Archives de la catégorie ‘Être mieux avec soi-même’

Bonjour,

Dans cet article, je vais traiter de certaines caractéristiques pouvant vraiment nuire à la thérapie de quelqu’un. Tout d’abord, voici les principales conditions qui vont favoriser la réussite de la thérapie :

  • L’implication et la détermination du client
  • La qualité de l’alliance thérapeutique entre le thérapeute et le client
  • La confiance du client envers l’efficacité de la thérapie
  • Le type d’approche thérapeutique utilisée

Parmi ces 4 facteurs, il semblerait que les deux premiers soient les principaux déterminants de l’issue de la thérapie. En s’intéressant à « qu’est-ce qui marche ? », il devient plus aisé de voir également « qu’est-ce qui marche moins bien ? »

Donc, si vous suivez une thérapie et vous voyez que ça n’avance pas, peut-être l’un ou plusieurs des paramètres suivants s’appliquent à vous :

 

Manque de motivation

Cela peut se traduire par de l’absentéisme, c’est-à-dire prendre l’habitude de manquer ou de reporter des séances. Parfois, le manque de motivation se reflète dans la rencontre avec le thérapeute quand soit le client n’écoute pas, refuse ou limite ses efforts d’introspection. Dans certains cas, le client se présente en thérapie avec une motivation extrinsèque. Par exemple, un client qui veut régler son problème d’alcool uniquement car il ne veut pas perdre sa conjointe qui le pousse à aller en thérapie. Idéalement, le client doit avoir le goût de venir aux séances thérapeutiques, et ce, même si c’est parfois difficile.

L’importance des bénéfices secondaires

Pour certains clients, l’ambivalence face au changement est importante. Une grande partie d’eux peut être confortable dans la situation actuelle même si celle-ci s’avère problématique. Par exemple, un client pourrait souffrir d’un état de stress important car il se met beaucoup de pression pour réussir professionnellement et prendre soin de son apparence physique. Toutefois, il y retire des bénéfices secondaires en recevant toute la reconnaissance sociale associée à ces conditions. Un autre exemple. Une femme consultant pour manque de désir pourrait également être associée à des bénéfices secondaires cachés. Ainsi, son manque de désir lui permettrait d’éviter des relations sexuelles qui la rendent inconfortable ou bien lui permettrait de prendre davantage de pouvoir dans le couple notamment dans la sphère sexuelle. Si les bénéfices secondaires sont trop importants, ils peuvent constituer un « boulet » pour la thérapie mais parfois, lorsqu’ils sont conscientisés, cela permet au client d’avoir un meilleur champ de conscience et d’avoir plus de pouvoir sur sa thérapie et son processus de changement.

Un manque d’alliance thérapeutique

Parfois, entre le client et le thérapeute, ça ne « clique » juste pas. Vous savez, au-delà des techniques cognitives, émotionnelles et comportementales, la relation thérapeutique en soi constitue un agent de changement important. La relation thérapeutique peut guérir le client, soit par des éléments de « re-maternage partiel », par une chaleur empathique dont le client n’a jamais bénéficié dans sa vie, par des éléments de « modeling » pour client ayant eu des parents absents, par une complicité, etc….Toutefois, certaines dynamiques peuvent nuire à la thérapie. Voici quelques exemples :

  • Un client manquant d’autodiscipline rencontrant un thérapeute désorganisé dans son travail
  • Un simple manque d’affinités entre le thérapeute et le client
  • Un transfert ou un contre-transfert trop important.
  • Un client souffrant de manque affectif rencontrant un thérapeute froid et sévère
  • S’il y a des conflits non résolus entre le thérapeute et le client. Des thérapeutes peuvent accumuler de la frustration envers des clients qui arrivent souvent en retard ou qui manquent plusieurs séances.
  • Le thérapeute prend une position « d’expert », se montre impersonnel et cela rend inconfortable le client.

Idéalement, le client et le thérapeute doivent s’apprécier, et ce, dans les limites circonscrites par le contexte thérapeutique

Un thérapeute incompétent

Certains thérapeutes se disent « psychothérapeutes » mais sans vraiment l’être étant donné leur manque de qualifications. Afin d’éviter que votre thérapie soit altérée par un thérapeute incompétent, assurez-vous de choisir un thérapeute faisant partie d’une association professionnelle ou d’un ordre professionnel.

Autres problèmes potentiels

  • Un client ayant un problème d’autodiscipline qui ne fait pas les exercices prescrits entre les rencontres
  • Un client vivant des scénarios d’échec récurrents qui, à un niveau inconscient, mettra sa thérapie également en échec
  • Un client ayant des problèmes financiers s’il consulte dans le privé
  • Un client ayant de grandes résistances à aborder, explorer et exprimer ses émotions
  • Une thérapie trop « intellectualisée »
  • Un client n’ayant pas réglé un problème de toxicomanie. Ici, la dépendance doit être réglée avant d’atteindre les autres objectifs thérapeutiques
  • Un client « impatient » exigeant des résultats rapides. La thérapeute reste souvent un processus à long terme.

 

Voilà, je reste optimiste et confiant par rapport à l’efficacité d’un processus thérapeutique mais  il faut faire attention à ces différents paramètres pouvant interférer dans la thérapie.

Sur ce, joyeuses Pâques !

 

Pierre Kirouac M.A

Sexologue, Montréal

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Beaucoup de livres se sont penchés sur la question du langage non verbal mais lesquels sont vraiment crédibles ? Bonne question. Allan Pease a vendu plusieurs best-seller dans le domaine. Ses livres sont simples, bien expliqués mais oublient quelques concepts importants.

Tout d’abord, la plupart des auteurs dans le domaine de la communication s’entendent pour dire que les mots que nous utilisons ont bien peu d’impact sur l’attitude d’autrui à notre égard. En effet, c’est davantage la manière de parler qui ici s’avère importante. Plus précisément, l’attitude d’autrui à notre égard, à 93%, est déterminée par notre langage non verbal ! Les mots ne comptent que pour 7%.

Ainsi, que ce soit pour réussir une entrevue d’embauche, se faire des nouveaux amis ou bien séduire le sexe opposé, la maîtrise du langage non verbal peut constituer un sujet de développement personnel important. De plus, il est prouvé scientifiquement que corps et esprit s’influencent mutuellement. Ainsi, la physiologie de notre corps influence notre état d’esprit. par exemple, si vous marchez la tête baissée et les épaules tombantes, vous allez vous sentir davantage déprimé que si vous marchez la tête droite. De plus, quelqu’un ayant un haut niveau de pensées anxiogènes en verra son corps affecté (encore une fois le lien corps-esprit) Non seulement un bon langage corporel nous permet de susciter de meilleures réactions chez autrui mais il nous permet également de nous sentir mieux dans notre peau.

Qu’est-ce qu’un bon langage corporel ? Voici quelques points:

  • Posture droite (sans être rigide comme dans l’armée)
  • Posture ouverte (évitez de croiser les bras et espacez vos jambes lorsque vous vous tenez debout. En fait, la meilleure posture pour vous est celle où vous vous sentez le mieux)
  • Importance de sourire et de maintenir le contact visuel avec autrui
  • Essayez d’être le moins tendu possible 
  • Adaptez votre langage non verbal aux circonstances (ne prenez pas de posture nonchalante en entrevue d’embauche. Gardez les pour des soirées entre amis)
  • Bougez de manière fluide et non saccadée. (des mouvements trop saccadés peuvent faire peur à autrui. Un geste fluide est lent et continu. Souvent, les bons danseurs bougent de manière très fluide)
  • Entraînez-vous à la respiration abdominale. Cette respiration contribue à une plus grande fluidité corporelle et à une meilleure relaxation
  • Soignez votre apparence (il y a toujours certains types de vêtements qui peuvent nous avantager)
  • Si nécessaire, faites des exercices de musculation pour corriger votre posture ou faites des exercices de flexibilité pour ouvrir votre corps
  • Parlez avec un débit modéré voir lent (la plupart des gens parlent trop rapidement)
  • Parlez de manière articulée
  • Une voix un peu plus grave dégage davantage de confiance qu’une voix trop aiguë. 

Finalement, il peut être ardu d’améliorer son langage non verbal car il est le résultat de plusieurs années de conditionnement. Pour commencer, quelques exercices d’ordre comportemental peuvent être indiqués comme le travail sur la posture, l’apprentissage avec un modèle ou bien des exercices de respiration. Un art martial comme le tai-chi peut être aidant également tout comme quelques séances de massothérapie. Toutefois, notre langage non verbal est surtout le reflet de comment nous nous sentons à l’intérieur de nous. Le sexologue Reich décrit ce concept comme la cuirasse caractérielle.

Quand nous nous sentons mieux dans notre corps, nous transmettons une meilleure énergie à l’autre également quand nous le touchons. Le langage non verbal peut avoir l’air d’une théorie du « paraître » mais plus nous la comprenons, plus nous constatons qu’elle touche beaucoup l' »être »

Bonjour,

Voici un lien menant à une autre chronique radio réalisée lors de mes études à la maîtrise en sexologie portant sur le célibat: http://www.choq.fm/archives-sexe-17774-0.html#archives

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