vers une sexualité davantage authentique et riche. La décharge qui en suit devient davantage libératrice et cela créé une satisfaction sexuelle véritable.

À mon avis, le partenaire sexuel idéal masculin a intégré les archétypes du cowboy et du berger. Il sait les équilibrer et aller chercher la madone et l’antimadone en chaque femme. Sur ces belles paroles, je vous laisse. À la prochaine pour un autre article.

Pour prendre un rendez-vous, vous pouvez cliquer ici.

ero integ

Publicités

Bonjour,

Que m’inspire le thème de l’orgasme ? C’est une bonne question. Tout d’abord, pour la majorité d’entre nous, cela représente la forme la plus intense de plaisir. On peut dire aussi que c’est « l’aboutissement » de l’acte sexuel. Une petite question philosophique s’impose : Qu’est-ce qui est mieux ? Le chemin qui mène à l’orgasme ou l’orgasme lui-même ? C’est une bonne question.

Mais qu’est-ce qui motive tant les gens à atteindre l’orgasme ? Deux éléments ressortent lorsqu’on se renseigne sur le sujet : le bien-être physiologique et l’état altéré de conscience qui l’accompagne

Toutefois, orgasme et plaisir ne riment pas toujours ensemble…Pourquoi ? Certains individus souffrent de ce qu’on appelle compulsion sexuelle. La sexualité et l’atteinte de l’orgasme deviennent une dépendance. À la place de représenter l’expression de l’ultime rapprochement avec l’autre, l’orgasme devient la décharge d’une tension trop lourde à porter.

Qui sont les plus atteints par la compulsion sexuelle ? Hommes ou femmes ? Je vous laisse y penser…

Ce sont les hommes en grande majorité, ceux-ci étant plus fragiles au niveau de leur identité sexuelle.

À quoi ressemble la réalité d’un homme atteint de compulsion sexuelle ?

Le plus souvent, leurs comportements répétitifs nuisent à leur vie professionnelle et sociale. Certains deviennent accroc aux sites pornographiques alors que d’autres enchaînent les rendez-vous avec les prostituées…Ah oui, en passant, j’avais oublié les conséquences financières qui peuvent s’avérer assez lourdes. Imaginez, 200$ par jour pendant 1an pour les cas lourds…ça fait plus de 70000$.

D’après vous, parmi les choix suivants, lesquels représentent des facteurs de risque associés au développement de la compulsion sexuelle ?

a)      Un style d’attachement insécure développé dans l’enfance

b)      La présence d’un TDAH

c)       Un environnement familial pauvre

d)      Avoir été victime d’un abus sexuel

e)      Toutes ces réponses

 

La réponse est e : Toutes ces réponses !

L’individu atteint de compulsion sexuelle se sert alors de l’orgasme pour fuir sa réalité qui l’afflige. D’un point de vue physiologique, l’orgasme a alors la même fonction qu’une drogue.

Donc, quand on parle d’orgasme et de sexualité, est-ce mieux trop ou pas assez ?

Un nouveau mouvement a fait son apparition sur Internet dans les dernières années. Nous parlons d’une véritable communauté d’hommes voulant reprendre leur vie en main qui croient aux effets bénéfiques de l’absence de masturbation et d’orgasme pendant une longue période de temps ! Si vous tappez « No Fap » sur google, vous allez avoir ainsi accès à des forums de discussion où des hommes se fixent le défi de ne pas se masturber et d’éviter l’orgasme pendant 90 jours. Ils ont droit à l’orgasme en couple mais pas en utilisant la masturbation. Ces jeunes ambitieux (la plupart ont moins de 40 ans) s’entraident dans les différentes difficultés associées au défi : envies sexuelles fortes, problèmes de sommeil, symptômes dépressifs, pannes de désir (flat line) etc…Certains membres de ces forums (pas tous) ont effectivement une problématique de compulsion sexuelle qu’ils tentent de traiter en utilisant l’abstinence totale. Ils croient également que l’absence de masturbation et d’orgasme augmentera leur succès avec les filles. Qu’en pensez-vous ? Des études effectuées auprès de rats en laboratoire ont quand même prouvé qu’après 7 jours sans éjaculation, leur niveau de testostérone était légèrement plus élevé.

Au-delà de l’envers de la médaille, notons les différents effets positifs associés à l’orgasme :laddiction-sexuelle-obsession-tabou-presque-i-L-f9BK3C

On se sent bien, on gagne en espérance de vie, on dort mieux, on soulage nos maux, on renforce notre système immunitaire, on se détend et on a meilleur mine !

Pour finir, je vous invite à lire un autre article traitant de la légalisant de la masturbation en public en Suède Ai-je bien compris ? Est-ce que ça veut dire que l’éjaculation en public serait également permise ?

http://www.nouvelordremondial.cc/2013/09/19/suede-legalisation-de-la-masturbation-en-public/