Archives de la catégorie ‘Sexologue Montréal’

Bonjour à tous ! Quand nous parlons de sexologie, il est difficile d’ignorer le concept d’érotisme. Qu’est-ce que l’érotisme ? C’est en quelque sorte un ensemble de phénomènes ou comportements qui déclenchent le désir sexuel. Aujourd’hui, je vais vous parler de trois types d’érotisme : l’érotisme fusionnel, l’érotisme antifusionnel et l’érotisme intégré. Ces concepts sont inspirés de l’approche sexoanalytique utilisée en sexologie.

Érotisme fusionnel

Ici, la démonstration d’amour et de tendresse s’avère très importante. Dans l’érotisme fusionnel, c’est surtout l’affection de l’autre que nous allons chercher. Il y a une composante rassurante dans ce type de sexualité car l’une de ses principales fonctions est de se sentir en communion avec l’autre. Le rapport sexuel se fait en douceur. Je dois spécifier que beaucoup de gens se sentent satisfaits et comblés dans ce type de sexualité. Dans ce type d’érotisme, l’autre est vu comme un être émotionnel mais plus ou moins sexué. Néanmoins, l’érotisme fusionnel ne va pas chercher tout le potentiel érotique de l’individu et du couple. Pourquoi ? Parce que chaque être humain possède aussi en lui un « animal sexuel » qui ne demande qu’à s’extérioriser.

Érotisme antifusionnel

L’érotisme antifusionnel contraste avec l’érotisme fusionnel. Ici, il y a une plus grande distance émotionnelle avec l’autre. Toutefois, il y a expression de pulsions davantage primitives et intenses. La montée de désir sexuel s’intensifie…Les deux partenaires sont davantage eux-mêmes assumant toute la composante animale et pulsionnelle de la sexualité. Dans l’érotisme antifusionnel, il peut aussi avoir expression d’agressivité et d’hostilité. Sans aucun doute, ce type d’érotisme est préconisé par plusieurs individus s’adonnant au sadomasochisme. Une sexualité antifusionnelle, c’est une sexualité très « wild » mais où il n’y a pas d’expression d’affection et d’amour. Ici, l’autre est vu comme un individu sexué mais la composante émotionnelle est négligée. L’érotisme antifusionnel va surtout combler le besoin de « décharge » sous-jacent à la sexualité mais néglige les besoins psychoaffectifs de l’être humain comme l’importance de se sentir aimé.

L’érotisme intégré et le clivage madone / antimadone

J’ai rencontré plusieurs clients ayant de la difficulté à percevoir leur conjointe comme un être très sexué et à se laisser aller avec elle dans une sexualité antifusionnelle. Pourquoi ? Selon l’approche sexoanalytique, cela serait causé entre autres par le clivage madone / antimadone. Beaucoup d’hommes auraient de la difficulté à voir leur conjointe à la fois comme une figure maternelle et douce et comme une figure sexuée /animale ayant de grands besoins sexuels. Intégrer ces deux composantes chez une même personne pourrait être très culpabilisant car inconsciemment, ça serait « rendre sale » une femme si pure. Si on pousse plus loin, on pourrait même effectuer des liens avec le Complexe d’Œdipe où l’homme ne voudrait pas (d’une perspective inconsciente) érotiser sa propre mère. Hélas, ces clients qui n’arrivaient pas à vivre une sexualité intégrée (présence des composantes fusionnelles et antifusionnelles) avec leur conjointe ne se sentaient pas totalement comblés et avaient besoin d’extérioriser une autre partie d’eux-mêmes…Pour y parvenir, l’infidélité s’avérait inévitable…Il y a eu recherche d’une maîtresse pour laisser aller leur animal en eux.

Ainsi, l’idéal est d’intégrer les deux érotismes dans sa sexualité afin que le cycle de contact soit le plus naturel et fluide possible. L’être humain étant multidimensionnel, il a à la fois des besoins physiques, émotionnels et spirituels. Donc, le fait d’être connecté à la fois avec son cœur et son « animal » nous amène vers une sexualité davantage authentique et riche. La décharge qui en suit devient davantage libératrice et cela créé une satisfaction sexuelle véritable.

À mon avis, le partenaire sexuel idéal masculin a intégré les archétypes du cowboy et du berger. Il sait les équilibrer et aller chercher la madone et l’antimadone en chaque femme. Sur ces belles paroles, je vous laisse. À la prochaine pour un autre article.

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J’ai récemment vu au cinéma le film « Le Mirage » réalisé par Ricardo Trogi et écrit par Louis Morrisette et François Avard. Même s’il se positionnait comme une comédie dramatique, je l’ai trouvé très réaliste et pertinent.

En gros, le film décrit la vie d’un couple typique de « haute classe moyenne » habitant une prestigieuse maison en banlieue. Patrick Lupien, le personnage principal incarné par Louis Morrisette, est propriétaire franchisé d’un grand magasin de sports. Il a aussi une conjointe et deux enfants en santé. Vu de l’extérieur, il semble avoir une vie parfaite. J’irais jusqu’à dire que beaucoup l’envieraient…

Toutefois, le scénario nous met en contact avec l’envers de la médaille. Ce couple vivant beaucoup dans le « paraître » et « l’avoir » est très malade et dysfonctionnel. Voici quelques angles d’analyse décrivant aussi plusieurs couples :

 

Manque d’authenticité et responsabilité du personnage principal

Patrick Lupien souhaite dégager l’énergie du « mâle alpha » même si sa vie déraille à tous les niveaux. Il est incapable de montrer de la vulnérabilité, notamment avec sa partenaire. Celui-ci semble incapable de voir la réalité en face. Il fait preuve de déni en ignorant ses difficultés financières et en continuant d’endetter son ménage. Je le soupçonne de se comparer à son couple d’amis qui affiche une très grande réussite matérielle et qu’il voudrait paraître aussi riche qu’eux. Quelqu’un qui est incapable de reconnaître ses problèmes vit avec une conscience très limitée. Un individu inconscient, à mon avis, est très irresponsable. Cela amène chez le personnage principal une lourde anxiété existentielle qu’il tentera d’échapper…Qu’est-ce que la définition du snobisme ? Acheter des choses qu’on n’aime pas avec de l’argent qu’on n’a pas pour impressionner des gens qu’on n’aime pas ! Quel manque d’authenticité !

Compulsion sexuelle du personnage principal

Comment échapper à cette anxiété existentielle ? Par la sexualité. Patrick Lupien multiplie les séances de masturbation devant des vidéos pornographiques. Il vient un moment où sa conjointe trouve plus de 100 pages consultées de contenu pornographique dans son historique de navigation. À ce moment, nous pouvons le voir consulter une psychothérapeute / sexologue. Notons aussi qu’il regarde compulsivement le facebook d’une amie de sa conjointe alors qu’il est au travail. Il finit par tenter de séduire cette femme mais cela échoue lamentablement. Il va jusqu’aux attouchements sexuels. En fait, il a peu de pouvoir sur son désir sexuel. C’est comme si c’était plus fort que lui….Il y a donc un manque de liberté au niveau de l’agir (choisir consciemment de s’engager ou de se désengager d’une situation selon les données de notre environnement). Ce manque de liberté s’exprime à la fois dans sa manière d’être au monde générale et dans sa sexualité.

La conjointe de Patrick : faible identité et surcompensation

La conjointe Isabelle, interprétée par Julie Perreault, est affectée par un épuisement professionnel dans le scénario. Elle consomme des antidépresseurs et elle semble « surcompenser » dans les dépenses matérielles. Elle semble concevoir que la carte de crédit de son conjoint n’a pas de limites. Il lui arrive même de considérer une augmentation mammaire afin de devenir aussi « sexy » que son amie. En observant Isabelle, nous voyons le vide existentiel qu’elle traverse ainsi que son identité peu consolidée. Cette faible identité se traduit aussi par un faible désir sexuel, voire absent. Certaines scènes du film montrent aussi son incapacité à être séduisante et à apprécier la sexualité. Par exemple, alors qu’elle faisait une fellation à son partenaire, elle se préoccupait de tâches ménagères…

Une dynamique de couple dysfonctionnelle

Nous assistons donc à l’union de deux individus qui ne sont pas biens avec eux-mêmes. Cela donne un cocktail dangereux. Plus le film avance, plus nous constatons leur manque de communication. Par exemple, Patrick est incapable de dire à sa partenaire Isabelle qu’il n’est plus vraiment attiré par elle. Ils auraient pu travailler la séduction dans leur couple mais il s’avère impossible de remédier à une problématique qui n’est même pas reconnue et verbalisée par le couple. Je dois reconnaître que la prise d’antidépresseurs chez la femme vient réduire son désir sexuel mais ce n’est pas une raison pour ne pas communiquer ou au moins essayer quelque chose de nouveau. D’ailleurs, la scène dans le salon échangiste montre les insécurités et le sentiment d’infériorité de la conjointe quand Patrick fait allusion à un « trip à quatre ». Oui, la sexualité ouverte est une question de valeurs mais dans ce cas-ci, c’était plutôt l’insécurité du personnage incarné par Julie Perreault qui parlait…

Un peu d’espoir à la fin

À la fin, nous pouvons voir Patrick Lupien courir dans la nature quelques semaines suite à sa rupture. Il réussit enfin à effacer les messages vocaux qu’il avait envoyés à son ex (Isabelle) pour la récupérer. Il sort de l’étape du déni et ose prendre un nouveau départ dans sa vie. Il se rend probablement compte qu’il n’a pas besoin de cette grosse maison et de ses milliers de gadgets électroniques dont il n’a pas besoin. Il semble apprécier sa petite roulotte et sa nouvelle liberté. J’imagine qu’il se sent enfin vivant.

Mon mot de la fin

Suite au visionnement de ce film, il s’avère tout à fait normal de se sentir cynique face aux relations de couple à long terme. Nous contactons tout l’ennui et le vide parfois sous-jacent à ce type de relations. Toutefois, il faut garder en tête que cela peut être évité. Ici, nous avions deux personnages avec de sérieux problèmes…Il suffit que nous prenions deux êtres authentiques et matures et la situation pourrait drôlement s’améliorer.

Je vous recommande ce film sans hésiter !

Comme sexologue et psychothérapeute, j’encourage mes clients à faire preuve de créativité dans leur vie. Pourquoi la créativité est-elle si importante ? Parce qu’elle nous permet de vivre en pleine liberté. Les gens qui vivent dans des « routines » s’emprisonnent à mon avis. Je pense entre autres aux gens qui ont des relations sexuelles « scriptées ». Ils se privent de plusieurs expériences enrichissantes en restant dans leur zone de confort. Et c’est là la clef ! Oser sortir de sa zone de confort !

                Notre identité se forge selon les expériences que nous vivons, bonnes comme mauvaises. Après chaque événement, il y a une phase d’assimilation où il y a prise de conscience sur nous-même. Qu’ai-je apprécié de cette expérience ? En quoi cela change ma conception de moi-même ? Comment pourrais-je l’améliorer la prochaine fois ? En quoi cette expérience est intéressante ? Voilà une multitude de saines questions à se poser. Si nous répétons sans cesse les mêmes choix et les mêmes expériences, les chances sont fortes que nous nous posions les mêmes questions et que nous obtenons les mêmes réponses. Ici, la vie devient circonscrite dans des limites définies et cela ne correspond pas à la définition que je me fais d’un être libre.

                Être libre et créatif dans sa vie, c’est quoi ? C’est essayer et découvrir constamment. C’est oser prendre le risque de vivre une mauvaise expérience. C’est se laisser aller et ne pas se mettre de barrières. C’est être entièrement soi-même sans se soucier de l’opinion des autres. Plus on fait preuve de créativité, plus on se découvre et plus on se met en contact avec ce que l’on aime. Plus on assimile d’expériences différentes, plus nous devenons multidimensionnels et plus notre identité en devient solide. Les chances deviennent meilleurs aussi pour rencontrer des gens qui partagent des points communs car l’être libre et créatif a beaucoup d’expérience et de désir en lui.

                Faire preuve de créativité améliorera également votre vie relationnelle et sexuelle. Avoir des conversations créatives, c’est beaucoup plus agréable que de parler d’une manière stéréotypée et conventionnelle. Raconter des blagues, décrire des anecdotes avec émotion, inventer des scénarios constituent quelques exemples de conversations créatives. L’important est de se laisser aller. Lorsque deux êtres créatifs se rencontrent, nous assistons à une synergie intéressante. À mon avis, les gens qui n’ont rien à dire manquent simplement de créativité. Si on explore les origines d’un manque de créativité, on peut souvent constater un manque d’authenticité ou une identité plus ou moins consolidée.

                D’un point de vue sexuel, la créativité vous aidera à mieux vous découvrir ainsi que votre partenaire. Cela éloignera également la routine et l’ennui. La créativité permet d’élargir son répertoire de sensations, de fantasmes et d’expériences sexuelles. Je crois aussi que l’ouverture à l’expérience permet d’assouplir ses codes d’attraction sexuelle et d’éviter de s’emprisonner dans la rigidité, voire le fétichisme ou l’anhédonie. Les gens créatifs qui sont plus enclins à essayer de nouvelles choses finissent souvent par mieux se connaître et trouver plus facilement chez les autres ce qui correspond à leur large gamme de préférences.

                Le premier pas à franchir pour devenir plus créatif est d’oser dévier de sa trajectoire et voir ce que l’inconnu contient ! L’expérience est plus importante que la contemplation. Bonne semaine à tous !

Beaucoup prennent l’initiative de consulter un sexologue lorsque leur situation conjugale devient très critique. Cela constitue évidemment une sage décision. Toutefois, je crois qu’il y aurait moyen de prévenir une si grande détérioration quelquefois. Cet article couvrira les facteurs reliés aux difficultés conjugales ainsi que quelques solutions possibles.

Évitement des conflits

                Une multitude de raisons peuvent venir ébranler une dyade conjugale. À mon avis, l’une des premières constitue les conflits passés non résolus. Dans beaucoup de couples, on observe un évitement des conflits. Les partenaires préfèrent refouler leurs frustrations respectives car ils perçoivent le conflit de manière trop menaçante. Il y a ainsi accumulation de sentiments négatifs envers son partenaire et notre nature fait qu’on finit par exploser ! Le ressentiment constitue un véritable poison nuisant à la santé d’une relation. Pourquoi les gens ont-ils tant peur de s’affirmer ? Selon David Schnarch, psychologue et thérapeute conjugal, ces gens sont de type fusionnel. Leur identité est facilement ébranlée étant donné des définitions de soi trop floues. Ils tolèrent très peu l’anxiété et une grande réactivité émotionnelle leur permettra justement de se débarrasser de cette anxiété qu’ils ne peuvent tolérer. Ainsi, les couples fusionnels ne peuvent régler leurs conflits au fur et à mesure. Il y a vraiment beaucoup de ménage à faire en thérapie ici ! Pour remédier à cet aspect, les gens doivent apprendre à affirmer leurs besoins tout en demeurant à l’écoute de l’autre, et ce au fur et à mesure que les difficultés se présentent. Si vous vous sentez très émotif, vous pouvez toujours dire que vous avez besoin d’une pause mais que vous avez l’intention de résoudre le conflit avec votre partenaire dans de meilleures circonstances.

Problèmes sexuels

                Parfois, la présence d’une dysfonction sexuelle (chez l’homme ou la femme) vient perturber l’équilibre d’un couple. Je vois souvent des hommes souffrir à cause de la baisse de désir de leur femme. Ainsi, afin de restaurer l’équilibre et de se rassurer, ils vont parfois même « quêter » des relations sexuelles. Un jeu de « Suis-moi, je te fuis » se créé et le désir de la femme baisse de plus en plus. Ici, il n’est pas séduisant pour la femme de se faire approcher d’une manière peu confiante et désespérée. La baisse de désir sexuelle peut aussi être occasionnée par des conflits non résolus tels que décrits plus haut. Un problème d’érection chez l’homme peut également venir perturber le couple. La femme sera frustrée sexuellement et l’homme de plus en plus insécure. Plus l’homme est insécure, plus il est susceptible de ne pas avoir d’érections. Dans d’autres cas, nous constatons plutôt un manque de satisfaction sexuelle de part et d’autre. C’est comme si, sexuellement, ça ne « cliquait » pas. Dans un cas de problèmes sexuels, étant donné la complexité de la chose, je recommande de consulter rapidement un sexologue clinicien. De mon côté, j’ai déjà intervenu auprès de ces problématiques : dysfonction érectile, éjaculation précoce, baisse de désir, absence d’éjaculation, anorgasmie, manque de satisfaction sexuelle, pensées sexuelles obsédantes, consommation problématique de pornographie.

Manque de règles ou règles non respectées

                Dans un couple, il s’avère primordial de définir un système de valeurs et de règles. Les deux « Je » deviennent un « Nous » et il faut donner une direction et un sens à ce « Nous » devenu en quelque sorte une nouvelle entité. En termes de comportements, qu’est-ce qui est autorisé ? Qu’est-ce qui n’est pas permis ? Est-ce que le couple est ouvert ou bien monogame ? Est-ce qu’une sexualité davantage conservatrice est souhaitée ou il y a désir d’élargir son répertoire d’activités sexuelles ? En termes de finances, comment le budget est-il géré ? Comment élève-t-on les enfants ? Comment les tâches ménagères sont-elles divisées ? Tous ces aspects doivent être soulevés. Lorsque les règles qui régissent notre couple sont claires, il devient plus facile de les respecter et de ne pas créer de mauvaises surprises à notre partenaire.

Manque d’engagement

                S’il veut survivre, un couple doit être entretenu. Parfois, certains prennent leur partenaire comme « acquis » et arrêtent de faire des efforts. Par exemple, certains individus arrêtent de faire de l’exercice et font moins attention à leur apparence physique après un certain temps en couple. D’autres vont surinvestir leur carrière au détriment de leur vie de couple. À mon avis, c’est une accumulation de petites attentions régulières qui va favoriser un bon engagement dans le couple. Nous devons montrer à l’autre qu’il est important pour nous. Il doit y avoir réciprocité par rapport au niveau d’énergie investi, sinon nous parlons d’une relation de pouvoir, une relation déséquilibrée.

Ce que d’autres spécialistes recommandent

                Je m’intéresse aussi à ce que d’autres psychologues ou sexologues conseillent par rapport aux couples en train de chavirer. Je n’ai pas l’arrogance de tout savoir et de me fermer aux autres idées ! Mme Serrar, directrice d’une clinique de psychothérapeutes à Montréal encourage ses clients à exprimer de l’admiration l’un envers l’autre et de continuer de découvrir un peu plus son partenaire1 . Quant au docteur Lisa Firestone, directrice de recherche et d’éducation à l’association Glendon, elle parle de l’importance d’exprimer notre amour d’une façon qui fera que notre partenaire se sente aimé. Elle aborde aussi le rôle de l’affection, du contact physique et du temps de qualité partagé avec notre autre moitié 2 .

                En guise de conclusion, je tiens à rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour régler des problèmes de couple mais que l’idéal serait de les prévenir. Ici, j’ai pu vous familiariser avec les notions d’évitement de conflits, de problèmes sexuels , de règles et de manque d’engagement. J’espère que cet article puisse vous être bénéfique si vous vivez des difficultés dans votre couple.

Références

  1. http://psychotherapeutemontreal.com/therapie-de-couple/sauver-son-couple/
  2. http://www.psychalive.org/5-things-to-do-today-to-save-your-relationship/

Bonjour, pour entamer la rentrée, je vous propose un article sur la problématique des ruptures que je rencontre souvent en cabinet. Je constate fréquemment que mon client est dévasté et désorienté lorsque celui-ci vient de se faire laisser. L’événement peut même avoir un potentiel traumatique. Souvent, on refuse de croire que c’est vrai…

L’importance de s’entourer

                Le fait de se confier à quelqu’un de confiance, que ce soit un ami ou un psychothérapeute, va certainement aider. Il ne faut pas rester seul avec notre boule d’émotions lorsque nous vivons une peine d’amour. Le fait de se dévoiler va même nous permettre de prendre du recul par rapport à notre situation et d’y voir plus clair. Lorsque nous sommes envahis par des émotions, il s’avère difficile de prendre des décisions éclairées. En thérapie, le fait de recevoir un écho de la part du professionnel va déjà constituer une aide significative pour soigner les plaies.

 

Conserver nos habitudes

                Il est essentiel de maintenir nos saines habitudes de vie, que ce soit au niveau du sommeil, de notre alimentation ou de nos loisirs. Même si nous venons de vivre une difficile épreuve, la vie continue ! Je recommande aux gens d’éviter les excès d’alcool pour noyer leur peine. Cela ne fera qu’empirer le problème !

 

Accepter la situation tout en vivant ses émotions

                Il faut voir la réalité en face et ne pas espérer que votre ex revienne. Évitez de vivre trop dans la nostalgie mais permettez-vous tout de même de vivre les différentes émotions associées au deuil (tristesse, colère, etc…) Il s’avère essentiel de ne pas les refouler, sans quoi le processus de guérison deviendra plus long. Vous pouvez consulter cet article au besoin

Prendre une entente pour la garde des enfants

                Il est aussi important de s’entendre avec votre ex par rapport à la garde des enfants. Si possible, tentez de trouver une solution où chacun sera gagnant (vous, votre ex et votre/vos enfant(s)). Cela n’est pas toujours facile et un recours à la médiation familiale peut s’avérer nécessaire dans certains cas. Évitez de parler en mal de votre ex à votre enfant. Il faudra également trouver un moment approprié pour dévoiler la nouvelle aux enfants. Parfois, une simple consultation avec un psychothérapeute qualifié peut nous aider à accomplir cette tâche difficile.

Régler les différentes questions matérielles

                Il s’avère aussi primordial de déterminer quel membre de couple habitera toujours dans la maison et lequel devra déménager. Dans certains cas, le couple décide de vendre la maison et de chacun partir de leur côté. J’aime bien cette solution car le changement d’environnement facilitera le processus de deuil. Continuer de vivre au même endroit où nous avons partagé des moments avec notre ex peut réveiller plusieurs souvenirs. La séparation des biens peut représenter une démarche compliquée nécessitant parfois l’intervention d’un avocat. Encore une fois, le but est de régler ces questions à l’amiable en trouvant des solutions gagnant-gagnant.

 

S’ouvrir au monde extérieur

Finalement, une saine guérison implique une capacité de se reconnecter avec le monde extérieur et d’ouvrir notre cœur à de nouvelles rencontres. Beaucoup ont été blessé par leurs anciennes relations mais rester dans l’isolement constitue un piège à éviter. Mieux vaut aimer et souffrir que de ne pas aimer du tout !

Voici larticle

Qu’en pensez-vous ?

Bonjour à tous ! C’est l’été et plusieurs retrouvent leur motivation d’aller à la recherche d’un partenaire amoureux. C’est pour cette raison que j’ai décidé de rédiger ce court article montrant différentes alternatives pouvant être utilisées par les gens célibataires.

 

Rencontrer naturellement

D’abord, le moyen idéal qui est couramment utilisé est de rencontrer via des amis communs. Quoi de plus naturel que se faire présenter quelqu’un ? Ici, nous n’avons pas des milliers de questions à se poser afin d’approcher l’autre personne. Voilà pourquoi une riche vie sociale augmente nos probabilités de rencontrer un partenaire amoureux. Il est bien de dire autour de nous que nous sommes célibataires et ouvert à de nouvelles rencontres.

 

En faisant ce qu’on aime

            Beaucoup de mes clients et de gens que je connais ont rencontré leur partenaire amoureux lors d’un voyage. C’est comme s’ils étaient au bon endroit au bon moment. Souvent, quand on suit notre ressenti et qu’on réalise nos rêves, on dégage une meilleure énergie et ce magnétisme va nous rendre davantage attirant. Pour trouver l’amour, faites ce que vous aimez. J’aime bien le site www.meetup.com où nous pouvons joindre différents groupes d’activité. Les individus que vous allez y croiser auront probablement beaucoup de points communs avec vous.

 

Sites de rencontre

            Ici, c’est un moyen classique qui a souvent fait ses preuves. En étant assis dans le confort de son foyer, il s’avère possible de visionner des centaines de profils de gens célibataires qui sont également à la recherche de quelqu’un. Néanmoins, quelques précautions devraient être prises car beaucoup ne sont pas sérieux ou cherchent seulement des aventures sexuelles. Les femmes reçoivent énormément de messages là-dessus donc messieurs ne désespérez pas si plus de la moitié de vos messages sont ignorés. Je conseille aux gens aussi de ne pas trop attendre avant de voir son correspondant en personne. À mon avis, deux ou trois courriels sont amplement suffisants.

 

Speed dating

            Et non, ce n’est pas uniquement que des gens désespérés comme certains le croient encore ! Le speed dating constitue une soirée où vous faites la rencontre d’environ 15 célibataires du sexe opposé en environ 90 minutes. C’est la solution idéale pour les gens ayant une vie bien remplie qui n’ont pas nécessairement le temps de rencontrer autrement. Vous pouvez y rencontrer plusieurs bons partis. Le but est de récolter des « matchs ». Vous obtenez un match quand vous acceptez de transmettre vos coordonnées à quelqu’un et que cette personne l’accepte également. Le coût de l’activité varie entre 25$ et 35$. Voici deux compagnies qui organisent des soirées de speed dating dans la région de Montréal :

http://www.speeddatingmontreal.com/

http://entremetteurs.com/

http://www.cookanddate.com/concept.php?lang=fr (activité culinaire)

 

Toutes les autres occasions

            Pour les plus courageux, vous pouvez aborder dans la rue, à l’épicerie, à la bibliothèque, dans le transport en commun, en boîte, etc… Notre quotidien nous envoie de multiples occasions pour rencontrer l’amour.

 

Si toute cette démarche vous rend mal à l’aise ou que vous avez du mal à rencontrer, vous pouvez consulter et un sexologue pourra vous outiller à trouver différentes solutions et pistes d’action.

Bonjour à tous ! J’ai eu l’opportunité de présenter les différentes contributions des sexologues cliniciens comme moi face à la problématique du VIH-Sida. Je peux favoriser une identité saine chez mon client (ne pas seulement se définir par la maladie). Je peux aussi encourager les gens à adopter des comportements sécuritaires et favorisant une meilleure santé (opter pour le dépistage précoce de la maladie, notifier ses partenaires, recourir aux traitements médicaux appropriés). Je peux aussi offrir du soutien lors du traumatisme que constitue le choc initial (lorsque l’on apprend qu’on est atteint du VIH)  colloque 2colloque 1 colloque 4

Je reçois très souvent à mon bureau des hommes affectés par des troubles de l’érection. Cette problématique touche autant les plus jeunes que les plus vieux, quoique la cause peut différer selon le groupe d’âge. Dans cet article, je vais surtout m’attarder aux dysfonctions érectiles dont la cause est de nature psychologique.

                Le cas classique est l’homme qui a peur de perdre sa conjointe à cause de sa problématique. Ici, je vois fréquemment un cercle vicieux apparaître : plus l’individu à peur, plus il sera enclin à subir des difficultés érectiles. L’anxiété et le stress inhibent la réponse sexuelle normale de l’homme. Afin de remédier à cette situation, il est important de minimiser son stress et d’éviter d’entretenir des scénarios catastrophiques par rapport à l’avenir. Il faut transformer sa peur de perdre l’être aimé en désir de vivre et apprécier le moment présent avec celui-ci. Plus l’homme peut se détendre, plus le terrain est bon pour qu’il puisse y avoir érection.

               

Voici différentes solutions possibles si vous avez des troubles de l’érection :

  • Ne pas vous mettre de pression. Dites-vous que la sexualité est davantage une expérience ludique qu’une compétition où nous devons performer.

 

  • Assumez votre masculinité. N’ayez pas peur de pénétrer votre partenaire avec vigueur. Selon la sexoanalyse, l’homme doit démontrer une certaine agressivité phallique. Évidemment, je ne parle pas de violence mais plutôt d’affirmation de soi et d’énergie dans sa sexualité. Le fait d’être bien connecté à votre masculinité et virilité pourra faciliter l’émergence d’une érection suffisante.

 

  • Évitez de consommer de la pornographie. De plus en plus d’études établissent des liens entre la consommation de pornographie et la dysfonction érectile.

 

  • Tentez de maintenir une bonne alliance collaborative avec votre partenaire. La qualité de la relation représente un facteur important.
  • Évitez de consommer trop d’alcool

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils puissent vous être utiles. Une sexothérapie représente tout de même la solution davantage appropriée pour résoudre efficacement ce type de dysfonction sexuelle. Vous pouvez me contacter pour un rendez-vous. Je vous souhaite un bel été !

La rationalisation s’avère un mécanisme de défense couramment utilisé de nos jours. Même s’il peut être utile en nous donnant l’illusion de passer plus rapidement à autre chose, il nous empêche de vraiment contacter nos émotions et d’accéder à une partie importante de nous-même. Voici un excellent article traitant du sujet:

http://quebec.huffingtonpost.ca/carolyne-jannard/emotions-rationalisation-mecanismes-de-defense-souffrance-raison_b_7606976.html

Un psychothérapeute qualifié peut vous aider par rapport à cette démarche.