Archives de la catégorie ‘Être mieux avec soi-même’

Qu’est-ce qui amène beaucoup de gens à consulter un psychologue ou un sexologue ? Parfois, c’est tout simplement l’impression de ne pas être heureux ou de ne pas vraiment avoir de pouvoir sur sa vie.  Plus j’acquière de l’expérience dans mon domaine, plus je constate que les gens surtout influencés par leurs émotions et sensations peuvent vivre différents problèmes (vs les gens guidés par les sentiments et valeurs). Dans un premier temps, définissons ce que sont ces 4 axes (selon le modèle préconisé) :

Valeur : Ce qu’un individu choisit comme étant important dans sa vie. Ça peut être l’intégrité, la carrière, les loisirs,  l’amour, la connaissance,  la générosité, etc…Vivre selon ses valeurs, c’est avoir des objectifs de vie qui nous inspirent et qui guident nos décisions. Dans le mode « valeurs », il y a une tendance vers la croissance personnelle et le dépassement de soi. Il y a tolérance de l’inconfort. Il y a du bonheur mais pas nécessairement du plaisir.

Sentiments : Ce qui vient du cœur et de notre plus grand niveau de conscience. Avoir des sentiments pour quelqu’un, c’est aimer l’autre pour ce qu’il est et comprendre ce qui fait que nous l’aimons. Dans le sentiment, il y a davantage de sécurité et de stabilité. Nous avons une vision réaliste de l’autre.

Émotions : Ce qui vient de notre instinct animal ou sexuel. Pour quelqu’un qui est dans l’émotion ou la sensation, il y a recherche de plaisir et évitement du déplaisir. Avoir des émotions pour quelqu’un, c’est le désirer sexuellement avec passion, sans comprendre le pourquoi. Dans l’émotion, il y a davantage de perte de contrôle, d’intensité et d’insécurité. Il y a idéalisation de l’autre et un sentiment de manque en son absence. Il y a recherche de plaisir mais pas nécessairement de bonheur.

Sensations : Renvoie au ressenti corporel, au rapport de nos cinq sens avec l’environnement. Avoir faim est une sensation, tout comme la douleur physique ou le plaisir sexuel. Quand nous sommes à côté de notre partenaire et qu’un simple contact physique amène une érection (ou lubrification), nous sommes dans la sensation.  Dans la sensation, la satisfaction des besoins primaires devient ce qui est le plus important.

                De plus, les questions que nous nous posons diffèrent selon notre axe privilégié. Pour quelqu’un guidé surtout par des valeurs, il se demandera : « Est-ce que cela me rapproche ou m’éloigne de mes objectifs de vie ? ». Ces gens sont davantage rationnels, disciplinés et analytiques. Pour un individu guidé par des sentiments, il se demandera d’abord : «  Si je fais ça, est-ce que c’est bien pour ma relation ? » tandis que quelqu’un influencé par l’axe émotion se dira : « Quelle option m’amènera davantage d’émotions fortes ou me procurera le plus grand high ? ». Finalement, l’individu dans la sensation se demandera : « Qu’est-ce qui m’aidera à avoir le meilleur ressenti corporel ? »

                Dans la relation de couple idéale, nous sommes à la fois comblés par le respect de nos valeurs, des sentiments profonds et durables envers notre partenaire, une grande passion et une chimie physique. Hélas, tous ces paramètres ne sont pas toujours présents ou certains peuvent l’être davantage que d’autres.

Parfois, il faut aussi choisir entre un projet à long terme ou une gratification à court terme.  Par exemple, les procrastinateurs privilégient surtout l’émotion et la sensation plutôt que leur système de valeurs. Les hommes infidèles se demanderont d’abord ce qui va les allumer sexuellement et certains le regretteront (seront dans le sentiment après avoir été dans l’émotion) alors qu’il est déjà trop tard. Quant aux gens qui ont beaucoup de succès dans leur vie, ils sont surtout dans l’axe « valeurs » car il n’y a presque pas de décalage entre leur vision de leur vie et leur vie réelle. Quant aux gens qui restent longtemps en couple avec le même partenaire, ils seront surtout dans le « sentiment ». L’amour de l’autre ou de leur famille devient ce qui est le plus important pour eux.

En guise de conclusion, je dirais que la plupart des problèmes peuvent être diminués en se « repositionnant » en étant davantage dans ses valeurs ou ses sentiments. Un individu anxieux doit prendre une distance avec son émotion (peur) et s’accrocher au projet qu’il veut atteindre (valeur) en sortant de sa zone de confort. Quelqu’un qui craint l’intimité doit passer par-dessus sa peur (émotion) et conscientiser tout le bien-être et chaleur que pourrait lui apporter le fait d’être en couple (sentiment). L’individu aux prises avec la dépression doit prendre une distance avec ses émotions négatives qui le paralysent et plutôt se raccrocher à des objectifs dynamisants.  Finalement, le toxicomane doit trouver d’autres façons de gérer ses émotions négatives et plutôt tenter de trouver un nouveau sens à sa vie (valeurs).

Dans le prochain article, je vais décrire des stratégies pour être davantage aligné avec ses valeurs et sentiments.

Bonjour, il est maintenant venu le temps d’explorer différentes solutions à la compulsion sexuelle sur Internet. Dans un premier temps, j’observe beaucoup d’hommes tenter une panoplie de stratégies pour cesser de visionner de la pornographie. La plupart de celles-ci s’avèrent inefficaces ou ne semblent pas fonctionner à long terme. Le plus populaire des moyens est l’installation de logiciels de contrôle parental ou de « bloqueurs ». Hélas, beaucoup d’hommes vont trouver des façons de contourner leurs propres stratégies et voilà que nous revenons à la case départ…

                Comment alors envisager un plan de traitement pour remédier à ce type de dépendance ? Je dois admettre que chaque cas est unique mais que je constate de plus en plus que la simple approche comportementale comporte ses limites. Lorsque l’arrêt d’agir constitue le seul objectif thérapeutique, nous passons souvent à côté de facteurs importants. De mon côté, j’utilise l’approche humaniste existentielle et je crois qu’elle peut apporter une lumière intéressante et inspirante pour ceux qui se sentent prisonniers par leur dépendance.

                Parfois, l’individu consommera compulsivement de la pornographie dans le but de fuir une anxiété existentielle plus profonde. Voici quelques exemples d’anxiété existentielle : peur de la mort, peur de la solitude, peur d’un manque de sens et peur de prendre ses responsabilités. Ici, nous soulevons des causes plus profondes où les gens sont plus ou moins conscients d’en être affectés. Voici plusieurs raisons entourant la consommation de pornographie : désir de se déconnecter du monde (une mort intérieure), désir de vivre sa sexualité de manière sécuritaire et isolée (solitude), désir de vivre un « high » ou des sensations fortes (anxiété d’insignifiance sous-jacente) ou bien désir de procrastiner (peur de prendre ses responsabilités dans le moment présent). Chacune des raisons précédemment énumérées peuvent donc être liées à une anxiété existentielle.

                En formant une bonne alliance thérapeutique avec mon client, j’aurai ainsi davantage accès à ces anxiétés existentielles. Ainsi, il sera plus aisé d’explorer des avenues thérapeutiques pertinentes qui donneront des résultats plus solides qu’une approche simplement comportementale. Voici quelques exemples d’objectifs thérapeutiques pouvant aider la clientèle des dépendants à la pornographie :

  • S’enraciner davantage dans sa vie
  • Développer la capacité de vivre des relations intimes saines
  • Trouver un sens plus profond à sa vie
  • Se responsabiliser dans sa vie.

Comme outil thérapeutique additionnel, j’aime beaucoup expliquer aux gens comment nous prenons nos décisions. Souvent, nous prenons nos décisions en se fiant davantage à nos émotions et sensations. Nous recherchons l’alternative qui nous permettra d’atteindre l’intensité émotionnelle la plus élevée. Voilà pourquoi beaucoup d’hommes opteront continuellement pour la pornographie car c’est l’activité qui leur amène davantage de sensations fortes. Toutefois, nous pouvons aussi nous comporter en se fiant davantage à nos sentiments et valeurs. Un sentiment est davantage lié à notre cœur et à notre conscience alors qu’une émotion est davantage primitive et animale. Nos valeurs, quant à elles, représentent ce qui est important pour nous ou le système qui dicte notre manière de vivre. Est-ce que la plupart des gens souhaitent consommer quotidiennement de la pornographie et ainsi perdre plusieurs heures de leur vie ? La réponse est non. Je reçois chaque semaine des nouvelles demandes de gens qui n’en peuvent plus de se sentir prisonnier de cette problématique. L’une des solutions passera ainsi par notre manière d’être.  Suis-je surtout guidé par mes sensations ou bien mes valeurs ? Suis-je surtout à la recherche d’émotions fortes ou guidé par des sentiments plus profonds comme l’amour de soi et d’autrui ? Un homme dépendant à la pornographie accorde trop d’importance à la recherche de sensations fortes au détriment du respect de son propre code de valeurs. Il y a aussi préférence d’une pornographie qui créé une forte réponse sexuelle à une vraie partenaire que nous délaissons et qu’une partie de nous voudrait davantage aimer. Comprenons que toute énergie consacrée à la pornographie est de l’énergie en moins qui peut être investie dans son couple. Investir la consommation de pornographie entraîne un retrait du relationnel.

En guise de conclusion, je dirais que la recherche du bonheur et la dépendance à la pornographie sont difficilement compatibles. Être heureux nécessite un comportement qui va dans le même sens que nos valeurs et une capacité à l’amour propre et à l’amour d’autrui. Voilà pourquoi le développement de son système de valeurs et de sa capacité sentimentale aidera un consommateur de pornographie à devenir un humain plus équiibré, libre de sa vie et heureux ! Il me fait plaisir de vous accorder une rencontre si vous souhaitez en discuter davantage. Vous pouvez cliquer ici pour prendre un rendez-vous.

Qui est fier de consommer de la pornographie ? Lorsque vous demandez à votre ami ce qu’il a fait de sa journée, seriez-vous déstabilisé s’il disait « J’ai consommé pas mal de pornographie. C’était cool ! ». Où je veux en venir, c’est que cette pratique conduit souvent à des sentiments de honte et mène à de l’isolement.

                Nous avons seulement une vie à vivre et nous nous construisons à partir de nos expériences. Je ne veux pas être moralisateur mais la consommation de pornographie ne constitue pas une expérience qui fait grandir l’individu et entraîne de grandes pertes de temps. Le temps perdu dans cette pratique solitaire pourrait être investi autrement, en s’adonnant à des activités de loisir par exemple. Pour moi, la notion de bonheur renvoie à l’évaluation que nous faisons de notre propre vie. Si une grande proportion de temps est passée dans l’isolement, il s’avère normal de ne pas se sentir satisfait, de sentir que nous pourrions profiter davantage de la vie.

                Plus le consommateur de pornographie s’isole, plus il aura peur de réinvestir à nouveau des relations sociales ou sa propre relation amoureuse (s’il est en couple). Comme mentionné plus haut, l’individu aux prises avec cette problématique n’admet pas souvent sa dépendance à son ou sa partenaire. Il y a donc un impact au niveau de l’intimité relationnelle du couple. Le partenaire n’a plus accès à une partie de la vie du consommateur de pornographie. Dans l’isolement, il y a de l’évitement et il est prouvé en psychologie cognitive et comportementale que l’évitement renforce la peur ou l’anxiété. En parcourant des forums de dépendants, il n’est pas rare de voir des hommes exprimant des malaises dans les situations sociales. Certains sont extrêmement isolés. Je tiens à préciser que ce ne sont pas tous les grands utilisateurs de pornographie qui s’isolent ou manquent d’habiletés sociales mais il semble y avoir un certain rapport de cause à effet bidirectionnel (l’isolement peut mener à une dépendance à la pornographie pour se stimuler et la honte découlant de la consommation excessive de pornographie peut conduire à de l’isolement).

                L’individu évite donc ce qu’il trouve menaçant, c’est-à-dire dévoiler une partie de lui-même ou bien tout simplement le fait d’entrer en relation avec autrui. On pourrait qualifier les gens dépendants à la pornographie d’ « anxieux relationnels ».  Pourquoi a-t-on peur de se dévoiler ou d’être en relation ? Parce qu’on ne souhaite pas être jugé, rejeté ou abandonné. Très souvent, la dépendance à la pornographie cache des problèmes affectifs plus profonds comme des schémas d’imperfection, de manque affectif, d’abandon ou de méfiance / abus (selon la thérapie des schémas de Young). Dans d’autres cas, c’est davantage une question de manque de contrôle ou de discipline.

                Dans mon prochain et dernier article de cette série spéciale, je vais aborder différentes avenues de traitement.

De plus en plus d’hommes viennent me consulter pour un problème de dépendance à la pornographie. La prévalence semble augmenter de plus en plus. Comme sexologue clinicien, ma responsabilité est d’aider ces hommes à passer au travers de leurs difficultés et de leur montrer un chemin pour vivre une nouvelle réalité.

                Dans un premier temps, il s’avère juste de dire que ces hommes sont constamment en recherche de nouvelles images. L’activateur d’Éros n’est pas un stimulus réel mais plutôt un stimulus virtuel. Ainsi, le consommateur de pornographie s’éloignera de plus en plus d’une sexualité qu’on pourrait qualifier de « réelle » ou relationnelle.  Même s’ils sont en couple, certains individus seront davantage motivés par la quête de nouvelles images sexuelles sur le net que par une relation sexuelle avec leur partenaire. Aussitôt que nous choisissons de nous isoler dans notre sexualité plutôt que d’investir l’intimité dans notre couple, il y a un problème important. Beaucoup d’hommes assumeront mal leurs motivations sexuelles et devront ainsi mentir à leur conjointe. Il pourra y avoir des sentiments de honte et culpabilité importants et éventuellement une peur de perdre sa partenaire. Pour ce qui touche les hommes célibataires, ils opteront pour l’investissement d’un univers virtuel plutôt que la recherche d’une relation intime dans leur environnement. J’observe la plupart du temps un sentiment de vide (plus ou moins conscientisé) chez ces personnes.

                Ces hommes ont tendance à investir la quête de sensations fortes plutôt que les sentiments. Dans leur processus de prise de décision, la gratification à court terme l’emportera souvent sur les objectifs à long terme. Si la consommation de pornographie est régulière, une dépendance se créé et l’individu peut même se déconnecter d’une partie de lui. De quelle partie de lui-même le consommateur de pornographie se déconnecte ? De la partie saine de lui qui tente d’agir selon ses valeurs, qui a des objectifs à long terme, qui éprouve de l’amour envers son ou sa partenaire, qui recherche la sécurité et la stabilité. Ainsi, la liberté de l’individu devient compromise car les choix sont guidés par la recherche de sensations fortes plutôt que par les sentiments plus profonds ou les valeurs. Mais rassurez-vous, il y a possibilité de se conscientiser et de changer avec suffisamment de volonté, de persévérance et de discipline.

                Le rapport avec l’autre s’avère également affecté. La femme devient le plus souvent un objet sexuel plutôt qu’un être humain multidimensionnel. Il y a un rapport Je-Ça plutôt que Je-Tu. Les consommateurs de pornographie vont beaucoup érotiser la distance et cela peut se répercuter dans la sexualité avec leur partenaire. Par exemple, un homme demandera à sa conjointe de jouer des scénarios où il est spectateur et où celle-ci s’exhibe devant lui. Il y a ainsi une reproduction du « pornographique » et il y a une dynamique « voyeur-exhibitionniste » plutôt que relationnelle.

                Dans ce court article, j’ai surtout tenté de vous dresser un portrait de la vie sentimentale et émotive de ces hommes. Dans mon prochain texte, je vais vous décrire les mécanismes d’évitement utilisés par cette population qui vit souvent beaucoup d’isolement.

Dans mon dernier article, je traitais de l’importance d’assumer nos différents choix. Maintenant, je vais surtout aborder la dimension que peut prendre la culpabilité dans nos vies et comment nous pouvons nous en libérer.

Qu’est-ce que la culpabilité ?

                La plupart du temps, nous nous sentons coupables quand nous sentons que nous avons fait quelque chose du mal, que ce soit envers quelqu’un d’autre ou envers soi-même. La culpabilité se rapproche aussi de la notion de regret. Parfois, nous voudrions tellement revenir en arrière dans notre vie et changer les choix que nous avions effectués à l’époque. Toutefois, ce type de pensée s’avère complètement inutile. Voici une croyance davantage dynamisante que vous pouvez adopter à la place : « Si je me fie aux données qui étaient à ma disposition lorsque j’ai dû faire mon choix, j’ai fait le mieux que j’ai pu pour réaliser le meilleur choix » Nous sommes humains et nous ne pouvons pas prévoir l’avenir. À quoi bon s’en vouloir si vous vous êtes engagés dans une relation de couple avec quelqu’un qui a mal évolué…Souvent, les données initiales fluctuent, à la fois pour le mieux ou pour le pire.

Reconnaître ce dont nous ne sommes pas responsables

                En fait, la plupart du temps, je crois que l’être humain détient de bonnes intentions. Pour se libérer de la culpabilité, j’encourage chacun à se demander : « Est-ce que mes intentions étaient bonnes et justes ? » Si la réponse est oui, pourquoi se morfondre dans des sentiments de culpabilité ? Souvent, nous nous sentons responsables des réactions émotionnelles des autres mais il faut garder en tête que ce sont les autres qui créent leur propre expérience et que celle-ci leur appartient. Parfois, ce sont eux qui ont des attentes irréalistes ou qui ont mal communiqués leurs besoins.

Le rôle du parent punitif

                Pour mieux comprendre notre relation avec notre culpabilité, nous devons prendre conscience du « parent punitif » que parfois nous portons. Qu’est-ce que le mode « parent punitif » ? C’est la voix critique d’un parent que nous avons introjecté durant notre enfance et qui reste en état de latence, même si celle-ci n’est plus utile pour un adulte autonome. Si vous aviez un parent très critique et sévère, il est alors possible que vous soyez également très exigeant envers vous-même et qu’ainsi, vous vous sentiez facilement coupable si vous n’atteignez pas vos standards ou ceux des autres. Pour changer les émotions qu’on ressent, il faut avant tout comprendre d’où cela provient !

Le mot de la fin

Finalement, je conseillerais aux gens qui se sentent souvent coupables de devenir moins exigeants envers eux-mêmes dans les différentes sphères de la vie et d’augmenter leur compassion et tolérance envers soi. Il s’avère important de se donner droit à l’imperfection et à l’erreur. Personne n’est parfait ! Vous verrez, plus vous apprendrez à être bienveillant et tolérant envers vous-même, plus vous le deviendrez avec les autres et vos relations ne s’en porteront que mieux ! À la prochaine pour un autre article.

Tout d’abord, je vous souhaite une bonne année 2016 chers lecteurs ! Pour débuter celle-ci, je vous propose un article qui traite de l’importance d’assumer. Assumer quoi ? S’assumer soi et assumer nos choix. Assumer, c’est prendre l’entière responsabilité de notre comportement et d’accepter de vivre les conséquences qui en découlent, qu’elles soient positives ou négatives. Évidemment, il s’avère plus facile d’assumer lorsque les conséquences sont joyeuses. Toutefois, il est mieux aussi d’assumer lorsque les choses ne tournent pas comme on le voudrait. Au moins, en assumant, on se considère responsable et on peut par la suite apprendre de notre erreur. Quelqu’un qui n’assume pas rejettera le blâme sur l’autre et vivra des scénarios négatifs et répétitifs dans sa vie.

 

Décision réfléchie vs décision impulsive

Comment réagir quand nous venons de réaliser que nous avons fait une importante erreur ? La première question à se poser est de voir s’il y a un conflit de valeurs. Laquelle de mes valeurs n’ai-je pas respecté ? Ai-je négligé l’un de mes principes ? Serait-ce plutôt une trop grande impulsivité de ma part ? Il y a effectivement une différence entre une décision réfléchie et une décision impulsive. Dans le cas d’un individu impulsif, il y a avant tout un manque de contrôle de soi alors qu’une décision réfléchie aura été prise en évaluant différents paramètres. Comment alors l’individu réfléchi peut-il commettre une erreur ? Je dirais qu’un manque de connaissance de soi-même, de ses valeurs, de ses principes, de ses aspirations réelles peut mener aussi à des choix qu’on ressent comme mauvais. Idéalement, nos choix et comportements doivent concorder avec nos valeurs, nos principes et nos objectifs. Plus nous vivons d’une manière consciente et connectée à soi, plus il devient facile d’assumer.

Assumer, c’est quoi concrètement ?

                Ici, je vais vous illustrer concrètement ce qu’est un geste assumé. Imaginez un homme ayant trompé sa femme lors d’une soirée bien arrosée. Voici trois scénarios possibles :

  1. Assumer totalement son choix : L’homme va avouer son infidélité à sa femme rapidement et lui exprimera qu’il a transgressé ses principes et qu’il reconnaît le préjudice qu’il peut porter à sa femme. Il lui exprime son regret et lui promettra qu’il prendra des mesures pour que cela ne se reproduise pas.
  2. Assumer partiellement son choix : L’homme n’avouera pas son infidélité à sa femme dans la mesure où elle ne le questionne pas là-dessus. Toutefois, si elle lui demande, il préférera ne pas mentir.
  3. Ne pas assumer son choix : L’homme mentira et attribuera son geste à des circonstances extérieures.

Vous voyez, assumer, c’est faire preuve d’honnêteté envers soi-même et envers l’autre. L’individu qui assume est plus serein que lui vivant dans le secret ou le mensonge.

Dans mon prochain article, je vous montrerai différents outils pour gérer le sentiment de culpabilité qui avouons-le peut être lourd à porter.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je n’aborderai pas le sujet le plus joyeux à première vue. Comme mon titre l’indique, je vais parler du processus de deuil mais je vais tenter de vous inspirer en vous démontrant que nous pouvons en ressortir du positif.

En tant qu’être humain, nous vivons continuellement des deuils, que ce soit la mort d’un proche, la fin d’une relation amoureuse, le départ d’un ami vers l’étranger, une perte d’emploi, le départ des enfants du nid familial, etc…En fait, vivre un deuil, c’est conscientiser une perte importante dans notre vie. Évidemment, cela fait très mal. Être vivant, c’est aussi créer des liens d’attachement et plus ce lien est solide, plus le deuil en devient douloureux. Dans ce texte, je vais parler du processus de deuil de manière générale. Ça s’applique autant au décès d’un proche, qu’à un divorce ou la perte d’un animal de compagnie par exemple.

Vivre un processus de deuil nécessite quelques étapes, passant du déni, à la colère, à la tristesse et finalement à l’acceptation. Rappelons ici que ces étapes peuvent varier tout dépendamment des personnes et qu’on aperçoit parfois aussi des sentiments de culpabilité. Il est important de passer à travers ces différentes phases et surtout de ne pas refouler les émotions qui se présentent à nous. Certains deuils sont plus longs et compliqués que d’autres. Il y a même parfois des réactions à retardement….Par exemple, si vous perdez votre mère ou votre père, la période de Noël et du Nouvel An pourrait venir réactiver les émotions sous-jacentes au deuil étant donné le caractère familial de la période.

Comment vivre cela de manière davantage positive ? Je dirais qu’il est primordial de donner le plus de sens possible à cette perte et surtout savoir apprécier ce que la personne perdue nous a apporté. C’est bien de s’arrêter et de conscientiser ce que l’être humain perdu représentait pour nous. Quelles étaient ses qualités ? Quels sont les meilleurs souvenirs partagés avec cette personne ? Comment cette relation vous a impacté ? Comment cette relation vous a changé ? En fait, que ce soit la mort d’un proche ou une séparation dans un couple, il y a effectivement une perte mais l’expérience relationnelle reste vivante en nous. Les mémoires qu’on a de quelqu’un ou d’expériences de vie restent éternelles et non destructibles. Il faut savoir accepter aussi que notre quotidien ne sera plus jamais le même mais qu’éventuellement, ce sera important de savoir accueillir d’autres expériences relationnelles positives dans sa vie. Le deuil demande une adaptation à un nouvel environnement dans lequel il nous manque quelqu’un d’important.

Comme le disent les adeptes de la gestalt thérapie, nous devenons une personne différente suite à chacune de nos expériences, que ce soit une carrière, une relation amoureuse, amicale ou familiale. Il est sage de constater que la vie constitue une série d’expériences et que rien n’est permanent. Il faut toujours être prêt à tout perdre et savoir se relever d’un deuil en appréciant comment on a été transformé par l’expérience qui est maintenant malheureusement terminée. Savoir que toute chose a une fin constitue aussi une raison forte de profiter au maximum de ce qui est positif dans nos vies !

La rationalisation s’avère un mécanisme de défense couramment utilisé de nos jours. Même s’il peut être utile en nous donnant l’illusion de passer plus rapidement à autre chose, il nous empêche de vraiment contacter nos émotions et d’accéder à une partie importante de nous-même. Voici un excellent article traitant du sujet:

http://quebec.huffingtonpost.ca/carolyne-jannard/emotions-rationalisation-mecanismes-de-defense-souffrance-raison_b_7606976.html

Un psychothérapeute qualifié peut vous aider par rapport à cette démarche.

Bonjour, dans ce court article, j’aimerais vous présenter l’un des facteurs psychologiques associés à l’éjaculation précoce. En fait, nous parlons d’un élément humaniste existentiel.

Les critères associés à l’éjaculation précoce ne sont pas clairs : Est-ce une relation sexuelle de moins de 5 minutes ? Est-ce une éjaculation après un nombre limité de poussées pelviennes ? Est-ce quand la femme n’est pas satisfaite ? Est-ce quand l’homme ne contrôle pas son réflexe éjaculatoire ? Il n’y a pas de consensus clair par rapport à la définition de l’éjaculation précoce. Toutefois, il n’est pas rare que l’insatisfaction de la femme fera en sorte que son conjoint viendra consulter un sexologue.

Souvent, les hommes éjaculateurs précoces veulent accomplir leurs tâches rapidement. Ils mangent vite, ils marchent vite, ils « baisent » vite, etc…Dans leur adolescence, ils ont parfois « appris » à se masturber rapidement pour ne pas se faire surprendre par exemple. Ils sont focalisés sur le résultat et non sur le processus. Ils sont impatients de relâcher leur tension intérieure. Toutefois, en apprenant à voir la relation sexuelle plutôt comme un processus, ils peuvent apprendre à profiter de la montée de leur excitation et alors apprécier davantage les préliminaires sexuels. Le but n’est pas seulement la décharge orgastique mais également tout le plaisir provenant de caresses, de baisers, etc…

Alors, ce ne sont pas seulement les exercices comportementaux qui sont pertinents dans le traitement de l’éjaculation précoce (technique du squeeze, sensate focus et conscientisation du point de non-retour) mais également des considérations davantage existentielle comme le rapport qu’on a avec le temps, le plaisir et la connexion à soi. Vivre une sexualité, de façon non pressée et focalisée sur le moment présent constitue des bases incontournables.

Chacun de nous veut se sentir libre, veut avoir confiance en lui-même et en la vie. Toutefois, beaucoup voient leur vie altérée par un haut niveau d’insécurité. Par exemple, le problème de la jalousie dans un couple pourrait être compris sous l’angle de difficultés à lâcher prise.

Question de sémantique, voici ce que j’entends par lâcher-prise : être capable d’être dans le moment présent sans être excessivement préoccupé, notamment par des choses que l’on ne peut pas contrôler de toute façon.  L’ultime lâcher prise pourrait se définir par un état méditatif.

Souvent, les gens ont du mal à lâcher prise à cause d’un grand attachement envers quelque chose ou envers quelqu’un. Cela peut prendre la forme d’un haut niveau d’anxiété car il s’avère essentiel d’avoir plus de 95% dans son examen final de mathématique ou bien être le meilleur vendeur dans sa firme à tout prix. L’humain ne peut lâcher prise ou se sentir serein car il est trop attaché au résultat. Souvent, l’estime de soi sera affectée par le résultat obtenu pour ces individus. Il pourrait y avoir un amour conditionnel envers soi-même…

Dans un contexte plus affectif, beaucoup vivent de l’insécurité dans leur couple qui prend souvent la forme de jalousie et de désir de contrôler l’autre. Il y a plusieurs facteurs évidemment : degré de confiance de l’individu, degré de confiance dans le couple, schémas cognitifs de l’individu, degré de tolérance à l’anxiété, etc…Toutefois, à un niveau profond, je crois qu’il y a un facteur spirituel super important : une difficulté immense à lâcher prise. Notre style d’attachement insécure à l’autre bloque notre liberté de profiter du moment présent car nous devenons prisonniers de notre mental. Certains, à cause de leur incapacité à lâcher prise, éviteront plutôt toute relation car ils savent pertinemment que ce sera trop douloureux ou anxiogène pour eux. D’autres, privilégiant des mécanismes de surcompensation, choisiront de devenir le bourreau au lieu de la victime et tromperont leur partenaire avant d’être trompés. Pour qu’un couple soit vraiment heureux, les individus doivent savoir lâcher prise à un certain niveau (bien sûr, la notion de lâcher prise se situe sur un continuum) L’auteur David Schnarch aborde le concept de la différenciation émotionnelle qui s’apparente beaucoup à ce que j’illustre ici.

Pour vraiment lâcher prise, il faut trouver un équilibre entre attachement et indifférence. Il faut se détacher suffisamment mais tout en gardant une direction à notre vie et un désir d’atteindre ses objectifs.

Voici une prémisse importante : Le monde ne peut être parfaitement comme nous voudrions qu’il soit. 

Il faut accepter la réalité. Il faut arrêter de tout vouloir contrôler autour de nous et plutôt choisir de regarder à l’intérieur de soi. Ironiquement, ce sont souvent les gens qui ont du mal à se contrôler qui ont un besoin excessif de contrôle dans leur vie. Quand on devient maître de soi-même, à quoi bon vouloir tout contrôler dans notre environnement ?

Je crois que je pourrais poursuivre cette réflexion longtemps tellement elle pourrait expliquer plusieurs problèmes individuels et collectifs. Toutefois, je juge préférable d’arrêter ici car je ne suis pas un guru et loin de l’être ! Peut-être qu’un jour, je pourrai aller encore plus loin dans cette réflexion.