Archives de la catégorie ‘Être mieux avec soi-même’

Bonjour,

Dans cet article, je vais traiter de certaines caractéristiques pouvant vraiment nuire à la thérapie de quelqu’un. Tout d’abord, voici les principales conditions qui vont favoriser la réussite de la thérapie :

  • L’implication et la détermination du client
  • La qualité de l’alliance thérapeutique entre le thérapeute et le client
  • La confiance du client envers l’efficacité de la thérapie
  • Le type d’approche thérapeutique utilisée

Parmi ces 4 facteurs, il semblerait que les deux premiers soient les principaux déterminants de l’issue de la thérapie. En s’intéressant à « qu’est-ce qui marche ? », il devient plus aisé de voir également « qu’est-ce qui marche moins bien ? »

Donc, si vous suivez une thérapie et vous voyez que ça n’avance pas, peut-être l’un ou plusieurs des paramètres suivants s’appliquent à vous :

 

Manque de motivation

Cela peut se traduire par de l’absentéisme, c’est-à-dire prendre l’habitude de manquer ou de reporter des séances. Parfois, le manque de motivation se reflète dans la rencontre avec le thérapeute quand soit le client n’écoute pas, refuse ou limite ses efforts d’introspection. Dans certains cas, le client se présente en thérapie avec une motivation extrinsèque. Par exemple, un client qui veut régler son problème d’alcool uniquement car il ne veut pas perdre sa conjointe qui le pousse à aller en thérapie. Idéalement, le client doit avoir le goût de venir aux séances thérapeutiques, et ce, même si c’est parfois difficile.

L’importance des bénéfices secondaires

Pour certains clients, l’ambivalence face au changement est importante. Une grande partie d’eux peut être confortable dans la situation actuelle même si celle-ci s’avère problématique. Par exemple, un client pourrait souffrir d’un état de stress important car il se met beaucoup de pression pour réussir professionnellement et prendre soin de son apparence physique. Toutefois, il y retire des bénéfices secondaires en recevant toute la reconnaissance sociale associée à ces conditions. Un autre exemple. Une femme consultant pour manque de désir pourrait également être associée à des bénéfices secondaires cachés. Ainsi, son manque de désir lui permettrait d’éviter des relations sexuelles qui la rendent inconfortable ou bien lui permettrait de prendre davantage de pouvoir dans le couple notamment dans la sphère sexuelle. Si les bénéfices secondaires sont trop importants, ils peuvent constituer un « boulet » pour la thérapie mais parfois, lorsqu’ils sont conscientisés, cela permet au client d’avoir un meilleur champ de conscience et d’avoir plus de pouvoir sur sa thérapie et son processus de changement.

Un manque d’alliance thérapeutique

Parfois, entre le client et le thérapeute, ça ne « clique » juste pas. Vous savez, au-delà des techniques cognitives, émotionnelles et comportementales, la relation thérapeutique en soi constitue un agent de changement important. La relation thérapeutique peut guérir le client, soit par des éléments de « re-maternage partiel », par une chaleur empathique dont le client n’a jamais bénéficié dans sa vie, par des éléments de « modeling » pour client ayant eu des parents absents, par une complicité, etc….Toutefois, certaines dynamiques peuvent nuire à la thérapie. Voici quelques exemples :

  • Un client manquant d’autodiscipline rencontrant un thérapeute désorganisé dans son travail
  • Un simple manque d’affinités entre le thérapeute et le client
  • Un transfert ou un contre-transfert trop important.
  • Un client souffrant de manque affectif rencontrant un thérapeute froid et sévère
  • S’il y a des conflits non résolus entre le thérapeute et le client. Des thérapeutes peuvent accumuler de la frustration envers des clients qui arrivent souvent en retard ou qui manquent plusieurs séances.
  • Le thérapeute prend une position « d’expert », se montre impersonnel et cela rend inconfortable le client.

Idéalement, le client et le thérapeute doivent s’apprécier, et ce, dans les limites circonscrites par le contexte thérapeutique

Un thérapeute incompétent

Certains thérapeutes se disent « psychothérapeutes » mais sans vraiment l’être étant donné leur manque de qualifications. Afin d’éviter que votre thérapie soit altérée par un thérapeute incompétent, assurez-vous de choisir un thérapeute faisant partie d’une association professionnelle ou d’un ordre professionnel.

Autres problèmes potentiels

  • Un client ayant un problème d’autodiscipline qui ne fait pas les exercices prescrits entre les rencontres
  • Un client vivant des scénarios d’échec récurrents qui, à un niveau inconscient, mettra sa thérapie également en échec
  • Un client ayant des problèmes financiers s’il consulte dans le privé
  • Un client ayant de grandes résistances à aborder, explorer et exprimer ses émotions
  • Une thérapie trop « intellectualisée »
  • Un client n’ayant pas réglé un problème de toxicomanie. Ici, la dépendance doit être réglée avant d’atteindre les autres objectifs thérapeutiques
  • Un client « impatient » exigeant des résultats rapides. La thérapeute reste souvent un processus à long terme.

 

Voilà, je reste optimiste et confiant par rapport à l’efficacité d’un processus thérapeutique mais  il faut faire attention à ces différents paramètres pouvant interférer dans la thérapie.

Sur ce, joyeuses Pâques !

 

Pierre Kirouac M.A

Sexologue, Montréal

 

Bonjour, comment ça va ?

J’avais le goût d’écrire un article à caractère existentiel portant sur la loi de l’attraction qui est assez répandue dans la littérature portant sur le développement personnel.  Toutefois, plusieurs mythes entourent cette loi, ce qui fait que beaucoup de gens ayant lu le livre « Le Secret » ont tenté les différents exercices en voyant leurs souhaits non réalisés. Pourquoi ?

En fait, je ne crois pas vraiment à la pensée magique. Beaucoup de gourous disent : « Définissez votre rêve et voyez grand, plus c’est grand mieux c’est. Croyez-y et vous allez l’obtenir ». Donc, beaucoup de gens ayant assisté à ces séminaires se sont probablement fixés des objectifs irréalistes et se sont découragés en chemin.

Je vous invite à relire mon article « créer sa propre vie ». J’y explique que nous avons le pouvoir de choisir la vie que nous désirons. C’est vrai. Toutefois, lorsque l’on décide sur quoi nous voulons mettre le « focus », nous devons s’assurer d’établir des objectifs suffisamment grands pour que nous obtenions un grand désir de les atteindre mais en même temps suffisamment réalistes. Si l’objectif est trop irréaliste, notre niveau de croyance va baisser et notre niveau de doute va augmenter. Au final, cela créé un ressenti négatif lorsque nous mettons notre énergie à attirer ce que nous voulons dans notre vie.

La clef est d’avoir un ressenti positif lorsque nous créons notre toile, notre vie. Définir des objectifs très stimulants mais auxquels nous sommes capables de croire, pas seulement intellectuellement mais émotionnellement.

Un petit exercice bien simple. Prenez cinq minutes et écrivez toutes les choses que vous voulez avoir, faire ou être. Lâchez-vous lousse ! Pour chaque item, évaluez sur une échelle de 1 à 10 votre niveau de désir et évaluez sur une échelle de 1 à 10 votre niveau de croyance face à votre capacité d’atteindre l’objectif. Additionnez les deux scores pour chaque item. Plus le résultat se rapproche de 20/20, plus je vous encourage à prioriser cet objectif car vous y associez un haut niveau de désir et un haut niveau de croyance, les deux ingrédients nécessaires à l’atteinte de l’objectif.

De plus, il faut faire attention avec la loi de l’attraction car nous devons s’assurer de choisir des objectifs qui sont compatibles entre eux. Par exemple, voici 2 objectifs qui me semblent incompatibles :

  • M’épanouir dans une relation amoureuse à long terme où il y a intimité, passion, engagement et exclusivité
  • Avoir le plus de partenaires sexuelles possible.

Il y a évidemment un fossé important entre ces deux objectifs. D’où l’importance de savoir précisément ce que nous voulons et de s’assurer que nos différents objectifs sont compatibles entre eux. Par rapport à notre vie amoureuse et sexuelle, il est d’ailleurs très important que nous définissions ce que nous voulons. Cela peut être par exemple : « Je veux une femme avec laquelle je vais me sentir merveilleusement bien, où il y aura de la confiance réciproque, un grand niveau de complicité et qui partagera des hobbies et des visions pour l’avenir avec moi ». Je vous invite à relire mon texte « La quête du partenaire idéal »

C’est également difficile de concilier de fortes ambitions financières et professionnelles avec de fortes ambitions sociales et familiales. Souvent, il faut choisir entre une vie équilibrée ou bien une vie en quelque sorte « débalancée » car le temps que nous avons est limité. C’est tout un défi de travailler 60 heures par semaine et de passer beaucoup de temps avec sa famille tout en multipliant les soirées entre amis.

Au besoin, relisez mon texte « L’authenticité, une voie vers la félicité » et vous allez voir qu’un être authentique pose ses actions en fonction de ses valeurs et de ses désirs, ce qui constitue une autre clef importante. Non seulement il faut avoir du désir et croire mais il faut aussi AGIR !

De plus, étant donné qu’à mes yeux, les deux plus grands biens sont la liberté et la joie, je crois que chacun devrait « focusser » sur : SE SENTIR BIEN MAINTENANT !

Ici, la santé physique et mentale est très importante. À quoi ça sert d’être riche si vous êtes gravement malade et en « burn-out » ?

Pour être heureux, il faut être bien dans sa peau (voir mon texte « le langage corporel : au-delà du paraître) et avoir une belle relation avec soi-même, tel qu’expliqué dans mon article « S’accepter ». Se sentir bien maintenant, c’est se sentir vivant et avoir un ressenti positif, comme la joie, la connaissance, l’empowerment, la liberté, l’amour, l’appréciation, la passion, l’enthousiasme, l’anticipation positive, la confiance, l’optimisme, l’espoir et le contentement. Se sentir bien, c’est maximiser la dimension ÊTRE (voir l’article 4 verbes, 4 dimensions). Se sentir vivant, c’est également la condition nécessaire à l’émergence du désir sexuel (voir l’article SOS désir : les déclencheurs d’Éros).

Finalement, les séminaires portant sur la loi d’attraction et la pensée positive négligent souvent que la vie est un processus et non seulement une série de résultats.

« Pensez au processus, non au résultat »

Finalement, voici quelques exercices de développement personnel :

Voici quelques petits exercices pour se sentir mieux au quotidien

L’appréciation

Prenez 10 minutes et concentrez-vous sur tous les éléments que vous appréciez dans votre vie, chez vous ou chez votre partenaire amoureux. Ça peut être également les moments de la journée que vous avez apprécié. Sincèrement, trop de gens pensent uniquement à ce qui leur manque et non à ce qu’ils ont déjà. Appréciez votre partenaire même s’il n’est pas parfait ! Appréciez également les petits plaisirs quotidiens. Quand vous allez faire cet exercice, vous devriez vous sentir mieux et si vous le faites régulièrement, le sentiment de remercier la vie vous viendra plus naturellement. Finalement, cet exercice vous fait conscientiser davantage ce que vous aimez et peut même vous aider à mieux vous connaître.

J’écris une nouvelle histoire

Vous en avez marre de vivre toujours les mêmes scénarios dans votre vie affective ? Prenez 20 minutes de votre temps, prenez une feuille de papier et concentrez-vous. Écrivez une histoire où vous êtes le personnage principal. Autorisez-vous à avoir, faire et être tout ce que vous voulez. Racontez vos rêves, vos fantaisies. Imaginez-vous avoir les habiletés que vous aimeriez acquérir et profiter des conséquences positives que cela entraînerait. Cet exercice peut programmer votre inconscient à être attentif aux différents évènements et opportunités vous permettant de vous rapprocher de l’histoire écrite. (L’inconscient ne différencie pas ce qui est réel et ce qui est imaginé). Finalement, l’exercice peut vous permettre de clarifier ce que vous voulez dans votre vie.

Les deux exercices sont reliés. En fait, pendant le temps où vous décidez des changements que vous souhaitez dans votre vie, il s’avère préférable de vivre dans un état d’appréciation plutôt que de manque. Comme ça, vous restez positif, vous dégagez de meilleures émotions et vous allez attirer davantage d’autres personnes positives ou évènements favorables.

 

Youppi, j’ai lié tous mes articles précédents à cet article, objectif atteint ! Lol!

 

Pierre Kirouac M.A

Sexologue, Montréal

Pierrekirouacconsultant.com

Beaucoup de livres se sont penchés sur la question du langage non verbal mais lesquels sont vraiment crédibles ? Bonne question. Allan Pease a vendu plusieurs best-seller dans le domaine. Ses livres sont simples, bien expliqués mais oublient quelques concepts importants.

Tout d’abord, la plupart des auteurs dans le domaine de la communication s’entendent pour dire que les mots que nous utilisons ont bien peu d’impact sur l’attitude d’autrui à notre égard. En effet, c’est davantage la manière de parler qui ici s’avère importante. Plus précisément, l’attitude d’autrui à notre égard, à 93%, est déterminée par notre langage non verbal ! Les mots ne comptent que pour 7%.

Ainsi, que ce soit pour réussir une entrevue d’embauche, se faire des nouveaux amis ou bien séduire le sexe opposé, la maîtrise du langage non verbal peut constituer un sujet de développement personnel important. De plus, il est prouvé scientifiquement que corps et esprit s’influencent mutuellement. Ainsi, la physiologie de notre corps influence notre état d’esprit. par exemple, si vous marchez la tête baissée et les épaules tombantes, vous allez vous sentir davantage déprimé que si vous marchez la tête droite. De plus, quelqu’un ayant un haut niveau de pensées anxiogènes en verra son corps affecté (encore une fois le lien corps-esprit) Non seulement un bon langage corporel nous permet de susciter de meilleures réactions chez autrui mais il nous permet également de nous sentir mieux dans notre peau.

Qu’est-ce qu’un bon langage corporel ? Voici quelques points:

  • Posture droite (sans être rigide comme dans l’armée)
  • Posture ouverte (évitez de croiser les bras et espacez vos jambes lorsque vous vous tenez debout. En fait, la meilleure posture pour vous est celle où vous vous sentez le mieux)
  • Importance de sourire et de maintenir le contact visuel avec autrui
  • Essayez d’être le moins tendu possible 
  • Adaptez votre langage non verbal aux circonstances (ne prenez pas de posture nonchalante en entrevue d’embauche. Gardez les pour des soirées entre amis)
  • Bougez de manière fluide et non saccadée. (des mouvements trop saccadés peuvent faire peur à autrui. Un geste fluide est lent et continu. Souvent, les bons danseurs bougent de manière très fluide)
  • Entraînez-vous à la respiration abdominale. Cette respiration contribue à une plus grande fluidité corporelle et à une meilleure relaxation
  • Soignez votre apparence (il y a toujours certains types de vêtements qui peuvent nous avantager)
  • Si nécessaire, faites des exercices de musculation pour corriger votre posture ou faites des exercices de flexibilité pour ouvrir votre corps
  • Parlez avec un débit modéré voir lent (la plupart des gens parlent trop rapidement)
  • Parlez de manière articulée
  • Une voix un peu plus grave dégage davantage de confiance qu’une voix trop aiguë. 

Finalement, il peut être ardu d’améliorer son langage non verbal car il est le résultat de plusieurs années de conditionnement. Pour commencer, quelques exercices d’ordre comportemental peuvent être indiqués comme le travail sur la posture, l’apprentissage avec un modèle ou bien des exercices de respiration. Un art martial comme le tai-chi peut être aidant également tout comme quelques séances de massothérapie. Toutefois, notre langage non verbal est surtout le reflet de comment nous nous sentons à l’intérieur de nous. Le sexologue Reich décrit ce concept comme la cuirasse caractérielle.

Quand nous nous sentons mieux dans notre corps, nous transmettons une meilleure énergie à l’autre également quand nous le touchons. Le langage non verbal peut avoir l’air d’une théorie du « paraître » mais plus nous la comprenons, plus nous constatons qu’elle touche beaucoup l' »être »

Bonjour,

Voici un lien menant à une autre chronique radio réalisée lors de mes études à la maîtrise en sexologie portant sur le célibat: http://www.choq.fm/archives-sexe-17774-0.html#archives

Bonjour,

J’entends beaucoup de gens se plaindre de vivre sans cesse le même genre de relations dysfonctionnelles. Ils attirent soient toujours des partenaires jaloux, violents ou tout simplement des gens dépendants. Pourquoi est-ce que j’attire toujours des nuls ? Pourquoi je n’aurais pas droit à avoir un partenaire bien avec lui-même ? 

En fait, souvent, les gens ne se posent pas les bonnes questions. Certains même déduiront que tous les hommes sont inadéquats ou que toutes les femmes sont infidèles selon le scénario de vie subi. Ainsi, à cause de leurs généralisations abusives, ces individus se sentiront mal et impuissants par rapport à leur vie affective. Il faut se responsabiliser par rapport à nos relations. Nous avons toujours le choix. Nous choisissons les gens que nous laissons entrer dans notre expérience.

Ce qui est d’autant plus problématique, c’est que plusieurs se concentrent surtout sur les caractéristiques qu’ils ne désirent pas. Ils se disent « Je ne veux pas un nul, je ne veux pas un contrôlant, je ne veux pas un avare,  je ne veux pas un malade… ». Ainsi, tout leur champ de perceptions est aligné vers les caractéristiques qu’ils ne désirent pas chez l’autre, ce qui fait, qu’inconsciemment, ces caractéristiques deviennent familières, connues et se situent dans la zone de confort du sujet.

Je recommande plutôt que vous dressiez une liste des caractéristiques qui sont importantes pour vous chez un partenaire. Évidemment,  ne soyez pas trop exigeant mais le soyez suffisamment pour que vous soyez confortables avec vos futurs choix. Soyez concentrés sur ce que vous désirez. Ne vous dites pas « Je ne veux pas une femme qui a des problèmes » mais dites vous plutôt « Je veux une femme bien dans sa peau ». Dans le premier cas, vous vous sentez mal car cela vous rappelle vos expériences passées tandis que dans le deuxième cas, vous vous autorisez à écrire une nouvelle histoire (voir mon dernier article au besoin).

Parfois, le meilleur chemin pour atteindre une relation satisfaisante passe par le travail sur soi. Quand nous nous dotons d’une meilleure relation avec nous-même, nous sommes davantage susceptibles de bien vivre la relation avec l’autre. Des théories stipulent même que nous attirons un partenaire ayant un niveau de différenciation/fusion semblable au nôtre. Un être différencié a des définitions de soi plus claires, s’affirme avec assurance, tolère l’anxiété et sait écouter avant de réagir en contexte de conflit tandis qu’un être fusionnel a des définitions de soi floues et calquées sur l’environnement « Je suis ce que mon environnement me demande », a beaucoup de mal à s’affirmer (utilise soit la soumission, la distanciation ou la domination), tolère mal l’anxiété et est très réactif d’un point de vue émotionnel. La différenciation et la fusion se situent aux deux extrêmes d’un continuum. 

Ainsi, des objectifs comme clarifier son identité personnelle, s’affirmer plus facilement dans ses relations interpersonnelles, tolérer davantage l’anxiété et apprendre à s’auto-réconforter avant de réagir peuvent être travaillés en thérapie afin de devenir plus solide pour sa prochaine relation de couple.

Finalement, il n’y a pas de solutions miracle pour rencontrer son âme soeur. Toutefois, il existe des moyens pour en augmenter la probabilité:

  • S’organiser pour avoir une vie bien remplie
  • Faire attention à sa santé physique et psychologique
  • Avoir un langage corporel ouvert plutôt que fermé
  • Avoir confiance en soi 
  • Croire en la possibilité de rencontrer quelqu’un de bien
  • Se tenir dans des endroits où l’on est susceptible de rencontrer quelqu’un qui correspond à nos critères
  • Avoir suffisamment d’habiletés relationnelles (avoir une bonne écoute, être suffisamment calme, oser proposer des activités, etc…)

Bonjour,

Voici quelques petits exercices pour se sentir mieux au quotidien

L’appréciation

Prenez 10 minutes et concentrez-vous sur tous les éléments que vous appréciez dans votre vie, chez vous ou chez votre partenaire amoureux. Ça peut être également les moments de la journée que vous avez apprécié. Sincèrement, trop de gens pensent uniquement à ce qui leur manque et non à ce qu’ils ont déjà. Appréciez votre partenaire même s’il n’est pas parfait ! Appréciez également les petits plaisirs quotidiens. Quand vous allez faire cet exercice, vous devriez vous sentir mieux et si vous le faites régulièrement, le sentiment de remercier la vie vous viendra plus naturellement. Finalement, cet exercice vous fait conscientiser davantage ce que vous aimez et peut même vous aider à mieux vous connaître.

J’écris une nouvelle histoire

Vous en avez marre de vivre toujours les mêmes scénarios dans votre vie affective ? Prenez 20 minutes de votre temps, prenez une feuille de papier et concentrez-vous. Écrivez une histoire où vous êtes le personnage principal. Autorisez-vous à avoir, faire et être tout ce que vous voulez. Racontez vos rêves, vos fantaisies. Imaginez-vous avoir les habiletés que vous aimeriez acquérir et profiter des conséquences positives que cela entraînerait. Cet exercice peut programmer votre inconscient à être attentif aux différents évènements et opportunités vous permettant de vous rapprocher de l’histoire écrite. (L’inconscient ne différencie pas ce qui est réel et ce qui est imaginé). Finalement, l’exercice peut vous permettre de clarifier ce que vous voulez dans votre vie.

Les deux exercices sont reliés. En fait, pendant le temps où vous décidez des changements que vous souhaitez dans votre vie, il s’avère préférable de vivre dans un état d’appréciation plutôt que de manque. Comme ça, vous restez positif, vous dégagez de meilleures émotions et vous allez attirer davantage d’autres personnes positives ou évènements favorables.

Mon prochain billet parlera de la recherche du ou de la partenaire idéal(e).

Bon action de grâces !

Pierre Kirouac M.A

Sexologue clinicien et psychothérapeute

Bonjour à tous, voici une réflexion intéressante en lien avec la sexualité.

Beaucoup souhaiteraient vivre des relations sexuelles plus épanouissantes. Hélas, beaucoup consultent en sexologie pour les raisons suivantes: trouble érectile ou incapacité à atteindre l’orgasme.

Plusieurs hommes, en fait, se mettent beaucoup de pression face à leurs relations sexuelles. Ils veulent tellement performer et avoir une bonne érection qu’ils en deviennent anxieux. Hélas, l’anxiété entraîne l’absence d’érection. Ainsi, la situation devient un cercle vicieux. Plus ils accumulent des expériences où ils n’ont pas eu d’érection, plus ils ont peur de perdre leur partenaire et plus cela renforce leur anxiété par rapport aux relations sexuelles.

Voilà pourquoi associer sexualité et performance peut devenir un piège important. Les gens, dans leur sexualité, ne devraient pas « focusser » sur le résultat mais plutôt sur le processus, sur le chemin parcouru avec leur partenaire !

C’est comme dans la vie, plusieurs vivent seulement à travers le « faire ». Ils pensent seulement au prochain objectif à atteindre et se sentent satisfaits seulement au moment où ils ont atteint leur objectif…En fait, le chemin qui nous mène à notre objectif devrait être source de satisfaction en soi. 

Certaines femmes se disent également insatisfaites de leur sexualité car elles n’atteignent pas l’orgasme à la fin de celles-ci. Toutefois, elles oublient tout le plaisir qu’elles ont vécu au niveau des préliminaires et de la pénétration. L’orgasme est souvent vue comme la destination à atteindre dans les relations sexuelles mais tout le plaisir devrait également se vivre dans le chemin menant à cette destination !

De plus, quand nous pensons seulement au résultat, nous ne sommes plus dans le moment présent. Nous anticipons le futur. Une sexualité épanouissante se vit dans le moment présent et quand les deux partenaires sont dans l' »être » (voir mon dernier article au besoin). Une sexualité épanouissante se vit également quand les deux partenaires se font suffisamment confiance afin qu’ils puissent s’autoriser à être eux-mêmes et à parfois essayer des nouvelles pratiques. Quand nous acceptons notre soi sexuel, il s’avère beaucoup plus facile de se laisser aller et l’anxiété de performance tend à disparaître.

Voilà, prenez le temps d’y réfléchir !

Mon dernier article traitait de la responsabilisation et de l’importance de prendre des décisions afin d’avancer. Beaucoup de motifs différents peuvent influencer nos décisions. Souvent, les aspects suivants de la thérapie humaniste existentielle interviennent plus ou moins:

Le paraître

La personne valorise l’image qu’elle projette chez les autres. Ici, une importance spéciale est accordée à l’apparence physique et au statut social. L’individu veut se conformer à ce que son environnement lui demande.

L’avoir

La personne se valorise à travers ses possessions, que ce soit des biens matériels ou de l’argent. La vie devient un jeu ou le but est soit d’accumuler le plus possible d’argent ou d’avoir la plus belle maison possible.

Le faire

La personne se valorise à travers de ce qu’elle fait. Ici, beaucoup investiront à outrance leur vie professionnelle et auront des agendas surchargés. Plus la personne est dans l’action, plus elle se sent vivante. L’inaction et le lâcher-prise deviennent menaçants. Souvent, la personne qui a toujours besoin d’être occupée évolue dans la sphère du verbe faire.

L’être

La personne se valorise à travers ce qu’elle est, c’est-à-dire ses qualités et ses forces. Juste le fait d’être humain justifie le sentiment de valorisation. Ici, seul le fait d’exister est nécessaire pour se valoriser. Beaucoup de bouddhistes et de sages ont appris à évoluer dans la sphère du verbe être.

Voilà, quel verbe est le meilleur ? À mon avis, il y en a pas (de façon absolue) vu que chaque personne est différente. Toutefois, certains verbes sont plus adaptés que d’autres quand vient le temps de se forger une identité solide, d’être indépendant par rapport aux normes sociales et d’avoir une réelle estime personnelle. Le paraître et l’avoir sont les sphère qui, à mon avis, sont les plus problématiques. En vieillissant, il peut être dangereux pour une femme de se valoriser uniquement par rapport à ses attraits physiques. Il peut également s’avérer dangereux pour un homme de se valoriser uniquement selon la grosseur de son compte de banque, si par malheur, un crash boursier vient tout anéantir sa fortune accumulée avec efforts et acharnement. Vous voyez, les individus dans le paraître et l’avoir ont ce que j’appelle un amour conditionnel pour eux-mêmes:

J’ai de la valeur si je suis très beau et que je plais aux autres.

J’ai de valeur uniquement si je suis suffisamment riche.

Même dans la sphère du verbe faire, l’amour pour soi est souvent conditionnel:

J’ai de la valeur si je suis compétent dans mon travail.

Hors, il est possible pour tout athlète olympique de subir un accident l’empêchant de poursuivre son sport.

Dans l’être, l’amour devient inconditionnel

Je m’aime car je suis un être humain.

Plus facile à dire qu’à réellement intégrer en thérapie…

Mon prochain article parlera de comment vivre pleinement ses relations sexuelles.

Je peux parfois dire à mes clients: Votre vie est une toile et vous en êtes le créateur. Comment vous sentez-vous en lisant ces lignes ? Prenez le temps de vous arrêter et d’écouter votre ressenti…

Il peut être confrontant pour certains d’assumer que nous sommes responsables de notre propre vie. Certains sont des fanatiques du constructivisme social et crient haut et fort: « C’est à cause de la société ! C’est à cause de l’économie, du gouvernement ! ». D’autres croient davantage au déterminisme biologique et peuvent se dire que s’ils ont la bonne génétique, ils vont réussir !

En fait, chaque personne a sa propre réalité et si elle croit que sa condition est attribuable à une société hypothéquée, elle a raison ! Peu importe ce que vous pensez, vous avez raison. Nous choisissons de créer notre propre réalité. Selon moi, nous sommes le produit de nos choix beaucoup plus que nous sommes le produit de la société ou de notre génétique.

Durant le processus thérapeutique, reconnaître que nous sommes responsables de notre vie constitue une étape importante. Comment avoir le pouvoir de changer quand nous blâmons sans cesse nos parents ou la société ? Il est plus facile évidemment de blâmer l’autre pour ses erreurs que de reconnaître que nous sommes responsables de qui nous sommes maintenant.

Quelqu’un qui est responsable de sa vie est capable de faire des choix. Il ne laisse pas choisir les autres pour lui. Toutefois, choisir peut représenter un défi de taille. Pourquoi ? Il y a tant d’options possibles dans notre joli monde. Choisir implique de renoncer aux autres alternatives et d’ainsi assumer notre décision et d’en porter la responsabilité.

Le plus beau cadeau qui vient avec ce défi est la liberté.

Votre vie est une toile et vous en êtes le créateur. Tous vos choix représentes les différents dessins que vous pouvez mettre sur votre toile. En thérapie humaniste existentielle, il s’avère très rare que je prescrive des exercices à mes clients  mais un que je suggère fortement, c’est d’écrire un récit où le thème est « ma journée idéale ». Qui vous voulez être ? Qu’est-ce que vous voulez faire ? Qu’est-ce que vous voulez avoir ?

En sexologie, le thème de la responsabilité devient important car pour vivre pleinement son désir sexuel, il faut en être le sujet. Il faut le sentir en nous ! Quand nous sommes sujets de notre désir sexuel, nous sentons notre « self » sexuel pleinement vivant et il y a un élan nous poussant à nous rapprocher de l’autre. Si celui-ci nous repousse, ce n’est pas grave car le désir est en nous et reste en vie. Trop de gens sont plutôt l’objet du désir des autres. Ce sont eux qui cherchent la validation de l’autre et qui souvent, ne s’acceptent pas vraiment. Ils veulent tellement plaire à l’autre par peur d’être rejetés. Cela peut mener à la dysfonction érectile chez l’homme car l’échec sexuel devient alors source de menace.

Pour conclure cet article, je dirais que la première étape revenant souvent en thérapie est de devenir responsable de sa propre vie. Il devient alors plus facile de s’accepter car nous en faisons le choix conscient. Nous ne pouvons alors plus blâmer les autres de ne pas nous accepter. Quelqu’un qui s’accepte et qui est responsable de sa vie part bien outillé pour développer son identité et la consolider. De plus, pour atteindre des objectifs thérapeutiques, nous devons reconnaître que c’est nous qui avons le pouvoir de poser des gestes concrets, de changer notre manière d’être ainsi que nos pensées.

Bonjour, voici mon premier article d’une longue série à venir. J’ai choisi d’abord d’introduire le thème de l’acceptation de soi. En thérapie, c’est un problème auquel plusieurs de mes clients ont été affectés.

S’accepter, c’est quoi ? Quelqu’un qui s’accepte vraiment a une bonne relation avec lui-même. La personne qui s’accepte entretient une bonne relation d’amitié avec elle-même. Avez-vous déjà entendu l’expression: « Soyez votre meilleur ami » ?

Malheureusement, dans notre société moderne, s’accepter devient un défi difficile. Trop de gens sont influencés par les mass-media et adhèrent à des critères d’apparence et de performance très élevés, voire irréalistes. Certaines personnes se disent intérieurement: « Je ne corresponds pas à ce que la société me demande ». Plusieurs adolescentes développement des troubles alimentaires car elles veulent ressembler à la poupée Barbie. D’autres dépensent des milliers de dollars en chirurgie esthétique pour se rapprocher de certains standards de beauté. J’ai lu le très intéressant livre « the new psycho-cybernetics » de Maxwell Maltz (chirurgien esthétique) où il est mentionné que plusieurs personnes ayant recours à la chirurgie esthétique ne se sentent pas mieux avec elles-mêmes par la suite. Le problème est donc plus profond. Il se situe au niveau de l’identité.

Chaque personne est multidimensionnelle car dotée de plusieurs composantes. S’accepter, c’est être le plus possible bien avec toutes les parties de nous-même, que ce soit nos talents, nos faiblesses ou bien nos qualités et nos défauts personnels. C’est bien de vouloir travailler sur soi mais il faut accepter qui on est pendant le processus de changement. Quand on s’accepte vraiment, nous devenons moins vulnérables vis-à-vis de l’opinion des autres. La critique ne constitue plus une menace mais plutôt une opportunité de croissance. Même si l’autre ne nous apprécie pas, c’est pas grave car le sentiment d’amour propre est conscientisé et ressenti.

L’un des gros avantages à s’accepter pleinement représente le nouveau sens que prend désormais dans notre vie les relations interpersonnelles. Quelqu’un qui s’accepte se révèle à l’autre plus facilement et avec moins de peur. Ainsi, un sentiment de confiance et de bien-être s’avère présent. On se sent mieux avec les autres. Quand on se sent mieux avec les autres, les interactions deviennent plus agréables et les relations se solidifient. Il y a moins de non dits et chacun peut se laisser aller librement.

Voilà, pour résumer ma pensée, voici une chaîne conceptuelle:

1. Je m’accepte pleinement comme je suis

2. Je me préoccupe donc moins de ce que les autres pensent de moi.

3. Je me sens alors mieux en présence des autres

4. Mes relations interpersonnelles s’améliorent.

Tout ça s’applique également à la sexualité. Pour vraiment se laisser aller, il faut accepter notre soi sexuel et développer ainsi une confiance sexuelle. Selon l’approche humaniste existentielle, plusieurs dysfonctions sexuelles sont causées par une manière-d’être-au-monde caractérisée par une non-acceptation de soi.

Certains me demanderont: « Qu’est-ce que je peux faire pour m’accepter davantage ? » Considérez la thérapie car dans un tel processus, vous êtes encouragé à l’exploration de vous-même et au changement dans la relation que vous avez avec vous-même. Sinon, vous pouvez simplement commencer par écrire une liste de vos qualités et défauts en appréciant vos qualités et en vous disant que vos défauts sont simplement une partie de vous, non vous !

Je vous souhaite une bonne journée. Je suis ouvert à tout feed-back sur cet article ou à vos suggestions pour orienter le thème de mes prochains articles.

Pierre Kirouac, M.A.

Sexologue clinicien et psychothérapeute