Archives de la catégorie ‘Sexologue Montréal’

Qui est fier de consommer de la pornographie ? Lorsque vous demandez à votre ami ce qu’il a fait de sa journée, seriez-vous déstabilisé s’il disait « J’ai consommé pas mal de pornographie. C’était cool ! ». Où je veux en venir, c’est que cette pratique conduit souvent à des sentiments de honte et mène à de l’isolement.

                Nous avons seulement une vie à vivre et nous nous construisons à partir de nos expériences. Je ne veux pas être moralisateur mais la consommation de pornographie ne constitue pas une expérience qui fait grandir l’individu et entraîne de grandes pertes de temps. Le temps perdu dans cette pratique solitaire pourrait être investi autrement, en s’adonnant à des activités de loisir par exemple. Pour moi, la notion de bonheur renvoie à l’évaluation que nous faisons de notre propre vie. Si une grande proportion de temps est passée dans l’isolement, il s’avère normal de ne pas se sentir satisfait, de sentir que nous pourrions profiter davantage de la vie.

                Plus le consommateur de pornographie s’isole, plus il aura peur de réinvestir à nouveau des relations sociales ou sa propre relation amoureuse (s’il est en couple). Comme mentionné plus haut, l’individu aux prises avec cette problématique n’admet pas souvent sa dépendance à son ou sa partenaire. Il y a donc un impact au niveau de l’intimité relationnelle du couple. Le partenaire n’a plus accès à une partie de la vie du consommateur de pornographie. Dans l’isolement, il y a de l’évitement et il est prouvé en psychologie cognitive et comportementale que l’évitement renforce la peur ou l’anxiété. En parcourant des forums de dépendants, il n’est pas rare de voir des hommes exprimant des malaises dans les situations sociales. Certains sont extrêmement isolés. Je tiens à préciser que ce ne sont pas tous les grands utilisateurs de pornographie qui s’isolent ou manquent d’habiletés sociales mais il semble y avoir un certain rapport de cause à effet bidirectionnel (l’isolement peut mener à une dépendance à la pornographie pour se stimuler et la honte découlant de la consommation excessive de pornographie peut conduire à de l’isolement).

                L’individu évite donc ce qu’il trouve menaçant, c’est-à-dire dévoiler une partie de lui-même ou bien tout simplement le fait d’entrer en relation avec autrui. On pourrait qualifier les gens dépendants à la pornographie d’ « anxieux relationnels ».  Pourquoi a-t-on peur de se dévoiler ou d’être en relation ? Parce qu’on ne souhaite pas être jugé, rejeté ou abandonné. Très souvent, la dépendance à la pornographie cache des problèmes affectifs plus profonds comme des schémas d’imperfection, de manque affectif, d’abandon ou de méfiance / abus (selon la thérapie des schémas de Young). Dans d’autres cas, c’est davantage une question de manque de contrôle ou de discipline.

                Dans mon prochain et dernier article de cette série spéciale, je vais aborder différentes avenues de traitement.

De plus en plus d’hommes viennent me consulter pour un problème de dépendance à la pornographie. La prévalence semble augmenter de plus en plus. Comme sexologue clinicien, ma responsabilité est d’aider ces hommes à passer au travers de leurs difficultés et de leur montrer un chemin pour vivre une nouvelle réalité.

                Dans un premier temps, il s’avère juste de dire que ces hommes sont constamment en recherche de nouvelles images. L’activateur d’Éros n’est pas un stimulus réel mais plutôt un stimulus virtuel. Ainsi, le consommateur de pornographie s’éloignera de plus en plus d’une sexualité qu’on pourrait qualifier de « réelle » ou relationnelle.  Même s’ils sont en couple, certains individus seront davantage motivés par la quête de nouvelles images sexuelles sur le net que par une relation sexuelle avec leur partenaire. Aussitôt que nous choisissons de nous isoler dans notre sexualité plutôt que d’investir l’intimité dans notre couple, il y a un problème important. Beaucoup d’hommes assumeront mal leurs motivations sexuelles et devront ainsi mentir à leur conjointe. Il pourra y avoir des sentiments de honte et culpabilité importants et éventuellement une peur de perdre sa partenaire. Pour ce qui touche les hommes célibataires, ils opteront pour l’investissement d’un univers virtuel plutôt que la recherche d’une relation intime dans leur environnement. J’observe la plupart du temps un sentiment de vide (plus ou moins conscientisé) chez ces personnes.

                Ces hommes ont tendance à investir la quête de sensations fortes plutôt que les sentiments. Dans leur processus de prise de décision, la gratification à court terme l’emportera souvent sur les objectifs à long terme. Si la consommation de pornographie est régulière, une dépendance se créé et l’individu peut même se déconnecter d’une partie de lui. De quelle partie de lui-même le consommateur de pornographie se déconnecte ? De la partie saine de lui qui tente d’agir selon ses valeurs, qui a des objectifs à long terme, qui éprouve de l’amour envers son ou sa partenaire, qui recherche la sécurité et la stabilité. Ainsi, la liberté de l’individu devient compromise car les choix sont guidés par la recherche de sensations fortes plutôt que par les sentiments plus profonds ou les valeurs. Mais rassurez-vous, il y a possibilité de se conscientiser et de changer avec suffisamment de volonté, de persévérance et de discipline.

                Le rapport avec l’autre s’avère également affecté. La femme devient le plus souvent un objet sexuel plutôt qu’un être humain multidimensionnel. Il y a un rapport Je-Ça plutôt que Je-Tu. Les consommateurs de pornographie vont beaucoup érotiser la distance et cela peut se répercuter dans la sexualité avec leur partenaire. Par exemple, un homme demandera à sa conjointe de jouer des scénarios où il est spectateur et où celle-ci s’exhibe devant lui. Il y a ainsi une reproduction du « pornographique » et il y a une dynamique « voyeur-exhibitionniste » plutôt que relationnelle.

                Dans ce court article, j’ai surtout tenté de vous dresser un portrait de la vie sentimentale et émotive de ces hommes. Dans mon prochain texte, je vais vous décrire les mécanismes d’évitement utilisés par cette population qui vit souvent beaucoup d’isolement.

Oui, j’avoue que j’ai visionné cette émission et pas seulement une fois….Devrais-je avoir honte ? Non car je voulais avant tout comprendre pourquoi c’était aussi populaire et qu’est-ce que cela reflète sur la sexualité des québécois.

                Le concept de l’émission consiste en des rencontres où les candidats apprennent à se connaître entièrement nus à travers différentes activités. 3 hommes et 3 femmes participent à chaque émission. Le but est de créer des Match ! Jusqu’ici, les candidats sont d’âges variés (de 20 à 38 ans) et ont différents types de physique (quoique le type musclé, tatoué et sans poil revient souvent chez les hommes).

                À mon avis, il n’y a rien de mal à la notion de nudité….Toutefois, la manière qu’elle est présentée dans l’émission peut entraîner certains malaises. Par exemple, l’un des candidats avait commenté le physique d’une femme en mentionnant qu’elle « avait des belles fesses et un beau vagin ». Franchement ! En décrivant ainsi l’autre candidate, il pouvait nous donner l’impression qu’il la considérait surtout comme un objet sexuel et non comme un être humain multidimensionnel. Je me souviens aussi d’une autre scène où l’un des candidats a « léché » les seins à une femme car elle s’était renversée intentionnellement de l’alcool sur elle…Ici, ça frôlait le pornographique…Oui, nous sommes en 2016 et nous sommes plus ouverts mais je ne me souviens pas avoir vu d’avertissement mentionnant que cette émission était réservée aux 18 ans et + !! Je pense que l’aspect de la nudité aurait pu être abordé autrement. Être nu, c’est être authentique et vulnérable. Nous pouvons parfois voir des candidats plus authentiques mais je pourrais parier que ce ne sont pas eux qui font monter les cotes d’écoute. Voyons la réalité en face ! Les gens préfèrent les candidats délinquants qui émettent des propos controversés, qui font du drama !

                Sur une note plus positive, j’ai vu que l’émission avait même créé un vrai couple qui cohabite maintenant ensemble ! Sincèrement, je suis content pour eux mais que diront-ils quand on va leur demander comment ils se sont rencontrés ? S’ils ont des enfants, leur diront-ils la vérité ? Bonne question…

                L’aspect de la séduction est aussi intéressant à analyser. Ça me fait rire quand l’animatrice demande à la fin à chaque candidat avec quel participant ça l’a moins « cliqué »….Pourquoi cette question ? Sincèrement, je ne crois pas vraiment aux notions de « ça clique » ou « ça ne clique pas ». La réalité est que d’avance, les gens ont une idée des caractéristiques qui les attirent physiquement. Donc, d’avance, les candidats et candidates partent avec soit un handicap ou avec des points en avance vis-à-vis de leur interlocuteur. Par exemple, l’une des filles n’avait pas du tout les mêmes réactions quand l’homme était davantage musclé. Avec le candidat qui était plus mince, elle jouait davantage la carte de la fille farouche mais devant l’homme très musclé, elle s’est facilement laissé embrasser. En fait, ce n’est pas mal en soi…C’est la nature humaine de préférer les gens qui nous attirent physiquement. Mais je crois que c’est un mensonge de dire que ça l’a moins « cliqué » avec cette personne. La vérité est que : « je me suis moins investi ou laisser-aller avec cette personne car elle me plaisait moins physiquement. Ainsi, je n’ai pas contribué à créer des opportunités ou ouvertures menant à des rapprochements qui nous donnent l’illusion que ça clique !! La réalité est que je ne suis juste pas attiré par cette personne » Dans mon analyse, j’ai vu beaucoup cette composante dans le comportement de certains candidats.  Et oui, ça représente bien la réalité. De plus, ça prend deux personnes pour danser le tango ! Si l’un ne coopère pas, comment voulez-vous que la danse soit harmonieuse et fluide ? Les gens vont choisir le candidat qui les attire davantage physiquement. Donc, ce que l’on dit a plus ou moins d’importance…

                Il y a un aspect que j’ai vraiment aimé dans l’émission. C’est l’ouverture à la notion de bisexualité et pansexualité. À la surprise générale, l’une des participantes a choisi une fille à la fin de l’épisode et l’intérêt était réciproque. Ici, je dis bravo aux producteurs de l’émission qui nous montrent que nous sommes en 2016 et que nous pouvons présenter d’autres choses que le modèle hétérosexuel traditionnel.

                Voilà, je ne dis pas que l’émission est mauvaise ou bonne. Je préfère rester neutre. En résumé, le concept est vendeur à cause de la nudité, de la notion de « dating » et de téléréalité et à cause de certains candidats qui ont semé la controverse. Toutefois, beaucoup de candidats m’ont apparu assez superficiels et centrés sur l’apparence ce qui est moins intéressant. Pour une société qui accorde déjà trop d’importance au paraître, c’est triste de renforcer encore ce type de message. En fait, je n’ai vu aucun candidat qui avait un diplôme universitaire…

                En guise de conclusion, je ne recommanderais pas à mes clients célibataires de participer à cette émission et de l’écouter seulement avec un certain recul ! Néanmoins, ça reste un bon divertissement à prendre au deuxième degré !

Voici l’un des problèmes sexuels les plus fréquents chez les hommes: la dysfonction érectile. Celle-ci peut prendre différentes formes. Ça peut être une difficulté à obtenir ou maintenir  une érection lors des rapports sexuels. Parfois, c’est l’incapacité d’avoir une érection sans devoir recourir à du matériel pornographique. Dans d’autres cas, c’est l’absence d’érections en toutes circonstances. Dans cet article, je vais vous présenter différentes causes avec différentes pistes de solution.

Origine physiologique

La dysfonction érectile peut être causée par des problèmes vasculaires ou neurologiques. Dans certains cas, un déficit en testostérone peut également être à l’origine d’une dysfonction érectile. Beaucoup d’experts s’entendent pour dire que l’absence d’érection matinale peut indiquer un problème sexuel d’origine physique. Si c’est le cas, vous pouvez consulter un médecin qui pourra vous faire passer différents tests. Le diabète, une forte consommation d’alcool ou de drogue constituent d’autres facteurs associés à la dysfonction érectile.

Induite par la pornographie

Si vous n’arrivez pas à avoir une érection sans devoir consommer de la pornographie, vous avez certainement une dysfonction érectile induite par la pornographie. En ayant une dépendance à la pornographie, vous avez conditionné votre cerveau et votre pénis à répondre seulement à certains types de stimuli. Voici un site web si vous voulez davantage de détails : http://yourbrainonporn.com/. Ici, la solution constitue un arrêt complet de la consommation de pornographie afin que votre cerveau retrouve sa sensibilité à d’autres types de stimuli sexuels.

Masturbation excessive ou « death grip »

Cette cause s’applique davantage aux hommes qui connaissent seulement des difficultés sexuelles lorsqu’ils sont avec un partenaire. Si vous vous masturbez très souvent, il s’avère normal d’avoir des érections moins fortes. Certains disent « bander mou » par exemple. Si je fais une analogie avec la nourriture, que répondez-vous si je vous demande si vous avez encore faim après avoir mangé un repas très copieux ? Je pourrais parier que vous vous sentez plein et que l’appétit n’est pas vraiment là. C’est le même principe si vous vous masturbez trop souvent. Si vous avez une partenaire sexuelle, essayez de moins vous masturber et tentez de voir si cela augmente votre appétit sexuel lorsque le moment se présente….

De plus, en se masturbant, l’homme peut habituer son pénis à répondre seulement à un certain type de pression ou de sensations (tout dépend de la manière que l’homme se masturbe…).  En fait, beaucoup tiennent leur pénis très fermement en mettant beaucoup de pression. Ils font ensuite un mouvement de va-et-vient très rapide pour faciliter l’atteinte de l’orgasme. Beaucoup ont appris à se masturber ainsi … Toutefois, l’homme qui pénètre le vagin d’une femme vivra des sensations qui diffèrent de leur « poignée ferme » lorsqu’il se masturbe. C’est pourquoi je recommande aux hommes de changer la façon de se masturber. Faites-le d’une manière plus douce et lente. Ne mettez pas trop de pression. Connectez-vous avec votre ressenti corporel et la montée de l’excitation. Cela se rapprochera davantage des sensations inhérentes aux rapports sexuels hommes-femmes.  Vous pouvez aussi considérer l’idée de vous masturber avec un condom ou bien une « Fleshlight » si vous n’avez pas de partenaire.

L’anxiété de performance

L’anxiété de performance représente la principale cause de dysfonction érectile, notamment chez les jeunes hommes. La peur de ne pas être à la hauteur ou de décevoir sa partenaire cause un stress qui inhibe la réponse sexuelle de l’homme. C’est paradoxal car plus nous voulons performer, moins nous performons….En fait, le problème est d’associer sexualité et performance. La sexualité devrait plutôt être vue comme un moyen de se rapprocher émotionnellement de son partenaire et de vivre des expériences avec celui-ci. Si vous êtes affectés par l’anxiété de performance, je vous encourage à investir davantage les préliminaires et la sensualité avant de passer à une sexualité davantage « génitale ». Vous allez constater que l’érection devrait venir naturellement. Certains clients m’ont également rapporté que se faire masser par leur partenaire les a aidés à se détendre et à ainsi atteindre une meilleure érection. Finalement, tentez de vous préoccuper le moins possible par votre érection et vivez le moment présent ! Mettez votre attention vers ce qui vous excite !

Voilà, j’espère que cet article vous aidera à mieux comprendre ce qui peut causer vos difficultés érectiles. Si vous voulez davantage de détails ou un suivi sexologique, n’hésitez-pas à me contacter pour prendre un rendez-vous.

Il y a quelques mois, j’ai entendu une nouvelle expression, le “ghosting”. En quoi cela consiste exactement ? C’est lorsque quelqu’un que vous fréquentez, que ce soit dans un cadre amical ou amoureux, cesse de vous parler ou ne répond plus à vos messages. J’aimerais ici aborder davantage ce comportement qui semble assez répandu.

Dans l’expression « Ghosting », il y a le mot « ghost » qui se trouve à être « fantôme » en français. Ainsi, « ghoster » quelqu’un revient à faire le mort. Pourquoi certaines personnes agissent elles ainsi ? Je peux y voir plusieurs motifs. En premier lieu, je dois préciser qu’il est IMPOSSIBLE de ne pas communiquer. Arrêter de communiquer avec quelqu’un constitue une forme de communication, aussi paradoxal que cela puisse paraître. En gros, le message est « Je ne souhaite plus te parler ».

 

Peur de la confrontation

Je crois que plusieurs individus sont mal à l’aise de confronter l’autre, leur dire ce qui ne va pas et pourquoi ils considèrent arrêter la relation. Parfois, on rejette aussi par peur d’être rejeté à son tour. On se protège. Chaque cas est différent mais mettre fin à une relation sans justification ne constitue certainement pas un comportement qui est recommandé. À mon avis, « ghoster » quelqu’un est un geste précipité. Pourquoi mettre fin à la relation quand nous n’avons pas essayé de régler ce qui est problématique avec la personne que nous fréquentons ?  Il y a donc un évitement de l’intimité lorsque nous quittons ou abandonnons l’autre ainsi.

Un signe de « non-intérêt »

Un autre motif représente le manque d’intérêt que nous éprouvons envers l’autre. C’est souvent le cas si vous utilisez des applications de type « tinder » ou si vous fréquentez les sites de rencontre. Il s’avère extrêmement facile d’aborder quelqu’un en ligne mais aussi très facile d’arrêter la conversation. Parfois, il est clair que ça ne clique pas entre deux personnes et l’arrêt du contact représente évidemment une solution « gagnant-gagnant » mais il me semble impoli de ne pas répondre à votre interlocuteur si celui-ci vous pose une question ou demande à vous revoir. Une phrase comme « Désolé, je ne suis pas intéressé à poursuivre nos échanges » serait très correcte. Je trouve dommage que les gens se soucient parfois peu des autres et les laisse dans l’incertitude.

Une expérience non complétée

Quoi qu’il en soit, cette manière de mettre fin à une relation en a choqué plusieurs. En gestalt thérapie, il est stipulé que chaque expérience comporte différentes phases (pré-contact, engagement, contact, désengagement et assimilation). À mon avis, le « ghosting » représente une coupure à la phase de désengagement (je sais que j’analyse beaucoup !). Nous coupons le contact avec l’autre sans lui serrer la main, sans lui dire au revoir. Nous décidons de vivre cette fin de relation seul. Cela entraîne évidemment de la confusion qui rend la phase d’assimilation de l’expérience plus difficile. Une expérience bien assimilée nous permet de faire évoluer et grandir notre personnalité.  Au contraire, l’individu victime d’un « ghosting » risque de se poser beaucoup de questions et sera ainsi dans « sa tête » pour un moment. Il y a quelque chose de non réglé, de non résolu…Dans certains cas, l’individu qui met fin au contact vit beaucoup de confusion également et ne saurait pas communiquer clairement son ressenti.

En conclusion

Je crois que peu de psychologues ou sexologues ont abordé la question jusqu’ici mais je trouvais pertinent de partager mon analyse. Le « ghosting » constitue un phénomène de société qui a pris de l’ampleur avec l’effervescence des médias sociaux et une dynamique de « consommation rapide » par rapport au relationnel. À titre de sexologue et psychothérapeute, je crois que le meilleur conseil que je puisse donner à mes clients est d’accepter l’expérience lorsque l’autre met fin abruptement à la relation. Il s’avère inutile de bombarder l’autre de messages ou de le convaincre de revenir vers nous (pour faire monter un ascenseur, il suffit de peser une seule fois sur l’interrupteur et non deux). Il est difficile de se faire rejeter mais il faut apprendre à aller de l’avant. Est-ce que quelqu’un qui nous « ghoste » mérite qu’on s’en fasse pour lui ? Pas vraiment….Plus votre estime de soi et confiance en soi seront fortes, moins vous serez affectés par cette tendance sociale qui pourrait même continuer de s’accentuer.

A-t-on besoin de souffrir ou d’avoir un trouble mental pour consulter en psychothérapie ? La réponse est non. En ayant recours à mes services, vous pouvez essayer mon approche de type coaching. Ici, j’explore avec vous quels aspects de votre vie vous voulez améliorer et nous établissons ensemble un plan pour atteindre vos objectifs. Chaque individu mérite d’atteindre son plein potentiel et il s’avère passionnant d’être dans un processus d’amélioration continue au courant de sa vie. À chaque rencontre, nous revoyons les stratégies que vous avez utilisées et ainsi, nous déterminons ce qui fonctionne bien, ce qui est à améliorer et comment vous vous rapprochez de votre objectif de départ. Passionné de développement personnel, je connais également énormément d’exercices de fixation de buts, de visualisation et de motivation. Chaque psychothérapeute ou sexologue est différent ! Je crois que je me démarque en ajoutant une dimension de coaching à mon service. Si vous avez besoin d’une approche très concrète, je vous suggère de me contacter pour prendre rendez-vous. Veuillez noter que j’utilise aussi les approches cognitivo-comportementale, interactionnelle systémique (pour les couples seulement) et humaniste existentielle.

Bonjour,

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l'essentiel

Bonjour, je vais maintenant traiter d’un sujet peu abordé dans les domaines de la psychologie et sexologie, c’est-à-dire les idées obsédantes. Toutefois, cela constitue une problématique que j’ai croisée à quelques reprises durant ma carrière.

Qu’est-ce qu’une idée obsédante ? C’est une pensée envahissante qui entraîne de l’anxiété. Il s’avère très difficile de la chasser de son esprit et elle a tendance à revenir nous hanter fréquemment. Les idées obsédantes ou obsessions peuvent prendre plusieurs formes : obsessions sexuelles égodystoniques, anticipation de scénarios négatifs, obsessions liées à la propreté ou au contrôle (souvent des troubles obsessionnels compulsifs), etc… Souvent, ce sont les individus ayant plusieurs traits du trouble de la personnalité obsessionnelle qui sont affectés par cette catégorie de symptômes. Pourquoi est-ce souffrant d’entretenir des obsessions ? Je dirais que ça constitue un frein important à la sérénité et ça maintient un certain niveau d’anxiété.

Comment se libérer de ces obsessions ? Il faut dans un premier temps les accueillir et les accepter. Je vois plusieurs personnes tenter de les combattre à cause de l’inconfort qu’elles suscitent mais ce n’est pas la meilleure stratégie à adopter. Quand nous sommes dans un état d’acceptation (et non de contrôle ou jugement), notre niveau d’anxiété s’abaisse et nous devenons dans une meilleure posture pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous. Ensuite, le but est de comprendre ce qui se cache derrière l’obsession. Est-ce le résultat d’insécurités ? Est-ce en réaction à des sentiments de honte ou de culpabilité ? Est-ce à cause d’un trop grand besoin de contrôle sur son environnement ou les autres ? Une fois que nous comprenons le sens derrière nos obsessions, nous avons déjà une bonne partie du problème résolue.

Dans plusieurs cas, il y a aussi de grandes difficultés à vivre le moment présent et à s’engager pleinement. Si nous sommes envahis par des pensées, cela signifie que nous ne sommes pas totalement connectés avec soi, les autres et l’environnement. Ainsi, nous ne captons pas toute l’information qui devrait l’être car les obsessions créent une interférence importante. Si vous vous sentez extrêmement préoccupé par quelque chose, serez-vous capable d’être à l’écoute de vos proches ? Risquez-vous davantage de faire un accident sur la route ? Allez-vous voir la femme inconnue qui vient de vous sourire ? Ce que je veux démontrer, c’est qu’en entretenant des idées obsessionnelles, nous perdons contact avec une bonne partie de ce qui se passe, de notre expérience de vie. Notre tête devient une sorte de prison….

Pour se reconnecter avec soi, il suffit dans un premier temps de se dire « STOP! » et de s’arrêter. L’objectif est de se recentrer et de faire de l’introspection. Quelle est la source de mon idée obsédante ? Y’a-t-il des solutions possibles ? Si oui, quel serait le premier petit pas que je pourrais franchir ? Ensuite, vous pouvez aussi appliquer des techniques de méditation pleine conscience afin de contacter davantage vos émotions et de les observer. Il est prouvé que méditer quotidiennement s’avère bénéfique pour la santé et diminue le niveau d’anxiété. De plus, dites-vous que vous pouvez choisir de ne pas vous attarder sur une pensée spécifique et simplement la laisser passer. Il y a un flux continuel de pensées dans notre tête mais à quelque part, c’est nous qui décidons de leur accorder plus d’importance ou pas.

Toutefois, beaucoup de cas impliquant des idées obsédantes nécessitent une thérapie car les causes sont souvent plus profondes et demandent un travail émotif. Si vous connaissez de telles difficultés, je peux certainement vous accompagner dans la résolution de celles-ci !

Bonjour,

           La profession de sexologue a longtemps attiré de multiples préjugés. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de rencontrer des gens qui entretiennent des conceptions erronées  sur le champ de compétences d’un sexologue.

                Tout d’abord, je tiens à dire et redire qu’un sexologue clinicien peut intervenir à un niveau beaucoup plus large que sur la « génitalité » proprement dite. Beaucoup croient à tort que la problématique doit être strictement sexuelle pour qu’une consultation en sexologie puisse être pertinente. Je peux comprendre ces gens car la nomenclature de notre titre (sexologue clinicien) peut inspirer un champ de pratique très pointu, très spécifique. Toutefois, la sexualité représente davantage une spécialisation qu’autre chose car notre formation universitaire nous met en contact avec la pratique des différentes approches thérapeutiques (humaniste existentielle, psychanalyse/sexoanalyse, cognitivo-comportemental et interactionnel systémique) et nous avons aussi une formation pertinente pour l’intervention auprès des différents troubles de santé mentale (troubles de l’humeur, troubles de personnalité, troubles psychotiques, etc…) tout comme de bonnes bases en éthique et déontologie.

                Deuxièmement, la plupart des sexologues cliniciens détiennent également un permis de psychothérapeute leur permettant d’exercer légalement la psychothérapie qui permet d’agir sur un large spectre de problèmes. Ainsi, je peux vous avouer que je vois beaucoup de clients qui n’ont pas vraiment de problèmes sexuels mais qui peuvent présenter les difficultés suivantes :

  • Besoin de support suite à un deuil d’un être cher
  • Problème de dépendance affective
  • Difficultés d’affirmation de soi
  • Difficultés à prendre des décisions dans sa vie, dans ses relations…
  • Problématique d’anxiété sociale
  • Épuisement professionnel
  • Phobies spécifiques

Évidemment, une bonne proportion de mes clients présentent des problèmes plus spécifiques au niveau de la sexualité mais c’est très loin d’être la totalité aussi surprenant que ça puisse paraître ! En fait, à mon avis, la sexualité représente une partie importante de l’être humain qui est en constante interaction avec d’autres facteurs internes (estime de soi, confiance en soi, personnalité, niveau d’anxiété, niveau d’énergie, habiletés de communication, croyances, émotions, santé physique, inconscient, peurs existentielles…) et externes (environnement, partenaire, circonstances de vie, etc…) Un bon sexologue voudra voir plus loin de toute façon afin de détenir un bon portrait global de la situation et d’identifier tous les facteurs pouvant contribuer à la problématique.

Je crois aussi que tout individu doit tout d’abord être bien avec lui-même avant de pouvoir aspirer à se sentir bien dans ses relations et dans sa sexualité. Ainsi, ma philosophie est d’aussi amener mon client à se sentir mieux dans sa peau avant tout ! Il ne faut pas seulement intervenir sur la sexualité. Nous avons beaucoup plus de cordes à notre arc !

En guise de conclusion, j’encourage aussi les gens à partager ce texte car avant de choisir le bon thérapeute, il s’avère essentiel d’avoir une perception juste sur ce qu’il peut nous apporter ! Bonne journée à tous !

Je vais maintenant vous faire part du troisième grand pilier d’un couple, c’est-à-dire de bonnes habitudes de gestion de conflits. Je crois que la présence de quelques conflits dans un couple représente un signe de santé dans le sens que ça montre que les deux individus savent s’affirmer et se sentent à l’aise de le faire. Et je crois que c’est l’une des choses primordiales pour être vraiment intime avec quelqu’un : s’affirmer au fur et à mesure lorsque se présente un besoin, une insatisfaction ou un problème plutôt que de tout accumuler. Si nous gardons tout en dedans, le garde-robe peut se remplir vite et il devient ardu de faire du ménage. S’affirmer au fur et à mesure demande du courage mais cela s’avère nécessaire pour une communication fluide et efficace. Des conflits non réglés se transformeront en émotions refoulées et cela ne peut qu’éloigner les deux membres du couple.

                Parfois, les conflits peuvent nous rendre très émotifs. Plus concrètement, nous sommes parfois en réactivité émotionnelle et il s’avère difficile de penser clairement. Dans ces circonstances, il peut être bénéfique de prendre une pause avant de régler le différend et de choisir un moment plus approprié où vous allez pouvoir parler plus calmement à votre conjoint(e). Vous avez le droit de dire : « Ce n’est pas le meilleur moment pour moi de parler de ça car ça me rend très émotif, pouvons-nous en parler plus tard ? ». Évidemment, il est important de remettre cette discussion et de ne pas l’éviter. Pour vous donner des idées en lien avec l’importance de l’écoute, je vous conseille la lecture de l’article suivant : https://pierrekirouacconsultant.com/2016/02/13/apprendre-a-mieux-communiquer-en-couple/.

                Finalement, je conseille toujours aux couples de tenter de trouver des solutions gagnant-gagnant aux situations où ils divergent et où un accord ne se fait pas de soi. Le plus souvent, il suffit de bien communiquer pour prendre conscience des valeurs et besoins de l’autre et d’ainsi trouver une solution créative qui favorisera les deux partis. Souvent, les deux partenaires ont le même objectif en tête mais ils ne partagent tout simplement pas le même moyen pour l’atteindre. Je crois qu’il faut surtout mettre son égo de côté et s’efforcer de trouver une solution qui conviendra à tous plutôt que de chercher à avoir raison à tout prix. S’il est particulièrement ardu pour votre couple de régler les conflits et que vous sentez que ça s’accumule, il n’est jamais trop tard pour consulter. Vous pouvez prendre un rendez-vous en cliquant ici.