Articles Tagués ‘sexologue montreal’

Bonjour à tous !

J’ai le plaisir de vous annoncer que mon livre « L’essentiel » est maintenant disponible en version brochée ! Ce livre traite à la fois de mieux-être personnel, de mieux-être relationnel et de mieux-être sexuel. Je vous invite à consulter le lien ci-dessous:

https://www.editions-vie.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-639-80909-1/l-essentiel

Bonjour, dans ce court article, j’aimerais vous présenter l’un des facteurs psychologiques associés à l’éjaculation précoce. En fait, nous parlons d’un élément humaniste existentiel.

Les critères associés à l’éjaculation précoce ne sont pas clairs : Est-ce une relation sexuelle de moins de 5 minutes ? Est-ce une éjaculation après un nombre limité de poussées pelviennes ? Est-ce quand la femme n’est pas satisfaite ? Est-ce quand l’homme ne contrôle pas son réflexe éjaculatoire ? Il n’y a pas de consensus clair par rapport à la définition de l’éjaculation précoce. Toutefois, il n’est pas rare que l’insatisfaction de la femme fera en sorte que son conjoint viendra consulter un sexologue.

Souvent, les hommes éjaculateurs précoces veulent accomplir leurs tâches rapidement. Ils mangent vite, ils marchent vite, ils « baisent » vite, etc…Dans leur adolescence, ils ont parfois « appris » à se masturber rapidement pour ne pas se faire surprendre par exemple. Ils sont focalisés sur le résultat et non sur le processus. Ils sont impatients de relâcher leur tension intérieure. Toutefois, en apprenant à voir la relation sexuelle plutôt comme un processus, ils peuvent apprendre à profiter de la montée de leur excitation et alors apprécier davantage les préliminaires sexuels. Le but n’est pas seulement la décharge orgastique mais également tout le plaisir provenant de caresses, de baisers, etc…

Alors, ce ne sont pas seulement les exercices comportementaux qui sont pertinents dans le traitement de l’éjaculation précoce (technique du squeeze, sensate focus et conscientisation du point de non-retour) mais également des considérations davantage existentielle comme le rapport qu’on a avec le temps, le plaisir et la connexion à soi. Vivre une sexualité, de façon non pressée et focalisée sur le moment présent constitue des bases incontournables.

Voici un lien vers la publication rédigée dans le cadre de mon baccalauréat en sexologie en 2010: 

http://www.cpamapc.org/pdfs/prevent-child-sexual-abuse.pdf

Ce lien montre d’une manière ludique la différence entre la pornographie et la vraie sexualité !

http://www.huffingtonpost.com/2013/07/30/porn-vs-real-sex-video_n_3677746.html

Chacun de nous veut se sentir libre, veut avoir confiance en lui-même et en la vie. Toutefois, beaucoup voient leur vie altérée par un haut niveau d’insécurité. Par exemple, le problème de la jalousie dans un couple pourrait être compris sous l’angle de difficultés à lâcher prise.

Question de sémantique, voici ce que j’entends par lâcher-prise : être capable d’être dans le moment présent sans être excessivement préoccupé, notamment par des choses que l’on ne peut pas contrôler de toute façon.  L’ultime lâcher prise pourrait se définir par un état méditatif.

Souvent, les gens ont du mal à lâcher prise à cause d’un grand attachement envers quelque chose ou envers quelqu’un. Cela peut prendre la forme d’un haut niveau d’anxiété car il s’avère essentiel d’avoir plus de 95% dans son examen final de mathématique ou bien être le meilleur vendeur dans sa firme à tout prix. L’humain ne peut lâcher prise ou se sentir serein car il est trop attaché au résultat. Souvent, l’estime de soi sera affectée par le résultat obtenu pour ces individus. Il pourrait y avoir un amour conditionnel envers soi-même…

Dans un contexte plus affectif, beaucoup vivent de l’insécurité dans leur couple qui prend souvent la forme de jalousie et de désir de contrôler l’autre. Il y a plusieurs facteurs évidemment : degré de confiance de l’individu, degré de confiance dans le couple, schémas cognitifs de l’individu, degré de tolérance à l’anxiété, etc…Toutefois, à un niveau profond, je crois qu’il y a un facteur spirituel super important : une difficulté immense à lâcher prise. Notre style d’attachement insécure à l’autre bloque notre liberté de profiter du moment présent car nous devenons prisonniers de notre mental. Certains, à cause de leur incapacité à lâcher prise, éviteront plutôt toute relation car ils savent pertinemment que ce sera trop douloureux ou anxiogène pour eux. D’autres, privilégiant des mécanismes de surcompensation, choisiront de devenir le bourreau au lieu de la victime et tromperont leur partenaire avant d’être trompés. Pour qu’un couple soit vraiment heureux, les individus doivent savoir lâcher prise à un certain niveau (bien sûr, la notion de lâcher prise se situe sur un continuum) L’auteur David Schnarch aborde le concept de la différenciation émotionnelle qui s’apparente beaucoup à ce que j’illustre ici.

Pour vraiment lâcher prise, il faut trouver un équilibre entre attachement et indifférence. Il faut se détacher suffisamment mais tout en gardant une direction à notre vie et un désir d’atteindre ses objectifs.

Voici une prémisse importante : Le monde ne peut être parfaitement comme nous voudrions qu’il soit. 

Il faut accepter la réalité. Il faut arrêter de tout vouloir contrôler autour de nous et plutôt choisir de regarder à l’intérieur de soi. Ironiquement, ce sont souvent les gens qui ont du mal à se contrôler qui ont un besoin excessif de contrôle dans leur vie. Quand on devient maître de soi-même, à quoi bon vouloir tout contrôler dans notre environnement ?

Je crois que je pourrais poursuivre cette réflexion longtemps tellement elle pourrait expliquer plusieurs problèmes individuels et collectifs. Toutefois, je juge préférable d’arrêter ici car je ne suis pas un guru et loin de l’être ! Peut-être qu’un jour, je pourrai aller encore plus loin dans cette réflexion.

Bonjour,

Dans cet article, je vais traiter de certaines caractéristiques pouvant vraiment nuire à la thérapie de quelqu’un. Tout d’abord, voici les principales conditions qui vont favoriser la réussite de la thérapie :

  • L’implication et la détermination du client
  • La qualité de l’alliance thérapeutique entre le thérapeute et le client
  • La confiance du client envers l’efficacité de la thérapie
  • Le type d’approche thérapeutique utilisée

Parmi ces 4 facteurs, il semblerait que les deux premiers soient les principaux déterminants de l’issue de la thérapie. En s’intéressant à « qu’est-ce qui marche ? », il devient plus aisé de voir également « qu’est-ce qui marche moins bien ? »

Donc, si vous suivez une thérapie et vous voyez que ça n’avance pas, peut-être l’un ou plusieurs des paramètres suivants s’appliquent à vous :

 

Manque de motivation

Cela peut se traduire par de l’absentéisme, c’est-à-dire prendre l’habitude de manquer ou de reporter des séances. Parfois, le manque de motivation se reflète dans la rencontre avec le thérapeute quand soit le client n’écoute pas, refuse ou limite ses efforts d’introspection. Dans certains cas, le client se présente en thérapie avec une motivation extrinsèque. Par exemple, un client qui veut régler son problème d’alcool uniquement car il ne veut pas perdre sa conjointe qui le pousse à aller en thérapie. Idéalement, le client doit avoir le goût de venir aux séances thérapeutiques, et ce, même si c’est parfois difficile.

L’importance des bénéfices secondaires

Pour certains clients, l’ambivalence face au changement est importante. Une grande partie d’eux peut être confortable dans la situation actuelle même si celle-ci s’avère problématique. Par exemple, un client pourrait souffrir d’un état de stress important car il se met beaucoup de pression pour réussir professionnellement et prendre soin de son apparence physique. Toutefois, il y retire des bénéfices secondaires en recevant toute la reconnaissance sociale associée à ces conditions. Un autre exemple. Une femme consultant pour manque de désir pourrait également être associée à des bénéfices secondaires cachés. Ainsi, son manque de désir lui permettrait d’éviter des relations sexuelles qui la rendent inconfortable ou bien lui permettrait de prendre davantage de pouvoir dans le couple notamment dans la sphère sexuelle. Si les bénéfices secondaires sont trop importants, ils peuvent constituer un « boulet » pour la thérapie mais parfois, lorsqu’ils sont conscientisés, cela permet au client d’avoir un meilleur champ de conscience et d’avoir plus de pouvoir sur sa thérapie et son processus de changement.

Un manque d’alliance thérapeutique

Parfois, entre le client et le thérapeute, ça ne « clique » juste pas. Vous savez, au-delà des techniques cognitives, émotionnelles et comportementales, la relation thérapeutique en soi constitue un agent de changement important. La relation thérapeutique peut guérir le client, soit par des éléments de « re-maternage partiel », par une chaleur empathique dont le client n’a jamais bénéficié dans sa vie, par des éléments de « modeling » pour client ayant eu des parents absents, par une complicité, etc….Toutefois, certaines dynamiques peuvent nuire à la thérapie. Voici quelques exemples :

  • Un client manquant d’autodiscipline rencontrant un thérapeute désorganisé dans son travail
  • Un simple manque d’affinités entre le thérapeute et le client
  • Un transfert ou un contre-transfert trop important.
  • Un client souffrant de manque affectif rencontrant un thérapeute froid et sévère
  • S’il y a des conflits non résolus entre le thérapeute et le client. Des thérapeutes peuvent accumuler de la frustration envers des clients qui arrivent souvent en retard ou qui manquent plusieurs séances.
  • Le thérapeute prend une position « d’expert », se montre impersonnel et cela rend inconfortable le client.

Idéalement, le client et le thérapeute doivent s’apprécier, et ce, dans les limites circonscrites par le contexte thérapeutique

Un thérapeute incompétent

Certains thérapeutes se disent « psychothérapeutes » mais sans vraiment l’être étant donné leur manque de qualifications. Afin d’éviter que votre thérapie soit altérée par un thérapeute incompétent, assurez-vous de choisir un thérapeute faisant partie d’une association professionnelle ou d’un ordre professionnel.

Autres problèmes potentiels

  • Un client ayant un problème d’autodiscipline qui ne fait pas les exercices prescrits entre les rencontres
  • Un client vivant des scénarios d’échec récurrents qui, à un niveau inconscient, mettra sa thérapie également en échec
  • Un client ayant des problèmes financiers s’il consulte dans le privé
  • Un client ayant de grandes résistances à aborder, explorer et exprimer ses émotions
  • Une thérapie trop « intellectualisée »
  • Un client n’ayant pas réglé un problème de toxicomanie. Ici, la dépendance doit être réglée avant d’atteindre les autres objectifs thérapeutiques
  • Un client « impatient » exigeant des résultats rapides. La thérapeute reste souvent un processus à long terme.

 

Voilà, je reste optimiste et confiant par rapport à l’efficacité d’un processus thérapeutique mais  il faut faire attention à ces différents paramètres pouvant interférer dans la thérapie.

Sur ce, joyeuses Pâques !

 

Pierre Kirouac M.A

Sexologue, Montréal

Bonjour à tous! Dans notre ère moderne où l’on est constamment bombardés par les mass-médias, il s’avère de plus en plus important de filtrer et de savoir choisir à quoi on accorde de l’attention et de l’importance !

 

Il est important d’accéder à de l’information de qualité, à de la bonne information.

 

Sincèrement, est-ce que ça m’est vraiment utile d’écouter les nouvelles ou bien d’être exposé à des centaines d’annonces publicitaires ? Bien sûr que non.

 

Voici quelques arguments :

  • Lorsqu’on écoute les nouvelles, on est exposé à des choses sur lequel on n’a pas de contrôle. Cela peut amener frustration, découragement et amertume. De plus, les bulletins de nouvelles ont tendance à mettre l’accent sur les événements négatifs survenant dans le monde.

 

  • Pour les médias de masse, le danger d’une trop grande exposition est d’adopter un conformisme excessif aux stéréotypes sociaux que ce soit au niveau de la consommation ou au culte du corps. Le conformisme n’est pas nécessairement une mauvaise chose mais ce qui est dommage, c’est que notre cadre de référence devient externe : « Je suis ce que mon environnement me demande ». Je suis sûr que les gens très endettés sont particulièrement sensibles à la publicité.

 

  • Certains seraient tentés de se porter à la défense du conformisme. Est-ce que si on est pas conformiste, on est automatiquement anti-conformiste ? Non, mais la nuance est subtile. L’anti-conformiste est l’individu qui fait exprès pour être différent et marginal. Il se sécurise dans la différence. Il se dit intérieurement : « Je vais à l’encontre de ce que mon environnement me demande ». À mon avis, ce qu’il faut développer, c’est l’indépendance afin de détenir son propre cadre de référence : « Je peux considérer ce que les autres pensent mais je préfère agir selon mes valeurs. J’ai du pouvoir sur mon environnement et je ne me soumets pas à un cadre externe de référence ». L’anti-conformiste, malgré les apparences, agit selon un cadre externe car allant à l’encontre des normes sociales, il est dépendant de celles-ci. L’anti-conformiste n’est donc pas vraiment indépendant.

 

Comment bâtit-on son indépendance ? Il y a beaucoup de facteurs mais je crois qu’un bon départ, c’est de s’éloigner de l’information inutile. Sincèrement, je lis beaucoup dans plusieurs domaines : psychologie, sexologie, entreprenariat, finances personnelles, croissance personnelle, santé, etc…et la lecture m’apporte des informations beaucoup plus satisfaisantes que la télévision.

 

Voici, pour finir, quelques livres que je vous recommande :

 

Développement personnel

  • Réfléchissez et devenez riche de Napoleon Hill
  • Pouvoir illimité d’Anthony Robbins

 

Séduction

  • Become Mr Right (programme de David DeAngelo)
  • Real World Seduction de Swinggcat

 

Finances personnelles

  • Votre vie ou votre argent de Vicky Robbins et Joe Dominguez

Psychologie et sexologie

  • L’irrésistible différence de Jules Bureau (désir sexuel et approche humaniste existentielle)
  • La thérapie des schémas de Young et Klosko (schéma-thérapie)
  • Découvrez vos points forts de Marcus Buckingham
  • The new psycho-cybernetics de Maxwell Maltz

 

Organisation et efficacité

  • Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent de Stephen Covey
  • Le principe 80-20 de Richard Koch

 

Loi de l’attraction (pour ceux qui y croient)

  • Ask and it is given par Esther & Jerry Hicks
  • La loi de l’attraction par Esther & Jerry Hicks 
  • The Vortex par Esther & Jerry Hicks

Beaucoup de livres se sont penchés sur la question du langage non verbal mais lesquels sont vraiment crédibles ? Bonne question. Allan Pease a vendu plusieurs best-seller dans le domaine. Ses livres sont simples, bien expliqués mais oublient quelques concepts importants.

Tout d’abord, la plupart des auteurs dans le domaine de la communication s’entendent pour dire que les mots que nous utilisons ont bien peu d’impact sur l’attitude d’autrui à notre égard. En effet, c’est davantage la manière de parler qui ici s’avère importante. Plus précisément, l’attitude d’autrui à notre égard, à 93%, est déterminée par notre langage non verbal ! Les mots ne comptent que pour 7%.

Ainsi, que ce soit pour réussir une entrevue d’embauche, se faire des nouveaux amis ou bien séduire le sexe opposé, la maîtrise du langage non verbal peut constituer un sujet de développement personnel important. De plus, il est prouvé scientifiquement que corps et esprit s’influencent mutuellement. Ainsi, la physiologie de notre corps influence notre état d’esprit. par exemple, si vous marchez la tête baissée et les épaules tombantes, vous allez vous sentir davantage déprimé que si vous marchez la tête droite. De plus, quelqu’un ayant un haut niveau de pensées anxiogènes en verra son corps affecté (encore une fois le lien corps-esprit) Non seulement un bon langage corporel nous permet de susciter de meilleures réactions chez autrui mais il nous permet également de nous sentir mieux dans notre peau.

Qu’est-ce qu’un bon langage corporel ? Voici quelques points:

  • Posture droite (sans être rigide comme dans l’armée)
  • Posture ouverte (évitez de croiser les bras et espacez vos jambes lorsque vous vous tenez debout. En fait, la meilleure posture pour vous est celle où vous vous sentez le mieux)
  • Importance de sourire et de maintenir le contact visuel avec autrui
  • Essayez d’être le moins tendu possible 
  • Adaptez votre langage non verbal aux circonstances (ne prenez pas de posture nonchalante en entrevue d’embauche. Gardez les pour des soirées entre amis)
  • Bougez de manière fluide et non saccadée. (des mouvements trop saccadés peuvent faire peur à autrui. Un geste fluide est lent et continu. Souvent, les bons danseurs bougent de manière très fluide)
  • Entraînez-vous à la respiration abdominale. Cette respiration contribue à une plus grande fluidité corporelle et à une meilleure relaxation
  • Soignez votre apparence (il y a toujours certains types de vêtements qui peuvent nous avantager)
  • Si nécessaire, faites des exercices de musculation pour corriger votre posture ou faites des exercices de flexibilité pour ouvrir votre corps
  • Parlez avec un débit modéré voir lent (la plupart des gens parlent trop rapidement)
  • Parlez de manière articulée
  • Une voix un peu plus grave dégage davantage de confiance qu’une voix trop aiguë. 

Finalement, il peut être ardu d’améliorer son langage non verbal car il est le résultat de plusieurs années de conditionnement. Pour commencer, quelques exercices d’ordre comportemental peuvent être indiqués comme le travail sur la posture, l’apprentissage avec un modèle ou bien des exercices de respiration. Un art martial comme le tai-chi peut être aidant également tout comme quelques séances de massothérapie. Toutefois, notre langage non verbal est surtout le reflet de comment nous nous sentons à l’intérieur de nous. Le sexologue Reich décrit ce concept comme la cuirasse caractérielle.

Quand nous nous sentons mieux dans notre corps, nous transmettons une meilleure énergie à l’autre également quand nous le touchons. Le langage non verbal peut avoir l’air d’une théorie du « paraître » mais plus nous la comprenons, plus nous constatons qu’elle touche beaucoup l' »être »

Beaucoup consultent un sexologue car ils manquent de désir sexuel. Parfois, la baisse de désir constitue le symptôme d’une relation de couple dysfonctionnelle mais souvent, c’est la manière-d’être-au-monde du sujet qui l’amène à ne plus ressentir de désir.

Dans son état naturel, l’humain est censé désirer l’autre afin de se reproduire. Toutefois, certains sentent que la partie sexuelle en eux est morte. Le désir sexuel résulte le plus souvent de la profondeur de notre identité sexuelle. Qui suis-je ? Je suis un mari, un père, une personne, un frère, un professionnel, un étudiant ou un homme, un être sexué ? Dans leur conception du monde, beaucoup voient les gens comme des personnes et non comme des êtres sexués, ce qui résulte de la manière dont ils se voient eux-mêmes. D’autres se définissent strictement dans leur rôle de mère ou de professionnel par exemple et laissent de côté leur « self » sexuel. Chaque personne peut se définir selon différents rôles sociaux mais chacun a au fond de lui un être sexuel voulant ressentir, exprimer et combler son désir sexuel.

Désirer, dans un sens plus large, c’est également se sentir vivant. Malheureusement, beaucoup deviennent aliénés d’eux-mêmes…existant dans le paraître, l’avoir ou le faire et non dans l’être. Pour désirer, il faut se sentir et habiter son corps. Vivre, c’est ressentir et ne pas seulement intellectualiser. Des futurs articles traiteront du thème du corps et de l’approche sexocorporelle.

Désirer, c’est également se sentir pleinement femme ou pleinement homme. Désirer, c’est habiter son genre et sa sexualité. Il faut distinguer « désir de l’autre » et le « besoin de l’autre ». Dans le besoin de l’autre, nous sommes l’objet du désir de celui-ci. Notre sentiment de valeur dépend de la présence de l’autre. Voici un exemple représentant la manifestation du désir sexuel véritable:

Jean rencontre Marie. En voyant Marie dans sa robe, Jean ressent du désir. Il se sent ainsi davantage masculin. Sa masculinité se dégage dans sa manière-d’être ce qui suscite le désir de Marie. Ainsi, Marie se sent davantage féminine en habitant son désir. Jean est sensible à la féminité de sa partenaire, ce qui fait augmenter son désir et le fait sentir encore davantage masculin !

Le désir engendre le désir !