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Lorsque nous prenons la décision de consulter en psychothérapie ou sexothérapie, il s’avère normal de s’attendre à tirer profit de cette démarche. Dans cet article, je présenterai différents facteurs pouvant influencer positivement ou négativement le déroulement de la thérapie :

  1. Les compétences du thérapeute

Assurez-vous de choisir un thérapeute faisant partie d’un ordre professionnel reconnu et détenant un permis de psychothérapeute. Il est possible de vous renseigner auprès de l’Ordre des psychologues du Québec.  Il est difficile de juger de la compétence d’un psychothérapeute ou sexologue dès le premier rendez-vous….Toutefois, vous pouvez vous attendre à ce que le thérapeute complète une évaluation de votre situation dans les premiers rendez-vous, qu’il clarifie les objectifs thérapeutiques et qu’il présente un plan d’intervention approprié. Ce plan devra être revu de façon périodique dans les rencontres subséquentes. À mon avis, un bon thérapeute sait écouter, évaluer et bien communiquer sa compréhension clinique. De plus, il fait preuve d’empathie, est intègre et inspire la confiance par sa manière d’être.

 

  1. La qualité de l’alliance thérapeutique

Évidemment, un thérapeute compétent et empathique favorisera la création d’un bon lien de confiance et alliance thérapeutique. Toutefois, pour différentes raisons, il peut arriver que le courant passe difficilement entre un client et son psychothérapeute. Par exemple, un client pourra réagir négativement si son thérapeute lui rappelle un parent qui était trop directif. Aussi, un client rigide pourrait avoir de la difficulté à faire confiance à un thérapeute plus ou moins nonchalant.  D’autres clients pourront vivre de grands malaises devant un thérapeute non directif qui intervient très peu lors de la rencontre. Si pour une raison ou une autre, vous ne vous sentez pas à l’aise avec votre thérapeute, je vous encourage à lui communiquer et tenter de trouver une solution. Si la raison de votre malaise ne peut pas être changée, il est mieux de considérer la possibilité d’être référé à un autre thérapeute.

 

  1. L’implication entre les rencontres

Ici, je vais aborder un facteur essentiel à mon avis que le client peut contrôler directement. À mon avis, une grande partie de la thérapie se joue entre les rencontres. C’est pourquoi entre les rendez-vous, il est super important de réfléchir au contenu des rencontres et de réaliser les exercices prescrits. Pour vous aider à intégrer le contenu des rencontres, il est suggéré de vous faire un petit résumé de la rencontre après celle-ci une fois que vous êtes à la maison. Trop souvent, les gens finissent la séance et passent tout de suite à leur quotidien. Lorsque le client n’effectue pas un exercice prescrit, cela peut vouloir dire plusieurs choses : manque de motivation face à la démarche, exercice perçu comme non pertinent ou efficace, exercice perçu comme trop difficile ou anxiogène, oubli découlant d’un manque d’organisation. Comme thérapeute, il est important d’explorer les raisons qui font qu’un client ne s’implique pas suffisamment entre les rencontres ou qu’il omet de réaliser un exercice.

 

  1. Ouverture et transparence

Afin de bénéficier le plus possible de chaque séance, il s’avère important de fournir des efforts de réflexion et de s’ouvrir sur le plan émotionnel. Il est normal de ne pas tout de suite avoir de réponses aux questions du thérapeute mais il est préférable de prendre le temps de réfléchir plutôt que de répondre systématiquement « Je ne sais pas ». De plus, j’ai noté que les clients qui se dévoilent davantage progressent mieux en général car ils me permettent d’accéder à davantage d’informations et cela facilite aussi l’alliance thérapeutique. J’apprécie aussi que le client se permette de me poser des questions et qu’il arrive en rencontre avec des thèmes qu’il souhaite explorer.  À l’inverse, une dynamique « question-réponse courte » n’est pas fluide et est rarement productive en thérapie. Ici, mon but deviendrait de comprendre la résistance derrière ça et de travailler celle-ci.

 

  1. En conclusion

Dans un premier temps, choisissez un bon thérapeute avec qui vous êtes à l’aise. Normalement, vous devriez savoir quel type de plan d’intervention votre thérapeute propose et quelle est sa compréhension clinique de votre situation. Cela est important pour que vous puissiez voir le lien entre votre motif de consultation et les outils que votre thérapeute vous proposera afin de pallier à la problématique. Soyez assidu aux rencontres et évitez d’annuler. Il est prouvé qu’une fréquence d’une rencontre par semaine donne de meilleurs résultats. Une fréquence d’une rencontre par deux semaines est aussi acceptable si votre budget ne vous permet pas de voir votre thérapeute à chaque semaine.  Finalement, soyez pleinement présent dans votre démarche et réfléchissez entre les rencontres afin de faciliter votre progression. Même si cela vous donne de l’anxiété, assurez-vous aussi de faire les exercices prescrits le cas échéant.

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Bonjour,

Beaucoup de gens sentent au fond d’eux-mêmes que leur vie pourrait être meilleure. Toutefois, il s’avère souvent plus facile de rester dans sa zone de confort et de se résigner à son sort. Malheureusement, beaucoup d’individus mourront sans atteindre leur plein potentiel.

Avant, les gens se tournaient surtout vers la prière et la religion quand ils voulaient améliorer leur vie. Maintenant, entamer une psychothérapie constitue une activité plus courante, même si à mes yeux trop peu de gens consultent. Effectivement, je crois que chacun devrait avoir son thérapeute de famille comme chacun a son médecin de famille. Esprit et corps sont interconnectés !

Beaucoup vivent de l’ambivalence par rapport à l’initiative d’aller chercher de l’aide :

  • Ça peut être difficile de se dévoiler à un inconnu
  • Certains voient les thérapeutes comme des charlatans
  • Certains se sentent bloqués par le coût financier d’une telle démarche
  • Certains ne croient pas ou trop peu au potentiel de changement de l’être humain
  • D’autres vivent dans le déni et ne reconnaissent pas avoir un problème

Je comprends toutes ces résistances mais des efforts devraient être effectués pour encourager les gens à aller consulter, pour un bien-être individuel d’abord et par ricochet, un bien-être collectif. Voici ce qui se passe concrètement en thérapie :

  • Un travail d’exploration est effectué pour bien circonscrire le problème.
  • Le client conçoit avec le thérapeute un plan d’action pour améliorer son sort suite au travail de clarification
  • Une bonne alliance thérapeutique peut servir d’antidote à des carences affectives et ensuite amener le client à reproduire des modèles de relations saines avec d’autres individus
  • En thérapie, on aide le client à rendre l’ « inconscient » conscient. On favorise la résolution des « gestalts », des cycles émotionnels. Ainsi, on prévient potentiellement des maux physiques causés par des blocages émotifs
  • On amène le client à se centrer sur lui, à mieux se connaître et à faire des choix authentiques. Ainsi, les regrets sont évités
  • On amène le client à briser ses patterns dysfonctionnelsdeveloppement-personnel1-266x300
  • On amène le client progressivement vers son plein potentiel.

Voilà, je pense que le tout s’avère assez clair. D’après moi, si chacun se choisissait et agirait selon ses valeurs, la société s’en porterait mieux. Avec plein d’individus matures, nous avons une société mature (la société est avant tout plusieurs individus réunis). Si plus de gens allaient consulter, je crois qu’il y aurait également moins de gens malades physiques et par ricochet, moins de coûts sociaux associés à la santé.

Il n’est pas facile de chercher de l’aide mais je vous invite fortement à partager ce texte si vous connaissez quelqu’un qui souffre et qui aurait besoin d’accompagnement.

Bonne journée et merci