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Dans le présent article, je vais vous présenter les principaux facteurs de risque associés aux gens concernés par une dépendance au niveau de la pornographie. Je me fie ici à ce que j’observe le plus couramment dans ma pratique clinique

                Dans un premier temps, je dirais qu’un sentiment d’ennui est souvent à l’origine de la consommation de pornographie. J’entends souvent parler d’un contexte où l’individu succombe à la tentation car il n’y a rien de plus intéressant ou stimulant à faire. Ici, un week-end passé seul à la maison peut constituer un terrain fertile à la consommation compulsive de pornographie ou bien encore s’il y a quelques heures libres dans la journée avant que l’individu doive aller travailler. Voilà, ce facteur de risque est assez simple. Si votre vie est plus ennuyante, il est normal de vouloir chercher des sensations fortes ailleurs.

                Comme deuxième facteur, j’évoquerais ici une gestion déficiente des émotions négatives. J’entends fréquemment des gens ayant l’habitude de consommer de la pornographie suite à une journée stressante ou frustrante par exemple. Certains iront même dans l’auto sabotage et se diront que de toute façon, leur journée est foutue ! (aussi bien consommer de la pornographie alors…).  La consommation de pornographie, comme je l’expliquais dans d’autres articles traitent du sujet, nous amène vers un état altéré de conscience. Cela fait en sorte que nous avons l’impression d’oublier temporairement toutes nos autres préoccupations.

                Finalement, un autre facteur que nous pouvons associer à une consommation de pornographie problématique est la fonction compensatoire que peut procurer celle-ci. Par exemple, si l’individu est insatisfait dans la sexualité de son couple, il s’avère possible que d’autres scénarios soient recherchés dans la pornographie. Il y a aussi la possibilité que vous n’osiez pas partager certains de vos fantasmes à votre partenaire et qu’il est plus facile de les combler dans un univers virtuel (c’est moins confrontant que de s’exposer et se montrer vulnérable à notre partenaire)

                Voilà !  Je tiens à garder cet article assez bref et simple. Cela résume les principales causes que j’ai observées dans ma pratique clinique expliquant une dépendance à la pornographie. Je tiens à préciser aussi que chaque individu est unique et qu’une compréhension clinique s’avère beaucoup plus complexe que de vouloir mettre la consommation de pornographie « dans une case » ou dans une catégorie particulière. Tous mes plans d’intervention restent adaptés à la réalité de chacun !

On a tous un jour ressenti de la nostalgie par rapport à des événements significatifs du passé. Alors que certains peuvent voir ce sentiment de manière positive, d’autres lui attribueront un sens plus négatif. À mon avis, ce n’est pas tout blanc ou tout noir. Selon Wikipédia, voici la définition de la nostalgie : « La nostalgie est un sentiment de regret des temps passés ou de lieux disparus ou devenus lointains, auxquels on associe des sensations agréables, souvent a posteriori. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d’un de ces éléments passés, les deux éléments les plus fréquents étant l’éloignement spatial et le vieillissement qui représente un éloignement temporel ».  Dans cet article, je vous montrerai différentes facettes du sentiment de nostalgie, qui, à mon avis, a un sens plus large que la définition précédemment citée.

                Je vais commencer par aborder la fonction de fuite qu’on peut associer à la nostalgie. Avez-vous parfois l’impression de vous réfugier dans votre passé ? De vous dire que c’était tellement mieux avant ? D’avoir le goût d’y retourner ? Si cela vous parle, c’est que fort probablement vous avez une tendance à vouloir vous échapper du moment présent…ou encore vous n’êtes pas vraiment satisfait de votre vie ou celle-ci manque actuellement de sens. Voilà, j’ai parfois l’impression que des gens vont se réfugier dans leur passé afin de fuir leur vie. Il y a ici des affects de tristesse et de mélancolie. Nous ne sommes donc pas dans une nostalgie qui est inspirante.

                Chaque médaille a deux faces et c’est la même chose au niveau de ma conception de la nostalgie. Il s’avère aussi possible que vous soyez satisfait de votre vie et que votre historique comporte plusieurs belles mémoires. Il est sain d’apprécier les différents souvenirs de notre passé tout comme le fait de reconnaître que nous avons pu profiter de belles périodes plus heureuses. Si la nostalgie est davantage associée à des émotions de gratitude et d’appréciation (plutôt que de regret et de tristesse), nous pouvons affirmer que cette nostalgie est bénéfique et vous rend davantage service. De plus, il peut être utile de replonger dans notre passé afin de voir ce qui nous rendait plus heureux ou encore quelles ressources nous avions puisées en nous pour gérer des situations plus difficiles. On peut donc tirer des apprentissages importantes en étudiant son histoire.

                Comme mot de la fin, je vous dirais qu’il n’y a aucun problème, à la base, à se replonger dans son passé. Par contre, il ne faut pas que cette nostalgie devienne un obstacle ou une fuite à votre vie actuelle. Demandez-vous si votre tendance à vivre dans le passé camoufle une difficulté à vivre le moment présent ou encore un manque d’inspiration envers l’avenir. En faisant cette introspection, vous pourrez donc constater qu’est-ce qui est derrière ce sentiment.

J’aimerais aujourd’hui vous présenter un concept ayant énormément d’importance quand vient le temps de parler de bien-être, bonheur ou encore simplement de développement personnel.  À mon avis, ce que nous faisons jour après jour influence grandement notre vie.

                Prenons par exemple Monsieur A qui se lève chaque matin à 07h00 et se pose des questions dynamisantes du type : « En quoi suis-je reconnaissant ? Qu’est-ce qui me rend heureux maintenant ? Qu’est-ce que je veux accomplir aujourd’hui ? » . Ensuite, il sort son vélo pour aller au gym. Dans sa pause au travail, il choisit de manger avec un collègue qu’il souhaite connaître davantage. Finalement, en arrivant à la maison le soir, il prend le temps de discuter avec sa conjointe de leur relation, de ce qui fonctionne, de ce qui est à améliorer, etc…

                Maintenant, regardons plutôt le quotidien de Monsieur B. Chaque matin, lorsqu’il entend son réveille-matin sonner, il pèse sur « snooze » et reste au lit 30 minutes de plus. Il ne se sent pas motivé. Par habitude, il regarde un peu son Facebook et son Instagram sur son ordinateur…Le temps passe….Il reste encore 15 minutes avant que l’autobus passe devant l’arrêt près de chez lui. Il se sent du coup très stressé, mange rapidement une tranche de pain et s’habille en vitesse. Il part pour le travail. Il s’y sent fatigué et doit continuer de travailler sur l’heure du midi afin de rattraper son retard. Finalement, en arrivant à la maison, il cale quelques bouteilles de bière afin d’oublier tout ça

                Est-ce que votre vie ressemble davantage à Monsieur A ou Monsieur B ? En analysant leur manière de vivre, nous pouvons affirmer avec certitude que la journée est beaucoup mieux démarrée par le premier protagoniste et cela va inévitablement teinter positivement le reste de celle-ci. Au contraire, Monsieur B arrivera au travail sous-alimenté, fatigué, stressé et dans un état d’esprit négatif. Souvent, les gens ne sont pas conscients de ce qui font jour après jour. Voici un petit exercice de développement personnel assez simple. Observez-vous une journée complète et notez en détail ce que vous faites dans la journée. Cela pourra favoriser certaines prises de conscience si vous vivez significativement en-dessous de votre potentiel. Voici plusieurs mauvaises habitudes qui limitent l’actualisation de votre potentiel :

  • Temps excessif passé sur les médias sociaux
  • Consulter compulsivement ses courriels et ses textos
  • Perdre du temps dans son lit le matin (ici, je ne parle pas de grasse matinée le week-end mais de procrastination)
  • Toute dépendance (alcool, drogue, gambling, pornographie)
  • Mal s’alimenter
  • Négliger son sommeil
  • Être paralysé par un problème et ne pas passer à autre chose
  • Penser négativement (focaliser sur ce qu’on ne souhaite pas ou rester fixé sur une situation passée négative)
  • Focaliser seulement sur ce qui est urgent et pas sur ce qui est important (être réactif vs proactif)

Voilà, en espérant que cet article a pu vous être utile !

Un jour ou l’autre, cela nous arrivera tous d’être confrontés à des événements de vie difficiles. Par exemple, je constate de plus en plus de diagnostics de cancer autour de moi ou encore je vois des gens qui, même n’ayant pas de diagnostic médical, doivent passer des tests qui pourraient mettre en évidence un cancer ou une maladie grave.

                Comment vous sentiriez-vous si on vous annonçait que vous aviez 10% de chances d’avoir une maladie grave ? Et si c’était 50 % ? Et si le diagnostic de cancer est confirmé ? Comme psychothérapeute, je dois me montrer sensible aux gens qui sont confrontés à ce type d’épreuve. La santé physique et mentale est évidemment très  importante et sans santé, il s’avère difficile de pouvoir apprécier les autres sphères de sa vie. Beaucoup de gens se sentent totalement impuissants lorsqu’ils reçoivent un diagnostic médical négatif et cela est normal. Ce type d’événement vient nous ébranler et remet en question nos projets futurs. Toutefois, il existe des stratégies pour éviter de nous laisser trop empoisonner par cette mauvaise nouvelle.

                Le premier concept que je présente aux gens s’appelle le locus de contrôle. Souvent, nous devons accepter qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous n’avons pas de contrôle. Si vous devez passer une biopsie qui vous inquiète dans deux semaines, cela ne sert à rien de vous préoccuper excessivement du résultat ou encore de faire de multiples recherches sur votre problème médical. En baignant constamment dans le problème, il sera plus difficile de voir clair, de s’en sortir et d’envisager des solutions.  Mieux vaut plutôt mettre son énergie sur un plan d’action basé sur des éléments que vous pouvez contrôler ou influencer. Par exemple, si vous avez reçu un diagnostic de maladie grave, pensez à comment vous pourriez aviser votre employeur, communiquer avec vos assurances, avertir vos proches, etc….Je tiens à préciser que vous n’avez pas à vous mettre immédiatement dans l’action car il vous faudra un certain temps pour digérer et assimiler cette mauvaise nouvelle.

                Ensuite, il sera essentiel de chercher du support auprès de vos proches. Parfois, vous aurez besoin d’une bonne oreille qui saura vous écouter, parfois vous aurez besoin de quelqu’un pour faire des commissions pour vous dans l’éventualité où vos rendez-vous médicaux vous hypothèqueraient au niveau de votre temps. N’ayez pas peur de demander de l’aide.

                Et finalement, le plus important à mon avis est de garder espoir, de continuer d’avoir des rêves et de voir qu’il y a une vie après la maladie (tout dépendamment du type de maladie évidemment). Si vous devez passer des examens médicaux stressants, il n’y a pas encore de diagnostic et mieux vaut ne pas penser au pire scénario. Et si le diagnostic de maladie grave est confirmé, mieux vaut garder en tête que souvent, les gens peuvent s’en remettre et retrouver éventuellement une belle qualité de vie (dans le cas où le pronostic de vie est positif). Je connais plusieurs personnes ayant surmonté le cancer ou d’autres maladies difficiles. L’être humain sous-estime trop souvent sa capacité d’adaptation.

                Voilà, je sais que ce n’est pas nécessairement évident d’appliquer ces conseils mais il s’avère important de prendre soin de soi dans ce type de circonstances.

Aujourd’hui, je vais aborder certaines caractéristiques d’un trouble de personnalité assez répandu dans ma pratique clinique. Lorsqu’un enfant évolue dans un milieu familial instable, il y a de bonnes chances qu’un trouble de personnalité borderline puisse se former. À la dimension de l’instabilité, je pourrais ajouter celles du manque affectif, de l’abus ou de l’excès de critique (voire de la dénigration).

                Ce qui est assez typique des gens ayant un trouble de personnalité borderline est leurs fortes variations d’humeur. Je vais ainsi vous présenter différents visages qu’ils peuvent présenter. Ici, je tiens à nuancer que nous ne parlons pas d’un trouble de personnalité multiple mais bien de différents modes. Vous pouvez consulter cet article où je traite de nos différents états d’égo.

                Tout d’abord, il y a le mode enfant abandonné. Ici, l’individu se sent fragile, triste et mal-aimé. Il y a une obsession par rapport à l’idée de trouver quelqu’un qui va s’occuper de nous. On a peur d’être abandonné et l’expression des émotions s’avère intense. Ensuite vient aussi le mode enfant en colère. Celui-ci résulte d’une accumulation d’émotions négatives et consiste en une sorte d’explosion si vous voulez. C’est la furie ! Dans le comportement, il y a une grande impulsivité et c’est dans ce mode que les gens ayant un trouble de personnalité borderline seront plus susceptibles de menacer de se suicider.

                D’autres modes sont beaucoup plus subtiles et trompeurs…Je pense au mode protecteur détaché. C’est un mode avec des comportements de « soumission automatique ». L’affect est mécanique et il y a un évitement généralisé des émotions. La personne se détache ainsi de ses besoins. La personne a un comportement qu’on peut qualifier d’adapté et elle fait ce que son environnement lui demande. Il y a sensation de vide et ennui. Finalement, ce mode apporte aussi son lot de problèmes psychosomatiques étant donné le refoulement.

                Le dernier mode que nous cherchons à travailler en thérapie est le mode parent punitif. Ici, il y a introjection d’un parent qui s’est montré très critique et dur à notre égard. Les signes en sont le dégoût de soi, la critique de soi, le déni de soi, l’automutilation, les intentions suicidaires, et les comportements autodestructeurs. Il n’y a aucun bénéfice secondaire associé à ce mode (au moins, le protecteur détaché permet un comportement social plus adapté). À mon avis, c’est surtout ce mode qui fait en sorte que beaucoup de gens iront dans l’auto sabotage de leur vie.

                Voilà, pour conclure, je dirais que je ne crois pas au déterminisme total si vous me permettez l’expression. Nous sommes davantage que nos conditionnements et nous pouvons choisir de changer notre vie. Pour l’individu aux prises avec un trouble de personnalité borderline, une solution possible passe par le développement d’un mode adulte sain  qui est fort et bienveillant.

Dans mon précédent article, j’avais encouragé les gens à identifier les différentes zones à risques dans lesquelles ils sont davantage susceptibles de consommer de la pornographie. Maintenant, je vais explorer avec vous la notion d’ambivalence, c’est-à-dire la dualité de l’être humain où une partie cherche à adopter un comportement sain pour la santé et une autre partie cherche surtout à libérer des pulsions ou encore vivre des sensations fortes.

                Lorsque quelqu’un débute sa consommation de pornographie, il y a toujours un processus mental qui s’opère au préalable. Il est faux de croire que cela se fait automatiquement. Je le répète encore : Nous sommes des êtres libres et sommes davantage que nos conditionnements. Le plus souvent, il y a une partie de nous qui essaie de ne pas céder à notre envie de consommer et une autre qui souhaite se laisser aller. L’idée est de tenter de renforcer la partie de nous qui veut s’en sortir quelques secondes avant de consommer. Plus vous serez capable d’écouter cette partie de vous, plus celle-ci grandira et plus elle gagnera les combats contre l’autre partie qui veut aller consommer. Évidemment, le plus difficile est de commencer quelque part si vous n’avez pas encore un grand historique de succès à ce niveau.

                Pour débloquer, je vous encouragerais à vous poser les questions suivantes : « Pourrais-je au moins imaginer que ma journée se passe autrement ? Comment je me sentirais si je ne consommais pas ? Qu’est-ce que je pourrais faire à la place ? » En utilisant son imagination et en créant d’autres scénarios, on reprend du pouvoir sur sa vie. Ici, le fait que nous sommes fondamentalement libres est aidant pour se sortir d’une dépendance. L’idée est de créer quelque chose de très positif qui peut nous inspirer à agir autrement. Certains diront quand même : « Mais c’est trop difficile me contrôler…. »

                Si le contrôle de soi reste difficile, votre priorité devrait être plutôt d’au moins arrêter le processus mental négatif qui mène à la consommation de pornographie. Pour ce faire, je recommande de simplement se dire à haute voix « Stop » et en prenant ensuite le temps de prendre de grandes respirations. Changer de pièce dans la maison ou d’environnement peut s’avérer aussi judicieux. Même si vous n’êtes pas encore dans la création de scénarios positifs, au moins vous arrêtez la spirale négative.

                Voilà, à mon avis les outils pour traiter la dépendance à la pornographique peuvent s’avérer assez simples mais j’admets que l’application peut être plus difficile. De plus, certaines personnes ont également beaucoup plus de difficulté avec l’autodiscipline et il faudra aussi explorer d’autres avenues thérapeutiques la plupart du temps. Dans cet article, il est question de stratégies d’adaptation mais en thérapie, nous pouvons aussi voir comment remédier à la source du problème (agir sur les causes et pas seulement sur les symptômes). Vous pouvez m’écrire ou faire des commentaires si vous avez des questionnements par rapport à cet article ou à cette thématique en général.

La problématique de la dépendance à la pornographie est de plus en plus prévalente. Bien qu’elle ne soit pas encore reconnue comme un trouble sexuel selon le DSM-V, il n’en reste pas moins qu’elle cause beaucoup de tort sur différents plans.  En clinique, beaucoup d’hommes de tous âges me consultent pour se libérer de cette addiction. Je dois avouer que le processus de traitement n’est pas toujours facile…Pour se sortir de cette dépendance, il faut entre autres être en mesure de reconnaître les situations à risque.

                Une situation à risque constitue un contexte particulier plus susceptible de mener à un épisode de compulsion sexuelle. Il n’est pas toujours évident de savoir clairement ce qui nous pousse à consommer de la pornographie. Je recommande quand même à quiconque étant affecté par cette problématique de regarder à l’intérieur de lui et de se questionner sur les causes derrière la problématique. Ici, il est important d’être en contact avec soi, de prendre du temps pour réfléchir et d’éviter une dynamique d’ « automate » qui agit sans vraiment réfléchir et sans se poser de questions. Souvent, les gens qui s’en sortent plus facilement ont cette capacité de regarder à l’intérieur d’eux, de se poser des questions, de se confronter, etc…Au-delà de la connaissance des causes associées au problème, il s’avère judicieux de pouvoir identifier et reconnaître les contextes représentant des terrains fertiles à la consommation. Par exemple, si Monsieur X consomme de la pornographie chaque dimanche soir (pendant quelques heures), il y a fort probablement ce qu’on peut appeler un facteur de vulnérabilité ou encore une situation à risque associé au dimanche soir. Peut-être que Monsieur X vit de l’anxiété reliée à la semaine de travail qui s’en vient ou du désespoir par rapport à ça. Voici un autre exemple : Monsieur Y consomme de la pornographie chaque fois qu’il a un « temps mort » entre deux activités. Ici, le laps de temps non rempli devient donc une situation à risque pour lui. Il existe des milliers de situations à risque. En voici quelques autres (naviguer sur les médias sociaux, être affecté par un événement stressant, lorsqu’on souhaite procrastiner, le soir avant d’aller se coucher, lorsqu’on fait de l’insomnie, suite à un rejet, si on a été déclenché par une belle personne croisée dans la rue, etc…)

                Une fois que vous aurez identifié les différentes zones à risque, il deviendra plus aisé d’être vigilant lorsque les dites conditions sont présentes. Le fait d’être plus conscient vous rendra plus attentif et en contact avec vous, ce qui éloigne de la possibilité d’être pris dans des comportements automatiques dysfonctionnels. Voici, à mon avis, ce qui représente les premières étapes à suivre pour un individu affecté par une dépendance à la pornographie ou qui se préoccupe de sa consommation :

  • Avoir des motivations assez fortes pour arrêter (les motivations doivent être plus fortes que les gains secondaires)
  • Aller dans une démarche d’introspection qui vous permettra d’identifier les causes de votre problématique
  • Identifier les situations à risque tel qu’expliqué dans cet article.
  • Être davantage en contact avec soi, attentif à notre expérience interne
  • Identifier, le cas échéant, les différentes rationalisations que vous utilisez lorsque vous vous trouvez des raisons de consommer. Voir cet article au besoin :

Dans mon prochain article, je vais traiter du thème de l’ambivalence et d’explorer avec vous comment on peut renforcer la partie de nous qui souhaite s’abstenir (et affaiblir celle qui a envie de sensations fortes reliées à la pornographie)

Si vous êtes pris avec cette problématique, vous pouvez également me contacter et prendre rendez-vous.

On a tous une certaine conception de ce qu’est une thérapie. Nous sommes influencés par ce que nous voyons dans les films. Par exemple, beaucoup peuvent s’imaginer qu’ils doivent s’allonger sur un divan et que le thérapeute silencieux se contentera de prendre quelques notes en retrait. Ce cliché est souvent représenté. Dans ce court article, je vais vous partager ma vision d’un processus thérapeutique.

                Premièrement, j’aimerais aborder le processus interactionnel entre le thérapeute et son client. Plusieurs facteurs influenceront ces interactions : le niveau d’engagement de chacun, le niveau d’introspection du client, l’état dans lequel sont le thérapeute et le client, le niveau de responsabilisation du client par rapport à sa problématique, les résistances du thérapeute et du client, le niveau de tolérance aux silences de chacun….et j’en passe. À mon avis, les meilleures séances sont celles où l’on sent un « flow », c’est-à-dire une grande fluidité dans les échanges. En fait, il s’avère nécessaire de prendre une distance avec l’idée que le thérapeute va « régler » la problématique du client ou que tel un expert, il va tout de suite identifier la cause précise d’une problématique. Le psychothérapeute, bien qu’il porte la responsabilité du processus thérapeutique, agit davantage comme un guide ou un facilitateur et il s’avère plus qu’important que le client entretienne des attentes réalistes envers celui-ci. Voilà pourquoi il peut nous arriver comme thérapeute de parfois « travailler plus fort » que le client en rencontre et cela n’est pas souhaitable. Comment cela se manifeste-t-il en rencontre ? Je dirais qu’un mode « question-réponse » peut s’installer. Le thérapeute pose une question, le client répond…et ainsi de suite. Les réponses sont brèves sans véritable exploration. Et la notion d’exploration représente un concept clé ! Dans la rencontre avec le psychothérapeute, le client a avant tout un rendez-vous avec lui-même et le professionnel est là pour le guider, lui montrer différents chemins, différentes perspectives…l’accompagner dans son univers. Le rythme des échanges verbaux devrait être plutôt lent pour favoriser le contact avec les émotions.  

                Deuxièmement, en évoluant dans ma pratique professionnelle, je suis de plus en plus conscient de ces enjeux et je m’assure de l’engagement de mon client. Comment ? En l’amenant à s’engager dans la thérapie entre les séances. Par exemple, je peux suggérer à l’individu de réfléchir à un thème donné, de méditer sur quelque chose, etc…et c’est là que la rencontre suivante va être facilitée. Je le répète encore…le psychothérapeute est responsable du processus thérapeutique mais il n’est pas responsable du contenu des séances.  J’ai vu vraiment plusieurs personnes dans le cadre de ma pratique et celles ayant eu les meilleurs résultats sont celles qui en rencontre acceptaient l’idée de s’asseoir tranquillement et d’explorer leur situation.

                Finalement, je dirais que plus la personne aidée se dévoile et donne accès à son univers, plus le thérapeute aura de l’information précieuse pour pouvoir ensuite amener de nouvelles prises de conscience ou donner des recommandations davantage personnalisées. Si l’individu veut des résultats rapides et est plutôt centré sur les résultats, les recommandations reçues risquent d’être davantage générales. Voilà, comme mot de la fin, je dirais qu’il est essentiel que le thérapeute donne de l’espoir à son client mais qu’il doit éviter de lui donner l’illusion qu’il réglera tout à sa place.

Je rencontre beaucoup de gens ayant des difficultés à tolérer l’intimité mais ce n’est pas nécessairement toujours pour les mêmes raisons. Alors que certains n’arrivent pas du tout à être seuls, d’autres sont incapables de laisser rentrer quelqu’un dans leur vie. Comment trouver un équilibre dans tout ça ?

                L’idéal est si vous êtes capable d’apprécier à la fois les moments de solitude et les moments partagés. Nous sommes des êtres sociaux qui ont des besoins psycho-affectifs mais d’un point de vue existentiel, nous naissons seul et nous mourrons seul également. Lorsque nous avons du mal à accepter notre solitude ou la nécessité de partager notre vie avec notre conjoint, il y a de problèmes à l’horizon.

                J’ai beaucoup croisé des individus disant : « J’ai besoin d’être seul » ou bien « je dois être dans ma bulle pour recharger mon énergie » ou encore « J’ai besoin de personne ». À mon avis, le besoin de solitude est légitime dans la mesure où il ne créé pas un trop grand éloignement dans le couple. Prenons l’exemple de quelqu’un ayant eu une énorme journée de travail et qui arrive à la maison fatigué avec un mal de tête colossal. Supposons que cet individu est du type intraverti et qu’il a plutôt besoin d’être seul pour se ressourcer. Comment pourrait-il agir dans cette situation lorsque sa conjointe se prépare à l’accueillir ? Ici, il y a deux extrêmes à éviter. Cet individu doit éviter de refouler son besoin d’être seul et de cacher son état réel à sa conjointe. On a tous le droit d’être malade ! Il n’est pas authentique de prétendre aller bien si ça ne va pas. Toutefois, l’autre extrême qui n’est pas mieux est de complètement se déconnecter de sa partenaire et de faire comme si elle n’était pas là (dans la mesure où le besoin d’être seul prend toute la place). Il serait intéressant de dire : « Aujourd’hui, ma journée a été épuisante et j’ai besoin de me reposer. Je ne serai pas en mesure de beaucoup parler. Je vais aller me reposer. Je reconnais que tu passeras la soirée sans moi et j’en suis désolé mais je dois prendre soin de moi avant tout ». Ainsi, on assume notre besoin individuel tout en reconnaissant la situation de l’autre.

                Sinon, voici un autre exemple pour les gens ayant de la difficulté à vivre seul. Imaginons un jeune homme qui vient d’apprendre que sa conjointe va revenir à la maison plus tard que prévu étant donné qu’elle a eu une réunion de dernière minute au travail. Il pourrait devenir réactif et dire « Tu me laisses encore seul pour préparer le souper des enfants ! » mais cette position n’est pas la plus mature à mon avis. Ici, le jeune homme doit tolérer le moment de « solitude » avant que sa conjointe rentre à la maison car personne ne peut être disponible pour nous 24 heures sur 24. Il serait plus judicieux ici qu’il baisse ses attentes envers sa conjointe (du moins, pour cette soirée ! » et qu’il accepte sa réalité.

                En guise de conclusion, c’est donc important de bien pouvoir jongler entre les moments de solitude et ceux de proximité lorsque nous évoluons dans un couple. On ne peut pas s’attendre à ce que l’autre soit là pour nous 24 heures sur 24 et on ne peut pas aussi toujours demander à l’autre de nous laisser seul ! Il y a ici un équilibre à atteindre et les clés pour y parvenir sont la fait d’assumer ses besoins, les exprimer tout en considérant l’autre et en étant à son écoute.

Aujourd’hui, je vais vous présenter différents exemples de ce qui peut expliquer une baisse de désir dans le couple. Je précise que chaque personne est unique et que si vous vivez un manque de désir, ça ne veut pas dire forcément que c’est causé par l’une des raisons présentées dans cet article.

 

Une dynamique de couple dysfonctionnelle

Ici, c’est le cas classique. Le couple ne fonctionne pas et n’arrive pas à bien communiquer (se dire les vraies choses). Souvent, nous pouvons constater un partenaire qui évite de faire des avances à son conjoint par peur d’être rejeté. Dans d’autres cas, nous pouvons voir quelqu’un faire semblant de ne pas voir l’initiative sexuelle de l’autre. Certains n’arrivent pas à verbaliser leurs insatisfactions sexuelles ou leurs attentes/fantasmes. Ça prend une grande confiance en soi et une grande tolérance à l’anxiété d’aller plus loin au niveau du dévoilement de soi. Ce type de mécanisme mène à une stagnation dans la vie sexuelle du couple qui en même temps peut représenter une zone confortable pour certains. Il est sécurisant de rester au même endroit et de ne pas devoir se remettre en question !

Le manque de vitalité

Parfois, le problème est surtout attribuable à une dynamique individuelle (plutôt qu’une dynamique de couple). Certains individus s’ennuient dans leur vie et portent en eux un malaise existentiel. Ils se sentent « mort en dedans » ou pas suffisamment vivant. Ici, il y a souvent un manque de contact avec sa subjectivité, avec qui l’on est vraiment. L’être humain affecté par un ennui existentiel a plutôt tendance à vivre selon les attentes de son environnement. Pour pouvoir ressentir du désir sexuel, il faut être connecté avec soi ! Je peux ajouter aussi que le fait d’être affecté par une dépression aura certainement un impact sur le niveau de désir sexuel tout comme parfois la prise d’antidépresseurs qui y est associée.

 Difficultés d’engagement

Ici, c’est une raison qui est un peu moins explorée à mon avis sur la question du manque de désir. Pourtant, il y a parfois des situations où le désir sexuel est ressenti mais il y a un blocage au niveau de l’expression de celui-ci. Par exemple, un homme pourra avoir une érection lorsqu’il embrasse sa femme mais il sera réticent à « faire l’effort » pour que cela évolue vers une relation sexuelle complète. Ici, c’est davantage la problématique du manque d’engagement qui doit être travaillée et explorée. Pourquoi ? Car une personne qui n’est pas suffisamment engagée aura du mal à faire des efforts ou rester ancrée dans tout processus à long terme. S’engager, c’est faire passer ses valeurs et ses sentiments authentiques avant le besoin de gratification immédiate et de facilité. Dans la vie, il faut souvent faire des efforts, tolérer un inconfort à court terme et savourer des gains sur le long terme en résultant. Je ne dis pas qu’il faut « se forcer » pour avoir des relations sexuelles lorsque nous sommes bloqués dans une dynamique de couple où la fréquence est très faible. Par contre, il faut au moins briser la glace, tolérer que ce ne soit pas naturel et se dire que l’appétit vient en mangeant ! Souvent, je vois des gens qui me disent qu’ils sont très satisfaits de la sexualité dans leur couple mais pourtant admettent manquer de « drive sexuelle » !

Voilà ! En espérant que cette chronique ait pu vous inspirer si cette problématique s’avère une préoccupation pour vous.