Articles Tagués ‘plaisir sexuel’

Bonjour ! Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’engagement et d’intention dans les relations sexuelles. Beaucoup de gens se présentent en sexothérapie afin d’obtenir des « trucs » pour avoir une meilleure sexualité. D’ailleurs, on peut souvent constater en cherchant sur Internet que beaucoup se sites web aiment nous partager leurs « recettes » pour être un meilleur amant ou amante. Toutefois, je crois qu’avec une approche de recherche d’éléments externes à soi, nous sommes un peu « à côté de la plaque ».

                Pourquoi la plupart des « trucs » fonctionnent peu ou pas en contexte de relation sexuelle ? Parce que la sexualité ne constitue pas un simple acte mécanique comme beaucoup semblent le concevoir. Si je demande à trois personnes différentes de reproduire le même comportement sexuel, il est très fort possible de constater des différences importantes dans le « delivery » ou la livraison. La sexualité, bien que mécanique en partie, constitue aussi un échange d’énergies entre deux individus. On pourrait aussi remplacer le mot « énergie » par émotion. D’ailleurs, au niveau linguistique, émotion implique de l’énergie en mouvement (e-motion). Comme thérapeute, je vais donc presque toujours évaluer et explorer l’experiencing sexuel de mon client, c’est-à-dire son expérience cognitive et émotionnelle pendant l’acte.

                Si j’applique un truc trouvé sur Internet, il est fort possible que je devienne très mécanique dans mon énergie sexuelle et ainsi moins connecté dans l’ici et maintenant avec mon partenaire. Je vais plutôt ainsi être « dans le faire » et dans une énergie de performance. Toutefois, il existe une meilleure façon d’appréhender la sexualité et ceci n’est pas un truc car celle-ci va au-delà du « faire» et se situe plutôt dans l’ « être ».

Qu’est-ce que la présence sexuelle ? C’est la disposition d’un individu à se montrer présent, notamment d’un point de vue sexuel. La présence sexuelle ne constitue pas quelque chose qui peut être intellectualisé, ce qui fait que ça peut s’avérer complexe à comprendre pour les gens qui ont l’esprit particulièrement « concret » ou pragmatique si vous voulez. J’ai remarqué que les gens ayant l’esprit plutôt artistique ou qui ont développé davantage leur conscience corporelle maîtrisent mieux ce type de stratégie. Lorsque vous écoutez la radio dans votre voiture, comment faites-vous pour obtenir un bon son ? En fait, il suffit de se brancher sur la bonne fréquence sinon ça va beaucoup gricher ! Dans la sexualité, c’est le même principe. Ici, une fréquence intéressante consisterait à ouvrir ses sens (un ou plusieurs) pour accueillir le plus possible les stimulations de l’expérience sexuelle en étant connecté au moment présent. Une autre fréquence intéressante serait de se connecter à son sentiment amoureux et tenter de le transmettre dans notre toucher. Nous pouvons aussi nous connecter à différents types d’énergies dans notre sexualité, que ce soit l’agressivité phallique, la désirabilité, être « cochon », être doux et tendre, être ludique, être explorateur, être hyperconnecté, être romantique, etc…

                Voilà ! J’espère que cet article a pu vous aider à voir la sexualité autrement !

Bonjour, beaucoup de clients se montrent intéressés à des exercices ou astuces afin de retrouver une meilleure satisfaction sexuelle. Bien qu’il n’existe pas de recettes miracles, le site web du « Alexander Institute » regorge de ressources intéressantes pour les gens cherchant davantage des solutions plus pratiques.

Je tiens à mentionner que le visionnement de DVD ou la lecture de livres portant sur la sexualité ne remplacera jamais les bienfaits qu’une thérapie peut procurer mais peut tout de même vous apporter des nouvelles idées qui pourraient faire une différence dans la qualité de votre vie sexuelle.

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Bonjour à tous ! Quand nous parlons de sexologie, il est difficile d’ignorer le concept d’érotisme. Qu’est-ce que l’érotisme ? C’est en quelque sorte un ensemble de phénomènes ou comportements qui déclenchent le désir sexuel. Aujourd’hui, je vais vous parler de trois types d’érotisme : l’érotisme fusionnel, l’érotisme antifusionnel et l’érotisme intégré. Ces concepts sont inspirés de l’approche sexoanalytique utilisée en sexologie.

Érotisme fusionnel

Ici, la démonstration d’amour et de tendresse s’avère très importante. Dans l’érotisme fusionnel, c’est surtout l’affection de l’autre que nous allons chercher. Il y a une composante rassurante dans ce type de sexualité car l’une de ses principales fonctions est de se sentir en communion avec l’autre. Le rapport sexuel se fait en douceur. Je dois spécifier que beaucoup de gens se sentent satisfaits et comblés dans ce type de sexualité. Dans ce type d’érotisme, l’autre est vu comme un être émotionnel mais plus ou moins sexué. Néanmoins, l’érotisme fusionnel ne va pas chercher tout le potentiel érotique de l’individu et du couple. Pourquoi ? Parce que chaque être humain possède aussi en lui un « animal sexuel » qui ne demande qu’à s’extérioriser.

Érotisme antifusionnel

L’érotisme antifusionnel contraste avec l’érotisme fusionnel. Ici, il y a une plus grande distance émotionnelle avec l’autre. Toutefois, il y a expression de pulsions davantage primitives et intenses. La montée de désir sexuel s’intensifie…Les deux partenaires sont davantage eux-mêmes assumant toute la composante animale et pulsionnelle de la sexualité. Dans l’érotisme antifusionnel, il peut aussi avoir expression d’agressivité et d’hostilité. Sans aucun doute, ce type d’érotisme est préconisé par plusieurs individus s’adonnant au sadomasochisme. Une sexualité antifusionnelle, c’est une sexualité très « wild » mais où il n’y a pas d’expression d’affection et d’amour. Ici, l’autre est vu comme un individu sexué mais la composante émotionnelle est négligée. L’érotisme antifusionnel va surtout combler le besoin de « décharge » sous-jacent à la sexualité mais néglige les besoins psychoaffectifs de l’être humain comme l’importance de se sentir aimé.

L’érotisme intégré et le clivage madone / antimadone

J’ai rencontré plusieurs clients ayant de la difficulté à percevoir leur conjointe comme un être très sexué et à se laisser aller avec elle dans une sexualité antifusionnelle. Pourquoi ? Selon l’approche sexoanalytique, cela serait causé entre autres par le clivage madone / antimadone. Beaucoup d’hommes auraient de la difficulté à voir leur conjointe à la fois comme une figure maternelle et douce et comme une figure sexuée /animale ayant de grands besoins sexuels. Intégrer ces deux composantes chez une même personne pourrait être très culpabilisant car inconsciemment, ça serait « rendre sale » une femme si pure. Si on pousse plus loin, on pourrait même effectuer des liens avec le Complexe d’Œdipe où l’homme ne voudrait pas (d’une perspective inconsciente) érotiser sa propre mère. Hélas, ces clients qui n’arrivaient pas à vivre une sexualité intégrée (présence des composantes fusionnelles et antifusionnelles) avec leur conjointe ne se sentaient pas totalement comblés et avaient besoin d’extérioriser une autre partie d’eux-mêmes…Pour y parvenir, l’infidélité s’avérait inévitable…Il y a eu recherche d’une maîtresse pour laisser aller leur animal en eux.

Ainsi, l’idéal est d’intégrer les deux érotismes dans sa sexualité afin que le cycle de contact soit le plus naturel et fluide possible. L’être humain étant multidimensionnel, il a à la fois des besoins physiques, émotionnels et spirituels. Donc, le fait d’être connecté à la fois avec son cœur et son « animal » nous amène vers une sexualité davantage authentique et riche. La décharge qui en suit devient davantage libératrice et cela créé une satisfaction sexuelle véritable.

À mon avis, le partenaire sexuel idéal masculin a intégré les archétypes du cowboy et du berger. Il sait les équilibrer et aller chercher la madone et l’antimadone en chaque femme. Sur ces belles paroles, je vous laisse. À la prochaine pour un autre article.

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