Le plaisir, une question de vitalité

Publié: 15 décembre 2014 dans Être mieux avec soi-même, Comment améliorer sa sexualité, Sexologue Montréal
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Voici un extrait de mon ebook « L’essentiel » figurant dans le chapitre sur le mieux-être sexuel

Quand nous parlons de sexualité, nous ne pouvons pas négligelumierer la notion de plaisir qui est définit comme suit dans le dictionnaire Larousse : « État de contentement que crée chez quelqu’un la satisfaction d’une tendance, d’un besoin, d’un désir; bien-être ». Toutefois, ma conception personnelle du plaisir s’avère beaucoup plus profonde que cette définition. Selon moi, nous avons tous une capacité ou une incapacité à éprouver du plaisir. Cela serait déterminé par la manière dont nous gérons nos émotions ainsi que du rapport que nous entretenons avec notre propre corps. Tout plaisir, s’il est authentique, doit être ressenti à travers le corps.

            Hélas, si nous observons certains individus, nous pouvons constater à quel point ils se tiennent de manière rigide et comment leurs mouvements sont bizarres et peu naturels. Cela caractérise les gens qui n’habitent pas vraiment leur corps. Plusieurs tensions musculaires empêchent ainsi la libre circulation de l’énergie et du plaisir dans leur corps. Dans ce type de cas, reconnaître qu’il y a un blocage corporel ne sera pas suffisant pour changer. Idéalement, une thérapie psychocorporelle ou sexocorporelle devrait être envisagée.

            Les gens très tendus et rigides dans leur langage corporel voient leur capacité de ressentir du plaisir très limitée, ce qui, par conséquent, affecte négativement leur vie sexuelle. Pour être bien dans sa sexualité, il y a avantage à être pleinement capable de ressentir du plaisir afin d’atteindre de forts sentiments d’extase. À mes yeux, l’extase s’apparente à ce que nous ressentons lors de l’orgasme.

            D’après moi, une autre façon de restaurer son aptitude au plaisir passe par le processus de gestion des émotions, tel que mentionné précédemment. L’être humain doit apprendre à reconnaître, accepter et vivre son émotion. Beaucoup résistent face à leurs émotions :

  • Quelqu’un qui se désensibilise face aux émotions en utilisant différentes drogues ou un excès d’alcool
  • Quelqu’un qui n’accepte pas son émotion en la projetant sur quelqu’un d’autre.
  • Quelqu’un qui accepte avoir une émotion mais qui ne veut pas la vivre en la « ravalant », en « l’avalant tout rond »
  • Quelqu’un qui sublime excessivement sa vie émotive dans le travail, le sport ou de multiples activités créatives.

 

Le problème principal, c’est que l’évitement des émotions mène à de plus graves problèmes, comme des tensions corporelles ou bien des maladies. William Reich fait référence au concept de « cuirasse caractérielle ». À mon avis, il y a donc des conséquences physiques aux conflits émotionnels non vécus et non résolus. Parmi celles-ci, il y aurait également une « plus ou moins grande » incapacité à ressentir du plaisir car une partie du « circuit » corporel s’avère bloquée lorsqu’il y a résistance, que l’émotion soit positive ou négative. Pour pouvoir être apte à ressentir pleinement des émotions positives, il faut également pouvoir être apte à ressentir pleinement des émotions négatives. Cela n’est pas facile… La thérapie de type gestalt peut aider l’être humain à restaurer son « cycle de contact » et assouplir les différentes résistances dans celui-ci qui viennent bloquer l’expression des émotions.

Pensons aux animaux qui semblent si naturels dans leur manière de vivre. À mes yeux, ils sont plus prêts de leur « source », de leur « état naturel » que l’homme qui est souvent à la merci des normes sociales qui encouragent le conformisme, le succès et le pouvoir. Souvent, les individus valorisant surtout le pouvoir sont très exigeants envers eux-mêmes et se privent de plaisir afin d’accomplir leurs objectifs. Contrairement, la plupart des animaux vivent simplement et ne se posent pas « dix-mille » questions. Ils apprécient davantage le moment présent. Je trouve ça tellement inspirant de voir un chien courant librement dans la nature et se roulant dans l’herbe avec une expression si joyeuse. Les enfants aussi sont souvent plus près de leurs émotions. Remarquez la vibration qui émane d’une cour d’école quand plusieurs dizaines d’enfants jouent et rigolent… Nous devons parfois réapprendre à apprécier les plaisirs des sens, que ce soit savourer un bon repas ou bien s’abandonner à notre chanson préférée.

Les robots et les ordinateurs sont intelligents mais n’ont pas d’émotions. Est-ce qu’ils radient de vitalité ? Évidemment, la réponse est non ! Mais être vivant, à mes yeux, c’est ça, c’est pleinement vivre ses émotions. Et vivre pleinement sa sexualité, c’est tout d’abord être pleinement vivant.

 

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